djibnet.com: trainer - Affichage d'un profil

Aller au contenu

trainer : Profil Note du membre : -----

Réputation : 5 Neutral
Groupe :
Membres
Messages :
123 (0,03 par jour)
Plus actif dans :
Politique et développement (96 messages)
Inscrit :
15-juillet 10
Vus :
2 740
Dernière activité :
L'utilisateur est hors-ligne oct. 25 2015 07:16
Actuellement :
Hors-ligne
Icône   trainer n'a pas encore défini son statut

Sujets que j'ai initié

  1. \nouveau Modèle De Croissance : Le Bla Bla D'ilyas Dawaleh

    Posté 11 août 2013

    \NOUVEAU MODÈLE DE CROISSANCE : Le bla bla d'Ilyas Dawaleh

    ‘‘Le modèle de croissance actuel n’est pas soutenable’’ dixit Ilyas Moussa Dawaleh ministre de l’économie et des finances.

    Après 18 ans de propagande ininterrompue, le régime qui nous avait promis un lendemain radieux dresse le constat d’échec de sa politique économique en affirmant pathétiquement qu’il s’est trompé de chemin. Mais va-t-il enfin trouver ce maudit chemin ? Tel est la réflexion qui s’impose à la lecture du dernier rapport de stratégie du ministère de l’économie et des finances intitulé : ‘‘pour un nouveau modèle de croissance’’.

    Le constat en lui-même n’a rien de surprenant car il suffit d’un minimum de bon sens pour se rendre compte qu’une croissance tirée par les investissements directs étrangers et caractérisée par une faible intensité en capital n’est pas soutenable.

    En effet, si à cours terme le manque d’attractivité de la place de Djibouti peut être maquillé par les investissements dans des niches sectorielles réalisées par des fonds spéculatifs appâtés par les exonérations déraisonnables et autre passe droit accordé par un Boreh en son temps (HDTL, KEMPINSKI, SDTV…etc), à moyen terme le mouvement est condamné à s’essouffler. La palette des investissements restante étant moins de moins lucratifs, les investisseurs exigeront des garanties institutionnelles et de normes de bonne gouvernance incompatibles avec la personnalisation croissante de l’Etat par l'entourage du président Guelleh.

    Parler de la seule précarité de la croissance c’est escamoter la réflexion sur le sens profond de la gestion économique : son impact sur le djiboutien moyen. C’est ici que l’on mesure toute la portée du non sens de l’élite politique du pays puisque le très sérieux rapport du ministre commerçant sensé communiquer un espoir aux milliers jeunes démunis et autre laissez pour compte nous annonce avec une totale impudeur que l’avenir sera fait de chômage et de misère aussi longtemps que l’on peut projeter les données statistiques : ‘‘le taux de chômage (dans le meilleur des cas) se maintiendra au dessus de la barre des 50% de la population active à l’horizon 2020.’’
    .
    Dans un autre pays des propos aussi déplacés aurait provoqué la mise à la retraite de l’auteur sinon la démission de tout le gouvernement mais nous sommes à Djibouti et la médiocrité est une condition importante de réussite. IMD & Co ont donc de beaux jours devant eux! Mais forcément beaucoup !

    Reprenons donc les fausses excuses et autres prétextes par lequel IMD entend justifier un avenir fait au mieux de stagnation sinon de déclin.

    1. ‘‘Le coût du travail (à Djibouti) n’est pas compétitif’’ nous dit Ilyas à la page 8 car ‘’Djibouti est un pays particulièrement cher’’. Et l’auteur de partir sur des comparaisons dénuées de sens mais jamais sans poser la question pertinente du ‘‘pourquoi la vie est elle chère à Djibouti ?’’ Zut ! IMD n’y a pas encore réfléchit!

    2. Des solutions pour l’emploi? Non l’effort de réflexion étant trop ardu, le régime avoue tout simplement son incapacité à pourvoir au bien être d’une population de juste d'un peu moins d'un million d’âmes. A la page 9 de son rapport, IMD nous balance l’impensable. Il y a écrit- il une ‘‘pression démographique sur le marché du travail (qui) s’intensifiera dans les prochaines années.’’
    Que faire donc à part se barricader derrière un mur électrifié haut de 2 mètres à Haramous ou stériliser tous les pauvres de Djibouti ou déporter tous les Balbalawis dont les enfants sont victimes à 35% de la malnutrition? En plus comme ces derniers ont voté USN, ce ne serait qu’une sanction bien méritée n’est ce pas !

    3. La préférence des illusions aux solutions? Le secrétaire général du parti Etat s’enferme dans un délire inattendu affirmant à la page 11 que ‘‘la consommation de khat est devenue un facteur essentiel de cohésion sociale’’. Il faut avoir une famille de narco-commerçants ou être un herbivore sur pattes pour tenir des propos pareil. A moins que la politique du régime ne confonde fléau social et facteur de développement comme le slogan de campagne de la SOGIK le laisse entendre : ‘‘continuons à khater ensemble’’ !

    4. IMD cherche un bouc émissaire et désigne les plus courageux de nos concitoyens qui créent leurs propres affaires! Il fait le constat véridique du sous développement du secteur privé ‘‘embryonnaire et peu structuré’’ mais il avance un prétexte fallacieux quant aux motifs véritables de cette insuffisance : ‘‘ entrepreneuriat à Djibouti’’ est dit –il ‘‘surtout motivé par des opportunités de court terme, à l’occasion de marchés publics ou d’opération commerciales ponctuelles.’’ La vérité est toute autre puisque c’est la gestion calamiteuse des marchés publics et celui des sociétés parapubliques qui crée une distorsion sur le marché dommageable au développement à long terme des sociétés.

    Les syndromes de cette maladie du secteur public qui du sommet à la base pourrit tout sur son passage sont légions: affairisme autour du président, ministres patentés, contrats juteux réservés aux courtisans/courtisanes, non respect généralisé de la procédure des appels d’offres, accès aux financements bancaires réservés à une riche élite proche du pouvoir…etc.

    Ces fossoyeurs de la République qui ont le monopole de l’accès aux contrats créent des sociétés fantômes qui disparaissent dès que le marché est exécuté mais bien avant que les impôts ne soient levés! Faites un tour un jour normal à la terrasse du Kempinski vers 11:00 AM et vous rencontrerez les nababs de Haramous : jeunes psycho-dépressifs (c’est le signe de la malédiction divine qui pèse sur eux) blanchisseurs de rétro commissions pour X ou Y.

    ‘‘Un problème mal posé, n’a point de solution’’ Exemptons nous donc de la lecture pénible des fausses solutions d’un IMD qui soit n’a rien compris à ce pays, soit nous prend pour des cons. Ayant suivit IMD et sa ‘‘dream team’’ sur le terrain lors de la réélection de IOG, nous sommes convaincus de l‘immense complexe de supériorité de l’individu qui rend infécond tout échange interpersonnel. Voilà l’homme chargé de produire la country’s vision 2030 et définir les orientations majeures pour y parvenir. Franchement ça n’inspire pas confiance.

    Mais il y a Djibouti24 ! En effet, ce forum devenu par le poids de la censure, le premier média national et carrefour des idées offre la possibilité de communiquer sans filtre nos propositions de refonte du système qui est une alternative qualitative à la refonte dans la continuité des leaders de l’USN.

    Les solutions qu’IMD feint d’ignorer nous les mettons en ligne et à titre non onéreux : encore une contribution patriotique.

    Revenons à la question pertinente du ‘‘pourquoi la vie est –elle chère à Djibouti’’. Elle fut posée dès 1979, par le premier directeur de la planification Mohamed Moussa Ali dit Tur Tur qui identifia les quatre facteurs suivants :

    - Cherté de l’électricité qui absorbe 25 à 30% du revenu des ménages contre seulement 5 à 8% ailleurs.

    - Faiblesse ou absence du secteur productif local à cause de la cherté de l’électricité (industrie) et de l’incapacité de nos agricultures à déployer des technologies agricoles avancées (absence d’accompagnement des techniciens entrepreneurs). Tout est importé et donc tout est plus cher qu’ailleurs !

    - Une politique de l’habitat inexistante qui conduit à une pénurie obligeant les djiboutiens à louer au prix forts des maisons dans des endroits insalubres et sans égout.

    - Un marché insuffisamment concurrentiel avec des commerçants qui organisent la pénurie sur les denrées de base pour faire fortune.

    Qu’est ce qui a été fait depuis pour réduire le coût de la vie à Djibouti ? Rien ou presque puisque la seule mesure que le régime Gouled mis en place pour résoudre le problème de la cherté de la vie fût l’établissement de l’ONARS : un organisme chargé de stimuler la concurrence sur le marché en mettant à la disposition des commerçants des produits de première nécessités à un prix défiant toute concurrence. C’est la mesure individuelle dont IGH est le plus fière parmi ses réalisations …mais l’ONARS depuis est devenu une entité fantôme.

    La nécessité d’une initiative stratégique de lutte contre la cherté de la vie à Djibouti apparaît comme la véritable clé de la survie politique d’IOG. Mais elle est remarquablement absente du nouveau modèle de croissance de IMD et du train de projets qualifiés de chantiers du siècle par lesquels IOG tente en vain de sauver la postérité d’un troisième mandat devenu mandat de la honte depuis ce congrès raté du comité central du RPP.

    Ce jihad national pour l’emploi, le pouvoir d’achat et l’attractivité de notre pays comme destination favorite des investissements étrangers supposent :

    - Le lancement d’un programme énergétique national visant à fournir 600MW d’ici dix ans pour industrialiser le pays et créer les 260.000 emplois nécessaires pour résoudre le problème du chômage. Le tarif de cette électricité doit être divisé par 3 pour renflouer les poches des djiboutiens, pour permettre à des sociétés industrielles de s’installer à Djibouti, pour produire à Djibouti et exporter.

    - Le lancement d’un programme d’habitat visant à mettre sur le marché 5000 logements raccordés à l’égout par an, des logements décents et abordable et non les pissotières extrêmement coûteuses de la SID.

    - Ce qui empêche le secteur privé de se développer c’est l’incurie des gouvernants qui à travers une myriade de sociétés à privilège ( les plus emblématiques dans le secteur de la construction étant Alliance Construction, EDC, Colas...etc) qui empêchent l'entrepreneuriat national de se développer.

    L’enjeu de la survie politique de IOG se résume à un match de gladiateur IOG contre la Guelleh Inc avec le peuple pour juge. Soit il y a aura sanction des proches corrompus du président soit ça sera le sacrifice rituel du régime par ces temps de printemps arabe.

    Avec un cousin (DAG), groupiste devenu raccordeur éthiopien, aucune ambition énergétique nationale n’est possible. Les tarifs de l’Electricité De Djama (EDD) resteront ce qu’ils sont et contribueront à hauteur de 15% à la masse totale des pauvres dans ce pays !

    Avec un beau neveu à la SID plus vorace qu’une nuée de sauterelle, aucune politique du logement n’est possible. D’ailleurs il est temps de fusionner le fonds de l’habitat et la SID dont les missions se complètent mais le budget se dédouble. La direction du fond de l’habitat étant à la fois une caisse noire pour un syndicat mafieux (la Dileita connexion) et une entrave au développement de l’habitat et de l’urbanisme.

    Bref, 30 ans et plus ont passé depuis le constat que la cherté de la vie à Djibouti constitue une entrave au développement et nous attendons toujours les solutions. Warya hoooye ! Warya hoooye ! Warya hoooye : Dalka sidan halaga daayo ! Wa hadaye dhego nigu yaalin !
  2. Camp Lemonnier : L'origine Du Mal(Entendu) Par Cala

    Posté 29 juin 2013

    CAMP LEMONNIER : L'ORIGINE DU MAL(ENTENDU)

    Dans un discours mémorable daté de Juillet 1977, feu Hassan Gouled prophétisa qu’un jour viendra où la jeune génération née après l’indépendance demandera des comptes à celle issue de la décolonisation. Nous invitons les lecteurs à lire et relire ce discours intitulé: ‘‘ce jour là, qu’as-tu fait?’’!

    L’euphorie de la célébration de l’indépendance étant passée, il est temps de passer en revue le constat de la faillite de l’establishment toute tendance numérique confondue et quelque soit le positionnement actuel des uns et des autres sur l’échiquier.

    Djibouti compte 70% de sa population active au chômage, 64% de sa population vivant dans une pauvreté extrême et 15% de ses enfants en état de malnutrition soit 3 fois le seuil considéré comme relevant d'une urgence humanitaire par l’OMS. On peut continuer avec l’absence, la rareté ou la mauvaise qualité des services de base : la santé, l’éducation, l’électricité, l’eau courante, les télécommunications, l’habitat, les transports…etc.

    Nous sommes fiers d’être djiboutiens mais il n’y a pas de quoi être fière lorsqu’on ouvre le débat sur la gouvernance de ce pays ou la qualité de nos gouvernants. Et la tendance est à la détérioration comme chaque citoyen peut le constater!

    Le front de l’emploi

    La grève des employés du camp Lemonier s’invita dans la célébration de l’indépendance comme un rappel à la réalité d’une élite politique corrompue occupée à défendre (au delà de la querelle familiale sur les élections) ses prébendes et ses privilèges. Ce fut probablement l’évènement majeur de l’année et la tentative de récupération de la part du régime avec la mobilisation théâtrale de deux ministres (affaires étrangères et emploi) ne doit pas nous faire oublier que le malheur des employés du camp Lemonier et celui des centaines de milliers de sans emplois découlent l’un et l’autre de la politique désastreuse du gouvernement en matière d’emploi.

    Pour rester dans le cadre du camp Lemonier, c’est la Loi N°133/AN/05 de 2005 qui constitue le cadre légal de la crise. Cette loi qui promulgue un nouveau code de travail en gestation depuis 6 ans généralise le tâcheronnat que l’on peut assimiler à une forme de servage.

    En effet, le code du travail libéralise non seulement le marché du travail et il autorise également l’exercice d’agences privées d’emploi liées pour la plupart au pouvoir et jouissant de ce fait du régime général d’impunité pour les courtisans du régime : les fameux hadhiglés. Ces derniers vont exploiter les lacunes des textes légales et se révéler de véritables négriers des temps modernes.

    Le code du travail autorise les hadhiglés à mettre à la disposition des employeurs finaux une main d’œuvre corvéable à merci qui peut être licenciée sur simple décision des donneurs d’ordre ou de leurs intermédiaires sans en référer à une inspection du travail en état de mort clinique.

    Plus remarquable encore, les employés recrutés sont toujours considérés comme des tâcherons engagés pour quelques jours quelque soient leur niveau de qualification et la durée de leur emploi. Sous ce chapitre, ils sont exclus des dispositions protectrices du code du travail et notamment les indemnités de fin de service et l’ancienneté.

    Ceci étant, les abus des hadhiglés sont réels. Ils portent sur un recrutement contestable (essentiellement basé sur un facteur numérique) et un traitement discriminatoire généralisé. Lorsque l’inspectrice du travail (Koina) enquête fin 2006 sur les 1400 employés œuvrant sur le chantier de construction du Doraleh Container Terminale (DCT), elle s’insurge contre le régime d’exploitation généralisé mais également contre la sous-représentation de nos concitoyens Afars : il n’y avait que 24 sur un effectif aussi grand. Mais les autorités de tutelle fermèrent les yeux. Résultat en 2011, madame Koina ferma les yeux lorsque le repreneur du gardiennage de l’hôpital Peltier substitua un contingent Afar aux employés existants majoritairement somali.

    Dans le camp Lemonier s’y ajoute un système de corruption généralisée (il faut payer les placeurs) et harcèlements sexuels à grande échelle sur lequel les autorités militaires américaines ferment les yeux depuis le départ du très respecté Colonel la Paix. Les récits des anciennes employées dénonçant le droit de cuissage exercé par des rapatriés djibouto-canadiens (les caporaux de G4S) lors du recrutement et le harcèlement sexuel des responsables des contractants nord américains sont légions. Mais les recours sont inexistants et l’arbitraire est la règle : Said Omar est le président du patronat djiboutien et son confident s’appelle Ismail Tani!

    Il est à noter que la fragilisation de l’emploi est non seulement préjudiciable aux employés mais également à l’Etat en matière de recette fiscale. Ceci n’empêche pourtant pas les autorités gouvernementales de se plaindre très régulièrement aux américains et aux autres organismes multilatérales des salaires élevés qui drainent les djiboutiens les mieux formés en dehors de l’administration. L’inflation causée sur le marché du travail et le risque potentiel de délitement de l’administration sont des prétextes commodes car d’une part les offres d’emploi disponibles à ce jour ne sont peu nombreux et d’autre part les fonctionnaires recrutés pour la plupart moisissaient dans des placards.

    Les prédations des hadhiglés sont un épiphénomène comparé à la politique systématique de substitution de travailleurs étrangers aux travailleurs djiboutiens engagés depuis 2006 par les contractants étrangers du camp Lemonnier avec la totale bénédiction du régime. Elle participe d’une répression anti-démocratique par laquelle lerégime entend perdurer en soumettant les citoyens par la paupérisation : nous mangeons et vous applaudissez!

    A suivre..

    Un 2è article traitera sur l'hégémonie des firmes américaines au Camp Lemonnier et leur racisme économique vis à vis des entrepreneurs nationaux au vu et au su de tous.
  3. L'armee Nationale :

    Posté 23 juin 2013

    L'ARMEE NATIONALE : DE 1977 A NOS JOURS (part 1)

    En 1977, la France proposa à la république de Djibouti nouvellement indépendante de faire l’économie d’une force militaire trop coûteuse et structurellement incapable de rivaliser avec des rivaux régionaux (la Somalie et l’Ethiopie) qui dépensent beaucoup pour leur armée. La proposition française froissa Hassan Gouled qui rejeta catégoriquement l’abandon d’un attribut essentiel de la souveraineté nationale.

    Un passé militaire prestigieux

    Hassan Gouled était un homme attaché à la prestigieuse histoire militaire de notre pays illustrée par les prouesses de l’Awdal Gas. Ce corps d’élite du royaume d’awdal avait non seulement triomphé de l’Abyssinie sous les imams Mahfoud et Ahmed Gurey mais également porté un coup d’arrêt aux ambitions coloniales portugaises dans la Mer Rouge. Après avoir mené une contre offensive victorieuse sur le flanc des bataillons de l’Awdal Gas engagé dans la conquête du Tigray, Christophe De Gama (le fils du célèbre explorateur Vasco De Gama) fut défait le 29 Août 1542 à Ofla près de Mekelle par les hommes du commandant Hilin Guedi Aden et exécuté.

    L’hymne militaire traditionnelle des Somalis : ‘‘warma heena rag ka waasho, hida weyey! Nos lancent inspirent la terreur à nos ennemis!’’ est une réminiscence des combats contre l’ennemi Abyssin!

    Le point saillant est que notre armée a défait la super puissance européenne de l’époque sauvant l’Arabie de la colonisation portugaise!

    Près de 5 siècles plus tard, le 6ème bataillon de marche Somali ébranla les certitudes raciales d’une Europe dominante en arrachant à la Deutsches Heer l’inexpugnable Fort Douaumont, le 24 Octobre 1916, en dépit de son infériorité numérique. Un maréchal de France devait commenté l’épopée du second bataillon le plus décoré des forces Alliées en ces termes: ‘‘vous avez fourni à la race Noire l’élite militaire qui lui manquait’’.

    Dans la seconde guerre mondiale, le bataillon somali reconstitué fut encore une fois à la hauteur de sa réputation en reprenant la pointe de Grave dans le Médoc (près de Bordeaux) à un bataillon de la whermacht appuyé par deux pelotons waffen SS.

    Feu Hassan Gouled était conscient de l’importance psychologique et culturelle de l’institution militaire dans l’esprit djiboutien. Durant ses nombreux voyages en France, il faisait toujours un détour par le village Cuts dans l’Oise (où un monument a été érigé en l’honneur du bataillon de marche somali) pour prier pour les volontaires djiboutiens tombés en défendant la métropole contre l’hégémonisme prussien. Il avait également pour coutume de réciter la fatiha tôt les matins du 11 Novembre devant la statue du soldat poilu devant Beit Al Wali…statue qui finit à la poubelle depuis.

    L’AND de 1977 à 1991

    Hassan Gouled était à la fois désireux de reconstruire une armée nationale digne de sa gloire passée et en même temps méfiant d’une armée post colonial qui ailleurs en Afrique s’est révélée frondeuse voir subversive. Sa contrariété est résumée dans un discours en Somali adressé le 6 juin 1980 où il expose sa doctrine militaire aux officiers: "nous n’épargnerons aucun effort pour moderniser les équipements de notre armée et rehausser la compétence de ses hommes et de ses officiers mais je vous le dit sans ombrage : jamais un militaire ne dirigera ce pays’’.

    La doctrine Gouled en matière de défense s’articule autour d’une force militaire peu étoffée, dirigée par des officiers très compétents …et entièrement mécanisés.

    L’AND alors compte un bataillon inter arme (le bataillon du Quartier Général), un bataillon spécialisé (le bataillon d’artillerie), un régiment blindé (le CCO), deux régiments commandos (Le RCI) et les commandos parachutistes. S’y ajoute divers unités de soutien (logistique, déminage, la santé, les transmissions, le renseignement militaire (le B2) …etc. Cependant les unités les plus emblématiques de l’AND dans les années 1980 sont :

    - Le groupement commando des frontières. Surnommés les scorpions du désert, ils sont chargés de la garde des frontières terrestres et de la collecte d’information. Ils jouent également un rôle majeur dans la lutte contre l’immigration clandestine et le trafic humain.

    - Le régiment commando d’intervention. C’est un régiment de marche encadré par un brillant officier (feu commandant Haïssama) qui en a fait une redoutable force d’infanterie mécanisée.

    - Le régiment commando parachutiste. C’est une force aéroportée d’intervention rapide capable de rivaliser avec les meilleures troupes en Afrique.

    Dans sa mission de défense, l’armée Djiboutienne ne pouvait pas contenir les géants éthiopiens et somaliens. Elle était essentiellement conçue pour livrer les premières batailles du front et défendre le cœur stratégique du pays en livrant des batailles mobiles avec une puissance de feu remarquable.

    L’absence d’une artillerie lourde de barrage restait la faiblesse structurelle de l’AND tout au long de ses années. Elle se comprend par rapport aux accords de défense qui lie Djibouti à la France d’une part et à la fiabilité des jaguars de la DA 188, d'autre part.

    L’AND et la coopération Franco-Djiboutienne seront testées par la guerre civile de 1991.

    A SUIVRE ....
  4. La Faillite De L’Éducation Nationale Depuis 1999 Par Cala

    Posté 19 juin 2013

    La faillite de l’éducation nationale depuis 1999

    L’autodidacte IOG avait une compréhension intuitive de l’importance de l’éducation. Les efforts consentis à titre privé (pour la plupart du temps en vain) vue l’éducation de ses proches numériques en attestent. La pression des donateurs multilatéraux et leur refus de financer des éléphants blancs en matière d’infrastructure et d’industrie constituent une autre explication plausible des faveurs nouvelles dont jouit l’éducation nationale sous sa présidence.

    Depuis 1999, Djibouti consacre pas moins de 8% de son PNB à l’éducation situant notre pays au quatrième ou cinquième rang mondial en dotation relative à l’éducation. Avec de tels sacrifices le citoyen lambda est dans son droit de poser des questions : ‘‘Où en sommes nous, Monsieur le président, dans la quête du savoir qui est votre responsabilité première?’’

    Le constat du présent et l’héritage des générations futures sont dramatiques. Les milliards dépensés pour l’éducation, cache un désastre sans précédent dont la dernière péripétie fut le découplage en 2013 du baccalauréat djiboutien du standard académique français, autrement dit la djiboutienisation du bac.

    Le niveau des candidats djiboutiens étant devenus si déplorable, les ministres fossoyeurs de l’éducation Abdi Ibrahim Absieh en tête confrontés à un choix critique, avaient retardé l’instant de vérité.

    - Soit ils acceptaient un taux de réussite de 12% au baccalauréat avec de vrais bacheliers, très majoritairement issus des écoles privées (donc de l’élite sociale) et la rue se révoltait.

    – Soit ils maquillent l’abcès pour remplir les bancs vides de l’université du régime et les familles applaudissaient la supercherie (le faux parchemin décroché par leur bambin)!

    Abdi Ibrahim Absieh et son successeur ne trouvèrent rien de mieux que d’obliger les correcteurs djiboutiens à tricher sur l’exercice pour remplir les quotas politiques et ainsi maintenir l’illusion de la normalité. La décision des autorités académiques françaises à ne plus cautionner cette dérive devenue un sport national explique la fin du Bac français à Djibouti !

    La source du déclin du système éducatif djiboutien se trouve dans la faillite du primaire. L’extension de l’éducation de base s’est faite de manière hâtive et sans les compétences requises pour répondre à des considérations démagogiques générales et à des motivations pécuniaires particulières.

    La révolte du syndicat du personnel de l’éducation nationale mâté manu militari dans les années 1995-1999, résulta dans une redistribution des pouvoirs au sein du ministère.

    Le personnel enseignant autrefois objet de toutes les attentions d’une administration remarquablement professionnelle devint l’objet de pression, de suspicion et de vindicte de la part de Abdi Ibrahim et de son caporal – geôlier en chef : le sinistre Jabir !

    Les milliards débloqués par IOG se sont perdus dans les méandres d’une bureaucratie corrompue dans des budgets fournitures, maintenance et équipement. Le seul souci du ministre était le spectacle (le fameux wa la taaban karaaya) planifié pour valider le troisième mandat tellement exceptionnelle de IOG. Par contre sa remarquable négligence du facteur humain conduit à un effondrement de la qualité de l’enseignement préjudiciable à tous les objectifs socio-économiques de la Nation.

    La débâcle du système fut d’abord constatée par ceux qui étaient les mieux informés au sein du ministère c'est-à-dire le personnel d’encadrement et le ministère lui-même. Ils saisirent l’occasion en faisant des investissements lucratifs dans l’enseignant privé en instrumentalisant de manière cynique de la misère du peuple.

    Désormais les cadres de l’éducation n’avaient plus d’incitation à résoudre la quadrature du cercle car ils y trouvaient leur compte. Les petits bourgeois djiboutiens attachés à l’idée d’une éducation de qualité pour leurs enfants payaient la note et les enfants du peuple étaient abandonnés à leur triste sort. Oui monsieur le président ‘dugsigii qaranku inu dumay, wa la taaban karaaya’ comme dit le poète Macho!

    La contestation politique du système vint d’abord de la petite bourgeoisie arabophone et de leur élite regroupée sous la charité Al Biri. Constatant que l’éducation nationale ne permettait plus l’acquisition de compétences (savoir faire) et qu’elle modelait un lumpen urbain dénué de valeurs culturelles et religieuses (savoir être), ils ouvrirent leur propre école à proximité de l’UNFD.

    Les factions sectaires de islam radical emboîtèrent le pas à la confrérie des frères musulmans et inaugurèrent des centres d’endoctrinement qui prolifèrent sur toutes les avenues de la ville de Djibouti. A défaut d’une éducation moderne, leurs ouailles y reçoivent une éducation rigoriste en accord avec leur credo religieux. La faillite de l’éducation explique la montée du ‘‘péril islamiste’’ et la réponse à celui-ci commence dans la refonte nécessaire du système éducatif.

    La matrice de tous les problèmes de notre société (du sultanisme sénile à la pauvreté de masse en passant par la cacophonie islamo médiéviste) trouve son origine dans l’éducation. Et le drame causé au nom de la démocratisation de l’éducation est d’une ampleur inouïe que seule la censure permanente de la vérité occulte sa révélation.

    - Il est temps d’admettre que l’école primaire est devenu une garderie géante (ou un commissariat de police à ciel ouvert) sans objectif académique ni instruction civique.

    - Il est temps d’admettre que les enseignants du secondaire ne peuvent pas apprendre grand-chose à des adolescents qui ne savent pas lire ou écrire une phrase complexe à leur entrée en 6ème.

    - Il est temps d’admettre que les enseignants du lycée avec son programme dense, sont démunis pour entamer l’initiation au savoir faire de base à des adolescents qui sont devenus les soldats du ‘‘désert des Tartares’’ de Dino Busati. Ces adolescents en proie à la délinquance juvénile ne sont pas intéressés par la découverte des mystères de la mère de toutes les sciences : les maths ou encore les sciences physiques.

    - Il est temps d’admettre que les milliards de dollars dépensés à ‘‘former’’ des élèves qui ne savent pas lire jusqu’en classe de terminale, l’ont été en pure perte et en dépit du bon sens!

    - Il est temps d’assigner des objectifs académiques à chaque enseignant et le tenir responsable de ses résultats annuels sans complaisance ni numérisme bidon.

    - Il est temps d’assigner les mêmes objectifs aux conseillers pédagogiques et aux directeurs d’école et de gérer leur carrière en fonction de leur performance.

    - Il est temps d’intégrer l’éducation dans le cadre plus globale du développement et se demander pourquoi la durée moyenne de scolarisation de nos filles est si faible tirant vers le bas la moyenne nationale des annuités scolaires.

    - Il est temps de dire non au déclin de l'éducation nationale
  5. Bonne Nouvelle Djibnet

    Posté 19 juin 2013

    bien k j ai pas compri le choix de cet espace pour publier, j etai content de revoir notre Cala reecrire..un de ses articles//

    Note conceptuelle sur l'éducation : le choix de la lumière

    ‘‘La qualité du système éducatif d’un pays détermine son destin et sa place dans le concert des nations et le corps enseignant est l’échine dorsale de toute société moderne’’ dit la troisième maxime de l’avant-garde.

    Le choix d’une politique éducative adaptée est associé avec l’avènement d’une démocratie prospère apte au modernisme technologique et à la noosphère. Tandis qu’une mauvaise politique éducative confine à la pérennisation du sultanisme synonyme de stagnation séculaire, de misère économique omniprésente et violence déshumanisante.

    En contemplant les photos satellites nocturnes de la péninsule Coréenne, George Bush commenta que ‘‘les bienfaits du libéralisme et de la libre entreprise sont visibles de l’espace’’ sous la forme d’un halo de lumière recouvrant les métropoles Sud Coréenne tandis les villes de la Corée du Nord étaient plongées dans l’obscurité médiévale. On peut corriger les accents idéologiques de la célèbre citation de George Bush en précisant que la maîtrise du génie humain et la discipline collective des Sud coréens constituaient la condition préalable à la modernisation économique et les bienfaits de la technologie.

    Le commentaire d’un professeur de sciences physiques proche des ‘‘drapeaux blancs’’ sur les mêmes photos est plus valide: ‘‘cette lumière des mégapoles qui chassent les ténèbres de la nuit symbolise le sacrifice des dizaines de millions d’instituteurs dévoués qui ont illuminés la pensée et l’imagination de la jeunesse sud coréenne’’. A ce stade, vous pouvez cliquer sur le lien ci-après afin d’identifier la source de lumière qui guidera notre pensée!

    L’exemple de nos ancêtres qui ont refusé de vivre dans l’obscurité qui aspirèrent à la lumière du progrès doit guider nos pas. Sans remonter à l’apogée du royaume d’Adal et les 350 écoles-bibliothèques de Zayla incendiés par les troupes de l’envahisseur Amhara le négus Zara Yaqob au début du XIVème siècle, on peut identifier feu Abdallah Gadid, Hassan Sheikh Moumin, Saïd Hamarqodh, Laurent Saïd Dirieh comme les pères spirituels du modernisme djiboutien.

    Le premier, propagandiste de génie et visionnaire. Il expliquait aux nomades que l’éducation était le moyen de vaincre les pires malédictions du monde pastorale à savoir : voir son enfant de 2 ans mourir de malnutrition, voir son fils/fille mourir de maladie guérissable à 20 ans et enfin tomber dans le besoin à 60 ans!

    Feu Hassan Sheikh Moumin et Saïd Hamarqodh étaient deux poètes talentueux et de formidables missionnaires de l’éducation de masse développant leur campagne de
    sensibilisation sur des notions utilitaires. Hassan Sheikh le premier dramaturge Somali à être traduit en anglais nous a laissé son fameux :

    ‘‘Macalinku waa maskaxdii dunido malasane kala mirtay, mawjaheega macnaysay!’’
    ‘‘L’enseignant est ce cerveau qui révèle les mystères impénétrables du monde, qui explique ses secrets!’’

    Tandis que Feu Said Hamarqodh commençait son panégyrique pro éducation :
    ‘‘Wax barashaduu, wa ino wanagee, wada ogaada!’’
    ‘‘L’éducation est notre bien à tous, soyez en conscient!’’

    Enfin, Laurent Saïd était un leader et un activiste de l’éducation de masse. Soutenu par les élites traditionnelles, il entreprit avec des moyens limités et une volonté de fer la démocratisation de l’éducation aux pires heures de la colonisation dans les années 1970.

    Les enseignants djiboutiens doivent être fiers de leurs héritages en tant que corporation. Le poids d’aïeux aussi prestigieux rajoute à leur immense responsabilité pour apprendre à nos enfants tout à la fois savoir vivre et savoir faire et faire rentrer Djibouti dans le siècle de la lumière.

Mes informations

Titre :
Membre
Âge :
Âge inconnu
Anniversaire :
Anniversaire inconnu

Informations de contact

Courriel :
Privé

Amis

trainer n'a pas encore ajouté d'amis.

Commentaires

trainer n'a pas encore de commentaires. Pourquoi ne pas lui dire bonjour ?