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Sujets que j'ai initié

  1. A Rouen, La Rétention C Est Meme Pour...

    Posté 14 sept. 2005

    Arrêtée à la préfecture alors qu'elle venait renouveler son récépissé de demande d'asile, une Somalienne et son bébé de un mois ont été enfermés jeudi soir au centre de rétention de Rouen, après le départ de tous les intervenants extérieurs (infirmières, Cimade). Le lendemain, dès potron-minet, la police aux frontières (PAF) s'est présentée pour renvoyer la femme vers la Grèce, son pays d'entrée en Europe. Pas de chance, la voiture de police était trop petite pour emporter le couffin et les affaires du bébé. La mère menottée dans le dos, son nourrisson a fait alors le trajet dans les bras d'une fonctionnaire de police. A Roissy, la PAF a découvert qu'elle n'avait pas les documents nécessaires pour se débarrasser de sa prisonnière. Résultat, la femme et son bébé ont été ramenés à Rouen dans les même conditions et assignés à résidence dans l'hôtel où ils étaient hébergés avant l'interpellation..

    Par Nathalie RAULIN

    lundi 12 septembre 2005 (Liberation - 06:00)


    Un bébé d'un mois placé dans un centre de rétention de Rouen

    Jeudi 8 septembre, à 19 heures, une femme somalienne et son nourrisson de 1 mois ont été amenés au centre de rétention de Rouen, après le départ de tous les intervenants (infirmières, Cimade, greffe, agents d'entretien).

    Ils s'étaient fait arrêter au guichet de la préfecture où Madame allait faire renouveler son récépissé de demande d'asile.

    Jusque-là, ils étaient logés à l'hôtel et suivis par des services sociaux.

    Le responsable du centre a indiqué aux autres personnes retenues, scandalisées par la présence d'un si jeune enfant dans le centre, qu' « aucune chambre d'hôtel n'avait été trouvée ».

    Pourquoi alors ne pas les avoir laissés regagner leur hôtel ?

    Dans le centre, la chambre n'a pas été nettoyée. La femme n'a avec elle qu'un couffin, quelques couches, un biberon, du lait en poudre et une bouteille d'eau. Elle n'a aucun endroit pour laver son fils. Elle tente de le réconforter alors qu'il hurle sous les néons.

    Un départ pour la Grèce est prévu pour 5h30 ce matin.

    Quand la police aux frontières arrive pour emmener la femme et son enfant à Roissy, la voiture est trop petite pour emporter la poussette, le siège bébé et les affaires personnelles : Madame est menottée dans le dos avant de monter dans la voiture, son enfant de 1 mois sera transporté à côté d'elle dans les bras d'une agente de police.

    A l'arrivée à Roissy, la police n'a pas les documents nécessaires pour le vol vers la Grèce : la femme et son fils ne monteront pas dans l'avion.

    Ils sont ramenés à Rouen dans les mêmes conditions ; ils passent au centre de rétention pour récupérer les effets qui y avaient été laissés et sont finalement ramenés dans l'hôtel où ils étaient hébergés avant l'interpellation.

    Il s'agit-là d'une application de la loi et des consignes de renvoyer les étrangers coûte que coûte. Cela conduit à des pratiques aveugles.

    Ne nous habituons pas à l'insupportable.

    Cimade,

    Vendredi 9 septembre 2005
  2. Entretien Avec Malek Chebel

    Posté 10 sept. 2005

    Personne ne connaît mieux que lui l'art d'aimer en islam. Après un best-seller encyclopédique sur le sujet, Malek Chebel est de retour avec un « Dictionnaire amoureux de l'islam » (Plon). Un ouvrage qui risque de faire du bruit au moment même où les crispations religieuses n'ont jamais été aussi ostensibles

    propos recueillis par Christophe Ono-dit-Biot

    Un « Dictionnaire amoureux de l'islam » publié dans une maison d'édition sise place Saint-Sulpice, voilà le genre d'association qui doit enchanter le souriant Malek Chebel. A 50 ans, ce quadruple docteur en psychopathologie clinique et psychanalyse, anthropologie, histoire des religions et sciences politiques, né en Algérie, membre actif du groupe des sages auprès de la Commission européenne et auteur d'une vingtaine d'ouvrages, est aussi l'homme du sexe en islam. Sa première thèse ? « Le tabou de la virginité au Maghreb ». Son best-seller ? Une « Encyclopédie de l'amour en islam » (Payot). Ephèbes et courtisanes, délices du sérail et perversions privées, rien n'est tabou pour cet érudit. Une liberté de ton et d'exp​ression qui lui occasionna à ses débuts des conférences houleuses, parfois terminées à coups de poing quand il s'agissait d'évoquer par exemple, sur les bancs de la Sorbonne, la question de l'homosexualité dans le monde arabe.


    Que lui vaudra aujourd'hui ce « dictionnaire », vagabondage amoureux à travers les plis et replis d'une merveilleuse civilisation que les crimes des encartés du djihadisme international ont tendance à nous faire oublier ? Certainement un grand nombre de lecteurs fascinés par cette somme de plus de 300 entrées qui réenchante l'islam, sa doctrine, ses pratiques et ses fantasmes.

    Au moment où l'islam paraît plus crispé que jamais, rencontre avec le fer de lance d'un islam décomplexé qui, par amour du Coran, l'a presque appris par coeur, et pour lequel Schéhérazade est aussi importante que les soixante-dix vierges du paradis d'Allah.

    LE POINT : « Bayadère », « Extase », « Danse du ventre » et « Baraka »... Vous vouliez rassurer les Occidentaux après le 11 septembre ?

    MALEK CHEBEL : Pas seulement les Occidentaux, mais aussi les Orientaux, que je trouve, passez-moi le jeu de mots, un peu « désorientés ». Je voulais leur rappeler que, même si, depuis plusieurs siècles, on a perdu le fil d'un islam ouvert et tolérant, c'est quand même aussi cette religion qui a produit des gens comme Averroès ou une architecture comme celle d'Andalousie, que c'est l'islam qui a inventé le système universitaire - de Bagdad et Cordoue - ainsi que l'hôpital - en arabe « bamaristan » - bien avant l'Europe, puisqu'on en trouvait un près du palais d'Haroun al-Rachid, à Bagdad... Souligner aussi le fait qu'à en juger par la place de la calligraphie, du hammam, de l'art de la parfumerie et de celui d'accommoder les plats l'islam s'est longtemps préoccupé de beauté et de sensualité. D'ailleurs, selon moi, tout ce savoir, cette curiosité, cette envie d'aller de l'avant reposent encore dans les strates de l'inconscient collectif musulman : il s'agit juste de les réveiller...

    LE POINT : Et on peut dire que vous n'y allez pas de main morte : « Excision », « Libre-pensée », « Femmes du Prophète » et « Crimes d'honneur »... Ça risque de décoiffer de l'autre côté de la Méditerranée...

    M. CHEBEL : Peut-être, mais le but d'un intellectuel, c'est, comme disait Rilke, de « faire bouger la mer gelée en nous ». Alors j'essaie de le faire. Je milite pour un islam authentique, donc moderne, parce que, depuis toujours, l'islam porte la modernité en lui. Quand les chrétiens arrivent en Orient au moment des croisades, ils viennent combattre des « infidèles » et découvrent une civilisation beaucoup plus raffinée que la leur, qui leur a en outre apporté beaucoup plus qu'eux n'ont apporté à cette civilisation. Quand vous lisez les travaux des savants musulmans d'Andalousie, vous êtes sidérés par cette modernité. J'essaie de m'en inspirer et de montrer qu'il est encore possible de parler d'un islam autre que celui des fondamentalistes et de l'ayatollah Khomeyni.

    LE POINT : C'est pourtant plutôt cette vision-là qui domine actuellement, non ? Quand on lit votre dictionnaire, on a l'impression que la vôtre est un peu caduque...

    M. CHEBEL : C'est parce que l'islam est en crise. Ça a commencé après la chute de Grenade, en 1492, et ça s'est aggravé à la chute de l'Empire ottoman, après laquelle l'Europe n'a cessé de prendre de l'avance. Ensuite, il y a eu les grandes vagues de colonisation par les puissances occidentales, et la colonisation, il faut bien l'avouer, ça n'a jamais favorisé la renaissance intellectuelle des colonisés. A cela il faut ajouter les problèmes que rencontre le monde arabo-islamique dans la gestion économique de ses richesses. Il y a un grand dénivelé économique entre les riches et les pauvres, aggravé par l'absence de légitimité démocratique des régimes politiques. Du coup, les pauvres se sentent exclus à la fois des richesses et de l'espoir d'y accéder. Ils finissent donc par s'accrocher au discours des fondamentalistes, qui n'est selon moi qu'un discours de compensation. Pour eux, l'islam s'apparente à une religion-business, à un outil que les uns et les autres utilisent pour arriver au pouvoir, gagner de l'argent, voire obtenir des diplômes, comme tous ces types qui, dès qu'ils sont interviewés par les médias, se prétendent « sociologues des religions »... L'islam campe sur des positions défensives, voire agressives, parce qu'il se cherche sans se trouver. Du coup, il s'arc-boute sur des certitudes qui n'ont d'ailleurs rien à voir avec la doctrine.

    LE POINT : Vous voulez dire que les prédicateurs fondamentalistes connaissent mal la doctrine ?

    M. CHEBEL : Non, ils la connaissent très bien, mais ils l'interprètent de façon à contrôler les masses, à des fins de pouvoir temporel. Avec mon dictionnaire, j'ai voulu introduire un peu de fluidité et de souplesse dans cette interprétation. J'essaie de rouvrir, comme on dit dans la tradition, « les portes de la compréhension ».

    LE POINT : Je croyais que c'était hérétique d'interpréter le Coran ?

    M. CHEBEL : Comme je l'expliquais dans la préface que j'ai faite à la traduction du Coran d'Edouard Montet (Payot), et comme je le redis dans le dictionnaire, s'il y a un seul mot arabe indispensable en islam, c'est celui d'« ijtihad ». Ça veut dire l'« effort de compréhension », et par extension l'interprétation des textes canoniques de l'islam, leur adaptation à la marche du temps. Quand l'islam est dans un contexte de progrès, l'« ijtihad » est progressiste ; quand les crises se multiplient, l'« ijtihad » se replie sur des interprétations plus consensuelles. Le problème, c'est qu'au IXe siècle califes et grands théologiens ont considéré que le Coran était totalement expliqué et ont fait arrêter tout travail d'exégèse. C'est ce qui fait qu'aujourd'hui, quand quelqu'un veut se lancer dans un travail de réinterprétation du Coran, il prend le risque d'être taxé d'hérétique ou de perturbateur.

    LE POINT : Par exemple, sur la question du voile ? Vous y consacrez un long article, où vous expliquez qu'on ne peut pas savoir vraiment de quoi parle exactement le Coran...

    M. CHEBEL : C'est vrai. D'une part, il en parle peu, puisque sur les 6 000 versets coraniques il ne s'agit que de deux versets et demi, trois en comptant large... A titre de comparaison, il y en a 5 000 sur Allah, 500 sur le Prophète et 200 sur la guerre. Et de quoi parlent ces trois versets ? D'un « djilbab », un mot dont on ne connaît pas la signification exacte ! Est-ce un fichu, une mante ? Même l'iconographie ne peut pas nous aider, puisque nous n'en avons pas de l'époque du Coran, et que, sur les premières représentations qu'on a, on voit les femmes tantôt non voilées, tantôt voilées... Mais en tout cas jamais intégralement ! Car si le « fichu » a toujours existé en Orient, puisque Byzantines et Coptes le portaient, le voile intégral, type tchador ou burka, est une innovation du XIXe siècle correspondant à une conception politique du voile... Ce que je trouve aberrant, c'est qu'en France on est en train de le remettre au moment où dans beaucoup de pays arabes, malgré la pression des discours fondamentalistes, on essaie de l'enlever. Jusqu'au Qatar, où 200 familles ont demandé à leurs filles de ne plus porter le voile à l'école musulmane...

    LE POINT : Pourtant, vous écrivez que rien n'est plus difficile que de parler de laïcité avec les musulmans...

    M. CHEBEL : Oui, parce qu'ils ont cristallisé autour du terme l'idée d'une agression du monde chrétien contre le leur. Le mot « laïque » prend même dans la bouche de certains prédicateurs un sens péjoratif, comme une insulte. Ça n'a pourtant pas toujours été le cas. Au temps de l'âge d'or de l'islam, même si on ne parlait pas de laïcité au sens théorique, on vivait dans une laïcité de fait. Dans l'Andalousie musulmane, chantée par les poètes comme « le paradis d'Allah retrouvé sur la terre », on pouvait entendre l'appel à la prière et continuer à vaquer à ses occupations sans pour autant être traité de païen ou d'hérétique. Ce qui me fait penser que quand le libre arbitre, la liberté d'exp​ression et de conscience seront réaffirmés dans le monde arabo-islamique, quand la redistribution des richesses sera équitable et que les masses populaires seront intéressées à un projet de société plus égalitaire, la laïcité se fera d'elle-même. Et non par la violence, qui a, comme dans la Turquie d'Atatürk ou la Tunisie de Bourguiba, contribué à faire augmenter, par contre-coup, la fréquentation des mosquées.

    LE POINT : Reste le tabou sexuel. Pourquoi l'islam a-t-il tant de problèmes avec le sexe ?

    M. CHEBEL : Parce que les hommes ont privatisé le sexe et qu'on a laissé faire les rétrogrades. Mais c'est absurde, parce que l'islam est à l'origine une religion sensuelle, qui recommande à l'homme de vivre pleinement sa vie terrestre. Il y a même des textes qui expliquent que l'amour divin passe par l'amour charnel, et quand on demandait au Prophète ce qu'il avait aimé de ce monde il répondait : « Les femmes, les parfums et la prière. » La tradition rappelle qu'il avait neuf femmes dans son harem et qu'il passa vingt-neuf nuits consécutives avec son épouse copte Marya ! D'ailleurs, toute la civilisation musulmane repose sur le fait que la sexualité - dans le cadre du mariage, bien sûr - est un bienfait de Dieu. Si l'on a construit des hammams, c'est avant tout pour que la femme et l'homme se préparent pour l'intimité !


    LE POINT : Justement, il y a quelque chose de très difficile à comprendre : puisque le Prophète lui-même avait visiblement un rapport tout à fait apaisé aux femmes, comment un musulman censé suivre son modèle peut-il avoir une conception aussi « inégalitaire » du rapport homme-femme ?

    M. CHEBEL : C'est vrai qu'avant d'avoir été un sexe coupable le sexe féminin en islam a été libéré. La preuve même en étant Khadidja, la première femme du Prophète, qui était plus âgée que lui, veuve et femme d'affaires. C'est d'ailleurs elle qui l'a engagé comme caravanier ! ... Mais pour savoir ça, il faut être un musulman cultivé. Le Coran, qui est parole de Dieu, ne donne finalement guère d'éléments sur la vie du Prophète. C'est un texte abstrait, que d'ailleurs bien des musulmans ne comprennent pas et se contentent d'apprendre phonétiquement, comme le latin de la messe dans les campagnes d'antan...

    LE POINT : Ce qui explique peut-être certaines hésitations sur le sens exact du terme « djihad » ou sur celui de la fameuse récompense « sexuelle » qui attend le martyr au paradis et qui fait que les kamikazes se protègent le sexe avant l'explosion... Vous n'avez pas voulu trancher sur ce point...

    M. CHEBEL : Je ne peux pas trancher. Je n'ai pas fait un essai, mais un dictionnaire, alors je donne les deux sens en m'appuyant sur la tradition. Mais c'est vrai que, derrière l'idée de « guerre sainte », comme le Prophète le dit lui-même dans un célèbre haddith, il y a aussi la notion de dépassement de soi (« djihad al-akbar »). C'est comme pour les « houris », ces soixante-dix vierges qui attendent l'homme pieux au paradis : ne sont-elles pas aussi à prendre au sens symbolique ? Ça relève de la foi de chacun et ça, je ne veux pas m'en mêler.

    LE POINT : Quoi qu'il en soit, votre dictionnaire reste un formidable plaidoyer pour un islam des Lumières. Le fondamentalisme ambiant n'est donc qu'une mauvaise passe ?

    M. CHEBEL : Je vous l'ai dit : les fondamentalistes profitent de la crise économique qui affecte le monde musulman. Ils ont investi les mosquées, alors ils ont de l'audience, et grâce à la manne financière dont ils disposent ils ont pu constituer un filet social excellent pour venir en aide aux pauvres des banlieues miséreuses qu'ils ont infiltrées. Il est là, le malaise de l'islam. Si on veut les battre, il faut être aussi bons qu'eux sur ce terrain. Ce que je crois, c'est qu'à plus ou moins long terme, si le monde islamique ne veut pas être la brebis galeuse de l'ensemble des civilisations, s'il ne veut pas être étiqueté « axe du mal » par des forces qui ont besoin d'un bouc émissaire, il est obligé de procéder à une mutation. Et, avant tout, il devra répondre à un certain nombre de questions dont pour l'instant il ne veut pas s'occuper : le désir des jeunes, l'égalité homme-femme, et surtout l'émergence de l'individu par rapport à la communauté

    Malek Chebel
    Malek Chebel est né en 1953 à Skikda (Algérie). Marié, trois enfants. Anthropologue et psychanalyste, spécialiste du monde arabe et de l'islam. A exercé dans plusieurs universités, dont Paris-IV Sorbonne, Marrakech, Tunis, Berkeley et Stanford, à San Francisco, à l'Ucla et Rockefeller University, à Chicago. A préfacé le Coran, traduction d'Edouard Montet (Payot Poche 2001), et publié de nombreux ouvrages, dont :
  3. L’aiguille Contre Le Couteau ?

    Posté 10 sept. 2005

    Le gynécologue Omar Abdulkadir est sous les feux de la critique en Italie depuis qu’il a proposé une alternative médicale à l’excision. Le spécialiste d’origine somalienne, qui espère faire de la piqûre du clitoris un « rite symbolique », s’est attiré les foudres des associations de défense des droits de la femme. Elles estiment que cette pratique porte préjudice au combat mené pour éradiquer une fois pour toute les mutilations génitales féminines.


    Médicaliser une mutilation génitale féminine. Le gynécologue italien d’origine somalienne Omar Abdulkadir nourrit l’espoir de voir légalisée la piqûre du clitoris en Toscane (région du nord de l’Italie). Son projet, qui vise à faire reculer l’excision ou l’infibulation, a provoqué un véritable tollé dans la société et la sphère politique italiennes. D’autant plus que le spécialiste combat avec énergie ces pratiques. Il dirige même, à l’Hôpital Careggi (Florence), le Centre de prévention et de traitement des complications liées au mutilations génitales féminines (MGF). Les associations de défense des droits des femmes s’érigent contre cette proposition. Elles estiment qu’elle briserait les efforts de prévention destinées à faire reculer les MGF.

    Demande des femmes est-africaines

    Le Dr Abdulkadir n’a pas eu cette idée seul. Il répond à la demande des Africaines, principalement originaires d’Afrique de l’Est (Somalie, Ethiopie, Erythrée et Soudan), qui souhaitaient trouver une alternative aux MGF, tout en respectant la tradition. Le gynécologue a trouvé un compromis. « Contrairement à ce que certains prétendent, je ne compte pratiquer aucune excision. Je propose une anesthésie locale du clitoris, dans lequel une aiguille serait enfoncée afin de recueillir quelques gouttes de sang. En général, les Ouest-Africaines s’opposent à mon projet parce qu’elles estiment que c’est une autre forme de mutilation. Mais les Somaliennes qui sont venues me voir sont d’accord avec cette suggestion de rite symbolique ne provoquant pas de blessure. Et je pense que ce serait une bonne façon de faire reculer les pratiques plus extrêmes et plus dangereuses, qui mettent en danger les enfants », explique Omar Abdulkadir. Ces enfants, ce sont les quelque deux millions de fillettes menacées, chaque année dans le monde, d’être excisées (ablation du clitoris et des petites lèvres) ou infibulées (excision plus ablation des grandes lèvres, dont les bords sont cousus pour ne laisser qu’un étroit passage pour l’écoulement de l’urine et des règles). Des pratiques dangereuses et parfois meurtrières, que les communautés justifient par le respect de la tradition ou de la religion.

    Selon le gynécologue somalien, la mise en pratique de ce nouveau rite est sans danger. « L’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne classe pas cette pratique comme étant une mutilation génitale féminine. C’est une pratique que l’on peut très bien faire en dehors du cadre hospitalier. Il ne s’agit que d’une simple piqûre qui n’a aucune incidence sur le physique ou le mental de l’enfant », insiste le Dr Abdulkadir. Faux rétorque l’antenne française d’Amnesty International. « Cette pratique figure belle et bien parmi les mutilations génitales féminines interdites par l’OMS, au même titre que la cautérisation ou l’ouverture du vagin. La piqûre du clitoris affecte forcément sa fonction, à savoir donner du plaisir. Mais il faut aussi souligner que cet acte touche à l’intégrité physique et morale de l’enfant ».

    Proposition paradoxale

    Selon Cristiana Scoppa, porte-parole de l’Association italienne pour les femmes en développement (Aidos), le projet du Dr Abdulcadir a été retenu au niveau de la commission de bioéthique locale de Florence, où il travaille. Mais le mouvement contestataire est majoritaire dans le pays. Rien qu’à Toscane, la région où exerce le gynécologue, « environ 4 000 femmes ont subi une MGF et entre 400 et 500 fillettes risquent de connaître le même sort », selon ses estimations. Si l’Italie n’a pas de loi spécifique condamnant les MGF, elle les a toujours fermement combattues. « Nous, les femmes italiennes, nous avons lutté pour que le corps de la femme soit inviolable. Accepter la proposition de ce gynécologue reviendrait à considérer que le corps des Africaines est moins important que le notre », souligne Cristiana Scoppa également membre du programme contre les MGF d’Aidos.

    Les associations de défense du droit des femmes estiment que l’attitude du Dr Abdulkadir est paradoxale. « Il travaille dans un centre de Florence (nord, ndlr), où il désinfibule les femmes et répare, quand c’est possible, les conséquences fâcheuses et parfois irréversibles (frigidité, incontinence ou encore infertilité, ndlr) des MGF. Mais d’un autre côté il propose une alternative à ces pratiques en en proposant une autre à la place ! S’il veut mettre en place un ’rite symbolique’ pour faire reculer les pratiques dangereuses, il n’a qu’à demander aux gens de planter un arbre ou de faire une fête, comme on le fait dans certains pays africains », s’emporte Diye N’Diaye, une anthropologue sénégalaise, également membre de l’association de femmes immigrées Nosotras.

    Travail de prévention menacé

    Au-delà du paradoxe, le monde associatif craint un anéantissement du travail de prévention sur les MGF mené depuis plusieurs années. « Si cette forme de mutilation est acceptée, c’est prendre le risque d’envoyer le message que certaines MGF sont moins graves que d’autres », souligne Cristiana Scoppa de l’Aidos. Sentiment partagé à la section française d’Amnesty International, où on ajoute qu’aucun compromis n’est possible avec la lutte contre les mutilations génitales féminines. « Il y a quelques années, nous avions tenté de faire médicaliser l’excision pour que la vie des petites filles ne soit plus en danger. Mais nous avons rapidement abandonné cette option, jugeant qu’elle tendait plus à légitimer la pratique plutôt qu’à la faire disparaître. Le vrai combat, c’est abolir toutes les MGF », précise Sabrine Al’Rassace, consultante sur les mutilations génitales féminines de l’association.

    Un combat mené avec un succès grandissant en Afrique, où une quinzaine de pays interdit ou restreint la pratique des MGF. Alors la nouvelle de la médicalisation d’une piqûre du clitoris fait trembler celles qui se sont investies pour y mettre fin. « Au Sénégal, d’où je suis originaire, des villageoises analphabètes se battent pour faire bouger les choses. Si le projet du Dr AbdulKadir est accepté et que la nouvelle se répand, je crains que tout leur travail, comme celui des autres femmes qui combattent ces mutilations, ne soit réduit à néant », commente Diye N’Diaye. Et d’ajouter qu’après les efforts fait sur le continent, il serait plus qu’étonnant de voir un pays européen légitimer ce que certains Etat africains tentent d’éradiquer.

    Opposition politique

    Les défenseurs des droits des femmes ont bon espoir que le projet du Dr Abdulkadir soit rejetée par les autorités sanitaires de Toscane. La classe politique, qui compte prochainement légiférer sur les MGF, a elle aussi pris position. Notamment Emma Bonino (Parti radical transnational) ou encore Caroline Lussana (députée de la Ligue du Nord), qui s’y opposent fermement. Du côté du corps médical, Rita Levi Montalcini, Prix Nobel de médecine 1986, s’est érigée contre la proposition du gynécologue somalien. Avec en toile de fond un puissant mouvement de protestation et la Journée internationale « Tolérance Zéro » contre les mutilations génitales féminines de vendredi, le projet du gynécologue devrait être encore plus contesté.


    Cet article date de 2004

    Premiere reaction: Comment un somalien aussi eduqué peut proposer une telle chose ?
    mais le pragmatisme doit primer avant tout chose
    la premiere des choses est d arreter la maltraitance et torture envers les enfants
    les somaliennes sont tetues et ne sont pas pretes a lacher cette pratique donc peut etre proposer une operation chirugicale serait une premiere etape indispensable comme le font deja des somaliennes de diaspora pour leurs filles dans les hopitaux a dubai ( oh les arabes que je les hais :lol: )

    pareillement des medecins cooperants etaient confronter à ce dilemne soit accepter de fournir des instruments chirugicaux sterilises a une exciceuse soit refuser par principe de participer a l excision et prendre le risque de laisser l enfant face a de possibles infections ....
  4. Extension Du Domaine De La Lutte

    Posté 14 août 2005

    "Du point de vue amoureux Véronique appartenait,
    comme nous tous, à une génération sacrifiée. Elle avait certainement été capable d'amour ; elle aurait souhaité en être encore capable, je lui rends ce témoignage ; mais cela n'était plus possible. Phénomène rare, artificiel et tardif, l'amour ne peut s'épanouir que dans des conditions mentales spéciales, rarement
    réunies, en tous points opposées à la liberté de moeurs qui caractérise l'époque moderne. Véronique avait connu trop de discothèques et d'amants ; un tel mode de vie appauvrit l'être humain, lui infligeant des
    dommages parfois graves et toujours irréversibles. L'amour comme innocence et comme capacité d'illusion, comme aptitude à résumer l'ensemble de l'autre sexe à un seul être aimé, résiste rarement à une année de vagabondage sexuel, jamais à deux. En réalité, les expériences sexuelles successives
    accumulées au cours de l'adolescence minent et détruisent rapidement toute possibilité de projection d'ordre sentimental et romanesque ; progressivement, et en fait assez vite, on devient aussi capable d'amour qu'un vieux torchon."
    .........

    "Le lendemain, au petit déjeuner, il a longuement considéré son bol de Nesquik ; et puis, d'un ton presque rêveur, il a soupiré : " Putain, j'ai vingt-huit ans et je suis toujours puceau !... " Je m'en suis quand même étonné ; il m'a alors expliqué qu'un reste d'orgueil l'avait toujours empêché d'aller aux putes. Je l'en ai blâmé ; peut-être un peu vivement, car il a tenu à me réexpliquer son point de vue le soir
    même, juste avant de partir à Paris pour le week-end. Nous étions sur le parking de la direction départementale de l'Agriculture ; les réverbères répandaient un halo jaunâtre assez déplaisant ; l'air était humide et froid. Il a dit : " Tu comprends, j'ai fait mon calcul ; j'ai de quoi me payer une pute par
    semaine ; le samedi soir, ça serait bien. Je finirai peut-être par le faire. Mais je sais que certains hommes peuvent avoir la même chose gratuitement, et en plus avec de l'amour. Je préfère essayer ; pour l'instant, je préfère encore essayer. "

    Je n'ai évidemment rien pu lui répondre "
  5. Migrations, Stratégies Et Communautarisme De La Di

    Posté 14 juil. 2005

    Les nouveaux migrants économiques chinois ne viennent plus uniquement des régions traditionnelles côtières du Sud-Est de la Chine, mais également des provinces du Nord-Est, du fait des restructurations économiques en Chine et de la fermeture des usines non rentables. Munis de visas de tourisme, d'étudiant, possédant des domiciliations à Paris chez des particuliers ou dans des associations, des nouvelles filières migratoires se mettent en place en Europe.

    Les tentatives d'immigration clandestines des zones rurales du Sud (Guangdong - Zhejiang et Fujian) et du Nord-Est (Jiling - Liaoning - Heilongjiang - Hebei) de la Chine se développent de plus en plus en Europe et en France. De son côté, l'immigration Wenzhou ne ralentit pas et elle a recours a de nouvelles filières. Originaires de Zhéjiang, ces derniers représentent encore 60 à 65 % des nouveaux arrivants dans le quartier de Belleville à Paris. Les demandeurs sont souvent jeunes, mais parmis les migrants du Nord et du Nord-est, il n'est pas rare de voir arriver des techniciens ou des cadres issus des entreprises en restructuration ou qui ferment.

    Les visas étant difficiles à obtenir en Chine, plusieurs trajectoires passent notamment par l'Europe de l'Est et la Turquie. Les réseaux sont présents en Asie, en Russie et en Europe de l'Est (Pologne, Bulgarie, ex-Yougoslavie). Attendant parfois plusieurs semaines leur passage pour l'Allemagne, les Pays Bas, l'Angleterre, la Belgique, la France, l'Espagne, l'Italie, ou les Etats-Unis, munis de faux papiers ou de documents qui leurs sont délivrés en cours de route (visa polonais en Russie ou visa serbe par exemple), les trajets des clandestins, avec de multiples circuits et filières en Europe, peuvent durer de quelques jours à quatre mois. Ils utilisent diverses stratégies et différents moyens de transport (avion, train, camion, bus, trajets à pied) selon les occasions et les choix des passeurs.

    D'autres migrants chinois arrivent par exemple directement à l'aéroport français de Roissy-Charles de Gaulle, avec des billets délivrés par des agences de voyage ou grâce à la complicité des passeurs en Chine. Accueillis à Paris par des petits groupes qui les aident à s'établir dans des communautés chinoises bien implantées en France (Wenzhou et Téochew), les nouveaux migrants acceptent des travaux modestes dans des ateliers clandestins chinois ou turcs ainsi que dans le Sentier. Il s'agit d'une main-d'œuvre peu regardante et bon marché, y compris pour les femmes, recrutées au départ souvent comme nourrices ou femmes de ménage. On constate depuis peu également de nouveaux réseaux de prostitution à Paris peu visibles jusqu'alors dans la capitale.
    60 000 clandestins chinois arrivent en France chaque année
    A ce jour, 60 000 immigrés clandestins chinois tentent actuellement de pénétrer en France chaque année, sans compter les arrivées via les visas réguliers délivrés en 1999 par les Consulats de France en Chine (hors Hong Kong) dont le nombre est évalué en 1999 à près de 78 000 visas. L'affluence des nouveaux migrants en provenance des nouvelles provinces chinoises, la continuité des flux originaires du Sud-Est, la variété des tentatives d'immigration, les phénomènes de pauvreté rurale et de restructuration économique en Chine, les tentatives de fraude des demandeurs et des filières multiples devraient mettre en évidence en France ce phénomène migratoire qui devient exponentiel.

    Les stratégies des migrants chinois évoluent rapidement : Ils tiennent compte des campagnes de régularisation dans l'espace de Shengen bien comprise par les migrants, de la mobilité mondiale et européenne des Chinois, des retombées de l'affaire des sans-papiers chinois en France sur les possibilités d'un modèle d'intégration républicain, des raisons du succès économique rapide des communautés chinoises, de ses réseaux d'accueil, et des possibilités de coopération et de co-développement avec la Chine.

    A Paris, la demande d'asile chinoise devient la première par groupe de nationalité. En 1998, la moyenne mensuelle de 173 demandeurs d'asiles à Paris (2 082 par an) est passée à 428 en 1999 (5 139 par an) et à 435 en 2000, ce qui ne représente qu'une partie visible d'une immigration clandestine plus conséquente. La progression des flux migratoires chinois en direction de la France devrait progresser dans les prochains mois.

    Au delà de l'accroissement des flux clandestins en provenance de Chine, des demandes d'asiles et des arrivées directes par avion en France avec des visas réguliers, les entrées se poursuivent grâce à des papiers obtenus dans l'espace de Shengen (campagnes de régularisation comme en Espagne en mars dernier). Les ressortissants munis de documents régularisés grâce à des complicités locales ibériques (domiciliations payantes de 20 000 à 30 000 FF) reviennent en France. Les candidats à la régularisation ont compris le profit qu'il pouvait tirer des accords de Shengen pour se maintenir ensuite en France qui devient une destination privilégiée.

    Le principe de la solidarité de la diaspora parisienne
    Cette nouvelle immigration s'appuie sur des réseaux et des structures bien implantées en Europe et en France. Autonomes au regard des pays d'accueil, et très soudées, les communautés chinoises ont une importance économique considérable. Le rapide développement des Chinatowns parisiennes n'est pas lié à un quelconque hasard ou à des soudaines opportunités ; L'espace autonome des Chinatowns repose sur la base de deux grands principes ; La confiance dans les amitiés personnelles et les réseaux qui s'inscrivent dans un projet collectif de groupe et de stratégie de réussite individuelle ; Les solidarités claniques, familiales, géo-dialectales liées à une culture ancestrale, à un acquis collectiviste confucéen, et des filières d'entraide financières dans le monde entier, sans oublier les liens d'investissement avec la mère patrie.

    Forts de ces atouts culturels et historiques, et de leur expérience migratoire fondée sur une principale activité - le commerce - pour la survie dans les pays d'accueil, les Chinois d'Outre-Mer bâtissent de véritables empires. Avec des groupes financiers très puissants dans le monde, cette diaspora joue un rôle clef dans l'ouverture économique de la Chine populaire en réinvestissant considérablement dans les régions d'origine. Démarrant durement leur labeur et leurs premières activités dans les pays d'accueil, le succès scolaire et l'ascension sociale des migrants sont rapides dès la deuxième génération, produisant des hommes d'affaires, des techniciens et des professions libérales.

    Ces Chinois solidaires, secrets, respectueux et travailleurs, ont la possibilité d'investir rapidement grâce à la solidarité et à un système de prêt communautaire, le "Hui", un mot clef qui permet, sans passer par des organismes financiers, d'acquérir comptant un appartement ou un commerce et de s'implanter dans un quartier qui va se développer rapidement. La vitrine du XIII ème arrondissement de Paris, le quartier de Belleville et d'autres secteurs chinois de la capitale forment des exemples concrets de ces stratégies.

    Ce système d'entraide a permis aux Chinois de s’implanter de façon autonome dans l'épicerie extrême orientale et dans la restauration, puis dans des activités économiques très diversifiées. Cette communauté jugée favorablement par l'ensemble des français représente pour certains un modèle d'intégration communautaire. Pour d'autres, il s'agit plutôt d'une vie "en ghetto", hors du modèle français d'intégration. Néanmoins, elle semblait vivre jusqu'alors "en développement séparé" de la société française.



    Un développement séparé de la société française

    Dès l'origine, avec plusieurs vagues migratoires aux motifs forts distincts, les Chinoisdébarquant à Paris étaient sans travail, sans logement. : leurs réseaux familiaux, professionnels et amicaux étaient inexistants ou très déstructurés. Pour autant, le développement social et urbain de la communauté chinoise à Paris s'est effectué avec force, dans l'ordre et à un rythme très rapide, avec la création de plusieurs quartiers urbains autonomes, concentrés et condensés.

    En emménageant rapidement et de façon active dans leurs quartiers, ils ont prolongé leur conquête et leur expansion géographique dans la banlieue parisienne, tout en renforçant leurs territoires ethniques urbains. Ces quartiers vivent en "développement séparé" de la communauté parisienne. Les Chinois de Paris vivent et travaillent dans une économie fermée, appliquant leurs règles et leurs coutumes locales. Ils s'adaptent rapidement à un ordre interne et ils s'appuient dans leur conquête spatiale sur l'entraide et sur leurs différents réseaux.

    La très grande majorité des migrants était issue de milieux modestes. Ces chinois fuyaient, des conditions économiques déplorables, des oppressions politiques, et des zones de conflits meurtriers. Ils arrivaient le plus souvent dépouillés et les mains vides. Néanmoins, ils ont bâti avec succès, en quelques années, des pôles de réussite. Certes, certains migrants chinois faisaient partie des élites issues des chinois d'Outre-mer. Ils ont déployé des stratégies de développement économique rapides, diversifiées, concentrées, et leurs enfants ont bénéficié pour la plupart de résultats universitaires et professionnels favorables.

    Ce succès économique a ses zones d'ombres. C'est une réussite parfois bâtie sur un monde sans pitié, où quelques hommes de main, dans un réseau hiérarchisé, font régner un ordre cloisonné et secret. Il est souvent basé, dans ce cas, sur des filières qui fournissent en main-d'œuvre illégale des opérations communautaires diverses, comme l'alimentation des ateliers clandestins. Pour les plus faibles d'entre eux, il s'agit d'un véritable parcours du combattant.

    Les Chinois de Paris bénéficient en France d'un capital de confiance et d'images positives. Ils profitent d'un à priori de sympathie lié à des valeurs traditionnelles et à leur respect des valeurs. Mais les chinois de Paris sont en même temps suspectés de bien de problèmes ; Salubrité, surpeuplement, extension territoriale au dépend de la vie locale, images liées à divers trafics. Il leur est également reproché leur caractère secret. Ces détracteurs précisent que les Chinois ne savent vivre qu'en autarcie et que leur culture fonctionne sur un mode endogamique. Puis, avec la représentation chinoise, surgissent de l'inconscient, l'étrange, la crainte et l'inconnu. La Chine, parce que terre lointaine, attire et séduit, mais suscite toujours des appréhensions.

    L'espoir d'une intégration républicaine
    L'intégration des chinois est une question géopolitique qui a toute sa place dans le débat sur l'intégration. Les Chinois de Paris ont construit à l'endroit où ils pouvaient vivre, des modèles sociaux et urbains calqués sur les archétypes de leur pays d'origine. Avec le défi lancé par les sans-papiers chinois, la question est de savoir si les communautés chinoises vont se diluer, avec les nouvelles générations, et se diriger vers une intégration républicaine ? Au regard des témoignages recueillis dans les Chinatowns de Paris, la volonté d'intégration républicaine se ressent dans les discours recueillis. Il existe bien un clivage entre les jeunes générations et les plus anciennes. Mais le noyau traditionnel de la communauté chinoise ne lâchera pas facilement ses prérogatives communautaires ni ses réseaux claniques, économiques et financiers.


    Citation

    Qu' en penser , Y aurait-il pour les chinois une "destinée manifeste" qui saurait transcender les aléas conjoncturelles de la petite cuisine politique et placerait l'entité "Chine" au-dessus des péripéties de l'histoire ?


    Toto ,

    le point fort de l a diaspora chinoise française ou indienne c est la tradition du pays ou les atouts comme la cuisine
    ce qui permet a n importe quel immigre de pouvoir ouvrir un restaurant ,commerce sans meme parler la langue du pays d accueil

    les somaliens n ont pas du tout le sens du commerce
    ils ont neanmoins un systeme de collecte d argent mais qui sert plus a se payer une bagnole ou une maison au bled plutot que d ouvrir un commerce donc on vegete plus qu autre chose ,y a pas de construction dans l avenir

    je crois pas que ce soit une "destinee" mais plutot de l education une discipline au travail qui n a rien de magique

    par ailleurs y a aussi des choses scandaleuses comme le fait que des passeurs fassent payer le trajet jusqu en occident une fortune donc l immigre doit travailler 1o ans de sa vie pour rembourser le passeur !

    mais je reproche toujours au chinois de detenir des epiceries afro ou boutiques de cosmetiques afro car ils rentrent en concurrence avec nos interets

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