djibnet.com: Lettre D'un Chef Indien Aztèque Aux Gouvernements Européens - djibnet.com

Aller au contenu

  • (2 Pages)
  • +
  • 1
  • 2
  • Vous ne pouvez pas commencer un sujet
  • Vous ne pouvez pas répondre à ce sujet

Lettre D'un Chef Indien Aztèque Aux Gouvernements Européens la véritable dette extérieure. Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Tico Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
2 007
Inscrit :
12-août 05
Location:
Illusia!

Icône du message  Posté 10 décembre 2005 - 10:24

Eh bien me voici, moi, Guaipuro Cuauhtémoc, descendant des peuples qui, il ya quarante mille ans, peuplaient l'Amérique. Je suis venu à la rencontre de ceux qui l'ont rencontrée il ya cing cents ans. Voici donc que nous nous rencontrons tous: nous savons qui nous sommes et il ne nous en faut pas plus. Nous n'aurons jamais rien d'autre.
Mon frère douanier européen me réclame un papier écrit avec un visa pour découvrir ceux qui m'ont decouvert avant. Mon frère usurier européen me réclame le paiement d'une dette contractée par Judas, quelqu'un, en vérité, que je n'ai jamais mandaté. Mon frère usurier européen m'explique que toute dette se paie avec des interêts, quand bien même il faudrait pour cela vendre des êtres humains et des pays entiers, sans leur demander leur consentement. Et voilà, moi je les découvre.
Moi aussi je peux réclamer mon dû, moi aussi je peux réclamer des interêts. Les archives des Indes font état, avec force papiers, forces réçus et signatures, de ce que, entre les seules années 1503 et 1660, sont arrivés à San Lucar de Barrameda (Espagne), 185 mille Kilos d'or et 16 millions de Kilos d'argent, en provenance d'Amérique. Pillage? Cela ne me viendrait pas à l'idée! Ce serait penser que nos frères chrétiens ne respectent pas leurs sprtième commandement. Spoliation? Dieu me garde d'aller imaginer que les Européens, à l'image de Cain, tuent puis dissimule le sang de leur frère! Génocide? ce serait là accorder du crédit à des calomniateurs comme Bartholomé de Las Casas, et tous ceux qui ont qualifié la rencontre de"destruction des Indes", ou à des éxtrémistes comme le docteur Arturo Pietri, qui affirme que l'essor du capitalisme et de la civilisation européenne actuelle est le fruit de l'innondation en métaux précieux que vus, mes frères européens, avez arrachés des mains de ceux qui, en Amériques, sont aussi mes frères!
Non! Ces 185 mille Kilos d'or et ces 16 millions de kilos d'argent doivent être considérés comme le premier d'entre les divers prêts à l'amiable consentis par l'Amérique en faveur du developpement de l'Europe.
Penser le contraire reviendrait à établir l'existence des crimes de guerre, ce qui ouvrirait un droit à,non seulement exiger le remboursement immédiat, mais même une indemnisation pour dommages et préjudices.
Moi, Guaipuro Cuauhtémoc, je préfère croire en l'hypothèse la moins offensante à l'égard de mes frères européens. Des exportations de capitaux aussi fabuleuses n'ont été rien d'autre que la mise en place d'un plan Marshall-tézuma pour guarantir la reconstruction de la barbare Europe ruinée par ses guerres déplorables contre les musulmans cultivés, défenseurs de l'algèbre, de l'architecture, du bain quotidien et autres apports de la civilisation.
Voilà pourquoi, passé ce cinquième centenaire du "prêt", nous sommes en droit de nous poser des questions; nos frères européens ont-ils fait une utilisation rationnelle ou tout au moins productive, des ressources si généreusement avancées par le Fonds indo-américain international?
Nous sommes au regret de répondre: non. Du point de vue stratégique, ils les ont dilapidées en bataille de Lépante, Invincibles Armadas, troisièmes Reichs et autres formes d'extermination mutuelle, pour ête au bout du compte, sous l'occupation des troupes gringos de l'OTAN, comme le Panama (mais sans le canal).
Du point de vue financier, au bout d'un moratoire de 500 ans, ils se sont montrés tout aussi incapables de régler capital et interêts que de se passer des rentes monétaires, des matières prémières et de l'énergie bon marché provenant du Tiers Monde.
L'affirmation de Milton Friedman, selon laquelle une économie assistée ne pourra jamais fonctionner, vien corroborer ce tableu dépolrable et nous oblige à leur réclamer-pour leur propre bien- le paiement du capital et des interêtes, paiement que nous avons si génereusement repoussé de siècle en siècle.
Ceci dit, il est bien clair que nous ne nous abaiserons pas à réclamer à nos frères européens les taux fottants (odieux et cruels) de 20% et jusqu'à 30% que nos frères font payer aux peuples du Tiers Monde.
Nous nous limiterons à exiger la restitution des métaux précieux avancés, plus un modique interêt fixe de 10% par an, interêt composé sur les 300 dernières années.
Sur cette base, et en application de la formule européenne de l'interêt composé, nous informons nos découvreurs qu'ils ne nous doivent, au titre d'un premier paiement de leur dette, qu'une quantité de 185 mille Kilos d'or et 16 millions de kilos d'argent, chacune élévée à la puissance 300. C'est à dire un nombre qui, s'il fallait l'exprimer, ferait appel à plus de trois cent chiffres et dont le poids depasserait largement celui de la terre.
Comme elles pèsent ces masses d'or et d'argent! Que peseraient-elles si on calculait leur équivalent en sang?
Alléguer que l'Europe en un démi-millenaire n'est pas parvenue à generer des richesses suffisantes pour régler ce modique interêt reviendrait à admettre son échec financier absolu et/ou l'irrationnalité dementielle des présupposés du capitalisme.
Il est vrai que nous ne nous soucions pas, nous Indo-Américains, de telles questions métaphysiques. Mais ça oui, nous exigerons la signature immédiate d'une lettre d'intention qui impose une discipline aux peuples endettés du vieux continent et les oblige à remplir leur engagement pour une privatisation ou une reconversion rapide de l'europe, afin que cette Europe nous soit livrée tout entière au titre du premier règlement d'une dette historique.
Les pessimistes du vieux monde disent que leur civilisation est en pleine banqueroute et que cela les empêche de remplir leurs engagements financiers ou moraux. Si tel est le cas, nous nous contenterions de recevoir en paiement la balle avec laquelle ils ont tué le poète. Mais ce ne sera pas possible, cette balle est le coeur de l'Europe.


PS;: Je ne sais pas si un djibnaute à déjà posté ce texte! En tout cas, il y a matière à reflexion et tout ce que je peux dire à Domi et Cie, c'est de ne pas partir en courant :lol: Il y aurait autant, sinon beaucoup plus à dire pour l'Afrique...
Pour les détails, c'est un texte tiré de "Sortir de l'Impasse, Dette et Ajustement" de Eric Toussaint et Arnaud Zaccharie...

Ce message a été modifié par tico - 10 décembre 2005 - 10:32 .

"Raganimada sooceeda, adigoo sagaal buuxshey, hal ku seegay baa yaal" Hadraawi..
"Adiguna miiranay naftan iilka loo sido, sacabada ku soo qaad"
0

#2 L'utilisateur est hors-ligne   Desaxee Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
6 658
Inscrit :
11-mai 03

Posté 11 décembre 2005 - 12:59

J'ai apprecie le texte , la misere dans laquelle le systeme occidental plonge les peuples du Tiers monde est horrible :(
0

#3 L'utilisateur est hors-ligne   Tico Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
2 007
Inscrit :
12-août 05
Location:
Illusia!

Icône du message  Posté 11 décembre 2005 - 03:53

Voir le messageDesaxee, le Saturday 10 December 2005, 22:59, dit :

J'ai apprecie le texte , la misere dans laquelle le systeme occidental plonge les peuples du Tiers monde est horrible :(

Chhht, Domi va nous faire une crise....Pa parler d'occident...Il voit rouge dès qu'on parle de ce smessieurs les ronds-de-cuir planétaires... ^_^
"Raganimada sooceeda, adigoo sagaal buuxshey, hal ku seegay baa yaal" Hadraawi..
"Adiguna miiranay naftan iilka loo sido, sacabada ku soo qaad"
0

#4 L'utilisateur est hors-ligne   le correcteur Icône

  • Membre
  • Pip
Groupe :
Membres
Messages :
136
Inscrit :
15-mai 03

Posté 11 décembre 2005 - 07:13

Voir le messagetico, le Sunday 11 December 2005, 13:53, dit :

Voir le messageDesaxee, le Saturday 10 December 2005, 22:59, dit :

J'ai apprecie le texte , la misere dans laquelle le systeme occidental plonge les peuples du Tiers monde est horrible :(

Chhht, Domi va nous faire une crise....Pa parler d'occident...Il voit rouge dès qu'on parle de ce smessieurs les ronds-de-cuir planétaires... ^_^


Merci superbe article qui humorise le desarroi veille europe a plonge le monde.
0

#5 L'utilisateur est hors-ligne   domi Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
7 521
Inscrit :
15-juillet 03
Gender:
Male
Location:
mars

Posté 11 décembre 2005 - 08:54

la richesse de l'occident ,c'est des millions de gens qui partent travailler tous les matins,si demain ces millions de personnes restaient chez elles,tout s'écroulerait en 1 semaine
enfin ,je me comprends..


Achetez en ,sinon on n'en vendra pas.

Quand ceux du bas regardent en haut , ils ne voient que des trous du cul . ...

Je ne crois pas en Dieu mais Dieu croit en moi

Si quelquefois tu te sens petit, inutile, démoralisé ou dépressif, n'oublie jamais que tu as été un jour le plus rapide et le meilleur spermatozoïde de ta bande... C'est toi, le grand gagnant !

Mon grand père "bouffait du curé", je "boufferai de l'imam' s'il le faut.
0

#6 L'utilisateur est hors-ligne   Desaxee Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
6 658
Inscrit :
11-mai 03

Posté 11 décembre 2005 - 09:03

Voir le messageDOMI2, le Sunday 11 December 2005, 19:54, dit :

la richesse de l'occident ,c'est des millions de gens qui partent travailler tous les matins,si demain ces millions de personnes restaient chez elles,tout s'écroulerait en 1 semaine

aveugle le domi comme ces allemands dans les annees 40 qui disaient : "Bah' on en savait rien. Il avait l'air d'etre un brave type Hitler , quoi les juifs etaient maltraites?"
Personne n'a dit que l'Occident ne vivait que des interets des prets acoordees aux tiers mondistes dans le passe ou il y'a 200 ans, n'empeche que la dette etouffe certains pays ou communautes comme les Indiens.
0

#7 L'utilisateur est hors-ligne   abdi wadji Icône

  • Membre
  • Pip
Groupe :
Membres
Messages :
368
Inscrit :
23-septembre 05

Posté 12 décembre 2005 - 06:47

Voir le messageDOMI2, le Monday 12 December 2005, 1:54, dit :

la richesse de l'occident ,c'est des millions de gens qui partent travailler tous les matins,si demain ces millions de personnes restaient chez elles,tout s'écroulerait en 1 semaine


Et toc........
0

#8 L'utilisateur est hors-ligne   domi Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
7 521
Inscrit :
15-juillet 03
Gender:
Male
Location:
mars

Posté 12 décembre 2005 - 09:47

Voir le messageDesaxee, le Sunday 11 December 2005, 19:03, dit :

Voir le messageDOMI2, le Sunday 11 December 2005, 19:54, dit :

la richesse de l'occident ,c'est des millions de gens qui partent travailler tous les matins,si demain ces millions de personnes restaient chez elles,tout s'écroulerait en 1 semaine

aveugle le domi comme ces allemands dans les annees 40 qui disaient : "Bah' on en savait rien. Il avait l'air d'etre un brave type Hitler , quoi les juifs etaient maltraites?"
Personne n'a dit que l'Occident ne vivait que des interets des prets acoordees aux tiers mondistes dans le passe ou il y'a 200 ans, n'empeche que la dette etouffe certains pays ou communautes comme les Indiens.


ce n'est pas moi qui a pouvoir de la réduire,d'ailleurs de nombreuses dettes ont été annulées,il me semble?
enfin ,je me comprends..


Achetez en ,sinon on n'en vendra pas.

Quand ceux du bas regardent en haut , ils ne voient que des trous du cul . ...

Je ne crois pas en Dieu mais Dieu croit en moi

Si quelquefois tu te sens petit, inutile, démoralisé ou dépressif, n'oublie jamais que tu as été un jour le plus rapide et le meilleur spermatozoïde de ta bande... C'est toi, le grand gagnant !

Mon grand père "bouffait du curé", je "boufferai de l'imam' s'il le faut.
0

#9 L'utilisateur est hors-ligne   Tico Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
2 007
Inscrit :
12-août 05
Location:
Illusia!

Icône du message  Posté 12 décembre 2005 - 05:23

Voir le messagele correcteur, le Sunday 11 December 2005, 17:13, dit :

Voir le messagetico, le Sunday 11 December 2005, 13:53, dit :

Voir le messageDesaxee, le Saturday 10 December 2005, 22:59, dit :

J'ai apprecie le texte , la misere dans laquelle le systeme occidental plonge les peuples du Tiers monde est horrible :(

Chhht, Domi va nous faire une crise....Pa parler d'occident...Il voit rouge dès qu'on parle de ce smessieurs les ronds-de-cuir planétaires... ^_^


Merci superbe article qui humorise le desarroi veille europe a plonge le monde.

C'était un plaisir de l'écrire corretor, et c'est un plaisir de voir que ça fait plaisir de le lire...

Voir le messageDOMI2, le Monday 12 December 2005, 7:47, dit :

Voir le messageDesaxee, le Sunday 11 December 2005, 19:03, dit :

Voir le messageDOMI2, le Sunday 11 December 2005, 19:54, dit :

la richesse de l'occident ,c'est des millions de gens qui partent travailler tous les matins,si demain ces millions de personnes restaient chez elles,tout s'écroulerait en 1 semaine

aveugle le domi comme ces allemands dans les annees 40 qui disaient : "Bah' on en savait rien. Il avait l'air d'etre un brave type Hitler , quoi les juifs etaient maltraites?"
Personne n'a dit que l'Occident ne vivait que des interets des prets acoordees aux tiers mondistes dans le passe ou il y'a 200 ans, n'empeche que la dette etouffe certains pays ou communautes comme les Indiens.


ce n'est pas moi qui a pouvoir de la réduire,d'ailleurs de nombreuses dettes ont été annulées,il me semble?

Ouf!! Je me demandais ce qu'il pouvait bien foutre l'Domi, alors que le nom de l'occident est sali, sali sous le silence souillant qu'ils observent dès qu'on parle de colonialisme et de spoliation passée des peuplades tiers-mondistes....
De nombreuses dettes annulées?? :blink: Dans quel monde?...
Ah tu parle de cete mascarade "pour les cing pays les plus pauvres"...Ok.
Mais oui, comment ne me suis-je pas rendu compte?...C'est l'occident qui a décidé du jour au lendemain, dans un exès non rare de generosité, d'éffacer ces dettes..
Reveille toi Domi, cette cause est forte aujourd'hui de la plus grande pétition de l'histoire de l'humanité (24 millions de signatures collectées entre 1998 et 2000 seulement...)!!!
Et pourtant ça traine, ces ronds de cuir ne veulent pas lacher le morecau, non, non noooooooooon!!!
C'est une porte de sortie pour eux, un piège de plus (non négligeable) pour ces frères blakissimes...
Allez Domi, laisse moi passer, tes ailes de géant m'empêchent de marcher...

Ce message a été modifié par tico - 12 décembre 2005 - 05:23 .

"Raganimada sooceeda, adigoo sagaal buuxshey, hal ku seegay baa yaal" Hadraawi..
"Adiguna miiranay naftan iilka loo sido, sacabada ku soo qaad"
0

#10 L'utilisateur est hors-ligne   domi Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
7 521
Inscrit :
15-juillet 03
Gender:
Male
Location:
mars

Posté 12 décembre 2005 - 07:57

on a l'impression à te lire que la dette a été inventé pour les pays pauvres.

Si demain j'achète une maison à crédit sur 20 ans et au bout de 15 ans je ne peux plus payer mon crédit ,ma maison est saisie et je perd tout
enfin ,je me comprends..


Achetez en ,sinon on n'en vendra pas.

Quand ceux du bas regardent en haut , ils ne voient que des trous du cul . ...

Je ne crois pas en Dieu mais Dieu croit en moi

Si quelquefois tu te sens petit, inutile, démoralisé ou dépressif, n'oublie jamais que tu as été un jour le plus rapide et le meilleur spermatozoïde de ta bande... C'est toi, le grand gagnant !

Mon grand père "bouffait du curé", je "boufferai de l'imam' s'il le faut.
0

#11 L'utilisateur est hors-ligne   Tico Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
2 007
Inscrit :
12-août 05
Location:
Illusia!

Icône du message  Posté 12 décembre 2005 - 08:17

Voir le messageDOMI2, le Monday 12 December 2005, 17:57, dit :

on a l'impression à te lire que la dette a été inventé pour les pays pauvres.

Nan, elle a été inventée pour le père Noel... ;)

Voir le messageDOMI2, le Monday 12 December 2005, 17:57, dit :

Si demain j'achète une maison à crédit sur 20 ans et au bout de 15 ans je ne peux plus payer mon crédit ,ma maison est saisie et je perd tout

Revois tes notes...la dette en elle même, ce n'est pas le problème. C'est l'engrenage qui coûte!
Bon, on n'y échapperas pas, c'est parti pour un petit cours d'histoire: (je t'en ferais un demain, en quatres actes...). En attendant, voici un résumé concis ( demain tu me diras merci d'avoir résumé :lol: )
L'histoire de la dette du Tiers-Monde du tiers monde est celle d'une formidable ponction opérée par la finance internationale sur les peuples les plus démunis. Une ponction qui est normalement programmée pour être infinie, grâce à un mécanisme infernal de reproduction de la dette à une échelle de plus en plus vaste, mécanisme que l'on ne pourra briser que par une annulation pure et simple...

Ton exemple de maison, c'est d'une simplisme outrageant face à une boufferie à grande echelle telle que la dette tiers mondiste ajourd'hui... :angry:

Ce message a été modifié par tico - 12 décembre 2005 - 08:18 .

"Raganimada sooceeda, adigoo sagaal buuxshey, hal ku seegay baa yaal" Hadraawi..
"Adiguna miiranay naftan iilka loo sido, sacabada ku soo qaad"
0

#12 L'utilisateur est hors-ligne   domi Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
7 521
Inscrit :
15-juillet 03
Gender:
Male
Location:
mars

Posté 12 décembre 2005 - 08:47

Voir le messagetico, le Monday 12 December 2005, 18:17, dit :

Ton exemple de maison, c'est d'une simplisme outrageant face à une boufferie à grande echelle telle que la dette tiers mondiste ajourd'hui... :angry:



une dette ,c'est le même mécanisme pour tout le monde
enfin ,je me comprends..


Achetez en ,sinon on n'en vendra pas.

Quand ceux du bas regardent en haut , ils ne voient que des trous du cul . ...

Je ne crois pas en Dieu mais Dieu croit en moi

Si quelquefois tu te sens petit, inutile, démoralisé ou dépressif, n'oublie jamais que tu as été un jour le plus rapide et le meilleur spermatozoïde de ta bande... C'est toi, le grand gagnant !

Mon grand père "bouffait du curé", je "boufferai de l'imam' s'il le faut.
0

#13 L'utilisateur est hors-ligne   Tico Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
2 007
Inscrit :
12-août 05
Location:
Illusia!

Icône du message  Posté 13 décembre 2005 - 07:22

Voir le messageDOMI2, le Monday 12 December 2005, 18:47, dit :

Voir le messagetico, le Monday 12 December 2005, 18:17, dit :

Ton exemple de maison, c'est d'une simplisme outrageant face à une boufferie à grande echelle telle que la dette tiers mondiste ajourd'hui... :angry:



une dette ,c'est le même mécanisme pour tout le monde


Acte I: L’engrenage de l’endettement du Tiers Monde
Après la deuxième guerre mondiale, l monde découvre la réalité du « sous-développement ». C’est l’époque des luttes pour l’indépendance à l’égard des puissances coloniales ou vis-à-vis des deux blocs de la guerre froide. Dans les années 1950, une conscience du Tiers Monde émerge. C’est la puissance du mouvement des « non-alignés » et du « troisième monde », qui revendique un modèle de développement équitable et indépendant des deux blocs. Ce mouvement s’affirme lors de la conférence de Boundoung (1955), organisée par cing leaders du tiers monde refusant le manichéisme de la guerre froide (l’Indien Nehru, l’Égyptien Nasser, l’Indonésien Sukarno, le Yougoslave Tito et le Cinghalais Kofélawala), puis, plus tard, lors des conférences de Belgrade (1961) et d’Alger (1973).
Quelques pays importants (dont la Chine, invitée dès la conférence de Boundoung) amorcent ainsi au cours des années 1950 et 1960 des processus de développement économique indépendante de la mainmise d’un des deux blocs (on parlera de « Tricontinentale » après la révolution cubaine de Che Guevara et de Fidel Castro).
Ces amorces de développement se font alors sans être complètement subordonnées à des procédures de financement dont étaient maîtres les banques et les institutions internationales: dans les années 1950 et 1960, la majeure partie des flux de capitaux allant du Nord vers le Sud est d’origine publique. A l’époque, la subordination du Tiers-monde passe soit par un colonialisme classique encore non aboli, soit par une non maîtrise de l’exploitation et du prix des matières premières dans lesquelles la production des pays du Tiers Monde destinée à l’exportation est spécialisée. Les deux principales manifestations de cette subordination sont alors l’échange inégal (qui désigne le fait que derrière les prix internationaux des produits échangés se dissimule une inégalité des quantités de travail échangées à cause des différences de salaires entre les pays du Nord et du Sud) et la dégradations des termes de l’échange (qui désigne la baisse des prix des exportations relativement au prix des importations- ce fut le cas pour les pays du Tiers Monde de 1950 à 1972 et depuis 1980). Ces deux problèmes subsistent encore aujourd’hui, mais ils sont aggravés par l’engrenage de la dette.
Tout va changer à partir du début des années 1970 sous la conjonction de deux facteurs concomitants.

1 Facteur économique: Le premier facteur est la crise du capitalisme qui éclate à ce moment-là et qui se traduit par une baisse de la rentabilité du capital, c’est-à-dire des opportunités de profit, par l’effondrement en 1971 du système monétaire international fondé à Breton Wood 1944) et par le quadruplement du prix de pétrole en 1973.
Les grandes banques occidentales vont alors se trouver en possession des dollars, déjà accumulés depuis plusieurs années à cause du déficit de la balance des paiements américaine (et donc de la fuite des dollars hors des EU), puis soudainement accrus après le premier choc pétrolier(synonyme de la hausse subite des « pétrodollars », les dollars issus du pétrole).
Elles vont donc, à un moment donné où la croissance des pays industrialisés donne des signes de fatigues, êtres prises de frénésie pour octroyer des prêts faciles pour les pays du Tiers Monde et inciter ceux-ci à y avoir recours.
Les taux d’intérêts à cette époque sont faibles à cause d’une inflation forte et, par chance pour les pays du tiers monde, la hausse des prix des matières premières pendant la décennie 1970 promet à ceux-ci des recettes d’exportations capable de leur permettre de rembourser leurs emprunts.
La conséquence est que de 1973 à 1981, les créances des banques privées sur les pays en voie de développement progressent de 28% par an en moyenne.
De 1974 à 1982, le ratio de la dette extérieure sur les exportations passe de 72,2% à 113, 7% et le ratio du service de la dette sur les exportations passe de 8,5% à 17,2%.
Cette détérioration des ratios est surtout marquée en Amérique Latine (doublement du premier ratio et 26,4% pour le second) et en Afrique (triplement du premier ratio ,le second ne progressent que jusqu’à 13,3% parce que la part des financements publics est restée importante).
Seule l’Asie du Sud-est maintient des ratios plus supportables parce qu’elle bénéficie d’une croissance forte et d’exportations importantes.
2 Facteur politique: Le deuxième élément expliquant la montée de l’endettement des pays du Tiers Monde est d’ordre politique. Au début de la décennie 1970,les élites capitalistes prennent conscience que le risque est grand de voir le Tiers Monde basculer dans la voie d’un développement alternatif, perçu sans nuance comme une menace communiste. Les Etats-Unis sont embourbés au Vietnam et s’apprêtent à subir une défaite, le Chili tente une expérience original avec Allende, et même au bout de l’Europe, le Portugal se défait de la dictature de Salazar avec la révolution des oeillets.
Aussi l’ONU et des institutions comme le FMI et la Banque mondiale lancent -elles à tour de rôle des « décennies de développement » annonçant pour demain la fin de la misère et de la malnutrition dans ce monde. La révolution agricole verte doit empêcher la révolution rouge. Tous les projets de développement présents par les pays du Tiers Monde sont acceptés sans réticence et même encouragés, fussent ils pharaoniques et destructeurs de l’environnement comme le barrage d’Inga dans l’ex-Zaïre, ceux sur la Narvada en Inde, celui de Kedung Ombo en Indonésie, ou comme la route transamazonienne au Brésil, ou fussent ils, et à plus forte raison, commandés par des régimes dictatoriaux ou fascistes comme l’Indonésie de Suharto, le Brésil des militaires, l’Argentine de Videla ou le Chili de Pinochet …

Acte 2 La crise de la dette des années 1980

Cette conjoncture financière, qu’on aurait pu considérer comme favorable aux pays du tiers monde ne va pas durer.
Elle paraissait favorable parce qu’un endettement n’est pas quelque chose de malsain si la croissance, et notamment la croissance des exportations, sont supérieurs aux taux d’intérêts réels.
Or, immédiatement après le second choc pétrolier, en 1979, les Etats-Unis effectuent un retournement complet de leur politique monétaire. Pour mettre fin à l’inflation et enrayer la chute du Dollar, la FED (banque centrale américaine) amorce une politique de taux d’intérêts très élevés qui va se propager rapidement dans le monde entier et avoir des conséquences désastreuses pour les pays du tiers Monde fortement endettés.
Non seulement le montant de la dette se trouve brutalement renchéri, car 70% de la dette avait été contractée à des taux d’intérêts variables, mais ces renchérissements s’opère au moment où s’achève la décennie faste pour les pays du Tiers Monde en ce qui concerne les prix des matières premières, qui recommencent à baisser au début de la décennie 1980.
Résultat: des recettes d’exportations procurant des devises aux pays en voie de développement en baisse, d’où la nécessité de recourir à des nouveaux emprunts pour rembourser les précédents emprunts devenus, suite à l’explosion des taux d’intérêts, très coûteux!
Simultanément, les pays développés entrent en récession après que les politiques monétaristes d’austérité ont aggravé les conséquences du second choc pétrolier. Il s’ensuit que les importations des pays développés en provenance des pays tiers-mondistes se contractent, précipitant ces derniers dans la crise. Une crise qu’ils n’ont jamais demandé.
La première crise de l’endettement éclate en Août 1982, lorsque le Mexique annonce qu’il n’est plus en mesure d’honorer le service de sa dette et qu’il cesse de rembourser et de payer ses intérêts . Cette cessation de paiement survient après la dégradation des capacités de paiement pour les raisons évoqués plus haut, ainsi qu’après le départ d’une masse énorme de capitaux internationaux (22 milliards de dollars) qui fuyaient un peso considéré comme surévalué.
La crise du Mexique ébranle le système bancaire mondial, d’autant plus fortement que ce pays était considéré comme l’un des plus fiables parmi le Tiers Monde eu égard à ses réserves pétrolières.
La vulnérabilité du système bancaire apparaît donc au grand jour, puisque le montant total de la dette extérieure des pays en voie de développement atteint 635 milliards de dollars à la fin 1982 et que cet endettement est très concentré, dans la mesure près de la moitié du total est répartie entre cinq pays seulement (Brésil, Mexique, Argentine, Corée du Sud et Venezuela).
C’est le point crucial pour la compréhension des enjeux de la résolution de la crise de la dette . De par leurs liens avec l’Amérique latine et leur domination sur elle, les Etats-Unis ont leurs banques très impliquées dans les pays les plus endettés du Tiers Monde.
Les créances sur le Brésil, l’Argentine le Venezuela et le Chili représentaient, en 1982, 141% des fonds propres de la Morgan Guaranty, 154% de ceux de la Chase Manhattan Bank, 158% de la Bank of America, 170% de ceux de la Chemical Bank, 175% de ceux de la City Bank et 263% de ceux de la Manufacturers Hanover!
Dès lors, n’en déplaise à Domi, le mot d’ordre financier, bancaire et politique international devient, non pas de sauver des pays endettés (avec leurs contingents de milliers de personnes qui vont mourir de faim et des conditions climatiques), mais de sauver des banques créancières de la faillite. Et c’est là qu’entrent en scène la Banque Mondiale et le FMI…



Troisième Acte Le rôle des institutions financières internationales

Le FMI et le Banque mondiale sont les deux institutions financières internationales fondées en 1944 dans le cadre des accords de Bretton Woods. Le FMI a pour fonction de veiller à la stabilité du système monétaire international et la Banque mondiale de financer le développement, d’abord de l’Europe et du Japon après la guerre, ensuite des pays du Tiers Monde (notion qui n’était pas encore apparue lors de la création de ces deux institutions, car elle ne sera utilisée pour la première fois qu’en 1952 par Alfred Sauvy ).
Elles se distinguent de l’ONU par le fait que les pays membres ne disposent pas d’une voix, mais d’un nombre de voix proportionnel à leur quote-part de cotisation s au FMI ou à leur souscription au capital de la Banque mondiale.

Depuis 1971 et la chute du système de Bretton Woods (décidée unilatéralement par le président américain Richard Nixon), le FMI n’avait plus de rôle officiel. L’abolition des changes fixes, la libéralisation des mouvements de capitaux et la montée en puissance des banques privées avaient mis un peu le FMI au chômage technique.
La crise de la dette allait lui redonner de l’ouvrage (bien sûr ;) ). Essentiellement pour asservir définitivement les pays du Tiers Monde à un capitalisme de plus en plus libéral. Au moyen de deux mécanismes: le report des échéances et, surtout, les plans d’ajustement structurel.

Le report des échéances ou rééchelonnement de la dette consiste à accorder un délai supplémentaire pour le remboursement des emprunts, tout en continuant à payer les intérêts.
En justifiant cela par l’idée que la difficulté de paiement des pays endettés n’était que passagère et que les banques pouvaient donc continuer à leur preter des sommes uniquement pour rembourser les précédentes. Pis encore, en faisant jouer à certains pays déjà très endettés le rôle d’intermédiaires entre les banques et d’autres pays encore plus endettés. C’est ainsi qu’en Mars 1984, le Mexique et le Brésil, qui n’arrivaient déjà à payer leurs intérêts qu’au moyen de nouveaux prêts, ont été invités à avancer 300 millions de dollars à l’Argentine pour éviter aux banques engagées dans ce pays d’avoir à reconnaître la détention de créances douteuses. Et Toc!
Mais ces artifices étaient évidents. Ils ne pouvaient être utilisés que parce que, parallèlement, une machine redoutable entrait en action: les plans d’ajustement structurel (PAS).
Ajuster: en économie, ce mot signifie broyer, ou, plus soft, flexibiliser.
Structurel: en économie, ce mot désigne le social.
En résumé, ajuster le structurel, c’est broyer le social
.

Même à l’époque où les crédits étaient accordés aux pays du Tiers Monde à des taux d’intérêts réels faibles, ce n’était pas sans exiger d’eux le respect des normes libérales strictes.
Par exemple, Robert McNamara, qui s’y connaissait en matière de guerre contre les peuples puisqu’il avit dirigé celle contre le Vietnam (Eh oui Domi!) avant de diriger la Banque mondiale, déclarait en 1968 que l’unique limitation des activités la banque mondiale était la capacité des pays membres d’utiliser son assistance de manière efficace et de rembourser ses prêts dans les termes et les conditions exigés par elle.
En d’autres termes, aucun moyen de freiner ce rouleau compresseur avide du sang de ceux qui mourraient chaque dimanche sur l’autel des intérêts flottants...
Mais à partir de la crise de la dette de 1982, le FMI et la BM vont conditionner l’octroi de nouveaux crédits ou le rééchelonnement de la dette à l’adoption des programmes d’ajustement qui, dans un premier temps, vont avoir pour objectif de faciliter la gestion de la dette (c’est-à-dire d’éviter la faillite de grandes banques ), mais qui, dans un second temps, vont rapidement devenir des instruments d’intégration et de sujétion des pays endettés aux mécanismes du marché capitaliste mondial.
Les plans d’ajustement structurel présentent deux volets: d’abord un volet de stabilisatin économique à court terme qui se décline en trois dimensions; la dévaluation de la monnaie et la suppression du contrôle des changes; l’austérité budgétaire publique avec la diminution du nombre des fonctionnaires , de leurs salaires, et la baisse des budgets sociaux et des dépenses d’éducation et de santé; La libéralisation (entraînant la hausse) des prix, la suppression des subventions, notamment en faveur des produits de base (riz, pain, tortilla, eau, électricité, transport), et de l’indexation des salaires.

Ensuite, un volet de réformes structurelles qui visent à libéraliser l’économie: libre circulation des capitaux (fin du contrôle sur les investissements étrangers, libéralisation du commerce extérieur (ouverture aux produits étrangers, privatisation du système bancaire et des entreprises publiques; privatisation de la terre (contre-réforme agraire), priorié à la production destinée à l’exportation par rapport à la production vivirière (d’où une insuffisance alimentaire), déréglementation du marché du travail et limitation du pouvoir des syndicats; réforme fiscale anti-redistributive (généralisation de la TVA et surtout pas d’impôt sur le capital).

L’enjeu des plans d’ajustements structurel est clair: éliminer définitivement toute trace des modes de vie communautaires et empêcher que le développement se fasse en empruntant une voie qui donnerait trop de place aux rapports non marchands ou qui ferait appel à une régulation collective.
Par exemple, le FMI et la Banque Mondiale ont imposé au Mexique qu’il modifie l’article de sa Constitution protégeant les biens communaux (ejidos). Ils préparent activement la privatisation des terres communautaires ou étatiques en Afrique subsaharienne. (En gros, il fallait absolument que les peuples tiers mondistes passent par là où étaient passés il y a quelques siècles ces communautés occidentales-blanchouillantes :lol: -, sauf que la différence, c’est que l’or et l’argent avec lesquels ils s’étaient tirés d’affaire était celui qu’ils avaient « empruntés » à ces mêmes peuples aujourd’hui pauvres, sans l’ombre d’un intérêt ou d’un remboursement quelconque! Sic…)
Que l’on aille sur n’importe quel continent, les résultats des plans d’ajustement sont désastreux. On note partout une aggravation des inégalités, parce que ce sont les plus petits revenus qui sont le plus sévèrement touchés par l’austérité, tandis que les détenteurs de fortunes et de hauts revenus peuvent facilement changer des sommes importantes avant et après la dévaluation et protéger ainsi leurs avoirs.

En Afrique huit pays ont vus l’état nutritionnel des enfants se détériorer pendant l’application des plans d’ajustement (et, alhamdulillah, djib n’en fait pas partie). Les taux d’inscription dans les écoles primaires avaient progressé de 41% à 79% entre 1965. En 1988, ils étaient redescendus à 67% (Si ce n’est pas un exemple d’obstacle au de qu’on me pende!)
Jusqu’en 1997, la Corée du Sud, la Thaïlande, L’Indonésie étaient cités en exemple par la FMI et la BM, parce que le code du travail était reformé pour permettre le licenciement, parce que la pénétration des capitaux étrangers était assurée ou parce que les conglomérats locaux étaient démantelés de façon à ce que les entreprises étrangères puissent acquérir jusqu’à 100% du capital des entreprises locales.
En réalité, la crise couvait. Les pays du sud-est asiatique avaient connu des taux de croissance faramineux basés sur des entrées de capitaux en surnombre, attirés par les bas salaires et par les taux d’intérêts maintenus à niveau élevé pour laisser les monnaies locales accrochées au dollar. Comme l’ambiance était euphorique, toutes les entreprises industrielles, financières ou immobilières avaient largement recours au crédit qui alimentait les spéculations de toutes sortes et engendrait une surproduction croissante dans tous les secteurs.
Les grand fonds spéculatifs internationaux ne craignaient rien, car ils savaient qu’il y aurait un prêteur en dernier ressort au niveau mondial qui viendrait les indemniser en cas de crise. Quand ils ont vus en 1997 que les autorités publiques ne pourraient plus défendre la parité de leurs monnaies avec le dollar, ils ont commencé à déserter la place et ce avec la bénédiction de la BM et du FMI.
La crise dite asiatique, mais qui n’est q’une crise capitaliste en Asie, était là!

Quatrième et dernier acte: un cercle infernal à enrayer:

Pendant ce temps-là (espérant que vous ne dormez pas!), la dette faisait son chemin.
Entre 1968 et 1980, la dette extérieure de pays du Tiers Monde a été multipliée par douze, puis par quatre jusqu’à aujourd’hui (le service de la dette par 6).
La dette est énorme (près de 2100 milliards de dollars), mais ne représente qu’une tr-ès faible part de toutes les dettes contractées dans le monde: moins de 5% des quelques 45000 milliards de dettes contractées à l’échelle planétaires…
La dette est un mécanisme de transfert occulte des richesses des pays pauvres vers les pays riches, ou, plus exactement, des classes sociales les plus pauvres le plus souvent dans les pays pauvres vers les classes sociales les plus riches le plus souvent situées dans les pays riches: les ronds de cuir planétaires…
C’est un mécanisme qui s’insère dans le processus de financiarisation de l’économie capitaliste à l’échelle mondiale, processus qui consiste lui-même à capter la plus grande part des richesses créées par le biais de l’exploitation de la force de travail, dont la spéculation fait ses choux gras
…en réponse au Gabin qui croyait que parler de la dette dans un dialogue anti-ronds-de-cuir planétaires était hors sujet…

En conclusion (car je sens que les rares trompe-la-mort qui auront tout lu commencent à voir des % et des dollars voleter autour de leurs têtes) l’annulation de la dette extérieure des pays pauvres représente une exigence de justice élémentaire, mais elle ne serait de tout façon qu’une petite contrepartie de l’énorme dette sociale et écologique laissée par le développement occidental à la planète entière et aux plus démunis en particulier…Voir messieurs les ronds de cuir planétaires s’accrocher à la dette de leurs mains sanguinolentes aux doigts crochus en dit long sur leur nature de monstres…
Et Voir Domi défendre cet occident et anoner "une dette est pareille pour tt le monde" me laisse un peu de marbre…



(Source, Dette et Ajustement, Eric Toussaint Arnaud Zaccharie).

Ce message a été modifié par tico - 13 décembre 2005 - 07:27 .

"Raganimada sooceeda, adigoo sagaal buuxshey, hal ku seegay baa yaal" Hadraawi..
"Adiguna miiranay naftan iilka loo sido, sacabada ku soo qaad"
0

#14 L'utilisateur est hors-ligne   Tico Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
2 007
Inscrit :
12-août 05
Location:
Illusia!

Icône du message  Posté 15 décembre 2005 - 06:06

Ah j'oubliais, le protectorat blanchouillant qui pèse aujourd'hui sur l'agriculture est remis en cause lors de ce rendez vous de l'OMC à Hong Kong...Une fois de plus, ça parait mal parti pour les pays les plus demunis...Mais bien sûr Domi nous trouvera encore une explication d'un simplisme placide, alors que la boufferie à grande échelle continue dans un climat ambiant de blanchouillardise cannibale...

http://www.tageblatt...ArticleId=43486
"Raganimada sooceeda, adigoo sagaal buuxshey, hal ku seegay baa yaal" Hadraawi..
"Adiguna miiranay naftan iilka loo sido, sacabada ku soo qaad"
0

#15 L'utilisateur est hors-ligne   idro Icône

  • Membre
  • Pip
Groupe :
Membres
Messages :
304
Inscrit :
09-juillet 03

Posté 15 décembre 2005 - 06:41

Tico, c'est combien la dette de djibouti au fait?
0

Partager ce sujet :


  • (2 Pages)
  • +
  • 1
  • 2
  • Vous ne pouvez pas commencer un sujet
  • Vous ne pouvez pas répondre à ce sujet