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La Prostitution Africaine Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   le 1000 eme menbre Icône

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Posté 10 septembre 2005 - 09:11

Un film brise l'omerta sur les mamas proxénètes africaines
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Le documentaire d'un Franco-Camerounais dévoile le fonctionnement des filières.

Par Blandine GROSJEAN
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vendredi 09 septembre 2005 (Liberation - 06:00)
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ce film est une bombe. Ça ne saute pas aux yeux, on pense d'abord qu'il s'agit d'un documentaire comme d'autres. Les Filières africaines de la prostitution (1) est né d'un défi lancé par l'écrivain Gaston Kelman (2) : «Puisque vous avez tous fréquenté des écoles de Blancs, que vous avez la même culture, les mêmes armes, faites donc un sujet sur les Noirs avec les techniques des Blancs.»

Assassinat. Ça donne un ton totalement décalé. On voit de hauts fonctionnaires français qui n'ont pas saisi que les Noirs venus les interroger sont des professionnels de médias occidentaux. Les Africain(e)s racontent sur un ton monocorde des histoires à hurler ou à dormir debout. Un flic confirme les pratiques de sorcellerie, les jeunes filles vendues par leur famille. Celle qui témoigne à visage caché au début du documentaire a été assassinée d'un coup de couteau lors d'un rendez-vous avec les réalisateurs, un soir de février 2005 dans le quartier parisien de Château-Rouge, sans doute par un des hommes chargés de la surveiller. Tout le monde a vu, mais personne n'a témoigné. Pas de trace, juste les images des pompiers et de la police. Adèle avait 21 ans, pute ivoirienne sans papiers, la police n'a pas enquêté. Le documentaire s'est poursuivi malgré la mort d'Adèle, avec ce poids et ce remords sur les épaules de l'équipe. Avec la peur, également. Des représailles physiques, et de plus en plus pesantes, les accusations de trahir les combines et les secrets des «frères et soeurs» d'Afrique, de «salir l'image des Noirs».

Ce documentaire entièrement autofinancé s'adresse à trois publics, les Africains d'Afrique, ceux de France et les Français d'ici qui apprendront de la bouche d'un commissaire que la chair noire arrive «sans doute» grâce à des complicités dans les consulats français. Parfois, le propos est elliptique : ainsi des salons de coiffure et restaurants africains transformés en bordel le soir. C'est «un fait» tellement connu des Africains des grandes villes qu'Olivier Enogo ne décortique pas. Des jeunes filles racontent par quel circuit elles sont arrivées là. Des militantes africaines, dont Me Danièle Babin Kololo de l'association Volte-Face, dénoncent ce qu'elles connaissent de l'intérieur. Olivier Enogo effleure à peine un phénomène de plus en plus répandu et dénoncé par les associations : la «prostitution familiale», organisée par les tantes, parfois les mères : «Toute boue n'est pas forcément bonne à remuer à n'importe quel moment», se défend le réalisateur.

Outil de prévention. Soutenu par personne, pas forcément bien accueilli par les médias communautaires, à l'exception d'afrik.com (3), ce documentaire de 52 minutes «balance», avec les formes et sans voyeurisme. Il est destiné à vivre par le DVD, comme outil de prévention sans moralisme. «J'ai voulu montrer, explique le réalisateur, qu'à côté de celle qui revient au village pour construire sa villa, il y en a 999 qui connaissent un autre destin. Dont celui d'Adèle.»

(1) Produit et réalisé par Olivier Enogo, avec le journaliste Romaric Atchourou, les Filières africaines de la prostitution sera diffusé en exclusivité au cinéma Images d'ailleurs, 21, rue de la Clef à Paris (Ve) ce soir à 19 h 30. Infos: contact@enogo.com (2) Je suis noir et je n'aime pas le manioc (10/18). (3) Dossier complet sur www.africaprostitution.org


Amely-James Koh Bela, auteur d'un livre «la Prostitution africaine en Occident»:
«Ces filles font ce qu'il y a de plus sale»
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Par Blandine GROSJEAN
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vendredi 09 septembre 2005 (Liberation - 06:00)
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amely-James Koh Bela est présidente de la commission d'information et de la formation à Aide Fédération. Son livre la Prostitution africaine en Occident est en vente sur www.africaprostitution.org.

Quelle est la spécificité de la prostitution des Africaines en France ?

Elles ramassent ce que les autres ne veulent pas faire, ce qu'il y a de plus sale, de plus dur. Elles sont plus pauvres, alors elles cassent les prix, acceptent sans préservatif. Dans le porno elles font la zoophilie, le sado, les pratiques extrêmes. Ce sont des femmes qui contrôlent le business. Beaucoup de choses se passent en appartements, organisées par la famille, directe ou élargie.

D'où viennent-elles, qui sont-elles ?

Les Camerounaises, Sénégalaises, Congolaises et Ivoiriennes sont en général des filles instruites, qui ne viennent pas des familles les plus pauvres, elles ne fuient aucune guerre. Elles veulent l'argent facile. Les proxénètes («mamas») qui trafiquent les filles sont des femmes hyper riches là-bas: villa, chauffeur... Ici, elles vivent des allocations. J'en connais une qui fait le ménage dans un hypermarché, le Français ne peut pas imaginer qu'elle a 200 filles. Au pays, ce sont des stars, adulées. Les familles se battent pour que leurs filles soient choisies afin d'aller en Europe, tout le monde sait pour quoi faire. La mama peut être la tante directe, souvent c'est la femme du village qui a réussi chez les Blancs grâce à un mariage ou au business. Des filles rentrent en Europe via de fausses adoptions faites par les mamas qui ont la nationalité française ou belge. Tous les papiers d'état civil sont faux, mais les visas sont vrais, ça coûte 5 000 euros pièce au Cameroun. Ces jeunes filles ou garçons sont inscrits à l'école, régularisés, les mamas les prostituent à domicile, le soir et les week-ends. Les Nigérians sont les champions de ces fausses familles reconstituées, où on colle plusieurs enfants qui ne se connaissent même pas à une pseudo-maman qui vient faire le trottoir.

Vous parlez du Nigeria comme d'un cas à part.

Dans le sud du Nigeria, dès leur plus jeune âge, certaines filles aînées savent quel est leur destin, à quoi va servir leur corps. Toutes petites, on leur apprend à dire «maman» à la mama, à la craindre et lui obéir. C'est un honneur pour elles de nourrir leurs familles en se prostituant. Leur mission accomplie, elles reviennent avec la gloire. Ce qu'elles ne savent pas, c'est que le sexe qu'elles font en Afrique et celui qu'elles vont devoir faire ici n'a rien à voir. En Afrique, c'est banal. Ici, elles se retrouvent confrontées à une sexualité très violente et «anormale» pour nous. Comme d'être achetée par plusieurs hommes pour une nuit. Ce sont des malédictions pour nous. On a sorti des filles de là. Mais elles se mettent à leur compte, trafiquent à leur tour si elles obtiennent les papiers. A 22 ans, elles sont proxénètes...

Le maraboutage des filles est une légende ?

Chez nous, le marabout fait partie de la culture, de la vie de la famille. On maraboute les filles pour la sécurité, pour qu'elles ne parlent pas aux Blancs, ne mettent pas en péril les réseaux qui font vivre tant de monde et pour qu'elles remboursent les dettes . Tous les Africains ont très peur de cette sorcellerie noire.

Vous dénoncez le trafic de petites filles vierges, au sein même des familles.

Ce phénomène ne concerne qu'une minorité d'Africains, et, en tant qu'Africaine, j'ai honte car ils salissent notre honneur. Des hommes sont prêts à payer très cher car être le premier une fois dans sa vie apporte la richesse. Nous savons tous combien cela se vend: entre 2000 et 3000 euros. Je me suis battue en France contre les discriminations dont sont victimes les Noirs. Je me bats aujourd'hui contre les miens pour que personne ne pense que la fille, la femme africaine, n'est bonne qu'au sexe payant.
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#2 L'utilisateur est hors-ligne   Balou Icône

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Posté 10 septembre 2005 - 09:33

Kuz, il y a de koi arrete de respirer la dedans....

on dirait la collonisation ne vs a vraiment pas kitter, si avant c etait nos pays aujaurdhui ce sont nos femmes.

C est vraiment une honte ke nos femmes, tresor africaine sont percu comme un objet sexuel en France
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#3 L'utilisateur est hors-ligne   Desaxee Icône

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Posté 10 septembre 2005 - 11:34

la cause de tout ceci est la pauvrete... si elles avaient une bonne vie en Afrique, elles ne seraient jamais prostituer
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   amirouche Icône

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Posté 11 septembre 2005 - 03:17

je pense ke le combat d amely doit etre mene en afrique , c est les filles de la bas k il faut sauver et non celles d ici
les africaines de france ont beaucoup plus de chance de s ensortir mm si c dur, j tjours entendu des choses plus ou moins pareilles sur les africaines et ceci ne fait ke confirmer. et c dommage
..."le subjonctif est le mode du doute et de l esperance. le subjonctif est le mode de l amour"...Erik Orsena


..." pourquoi t'as pas fait la vaisselle?" ..." des que j'ai fini mon cours de sophisme, non seulement tu seras convaincue que je l'ai faite, mais en plus, tu seras persuadée que c'est à ton tour de la faire." Charb

absolument fane de LIYA KEBEDE<<>>>>
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#5 L'utilisateur est hors-ligne   djamad Icône

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Posté 12 septembre 2005 - 01:54

Desaxee, le Saturday 10 September 2005, 21:34, dit :

la cause de tout ceci est la pauvrete... si elles avaient une bonne vie en Afrique, elles ne seraient jamais prostituer
Voir le message



salut,

saches que parmi les femmes prostituées en france, nombreuses sont les jeunes femmes voire jeunes filles de l'europe de l'est .... mais nombreuses sont aussi les femmes françaises : eh oui la pauvreté bien cachée ( nombreux foyers français vivent bien au dessous du seuil de pauvreté mais là on n'en parle pas !!! ) existe sur le sol français et certains maris n'hésitent pas à envoyer leur femme faire le tapin comme on dit ici!! c'est honteux pour toutes les femmes de connaitre cette situation et pour toutes les femmes quelquesoient les pays : manque de considération, non respect.... !!!!
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#6 L'utilisateur est hors-ligne   ayanna Icône

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Icône du message  Posté 17 septembre 2005 - 12:05

Citation

Les Camerounaises, Sénégalaises, Congolaises et Ivoiriennes sont en général des filles instruites, qui ne viennent pas des familles les plus pauvres, elles ne fuient aucune guerre. Elles veulent l'argent facile.


rien qu en disant ça pour moi...... cete presidentte me debecte !!

exemple resume du livre safia otokore :
Au fil des pages on se dit que décidément Safia a eu un destin extra-ordinaire au sens strict du terme. Car rien ne la prédestinait à la vie qui est la sienne. Il faut dire qu’elle ne sont pas nombreuses les petites djiboutiennes de la génération de Safia qui ont pu aller à l’école, française de surcroît, obtenir leur baccalauréat et décrocher ainsi une bourse pour étudier à l’université. Surtout lorsque l’on est fille de tailleur, issue d’une famille de dix enfants et que l’on a grandi dans le quartier 3 de Djibouti-ville....
Son excellent niveau scolaire sera son passeport pour la liberté, elle rêve d’obtenir une bourse pour la Côte d’Ivoire découverte lors d’une compétition. La Côte d’Ivoire symbolise pour elle la liberté avec grand L, l’égalité entre hommes et femmes, la vie tout simplement. Malheureusement ce sera le Sénégal mais à force de persévérer elle finira par aller vivre à Abidjan.
Elle y débarque le 18 Octobre 1991. Là-bas elle vivra l’insouciance de la vie estudiantine et se découvrira une passion pour la chose politique, elle apprendra le panafricanisme, le socialisme, se passionnera pour Nkrumah, Lumumba et autres visionnaires.
A Abidjan elle rencontrera aussi l’amour. En la personne de Didier Otokoré joueur de l’AJ Auxerre. Déjà marié il ne peut rien lui promettre. C’est alors qu’un inconnu lui fait une proposition inattendue, il lui offre un séjour en France pour une soi-disant manifestation sportive. Méfiante elle préviendra Didier qui viendra la chercher à Roissy le 26 Mai 1993, elle comprendra plus tard qu’elle a échappé à un piège de proxénètes.

elle aurait pu etre une pute "instruite " ça n enleve rien au fait qu un macro l a escroque au depart
comme pour les filles de l est toute prise au piege par la mafia
apres surement que si t a vecu pendant des annees en europe par ce metier il est difficile d en sortir malheureusement .....

Ce message a été modifié par ayanna - 17 septembre 2005 - 12:06 .

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