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Sujets que j'ai initié

  1. A Pierre P

    Posté 14 nov. 2006

    Salut,

    La lecture du dernier post (ci-dessous) de Pierre P outre le désagrément tenace procuré par le confusionnisme et les répétitions, laisse également, et c’est là ce qui justifie l’écriture de ce commentaire, un sentiment de colère pour deux raisons au moins.
    Fausse subversion et vrai conformisme
    Tout d’abord parce qu’il procède à une captation péremptoire et démagogique plus que « positiviste » - un attribut pourtant cher à Pierre P - de penseurs qui pour certains nous inspirent, et, singulièrement de Nietzsche sous le haut patronage duquel l’épigraphe place le post.
    Et ensuite parce qu’en s’abritant derrière des penseurs que Pierre P se plaît à nous présenter comme des délinquants philosophiques, son post cherche à nous faire prendre des vessies pour des lanternes en satisfaisant à bon compte, c’est-à-dire sur le dos des dominés du moment et des « autres », les enthousiasmes subversifs de son lectorat présumé, « occidental » et éclairé bien sûr !
    En effet, Pierre P alimente l’un des conformismes les plus épais du moment : le discours du choc des civilisations. Sa « méditation » paysagère initiale sur la culture « judéo-Chrétienne », et sa propension à enfanter des dieux, est à cet égard édifiante.
    Ce concept me fait rire Pierre P car il a été forgé par les prophètes du clash des civilisations. Vous le savez comme moi qu’Il n’y a jamais eu d’alliance judéo-chrétienne, car celle-ci, malheureusement, s’est forgée au cours des générations dans le sang, dans une relation extrêmement conflictuelle : deux mille ans de rapports conflictuels et sanglants, d’expulsions, de massacres et qui se terminent par le génocide hitlérien. L’âge d’or, et il y en a eu un, était un âge judéo-musulman, pas judéo-chrétien.
    Pierre P veut réduire le monde à une guerre des tribus.Occident contre Orient. Croisades de la chrétienté contre l’islam.
    Les monothéismes - tant le judaïsme et le christianisme que l’islam, défini d’ailleurs comme la « bonne synthèse » des deux premiers - sont dans un même mouvement ensablés et orientalisés. Cette orientalisation du religieux réorganise le discours du choc des civilisations autour d’une ligne de fracture qui s’enracine dans un topos largement éculé : l’Orient obscurantiste et religieux versus l’Occident éclairé, libre penseur et rationaliste. « avec des pays qui offrent déjà biens des libertés à leurs ressortissants, contrairement aux communs des pays arabo-musulmans ? » . L’Occident n’est donc pas civilisateur parce que chrétien comme dans sa version bushienne mais civilisateur parce que, touché par la grâce des Lumières, il est profondément rationaliste ; et si l’Orient continue à être barbare c’est non seulement parce qu’il est musulman mais aussi parce qu’il est le berceau de tous les monothéismes.
    Bref, la portée subversive (sic) du post de Pierre P résiderait en partie dans sa capacité à fournir un argument supplémentaire pour parfaire le mythe de l’Orient barbare, se situant ainsi à l’avant-garde de l’offensive dirigée contre cet Autre-là ! On comprendra en outre que la plus « évidemment » (des millions de musulmans vivent en Occident mais Pierre P , ne les jugeant pas « fraternels », a dû les oublier) orientale des religions, l’islam, apparaisse aussi comme la plus éloignée des valeurs occidentales et soit en conséquence la mieux maltraitée : « je passe les mutilations, les mariages forcés, la lapidation ou les crimes d’honneur….» .
    Satisfaire à ce point les besoins idéologiques de l’ordre dominant et se revendiquer d’une quelconque subversion revient à confondre la figure du rebelle avec celle du « bouffon du roi », un peu d’insolence et d’agitation spectaculaire .

    Un canadadry nietzschéen ?
    Mais regardons la thèse initiale du post de Pierre P . La faiblesse du commun des hommes leur interdit d’affronter le plan d’immanence du réel et spécifiquement la mort, c’est pourquoi ils se réfugient dans les consolations morbides des fictions religieuses et autres arrière-mondes. Ces fabrications sont dangereuses parce qu’elles bénéficient aux divers « profiteurs embusqués » qui peuplent la caste ecclésiastique et surtout parce qu’elles conduisent à oublier, dénigrer et haïr la vie d’ici-bas. En outre, le religieux ne se contente pas de contaminer la vie à travers la forme patente des monothéismes, mais aussi de façon plus pernicieuse à travers les valeurs morales issues de ces monothéismes, et spécifiquement du judéo-christianisme. Ceux-là mêmes qui parfois se disent athées et relayent ces valeurs demeurent en fait englués dans un « athéisme chrétien », défini comme la morale judéo-chrétienne moins Dieu.
    Cette thèse est en un sens vague redevable à de nombreux penseurs (pensons particulièrement au Spinoza du Traité des autorités théologico-politiques), mais c’est au style et au vocabulaire nietzschéens que sa formulation semble le plus emprunter... à quelques dévoiements près. Il est incontestable que dans sa généalogie de la morale et dans son évaluation critique de « l’idéal ascétique », production mortifère travestie sous les atours du « Bien », Nietzsche ne s’attache au grand entrepreneur de morale qu’est le judéo-christianisme en Europe. Mais cela est loin d’autoriser Pierre P, en se recommandant de ce penseur, à étendre la critique de la forme historique déterminée prise par le phénomène religieux à un moment précis de son histoire à l’ensemble dudit phénomène sub specie aeternitatis.
    Ainsi tout en s’efforçant, sur un mode pseudo-nietzschéen, de problématiser certaines de ses incarnations historiques, Pierre P procède à une essentialisation du religieux - forcément mauvais en tout lieu et en tout temps - qui trahit au moins à un double titre l’héritage nietzschéen invoqué.
    D’abord parce qu’elle occulte l’analyse nietzschéenne positive du polythéisme ; mais aussi, plus fondamentalement, parce que la résurrection des Idées-momies, celles de la Religion en soi ou de Dieu en soi pas moins que d’autres, conduit à nier le rôle de l’histoire et du jeu des forces qui ne cessent de reconfigurer dans le temps et l’espace des phénomènes à jamais différents d’eux-mêmes. « ... il y a des façons plus nobles d’utiliser la fiction des dieux que cet auto-crucifiement et cette auto-profanation de l’homme, qui ont été le chef d’œuvre de l’Europe dans ces mille et quelques dernières années ; - pour s’en convaincre il suffit heureusement de jeter les yeux sur les dieux de la Grèce... » écrit Nietzsche à propos du polythéisme grec, ainsi que du judéo-christianisme européen et de ce qui constitue selon lui une utilisation toxique de la religion. Bref il n’y a pour lui ni La Religion ni Le Monothéisme, mais des usages de(s) dieu(x) variés dans le temps et l’espace, possiblement féconds et possiblement mortifères aussi bien sûr.

    Cordialement Kabula






    Je ne parle pas de l’historique du voile Desaxee… je parle de la place qu’il occupe actuellement en Occident.
    S’il est revendiqué par certaines femmes Musulmanes comme partie intégrante de leur identité culturelle et religieuse, c’est tant mieux, cependant il est aussi perçu par le monde Occidentale comme un symbole de soumission de la femme. Concept inacceptable en Europe au sein duquel un « combat » de reconnaissance des droits des femmes, amorcé il y a déjà un siècle et toujours non abouti, fait encore rage.

    «Motivations des Françaises musulmanes refusant le port du voile :
    Elles font remarquer que, dans les assemblées telles les cours d'alphabétisation ou autres associations culturelles ou sociales, l'arrivée d'une femme voilée fait immédiatement cesser les propos spontanés et les rires, instaurant un climat tendu et le mur du silence tant la connotation répressive liée au voile musulman est forte. C'est ce qui ressort de nombreux témoignages rapportés. »

    La liberté de Culte existant en Occident, le voile est admis partout en France où les principes de laïcité ne sont pas applicables : dans la sphère privée comme dans les lieux publics mais pas dans les institutions de la république, or c’est là qu’interviennent les discours de prédicateurs comme tarik ramadan, une main de fer dans un gant de velours, ses discours s’appuient sur les libertés offertes par l’Occident pour implanter des symboles religieux et parfois même de soumission dans des bastions où la République est garante d’égalités, la cours des écoles.

    Pourquoi instrumentaliser le voile si ce n’est à des fins politiques bien en marge avec
    la pratique paisible d’un Culte ?

    Si M. Ramadan est tellement épris de liberté et de justice…
    pourquoi ne prêche-t-il pas la reconnaissance des droits des femmes dans des pays où elles s’en trouvent totalement démunies ? Droit de vote, héritage, garde d’enfants dans les cas de « répudiations » unilatérales, je passe les mutilations, les mariages forcés, la lapidation ou les crimes d’honneur… Arabie Saoudite, Yemen pour ne citer que ceux-là.

    Monsieur ramadan à l’envergure d’un leader c’est indéniable, alors pourquoi gâcher son éloquence, son charisme, sa force de persuasion, avec des pays qui offrent déjà biens des libertés à leurs ressortissants, contrairement aux communs des pays arabo-musulmans ?


    Desaxee, tu me reproches mon Eurocentrisme ou simplement d'aimer mon pays ?!!!
    La France est un territoire Européen à la culture judéo-Chrétienne et politiquement laïc pourquoi devrais-je l’oublier ?

    Et par conséquent, qui de nous deux fait de l’Eurocentrisme ?
  2. A Djib Sincère

    Posté 17 avril 2006

    Djib sincère habite dans "son" djibnet .Car c'est comme ça qu'il le vit. Normal. En dehors du bocal, il n'a pas réussi à en imposer.Il ment, pour échapper à son emprise, tenter d’exister en dehors de son champ d’action, d’attraction ou de sensibilité. Tout en espérant l’attention des djinautes (cf son poème rpp ou sa justification du drame 06/04/06 du fameux boutre ) . Aucune critique , aucun commentaire, pour réclamer par les mots la tête d’un régime despotique et tyrannique. Bien au contraire ,il a développé presque systématiquement une réaction de refus des faits naturels qui sont survennus.À croire qu'il en est vraiment convaincu lui-même. Ce qui est encore pire, c’est que son texte passe sous silence la responsabilité morale du régime génocidaire.
    De toutes façons, ça ne change rien : un mensonge proféré à soi-même reste un mensonge. Y-a-t il parmi nous, “ les djibnautes ”, un esprit capable de raisonner et d’ arraisonner tout cet amas textuel à la dérive?
    Donc, le risque est grand que tout cela ne veuille rien dire. Mais le risque est tout aussi important que tout cela cherche une nouvelle fois, du coté de l’origine, en s’originant, à tout dire ! “ Se risquer à ne rien-vouloir-dire, c’est entrer dans le jeu, et d’abord dans le jeu de la différance qui fait qu’aucun mot, aucun concept, aucun énoncé majeur ne viennent résumer et commander, depuis la présence théologique d’un centre, le mouvement et l’espacement textuel des différences. ”. Peut-être, y avez-vous songé? , qu’il y va avec “ l’épaulé-jeté ” d’une stratégie du pas d(e)u tout et d’une politique du ne-rien-vouloir-dire !
    Cette réaction de refus peut être mêlée de doute, de rejet et/ou de peur.C’est un peu comme si le recours au mensonge n’était fait que pour attirer l’attention sur un mensonge plus essentiel et compromettant pour la vie.
    Les menteurs invétérés ( Djib sincère semble faire parti de ceux-là ) existent. Les gens mentent pour mille et une raisons. Mais il y en a qui mentent pour mentir, sans aucun but précis, sans intention consciente. C'est comme une façon bien à eux de se donner de l'importance, une façon de se valoriser, de se rendre intéressant, de dire n'importe quoi, sur n'importe quoi ou n'importe qui, même si ça peut blesser, simplement pour le plaisir d'inventer. Pour attirer l'attention sur leur valeur personnelle. Un vice animiste de l'esprit.
    Comme prévu, il n'y manquait ni la part d'admiration obligatoire et conventionnelle, ni la façon qu'il donne (un peu plus discrètement cette fois-ci, étant donné les circonstances) la leçon aux djibnautes qu'il n'aime pas, ni la dose de perfidie et de bassesse qui est jugée nécessaire pour donner une impression d'impartialité et d'objectivité.
    Je suis frappé depuis longtemps par ceci : c'est probablement toute notre époque et tout le système dans lequel nous vivons aujourd'hui qui excellent jusqu'à la virtuosité dans l'art de ne pas tirer de conséquences, et en particulier de ne pas en tirer de ce qu'ils ont appris et savent ou croient savoir.
    L'être n'existe que par l'énonciation. Or si la réalité subjective n'existe que comme invention d'un sujet parlant, la notion de référentialité finit par s'évanouir.
    Djib sincère fait, à sa manière, de la fiction un instrument de vérité, comme pour signifier que notre vérité profonde est ancrée dans l'imaginaire.
    Aussi, faut-il signaler l'influence de Freud qui, faisant de l'oubli un " vecteur de vérité ", jette un doute irréfragable sur la possibilité du " gnothi seauton ".
    Fustré qui rêve de célébrité, il vient sur djibnet prendre sa revanche. Il roule les mécaniques, joue les connaisseurs. T'es pas d'accord? Va te faire voir ailleurs ! Il affirme, ordonne, pique des colères, désigne les boucs émissaires, envoie sa meute de courtisans déchiqueter la victime. Te sert son arrogance en guise d'argument.
    La vérité de Djib sincère est indissociable de son imaginaire. Il suffirait, pour en avoir la certitude, de penser à Balzac qui, sur son lit de mort, appelle Brianchon, le médecin de la Comédie humaine à son secours.
    Imposteur, manipulateur, souvent lâche, il t'enjôle pour te prendre au revers. Tantôt voleur, tantôt gendarme, il n'a pas d'idéal fixe. Il joue dans tout les camps, et se rejouit de les trahir tous.Il en jette pour épater la galerie, mais il n'est pas forcément dupe.Mystificateur, il jubile dans son jeu d'agent double. Ou triple. Il ne sait plus.Il a du mal à s'immaginer ailleurs que sur un piédestal. Alors, il se surdimensionne, s'invente des exploits, des aventures.
    Loin de véhiculer une réalité objective, son discours est avant tout un espace d'exorcisme de fantasmes et d'obsessions intimes.
    Mais cette fictionnalisation de soi, c'est aussi celle de Flaubert avec sa fameuse formule " Madame Bovary, c'est moi ", celle de Malraux : " ni vrai, ni faux, mais vécu " ( La condition humaine, Paris, Gallimard, coll. " Folio ", 1990, p. 247 ) .
    Djib sincère entre avec fracas dans le forum de djibnet , déverse en jets ses insultes sur tout ce qui bouge. Fait le malin planqué derrière ses pseudonymes, hurle à la censure, et détale courageusement dans l'enfilade de ses remailers anonymes. A part injurier les autres, il n'a rien à dire. Il vient sur djibnet comme un dépôt d'ordures : pour vider sa benne. Je te passe le détail de ses exp​ressions favorites et de ses actes de bravoure, les menaces, les humiliations qui inflige à ses boucs émissaires - Gabayo et autres -, les ragots salaces qu'il leur colle dans le dos.
  3. L'affaire Des Caricatures Du Prophète De L'islam (pbsl)

    Posté 21 févr. 2006

    21/02/06 (B338-B) La liberté d’exp​ression ou l’exp​ression libre de la haine ? (Mohamed Qayaad)


    _____________________________ Avertissement de l'ARDHD
    Comme les internautes ont pu le constater, il ne nous a pas semblé ni utile, ni opportun de communiquer sur le site de l'ARDHD, sur cette affaire de caricatures ni surtout de contribuer à en faire la publicité.

    Bien que nous les condamnions parce qu'elles constituent une grave provocation inutile et absolument dénuée de tout intérêt (et qu'en plus, nous les trouvions de qualité médiocre) l'ARDHD n'a pas autorité pour s'exprimer sur ce sujet, qui est fort éloigné de ses objectifs, qui sont de contribuer à la restauration de la Démocratie, de la Justice, des Libertés et de la Dignité pour toutes les djiboutiennes et tous les djiboutiens.

    Il ne fait nul doute que cette contribution de Mohamed Qayaad, publiée en son nom, devrait susciter des réactions. A l'avance nous informons tous les lecteurs que nous nous refuserons à ouvrir un débat sur ce thème. Il existe de nombreux forums pour cela.

    Nous remercions tous les internautes de leur compréhension.

    La publication de cette contribution ne signifie pas obligatoirement qu'il reflète ni les idées ni les positions de l'ARDHD.

    ______________________________________ Mohamed Qayaad

    L’affaire des caricatures parue dans le tabloid “ Jylland Posten “est infiniment plus complexe à décrypter. Comment se fait-il que ces douze caricatures publiées le 30 Septembre 2005, font scandale que maintenant.

    Pourquoi ont-elles provoqué tout ce remue-ménage ? Quelle analyse fait-on de cette affaire ? Quels en sont les acteurs ? Quels sont leurs objectifs ?

    Mais d’où a pu sortir une idée aussi monstrueuse, aussi abominable que ces caricatures qui retournent facilement même le mieux accroché des estomacs ? Inconscience, aveuglement ou volonté délibérée ?

    Je me suis posé la question si nous n’assistons pas à une tragédie grecque. Dans la mythologie, les tragédies sont orchestrées par les dieux de l’Olympe qui veulent ainsi punir les humains. Aujourd’hui je constate que le fossé entre le monde musulman et l’Occident se creuse chaque jour un peu d’avantage. Que ce mouvement paraît inexorable comme mu par une force fatale . Où se trouve le point de non-retour ? La question des responsabilités ou de qui devrait faire quoi me paraît relativement académique voire dépassée.

    Le scandale n’est-il pas devenu aussi la vaste manipulation politique que des régimes souvent despotiques et corrompus font de cette imbroglio pour s’attirer les faveurs des croyants ou les récupérer des mains des partis et des leaders intégristes ? Est-ce bien ce feu sur lequel on veut jeter de l’huile ?

    Les réactions passionnées ont été violentes et disproportionnées dans le monde musulman. Je trouve horrible qu’il y ait eu des morts pour cette histoire absurde, je pense beaucoup à eux.

    La violence est inacceptable, surtout celle qui tue les innocents, mais au-delà de la compassion, il faut chercher les explications de cet aboutissement et faire son auto-critique.

    La critique de la religion est une bonne chose. Elle permet de combattre l'obscurantisme et de faire resortir l'essentiel, un message d'amour et de paix.

    La dérision et la liberté d’exp​ression sont sensées, en temps normal, provoquer le débat et non la violence, et pour le coup, dans ce contexte, c’est râté.

    Lorsque je lis que les ministres arabes de l’Intérieur - gestionnaires de l’industrie de la torture - réunis le Mardi 31 Janvier 2006 à Tunis, ont protesté contre ces caricatures, j’ai envie de vomir. Voilà les apôtres de la persécution et de la confiscation des libertés individuelles qui se refont une virginité grâce à cette affaire et se présentent en grand défenseur de la cause. Quelle hypocrisie ! Quelle lâcheté !

    L’épouvantail de l’anarchie est d’ailleurs, aujourd’hui encore, le leitmotiv des défenseurs du despotisme.

    Ces autocrates n'ont pas de leçons à donner en matière des Droits de l’Homme aux danois et feraient mieux de se méler de ce qui les regarde comme par exemple la démocratisation et la libération de leur pays, des entraves et des fausses passions qui l’endorment .

    Ils s’arrogent des pouvoirs spéciaux et exceptionnels, dans un processus qui fait la part belle à l'arbitraire, au culte de la personnalité, au clientélisme, au népotisme voire même, à l'instrumentalisation de la religion par "Grand Mufti" interposé.

    Affirmer qu’il n’y a aucun lien entre cette réaction aux caricatures et le conflit au Moyen-Orient, l’impérialisme américain, est d’une naïveté consternante. Il n’y a aucune mise en perspective du contexte, de l’instrumentalisation politique de l’islam, et de la surenchère qui s’en suit. L’analyse cède une fois de plus le pas à l’injonction simpliste.

    Cette manipulation ne permet-elle pas à ces régimes corrompus de perpétuer le despotisme, la répression et la dépendance ? Pour enfin, garantir l’impunité aux criminels, priver les victimes de leur droit à la justice et exclure arbitrairement de la scène politique, des militants sincères en les maintenant en prison ou en exil.
    Liberté d’exp​ression rappelleront certains, insulte, provocation et racisme avanceront d’autres, cette affaire danoise est révélatrice d’un état d’esprit tant chez les musulmans que chez certains journalistes occidentaux.

    Liberté, que de crimes nous commettons en ton nom !

    Dans les pays démocratiques, comme le Danemark, la liberté d’exp​ression est très fortement contrôlée et limitée. Dans la pratique, elle n’est que formelle car elle est soumise à trop de conditions et restrictions.

    Ainsi, au Danemark, le consensus social est plutôt xénophobe et marqué par une réelle islamophobie. Un parti d'extrême-droite est au gouvernement et des lois liberticides anti-immigrés ont été récemment adoptées (interdiction pour un danois de se marier avec quelqu'un qui n'est pas de nationalité danoise et agée de moins de 24 ans). Ce n'est donc pas un simple hasard si le Danemark est le pays à l'origine de cette polémique mondiale.

    Le journal qui a publié ces caricatures est pour le moins de la droite extrême pour ne pas dire qu’il est d’inspiration de l’extrême droite danoise qui n’est pas si tolérante que certains voudraient le croire.

    Le Jyllands-Posten, comme chacun sait, c’est le grand porte-parole incontesté de l’Europe et même de l’Occident : c’est une civilisation entière qui s’exprime à travers lui, et même, en un sens, l’humanité. Comment parler de liberté si la liberté c’est aussi violer les musulmans ? Qu’on en finisse avec la liberté, et qu’on rétablisse plutôt la justice.

    J’ai suivi bon nombre de débat concernant l’affaire des caricatures et, lorsqu’un défenseur de la liberté d’exp​ression absolue y était présent, il avançait toujours l’argument "Voltaire" et, plus généralement, les grands écrivains du siécle des lumières.

    Il est vrai que Voltaire était de ceux qui critiquait le plus les religions(toutes les religions)mais il faut savoir qu’à cette époque ces religions étaient aux pouvoirs dans leurs pays respectifs et exerçaient des pressions sur leur peuple à des degrés divers.

    Pour faire plus court, si Voltaire vivait à notre époque, je pense qu’il critiquerait la politique et moins les religions. . . enfin c’est mon avis.

    Une question cependant, quand l’armée américaine bombarde et ne tue que des populations civiles, personne n’ose lever le petit doigt comme si nous étions tous manchots décérébrés, mais que des personnes blessées dénoncent des caricatures jugées insultantes pour ne pas dire diffamatoires et voilà que les cris à la liberté d’exp​ression fusent dans cette vieille Europe qui se flagelle comme une vieille catin d’un film pornographique

    Je suis effaré à l’idée que maints croyants ont éprouvé bien plus que l’horreur devant le blasphème, la jubilation d’avoir un prétexte pour en découdre. Heureusement, au milieu de cette faillite généralisée de l’intelligence il y a la sagesse de la parole de certains intellectuels du monde musulman qui témoignent de la pérennité des vraies valeurs de l’islam, qui suggèrent la possibilité du débat constructif dont il sera impossible de faire l’économie

    Que penseraient Ibn Rushd, Ghazali, Tabari et tant d’autres des vociférations que l’on peut entendre s’en réclamer ? Le plus grand blasphème est il dans les imbécillités d’un journal danois ou dans la tentative d’un croyant de justifier ce que Dieu réprouve par une manipulation du Coran ?

    Un pays vraiment islamophobe ne serait il pas celui où un kamikaze se ferait exploser dans une mosquée au milieu d’une assemblée de musulmans en prière ? Ou alors celui qui s’émeuvrait moins d’une telle abomination que d’un crayonnage idiot perpétré il y a quelques mois ? La criminalisation de l’islam ne serait elle pas de commettre des crimes en son nom ?

    Ce sont autant de questions naïves que je me pose. Sachant ce qu’est Charlie Hebdo, ses publications ne me choquent pas mais me dégouttent. Croyant savoir ce qu’est l’islam je suis choqué qu’un Imam puisse patiemment organiser l’instrumentalisation de la foi de ses coreligionnaires. Est-ce une attitude conforme à l’islam, est ce digne d’un musulman ? .

    Ces dessins ont été diffusés pour choquer délibéremment et provoquer. N’oublions pas que “ Jylland Posten “est un journal néo-conservateur donc je ne vois pas en quoi il se donnerait des tâches pédagogiques et éducatives pour faire comprendre l’islam.

    Selon le journal britannique “The Guardian”du 08/02/06, ce journal danois avait en effet, en avril 2003, refusé de publier des caricatures sur le Christ qui lui avaient été proposées, mais qu’il avait jugées trop offensantes pour ses lecteurs. Drôle de conception de ladite” liberté d’exp​ression “!

    De plus, la plupart des journaux européens ont publiés à leur tour ces dessins, quatre mois plus tard. Donc on a bien compris que la liberté d’exp​ression n’a rien à voir et qu’il s’agit seulement pour ces journalistes islamophobes de choquer et de se faire un coup de publicité. France-soir est en faillite, donc son PDG Raymond Lakah sioniste notoire en profite.

    Je ne connais pas les intentions du dessinateur en question. . .

    Mais dessiner un terroriste avec une bombe sur la tête est une parabole : ça apporte grand-chose, ça suggère une idée. Un dessin de ce genre sert à symboliser une idée.

    N’est-il pas regrettable après tout que ces dessinateurs ne s’expriment pas sur le but de leurs caricatures. . Car on voit bien que leurs discours se drapent, hypocritement, dans les vertueux oripeaux d’une liberté d’exp​ression à géométrie variable.

    Quelle cause peut-elle servir ? Quelle vérité fait-elle avancer ? Quel mensonge dénonce-t-elle ? Quelle injustice répare-t-elle ? Où est l'information ? Où est le reflet de notre époque ? Quel est le problème soulevé, à moi lecteur ?

    Si ce n’est de bien illustrer l’ensemble des clichés véhiculés à l’encontre de la religion islamique : terrorisme, misogynie, obscurantisme, fanatisme, etc., en Occident et notamment « dans un royaume [du Danemark] où la religion musulmane est qualifiée de ‘religion terroriste’ ou ‘religion du Moyen Age’ par certains hommes politiques au Parlement », comme le soulignait La Libre Belgique du 31 janvier dernier.

    Pourquoi cette personne s’en prendrait-elle au prophète Muhammed (PBSL) ? .

    Je peux m’imaginer qu’elle tente par là de juger toute une religion, peut-être suis-je trop pessimiste, mais cela me semble trop stupide. Ce n’est plus le terroriste qui est vecteur de terreur mais le prophète des musulmans. Par conséquent, la religion musulmane est vecteur de terreur. J’ai été choqué, non seulement par les caricatures, mais par l'orientation des dessins qui étaient ouvertement islamophobes.

    Ce dessin agressif stigmatise personnellement l’ensemble des musulmans, les assimilant chacun et tous à des terroristes, des criminels potentiels, et que l’islam est fondamentalement sanguinaire et menace la paix du monde.

    Ainsi l’islam devient « la religion la plus con » (Houellebecq), la plus violente, la plus rétrograde, la plus obscurantiste. . . Mais arrêtons ici les superlatifs.

    Cette diabolisation systématique qui est loin d'être un fait du hasard ou un fait isolé, s'inscrit dans une stratégie guerrière qui vise à mobiliser l'opinion occidentale contre le monde musulman et ses ressortissants ( Samuel Huntington - ex-conseiller du dictateur Pinochet -, l'auteur de cette thèse, jouait même le prophète du malheur en pronostiquant une guerre entre l'Occident et l'Islam ).

    Désolidariser l'opinion occidentale avec la lutte du peuple palestinien, légitimer les agressions qui se succèdent contre les pays arabo-musulmans à des fins plus ou moins avouables et créer un sentiment de rejet de l'islam et de ses communautés afin de contrer leur intégration dans les sociétés occidentales; telles sont les objectifs poursuivis par la campagne actuelle dont l'affaire des caricatures n'est elle même qu'une simple caricature. Car ce qui choque dans les caricatures dont il est question c'est l'assimilation de toutes les populations et tous les individus appartenant au monde musulman au "terrorisme".

    C'est dire la volonté délibérée d'aggréger et d'accuser des millions de gens de faits politiques dont ils n'ont aucune idée ni aucune responsabi té pour conforter les instigateurs de ces campagnes dans les idées qu'ils veulent ancrer dans les opinions. Quant à la liberté d'exp​ression aucune personne raisonnable ne saurait la remettre en question à partir du moment où elle n'émane pas d'une intention préméditée de nuire à des millions de gens et à la coexistence entre les peuples. L'incitation à la haine n'a jamais été une liberté d'exp​ression et ce n'est pas aujourd'hui, parce qu'il s'agit du Prophète de l'Islam (PBSL) que celà doit de le devenir.

    Est ce la liberté d’exp​ression ou l’exp​ression libre de la haine ? Les pogroms commencent toujours par des campagnes de presse. .

    Ce vilain sempiternel, cet infâme absolu, cet archétype du pire, aujourd’hui, sans aucun doute, c’est « le musulman ». Ou pour mieux dire les musulmans.

    Voilà toute la profondeur de la pensée néo-conservatrice, un simple syllogisme répété par tous les médias commerciaux et entretenus à travers des arrestations de suspect périodique. Qu’est-ce qu’un suspect ? Un musulman. La boucle est bouclée.

    Au nom de la liberté d’exp​ression, on a maintenant le droit de propager la haine raciste ?

    Quant on sait que France-Soir est en quasi faillite, on comprend mieux les intentions peu louables de ces journalistes de droite.

    La liberté d’exp​ression se conjugue-t-elle avec les affaires commerciales ?

    Quand je vois Charlie Hebdo qui annonce une réimpression de 160 000 exemplaires de son numéro à peine dans les kiosques. Je me demande si tout compte fait, les protagonistes de ce joute médiatico-religieux ont tout intérêt que la flamme "coléreuse" ne s’éteignent pas. Le tocsin sonne au clocher du village global. La métaphore de Mc Luhan est devenue une réalité.

    Donc, je persiste à penser que la publication de Charlie Hebdo, que je n’ai pas encore pu acquérir, est une opération politico-commerciale qui instrumentalisant la liberté d’exp​ression lui porte, pardoxalement, atteinte.

    Nous assistons à une perversion de la liberté d’exp​ression, d’un droit généré par "l’insulte gratuite" qui ne fait que légitimer l’irrévérence et générer l’oubli des sensibilités et des convictions culturelles et religieuses de chacun. Ajoutons que souvent, l’ironie est une manière adroite et dissimulée de régler ses comptes et de faire passer sa colère qui ne peut ou ne veut s’avouer.

    Et c’est précisément par des manières impérieuses et insolentes que les organes de presse, bravent opiniâtrement l’immoralité à coup de caricatures au nom d’une liberté d’exp​ression, qui dénote "une déviance", malheureusement escortée par une permissivité absolue.

    Mais dans toute l’Europe quelle personne a négocié la liberté d’exp​ression ? Ce que le musulman demande, c’est simplement de respecter sa sensibilité car outrager le prophète comme cela a été fait, c’est manquer de respect à toute une communauté ; en d’autres termes, le musulman comme le chrétien, le juif ou le bouddhiste demande à ce que l’on soit empathique vis à vis de sa personne et de sa foi. C’est tout.

    Pourquoi toute cette manipulation autour de la question de la liberté d’exp​ression ? L’affaire Dieudonné en est le plus bel exemple :un homme qui n’a pas était condamné par la justice pour des sketches comiques caricaturants les colons israéliens a été purement et simplement interdit d’antenne sur toutes les chaînes hertziennes françaises dont "tout le monde en parle" pour des raisons morales comme l’avait souligné lors de l’une de ses émissions Mr Thierry Ardisson.

    Loin de moi l’idée de vouloir défendre Dieudonné, ses propos ont été blessant pour la communauté juive, j’en ai conscience, mais ce fait médiatique comme d’autres dont on ne parle pas, souffre de ce "deux poids deux mesures". Mr Claude Imbert (1), mercenaire plumitif au verbe nauséabond, qui affirme, urbi et orbi, son islamophobie jusqu’aux dérapages médiatiques de nos chères "néo-réactionnaires" (comme le dit si bien le "nouvel Observateur") tel que A. Finkielkraut (2), P. A. Taguieff (3), B. H. Levy (4), Max Gallo (5), D. Pipes (6) et autres qui s’auto-proclament "spécialistes" de cette liberté d’exp​ression permissive. Et qui, trop souvent sont embarqués dans une chasse à la « nouvelle judéophobie », épiphénomène exemplaire de ce que Pierre Bourdieu, justement, appelait l’ « intellectuel négatif ».

    J’éprouve le plus profond mépris pour ces personnes car je les perçois comme des propagandistes manipulateurs ( Israël ) qui pratiquent le chantage victimiste sournois et le lynchage moral comme méthode de débat permanent.

    Il est à la fois étonnant et frustrant de voir comment des indigents et chantres de la monoculture sont érrigés en symbole de l’intellectualisme.

    Mais qui a eu l’audace de parler de la liberté d’exp​ression à ce moment là ? Du moins aucun de ces sempiternels virtuoses de la suspicion.

    Alors, permettez-moi . . d’en douter.

    C’est inadmissible que ces constipés intellectuels combattent la censure aussi hargneusement et ignorent aussi facilement toute la permissivité de cette haine. . J’ai le sentiment que la sincérité des uns ne fait que décupler l’hypocrisie des autres

    Cette vaine agitation destructrice n’en est qu’une preuve supplémentaire.

    Une discipline intellectuelle et morale s’imposent afin d’humaniser l’instantanéité de nos actes brusques et irréversibles.


    Mohamed Qayaad



    (1) Imbert déclare « Je suis un peu islamophobe, ça ne me gêne pas de le dire. (. . . ) J’ai le droit, je pense (et je ne suis pas le seul dans ce pays), à penser que l’Islam, (je dis bien " l’Islam ", je ne parle même pas des islamistes) en tant que religion, apporte une certaine débilité (. . . ) qui en effet me rend islamophobe. (. . . ) Il n’y aucune raison, sous le prétexte de la tolérance, (. . . ) de s’abaisser jusqu’à renier des convictions profondes. ”. Le Point sur LCI (24. 10. 02)

    (2) Au nom de l'Autre, réflexions sur l'antisémitisme (Gallimard), A. Finkielkraut déplore que les progressistes persistent à voir dans le jeune descendant d'immigrés arabo-musulmans la figure de "l'Autre", et non de l'ennemi enragé, agressif, barbare et antisémite qu'il est. Tout cela, s'afflige-t-il, parce qu'aux yeux de ces naïfs, "le ventre encore fécond d'où a surgi la Bête immonde ne peut, en aucun cas, accoucher de l'Autre". Si cela, ce n'est pas "jeter le feu dans les esprits". . .

    « Malgré tout ce que la France a fait pour eux les fils d’immigrés islamiques la haïssent. C’est comme çà dans leur culture. […] Le problème est que la plupart de ces jeunes sont noirs ou arabes et s’identifient à l’Islam. » Alain Finkielkraut, philosophe, extraits d’un reportage de 6 pages dans le supplément hebdomadaire de Haaretz daté du 18 novembre 2005 .

    (3) « Deux millions de musulmans en France, ce sont deux millions d'intégristes potentiels » Pierre-André Taguieff, France Inter, 1997. .

    (4) « C'est la nature intrinsèque de l'Islam qui pousse au crime. » Bernard Henri Levy, Le Monde (1997).

    (5)-intervention du journaliste : mais où sont les armées nazies aujourd'hui ?

    - Max Gallo : C'est plus complexe que cela, dans la mesure où on veut nous imposer une forme d'autocensure, par des pressions, demain quel journaliste responsable, soucieux "d'apaisement" , osera publier un article dont il pensera que peut-être il manquera de respect à certains et que peut-être il déclenchera au Moyen-Orient des manifestations que nous connaissons avec mort d'hommes ou femmes, avec incendies de bâtiments diplomatiques, ce qui est extrêmement grave dans la vie internationale, qu'on incendie les représentations diplomatiques d'un pays, donc devant de tels événements on devrait établir une limite au-delà de laquelle on ne cédera pas. Car si on cède sur une question apparemment anodine, en fait très symbolique de nos rapports avec ce monde de l'intégrisme, comment pourra-t-on demain trouver la force de ne pas céder quand une nation islamique possédera la bombe atomique ? 10/02/06 LCI

    (6) ” Moslem States Represent a Potential Threat to World Peace “ D. Pipes FrontPageMagazine. com 13 février 2006 «Les États musulmans représentent une menace potentielle pour la paix mondiale».
  4. Precheur De Haine

    Posté 26 mai 2005

    Salut à tous,


    Je voulais ainsi rendre hommage, non seulement à Abdourahman A Waberi mais aussi à son courage de pouvoir dire non au régime dictatorial ioguiste.



    PRECHEUR DE HAINE par Mohamed Qayaad

    En lisant "Aussi loin aussi ingrat" paru dans Djibouti Demain du 31/03/05 , je suis frappé par les jugements impitoyables portés sur le respectable professeur et écrivain Abdourahman A Waberi, qui subit des attaques implacables de la part de cet auteur digne de mépris et d’opprobre.

    Si l’on suit son raisonnement, tout un chacun peut, aujourd’hui, demain, se voir abusivement soupçonné de « haïr les djiboutiens », se voir accusé d' « ingratitude» pour avoir porté un regard critique sur le régime dictatorial de Djibouti ! D’autres vont le répéter. Et le tour est joué. Ce mot lâché, plus moyen de se laver de la souillure.

    Dans " Aussi loin aussi ingrat " l'auteur rmystérieux m'est apparu comme un homme médiocre,suffisant,présomptueux, imbus de lui-même et parfaitement cynique.

    A l’appui de citations tronquées, accompagnées de commentaires perfides, l'auteur n’a pas de mots assez méchants pour transformer les personnes épinglées, en épouvantails repoussants.
    Dans cet article,l'auteur s’en prend tout particulièrement à une personnalité publique - Abdourahman A Waberi - qui s'est fermement opposée , ces dernières années, au régime détestable djiboutien .
    Cette personnalité est vouée aux gémonies, souvent par un inconnu qui ignore tout de lui !Cet auteur utilise - parfois sans le vouloir - ses préjugés et en fait des généralités ! Il utilise largement les émotions pour maximiser l'efficacité de ses messages, le raisonnement et la vérité pouvant être ignorés, voire niés. Du coup, Waberi est qualifié « d’ingrat »,« d’une intégrité intellectuelle douteuse » . Sa « djiboutianité » est systématiquement mise en doute,cette propagande de haine et de préjugés,de nationalisme exacerbé,largement relayée par djbouti demain,s'inscrit en profondeur dans l'inconscient collectif. Cet amalgame fumeux, cette déformation inacceptable, cette confusion des genres doivent cesser !
    on retrouve ici une projection malsaine dans l'autre (cet inconnu), qui , encore une fois, rappelons le, tend à déshumaniser complètement un criminel, assassin, violeur etc. pour mieux en faire un possédé qu'il
    convient donc d'éliminer .Bref,un sursaut de mentalité archaique qui vise
    à diaboliser l'autre (Abdourahman Waberi est bien « ingrat » chose sur laquelle l'auteur insiste bien).
    Soyons sérieux ! Revenons à la raison !
    Waberi, donc, qui a élevé la voix, pour condamner les violations d'IOG . Personnalité tout ce qu’il y a d’humainement et moralement respectable mais considérée par cet auteur - qui lui défend effrontément les violeurs du droit – comme faisant partie de ce « noyaux durs d'ingrat » qui véhiculerait « une pensée unique » teintée « de djiboutophobie ».
    Et celui-là il faut le bannir.

    Et si les intellectuels djiboutiens peu courageux se couchent par pure couardise, il y a peu de chance que ce discours de haine , soit pris au sérieux par le grand public. Les gens ne sont plus aussi dupes !
    Tout cela est parfaitement cynique. Mais,à force de diaboliser « l'opposition », subrepticement, Abdourahman Waberi deviendra, aux yeux des djiboutiens qui se sont insensiblement pénétrés de ce « discours de haine » pernicieux, aussi dangereux que le djiboutien en rébellion contre la dictature. Qui versera une larme quand la milice d'IOG tentera d'assassiner Waberi ? Eh oui, il est rentré « sain et sauf » mais qui peut le savoir avec autant de certitude pour la prochaine fois ?


    Mais, là encore,c'est le pompier pyromane.Il n'y a plus manichéen que l'auteur de cet article.Il y a le camp des justes d'un côté,son camp,et le camp des « anti-iog » de l'autre côté ; camp qu'il soupçonne « d’ingratitude ».
    Irrévérencieux,on se demande quel démon de la méchanceté le travaille. D’où procède cette haine envers Abdourahman Waberi ?
    Et d’abord, comment peut‑on éprouver la haine ?Ou bien est‑ce une attitude voulue, un choix délibéré parce qu’on se plaît à haïr les choses et les êtres, voire Dieu ?

    On dirait qu’à travers ce discours de haine l'auteur met en jeu comme un désir d’autodestruction, et que le « fardeau du moi » est tellement pesant, que la seule solution de s’en sortir est la déraison.
    Combien de temps les djiboutiens vont-ils encore supporter sans réagir que des provocateurs et des manipulateurs à la solde d’IOG, qui se sentent finalement plus djiboutiens que Waberi, continuent de fomenter des troubles pour diviser les citoyens ?

    Ce discours de haine qualifié de propagande consiste à faire des amalgames et participe de ce processus de déshumanisation de l'écrivain, qui conforte les intérêts de la clique au pouvoir à Djibouti . Processus qui va toujours de pair avec le lynchage de ceux qui osent contrecarrer leurs mensonges et appeler à plus d’humanité envers leurs compatriotes .

    Quand ce plumitif accuse Waberi qu’il ne connaît pas, « d'ingratitude », il se révèle être lui-même un prêcheur de haine magistral. Haine de ceux qui défendent des valeurs de justice et qu’il piétine allégrement. Haine de ceux qui ne partagent pas sa haine de l’anti-iog .
    Ce discours de haine en plus d'être faux,est trompeur,donc nuisible.Puisque leurs promotteurs militent, c'est qu'ils espèrent convaincre.
    Les spécialistes de la communication parlent alors du pouvoir du discours,et affirment que les mots tuent.
    En effet,ces discours de haine ne deviennent efficaces que dans les mains de l'Etat.
    L'endoctrinement de masse suppose un média de masse,et plus précisément un diffuseur unique sans possibilité de critique , La Nation ,L'ADI ou DJIBOUTI DEMAIN .
    Combien de personnalités respectables n’ont-elles pas déjà été salies, par le passé, par ce genre de simplifications ? le philosophe Omar Osman Rabeh - pour ne citer que l’un des plus célèbres d’entre elles - a énormément souffert d’avoir été abusivement soupçonné « d’ingratitude »,« de traîtise », « de lâcheté »,et que sais-je encore .
    Peut-on être plus pondéré, plus tolérant et plus courtois envers son adversaire politique ?
    Je pense qu'il existe une réelle volonté de criminalisation de l'opposition décidée en haut lieu. Nous sommes en plein scénario orwellien .Les inquiétudes énoncées dans le roman " 1984 " se déroulent bien à Djibouti en 2005.Le BIG BROTHER national décortique le moindre discours, tente de trouver un sens caché derrière chaque mot.Bientôt, l'opposition devra tenir des meeting en mode muet - en évitant même le langage des signes - pour êviter toute poursuite judiciaire.

    En réalité, ce discours de haine vise à faire taire les défenseurs des opprimés djiboutiens qui critiquent le système tortionnaire ioguiste , et à durcir les lois qui permettraient de les bâillonner .

    Vous l’avez compris,La critique de la politique tribale d'IOG et toutes les souffrances qu’elles génèrent,n’est pas acceptable pour cet auteur.

    Apporter son soutien à un Etat qui nie le droit d’exister aux djiboutiens, ce n’est pas une position défendable. Qu’importe ! Il s’agit pour les Rifki,les Kenedid et les Chehem Watta de donner un coup de main à IOG au moment où, malgré tous les efforts déployés au dehors par ses défenseurs pour tenter de sauver son statut de victime et pour l’embellir, son image de « démocrate » s’effrite. On ne peut pas tromper le monde indéfiniment.

    Nous devons refuser cette grille de lecture tendancieuse et régressive. Nous devons lutter contre ces campagnes mensongères qui visent à nous faire croire que l'opposant digne de ce nom est l’ennemi de la République de Djibouti.
  5. Iog Mégalomane

    Posté 17 avril 2005

    16/04/05 (B294) Folie de grandeur ou traité de manipulation de la Nation ? (Par Mohamed Qayaad)

    A l'instar de la langue dans la tradition saussurienne, la théorie offre un double visage : une systématique volontaire, c'est- à -dire une cohérence, que contrôle "le principe d'empirisme"(Hjelmslev) et ses trois soucis : l'exhaustivité, la non-contradiction et la simplicité.

    La Nation est régulièrement dénoncée comme un instrument de pouvoir et un instrument manipulateur. Or, les critiques ne semblent guère influer l’évolution de cet organe propagandiste, qui consacre par ailleurs de plus en plus de temps à parler de lui-même.

    J'ai donc choisi de partir d’un extrait précis -Biographie : un visionnaire au service de son pays et de son peuple - paru dans la Nation du 11/04/05, de façon à croiser les discours manipulatoires et à préciser les attendus sur lesquels ils s’appuient, et, examiner les faits .

    Le rôle de tout(e) djiboutien(ne) est de savoir déjouer les manipulations et la désinformation.

    L'information dans ses colonnes est souvent fragmentaire pour ne pas dire inexistante, difficile à obtenir et sujettée à l'opinion des partisans.

    Mais jusqu'où faut-il aller dans la quête de l'objectivité? Après tout, les bonnes histoires peuvent aussi être le fruit de simples citoyens.

    Comment ne pas penser soudain aux élections mascarades (08/04/05), au talon d'Achille de la démocratie, à l'illusion de la liberté, au pouvoir usurpé? De quelle société avons-nous hérité?Et surtout quelle est celle que nous lèguerons à notre tour?

    MOF, l'auteur de l'article mentionné ci-dessus, ne sait plus nommer une chose par son nom, tellement il est formaté à pratiquer le double langage et les faux semblants.
    Cette personne que l'on qualifie en psychologie de "pervers" ou "pervers narcissique" utilise une stratégie de manière quasi-spontanée et ce dans son exp​ression la plus machiavélique.

    D'où l'importance d'une prise de conscience et de faire face en répondant par une démarche individuelle.

    Ce maniaque de travail exagère les mérites de son Guide Providentiel (IOG)ou déforme la vérité, il emploie des moyens malhonnêtes en déformant, ou masquant la réalité pour atteindre son objectif.Il a besoin d'étaler avec ostentation les mérites fantasmés d'IOG.

    Ce dernier dépense de l'argent de façon inconsidérée pour parler de lui en terme élogieux.Il a besoin de créer autour de lui une aura de grandeur.Et, il n'aura aucun mal à utiliser des moyens frauduleux pour satisfaire son ambition.S'il ne peut accéder à ce pouvoir, il deviendra destructeur du pouvoir, et tout ce qui représente la hiérarchie.

    Il est destructeur, surtout quand il développe une haine pathologique, une fixation à l'encontre de quelqu'un.Il devient manipulateur, pervers narcissique, trop égoiste pour rendre qui que ce soit heureux.

    La seule personne qui l'intéresse c'est lui et son seul désir est de satisfaire ces propres besoins en se servant des autres.

    Il n'a aucun scrupule et est incapable d'avoir des sentiments autre que celui de domination.

    La vie ne peut pas se charger de lui rendre la pareille puisqu'il n'éprouve aucune émotion, il est vide à l'intérieur.

    Il est incapable de se remettre en question, rien n'est jamais de sa faute, il culpabilise les autres je le cite " l'opposition a eu peur de m'affronter ".

    Quant à MOF -l'auteur de l'article -, il essaie de séduire, de plaire tout en nous détournons de la vérité historique- celle de l'histoire politique de Djibouti-

    Son travail vise à proposer une utopie chatoyante en lieu et place de la grisaille quotidienne.

    Il joue en permanence sur le registre des émotions, il oppose la morbidité du réel à la perspective d'un amour idyllique avec IOG.

    Les (les umpistes) voilà fixés mentalement à leur groupe et surtout à l'image trop belle qu'ils se font du grand maître !

    Selon le psychiatre Jean Marie Abgrall, ce genre d'écrit ne peut que s'appuyer sur une donnée fondamentale qu'est la mystification "La mystification du discours s'appuie sur plusieurs éléments :

    - la fabulation : le discours persuasif doit travestir le réel, le mythifier (en passant par la falsification de l'histoire politique de djibouti),
    - la simulation : l'orateur joue, il crée un personnage séduisant (IOG),
    - la dissimulation : l'orateur masque ses propres interrogations, il cache ses doutes
    - la séduction : l'orateur ne peut raconter sa fable si elle ne s'accompagne pas du désir de l'auditeur de l'entendre jusqu'à son dénouement,
    - le mépris : le persuadeur ne fait pas que travestir la réalité à son discours, il truque aussi la relation."

    L'auteur nous dit "Les historiens ont coutume [....] de quels historiens parle-t-il?Veut-il réécrire l'histoire politique de djibouti?Alors que l'on sait que l'homme en question a une moralité et un passé peu glorieux.Veut-il délibérement falsifier les événements historiques soit pour se justifier aux yeux de ce mégalomane soit pour justifier un état de fait afin d'annihiler toute critique.

    Ce genre de discours relève souvent des gens en souffrance, manipuler les autres leur permet de se placer en supériorité sans se fragiliser.

    Dans la dernière campagne présidentielle, la Nation et l'ADI ont su utiliser tous les stratagèmes principaux de tromperie :

    - usage intensif de la langue de bois séductrice par simplisme et stéréotypes, bataille vaniteuse d'auto-justification d'une part et de diffamation des rivaux d'autre part,
    - farces et brimades,
    - éducation moralisatrice (pieux mensonges et sainte colères) tantôt répressives et maniaques, tantôt permissives et démagogiques...

    Les récits invérifiables du passé d'IOG, confondus avec la science de l'histoire, illustrée comme par caricature dans l'hagiographie est la trame de notre auto-mensonge, permanent et flatteur.

    Dans l'Ump de Djibouti, les opportunités manipulatrices triomphent dans les sphères de l'argent, du sexe et du pouvoir.Ce sont les trois domaines où les pièges sont faciles à poser, où le bluff est tout puissant, où le paraître est, au départ du moins, plus important que les qualités, où la rumeur est plus puissante que la réalité.


    Refusons d'entrer dans le piège de la compassion aveugle, pour exiger que soit enfin mis en oeuvre sa véritable nature de son rôle de collaborateur.

    Alors, si ce n'est pas déjà engagé, pourquoi ne pas commencer......maintenant !

    Mohamed Qayaad

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