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Mennetou-sur-Cher (Loir-et-Cher)

Mennetou-sur-Cher (Loir-et-Cher)

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Le Prieuré (XIIIe siècle)


Le Prieuré, fondé au XIIIe siècle, sous la tutelle de l'abbaye bénédictine de Beaumont-lès-Tours, a été remanié aux XVIe et XIXe siècles.

La maison de Mennetou abrita une communauté de bénédictines jusqu'à la fin de la Révolution.

Les restes de l'ancienne abbaye comprennent un gros pavillon avec escalier en pierre, dans une tourelle, et des parties de bâtiments en ruines, s'étendant de ce pavillon à la porte sud, dite "Porte d'en-bas".


On trouve mention du prieuré dans une charte, en date de février 1206, qui porte confirmation, par Hervé seigneur de Vierzon, d'une dotation faite par le chevalier Renaud Meners et sa femme Marie à l'abbaye de Beaumont et au prieuré de Mennetou, où leur fille Arsenbore était religieuse.

Le même Hervé seigneur de Vierzon, convint en 1213 avec l'abbesse de Beaumont Amable et la prieure de Mennetou Denise, qu'une congrégation serait établie à perpétuité à Mennetou, ceci accompagné d'importantes donations qui seront réalisées en 1226 par Hersende de Vierzon. Donations ratifiées par son fils Guillaume en 1231. La même année, Marie dame de Vierzon, fait donner vingt livres parisis de rente perpétuelle à la maison de Mennetou, ce que Hervé III de Vierzon confirma en 1269.

En 1270, la prieure de Mennetou, Jacqueline, dispute au curé Jean d'Aubigny la dîme des novales (Dîme que les curés levaient sur les terres nouvellement défrichées). Un tribunal arbitral composé de Pierre de Aurea, chantre de Saint-Martin de Tours et de Sadon de Troussebois, chanoine, fut mis en place par l'abbesse de Beaumont, Denise, et par l'archevêque de Bourges, Jean. Le tribunal décida que la prieure paierait chaque année au curé, au temps de la moisson, neuf setiers de seigle pour les novales présentes et futures sous peine d'une amende de cent livres.

En 1271, un différend oppose Hervé seigneur de Vierzon et Sanche prieure de Mennetou au sujet de la collation du bénéfice de la vicairie fondée par Hervé dans la chapelle de Mennetou (La collation des bénéfices - Revenus de certains biens - était l'occasion de luttes très vives entre le pouvoir ecclésiastique et le pouvoir temporel). L'archevêque de Bourges, Jean, pris comme arbitre, décida que la collation irait au seigneur de Vierzon jusqu'à la mort de celui-ci, puis à la prieure de Mennetou, puis au seigneur de Vierzon, et ainsi de suite.

Une charte de l'abbaye de Beaumont datée de 1272, fait savoir que Jean de Pereya et sa femme Jeanne se donnent au monastère avec tous leurs biens. De son côté, l'abbesse leur assure la jouissance d'une maison et l'ordinaire du couvent: pain, vin et pitance. De plus, l'abbesse s'engage à fournir chaque année à Jean de Pereya un habit d'une valeur de quarante sous tournois.

En 1429, Jeanne d'Arc, en route pour Chinon, aurait passé une nuit au prieuré.

En 1464, sous le gouvernement de la prieure Marie de Beaumont, nouvelles difficultés avec le curé de Mennetou, difficultés qui se termineront par une transaction avec ratification de l'abbesse de l'abbaye de Beaumont, Isabelle.

En 1564, sous la prieure Olive Davot, le prieuré adopte la règle réformée des bénédictins de Chezal-Benoît dans le Berry. La maison de Chezal-Benoît fut réformée dès l'an 1488, sous l'abbé Pierre du Mas qui "dressa des constitutions qui furent approuvées à Rome, & autorisées de la Cour de France." (Histoire de l'Eglise gallicane - Paris 1749). Il se fit une congrégation sous le titre de Chezal-Benoît qui comprit une dizaines d'abbayes d'hommes et six de femmes, et se maintint pendant près de cent ans.

En 1632, sous le ministère de la prieure Gabrielle-Gillier de Puygareau, juste nommée par l'abbesse de Beaumont, il y avait 23 religieuses.

En 1686, la prieure Angélique d'Orléans de Rère acquiert une partie du château de Mennetou pour la somme de 4200 livres, et l'année suivante, le reste pour la somme de 1600 livres. En 1699, elle acqiert les droits de la paroisse de Mennetou.

Au XVIIIe siècle, la communauté, très pauvre, comprend 28 religieuses : 17 "professes" ayant prononcé leurs voeux, 1 novice et 6 "converses" employées aux travaux domestiques et exclues des ordres sacrés (Depuis Vatican II, les membres d'un ordre religieux jouissent normalement de droits égaux).

Lors de la vente des "biens nationaux" en 1791, les bâtiments religieux étaient en piètre état. Le château qui appartenait au prieuré depuis 1686 sera détruit en 1925.


Claude Breitman, plus connu sous le nom de Jean-Claude Deret, scénariste du feuilleton télévisé Thierry la Fronde, fut propriétaire du prieuré. Plusieurs scènes seront d'ailleurs tournées à Mennetou. L'actrice et réalisatice Zabou Breitman est sa fille. Le père de Claude Breitman, Lucien, fut maire de Mennetou dans les années 1940.


monumentum.fr/restes-ancien-prieure-pa00098482.html
(Mes archives, notes sur Mennetou-sur-Cher et diverses seigneuries voisines, par G. Vallois, 1879. — Extrait des Mémoires de la Société des antiquaires du Centre)

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Photo taken @ A on 7 September 2019 (© sybarite48 / Flickr)

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