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  1. Dans le sujet : Un Message A Notre Frère Arreh!

    Posté 20 juil. 2010

    Voir le message Arreh, le 19 July 2010 - 12:25 AM, dit :



    Bismilaahi Rahmaani Rahiim

    Frere Djib-Libre
    Djib-libre, c'est curieux mais sincerement ton style me rappelle la plume soyeuse d'un ancien ami, historien de formation, fin analyste de la geopolitique regionale et un grand connaisseur de la politique de la somalie de l'ere de Syad Barreh dont il a redige une memoire de maitrise. En tout je ne vais rien ajouter la dessus mais au cas ou tu serais cet ancien ami, inshaAllah je vais te demander le jours qu'on se verra en chair et en os.

    J'ai apprecie enormement ta sagacite intellectuelle et ton analyse pertinente. Pour ma part il serait grand temps de redynamiser les institutions traditionelles afin de restaurer leur assise philosophique,leur independance vis a vis des belettes engraisses, cet elite urbaine dont tu presente de maniere si pertinente. Il s'agit de sillonner le pays afin de relancer une nouvelle dynamique qui emboite le pas ce regain de vitalite qui a ete rendu possible par l'intronisation de l'Ougass.

    La specifite des issas est plus que jamais affirme par l'intronisation de l'Ougass, un peu comme l'independance les issas ont transcende les chamaillades politiques des belettes, les emotions que j'ai vu sur les visages des issas durant les moments de l'intronisation m'ont persuade que la communaute est de nouveau vivante. A Londres dont j'etais present en tant que membre des organisateurs de la soiree dedie a l'Ougass j'etais temoin de ces emotions, de ces larmes lors du Gabay prononce par Faduma Ahmed.C'est pourquoi je pense sincerement qu'il faut atteler l'organisation politique des issas qui doit transcender les politiques politiciennes qui ont failli nous conduire dans une guerre civile durant l'amnesie collective qui a saisi les issas depuis la mort de notre pere Ougass Hassan Hirsi(qu'Allah l'abreuve des sources de tasnim de Jannatul furdawsa)

    Du moins du cote issa les institutions bien que malmene par les grippes des chamaillades politique interne des belettes(ces elites urbaine dont tu parles), ont demontre largement leur autorite sur les issas en intronisant un Ougass, qui il faut reconnaitre constitue aujourdhui une chance historique pour la stabilite de toute la sous region. J'ai l'intime conviction qu'il est grand temps que nos intellectuels se penchent sur ces institutions afin de les interpreter pour mieux leur donner une assise dans le milieu urbain et surtout faire comprendre aux jeunes generations l'importance de ces institutions.

    Il est a noter que ces systemes ont toujours ete une anse sure contre la barbarie que pourrait engendrer les porteurs de cravates qui vivent en deni de leur marqueur identitaire et qui voient que toute civilisation ne s'origine que de Rome ou d'Athenes.Je me suis attache a ces questions depuis que j'ai trouve dans la jurisprudence islamique des dispositions qui me donne la permission de reflechir afin de solutionner les problemes societales qui ont emerge a la suite des chocs de la colonisation.

    Nos ancetres disaient " Eebahay xugun bu iga abuuray, aabahayna Xeerbu ii dhigay", ou " Xeerka ciise waa gab lagu soco", "Mon Seigneur m'a cree a partir d'une graine et mon pere m'a fait un Droit", "le Xeer ciise est comme une chaussure sur laquelle il faut se chausser".

    J'encourage tout jeune issa ou afar qui se penche sur ces questions car notre salut passe par la reconnaissance de nos racines, de nos cultures, comme disait le proverbe, un homme sans culture est un arbre sans racine"

    salaamoulaahi alaykoum






    Cher Arreh,

    D'abord pour donner suite à ta question de préambule, je crains ne pas correspondre à l'ami que tu recherche car n'etant point historien de formation, et par souvenir ma mémoire parlait plutot de "l'érosion de la classe moyenne dans le tiers-monde", un sujet plutot sociétale qu'historique lool.
    J'aime l'idée d'explorer les choses et la soif d'apprendre et de par mon boulot la documentation m'aide bien sur cet égard.

    J'admire également la vivacité de ton écriture et la sincerité qui se dégage de tes convictions. Ceci dit revenons à notre échange que je trouve enrichissant et courtois et je te parlerais d'un point de vue assez simple et plutot logique, sur l'intitutionnalisation du pouvoir des leaders traditionnels pour mieux faire fonctionner et encadrer les choses.
    En premier lieu, un bilan de l’introduction de la démocratie en Afrique en générale sur le modèle occidental est loin d’être positif. Plutôt que de susciter une plus grande responsabilité des dirigeants vis-à-vis des populations, les élections démocratiques en Afrique représentent trop souvent une opportunité d’enrichissement personnel pour les élus et pour leurs réseaux. En second lieu, lorsqu’une une guerre civile survient, la communauté internationale intervient pour accompagner la transition vers la démocratie. Celle-ci suit le modèle d’une brève période de libéralisation, de la tenue d’élections et dans certains cas d’une longue période de consolidation démocratique par le renforcement des institutions gouvernementales et de la société civile. Or, ce modèle n’est sans doute pas le mieux adapté pour assurer la paix. La rupture avec les systèmes traditionnels de gouvernance et de résolution des conflits pendant la période coloniale et postcoloniale a créée un vide au niveau de la gestion d’un grand nombre de conflits sur le continent.

    Donc ceci nous montre l'échec de la démocratie à l'occidentale et meme les penseurs occidentaux attribuent ces échecs au fait que le modèle démocratique appliqué ait été importé de l’Occident et ne correspond pas aux réalités africaines. Cela ne veut pas dire que la démocratie en soi - comme forme de gouvernement dans lequel la souveraineté appartient au peuple - est incompatible avec les cultures africaines, cette critique ne s’applique qu’à la tentative de calquer un certain modèle.

    Chez nous ces réalités à travers le "Xeer" sont l'importance du concensus, respect des anciens et surtout une bonne dose de foi. Les systèmes traditionnels sont basés sur le principe du consensus, alors que la démocratie occidentale est fondée sur la loi de la majorité : la population accepte de céder l’ensemble de la prise de décision aux vainqueurs au détriment des vaincus. La procédure électorale n’est pas (nécessairement) perçue comme un progrès par l’ancienne génération, si tant est que les jeunes générations l’acceptent comme telle.

    Un célébre anthropologue sud-americain disait "un être humain n’est un être humain qu’à travers les êtres humains" Ainsi, tout être humain ne devient véritablement être humain que grâce à sa relation avec d’autres êtres humains. Sous ce regard, les querelles et les conflits entre humains sont dommageables pour l’ensemble du réseau relationnel et doivent donc être traités d’une manière constructive. Une démocratie ne peut fonctionner que si tous ses participants osent exprimer leurs désaccords et que ce débat est respecté par le pouvoir.
    La tradition somalienne du respect pour les Anciens peut heurter un système démocratique quand le président - du fait de sa position et de son âge - s’attend à être obéi quoi qu’il arrive. Une démocratie où le président n’accepte pas d’être contredit et où personne n’ose le contredire ne permettrait pas d’équilibrer le pouvoir en place.
    Bref, une bonne dose des aspects compatible de la démocratie importé avec un sytème traditionnel institutionnaliser et surtout reconnus par l'ensemble des composants de la socièté Djiboutienne serait l'idéal.

    Bien à vous
  2. Dans le sujet : Un Message A Notre Frère Arreh!

    Posté 18 juil. 2010

    Salut tout le monde,
    Sujet interessant qui me permet de sortir de ma grotte afin de mettre mon grin de sel.
    Souvent, les carences en démocratie et le sentiment ethnique sont considérés comme les causes des conflits. Je préfére pour ma part me concentrer sur l’influence des chocs historiques sur les institutions politiques et la redevabilité du pouvoir.

    Dans la plupart des analyses actuelles sur notre pays, la période avant la colonisation ou même avant l’indépendance n’est pas prise en compte et si elle l’est, c’est simplement pour expliquer l’articulation ethnique des conflits comme par exemple la rivalité historique entre tel tribu et un autre, alors qu’en fait ces identités sont beaucoup plus fluctuantes qu’on ne le pense.
    Il est saint de reconnaitre quand meme que certains clans sont plus meritant que d'autres pour l'accession à l'independance.
    Et dire qu'on est tous égaux dans un pays en terme de droit oui mais je pense pas que c'est valable en terme d'effort ce qui explique que certains de nos concitoyens ne se sentent pas concernés au fond d'eux de l'avenir de Djibouti par exemple.
    Il serait hytopique quand meme d'imaginer une democratie à l'occidentale ou y aurais pas d'appartenance à un clan.
    J'aime l'idée qu'on est en avant garde les lois coutumiers pour combler les errements du système juridique post independance imposé. Dont celle que je connais mieux de la confédération des tribus Issas est donc régie par un droit coutumier (Xeer) qui comprend un code pénal, une constitution politique et un ensemble de règles d’éthique sociale. Sa première vocation est de sauvegarder la cohésion sociale et de restaurer la paix à travers des mécanismes complexes de régulation des conflits et de l’exercice du pouvoir. Et meme si ces mécanismes ont été manipulés et coupés de leur philosophie politique, auquel se rajoutent les défis de la mondialisation et de la loi du plus fort, ils en demeurent enocre les plus efficaces à mes yeux.
    Pour vous donnez un exemple parfait, celui de la Somalie nous montre comment le discrédit d’anciennes coutumes peut mener au conflit et au dépit de la démocratie. En Somalie, la constitution ou loi coutumière (Xeer) fut abandonnée par le dictateur Siyad Barré, qui a pris le pouvoir en 1969 avec un coup d’Etat, dans une volonté d’inscrire la modernisation de la Somalie dans l’esprit du modèle socialiste. Mais si Barré a également tenté par tous les moyens de réduire l’organisation clanique et les autorités locales, c’était dans le but de renforcer son gouvernement central.Par le moyen législatif, l’Etat a pris le contrôle des aspects les plus sensibles de la vie sociale, politique et économique, précédemment pris en charge par les clans ou les chefs de villages, suivant ainsi la tradition de la Xeer. Barré mit également en place une organisation pan-somalienne, devant regrouper l’ensemble du peuple somalien, dans le but de remplacer les allégeances claniques. C’est ainsi qu’a émergé une nouvelle élite politique urbaine dont les revenus dépendaient exclusivement des ressources de l’Etat. Cette élite urbaine a alors lutté pour son enrichissement en s’assurant l’accès à l’appareil d’Etat. Ce mouvement prit alors le nom de tribalisme ou clanisme, bien qu’il n’y a rien à voir entre ce phénomène et celui de la traditionnelle médiation inter-tribale ou inter-clanique. Alors que l’Etat devenait la première source de revenus, la compétition au sein de l’élite urbaine se jouait de plus en plus suivant des préférences généalogiques, mais sans restriction par la loi coutumière (Xeer). Et vous êtes d'accord que cette forme des néo elites urbaine et bien presente de nos jours à Djibouti en privilegiant avant tout leur épanouissement personnel certe ephémère.
    En retirant le pouvoir au niveau local et en sapant la loi coutumière, Barré a également sapé les fondements du système traditionnel de règlement des conflits et d’équilibre des pouvoirs qui avait été institués depuis des années.

    Bien que je partage pas votre admiration du sytème Somaliland je reconnais qu'il y est un flechissement par rapport à leur revendications prémieres.

    Bien à vous.
  3. Dans le sujet : Diaspora De Djibouti : Les Dormeurs Du Val !

    Posté 1 févr. 2010

    Salut tout le monde,

    je vous trouve assez sevère et tres injuste sur nos freres et soeurs Djibs de l'etranger.
    Primo, il faut pas oublier qu'on est une immigration jeune, et il faut distinguer plusieurs choses important.

    Jadis il y avait ce qu'on appelle l'immigration des aisés Djibs qui partaient pour la plupart en amerique du nord (canada, USA) et ces gens n'eprouvaient pas le besoin d'envoyer de l'argent ou autre car etant des familles de directeur ou meme ministre c'etait pas nécessaire pour eux.

    Puis il y a eu le depart en masse des gens de la classe moyenne Djib à partir du milieu 90 jusqu'à nos jours et dont j'appelle "les demineurs" et comme pour la plupart il y avais pas auparavant une oraganisation Djib pour leur permettre un soutien crucial, d'autant plus ils se presentaient en tant que Somaliens et ça complique encore leur adaptation de la situation. Et je sais bien qu'ils y a beaucoup qui en gardent un traumatisme de cette periode là, ou la delation et meme la peur entre Djib etait à son comble de peur d'etre reconnu comme Djib.

    Et enfin ce que j'appelle l'immigration de circonstances qui s'agit surtout des jeunes Djibs pour la plupart qui sont venu en europe surtout en France pour les etudes et un moment donné n'ayant pas d'alternative credible dans leur pays d'origine se sont tournés dans des horizons plus stable telque l'europe ou ailleurs. et cette derniere etant plus éduquée, plus informée surtout par les démineurs ont commencé à s'organiser et injecter une certaines doses de confiance et d'utilité aux anciens.

    Ce qui explique le reveil de la diaspora Djib, surtout dans un pays comme la Belgique ou ils sont nombreux et peuvent valoir leur vrais identité car c'est possible de se presenter comme Djib la bas.
    Et il me semble ils font bien les choses et ont deja envoyé pas mal des choses au pays (des livres et fournitures scolaires pour l'education, et des materiels en sport).
    Donc ne soyons pas pessimiste et à force de s'autoflageler on y croit qu'on est des nazes apres :)
  4. Dans le sujet : Les Mariages Mixtes : Le Revers De La Medaille !

    Posté 12 nov. 2009

    Wow ça vacarme grave ici, j'ai l'habitude de lancer des sujets sans faire trop de commentaires dans ce forum. Si vous avez bien lu le sujet j'ai émis pas mal d'hypothèse, bien sûr y a des mariages mixtes reussis et heureusement d'ailleurs.
    Je suis aussi réaliste et j'ai été témoin de beaucoup de souffrance, des jeunes filles Djibs mariés par des blancs et meme d'africains d'autres pays qui se sont retrouvé mere celibataire et meme avec des sequelles graves. J'en connais aussi des jeuens francaises traités de la sorte aussi et il faut voir les choses de deux cotés bien evidement. Si je puisse émettre mon humble avis, le plus important de tout c'est la religion et si le deux personnes partagent cette dernière, il y a moyen de trouver un terrain d'entente. Car une religion regroupe un peu presque tout (la culture, la langue etc...), je m'explique dans le cas de l'islam émane beaucoup des valeurs communes à l'ensemble, une manière de savoir vivre, la tolerance, le depassement de tout chose pour la cause commune qui est le respect et l'adoration d'Allah. Et dans le cas ou les deux personnes sont de religion différent ça complique beaucoup les choses.
    S'agissant d'une Djib, je dirais meme que c'est obligatoire d'apres notre livre saint qu'on l'applique ou non, qu'elle puisse se marier un mec de sa religion.
    Après tout chacun fait sa vie comme il l'entend !
  5. Dans le sujet : Les Relations À Distance : Une Épreuve Ou Une Preuve Solide D'amou

    Posté 9 oct. 2009

    Voir le message LINAA, le 07 October 2009 - 10:46 AM, dit :

    Bonjour Djib-libre!


    La présence est indispensable pour déclencler le processus amoureux.........


    Salut Linaa, bien sûr que la presence est indispensable mais hélas pour trouver la presence du bien aimé faut de fois subir la distance. On a pas tous la chance de trouver sur place notre moitié et on doit denicher ailleur meme souvent. Je trouve que la distance et l'abscence renforce bien le processus amoureux...

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