djibnet.com: Lettre D'un Etudiant à L'etranger - djibnet.com

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Lettre D'un Etudiant à L'etranger Souvenir souvenir....maussade!! Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Mane Icône

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Icône du message  Posté 31 janvier 2005 - 05:59

salut tt le monde,

je dois vous dire pour une fois j'etais vraiment touchée et je me suis rappelée d'une epoque assombrie, mais Dieu merci c'etait jadis. ben lisez ça et rappellez vous de votre premiere fois ( :D eh les vicieux, vous faites fausses routes).


"J'arrive au Maroc par un jour pluvieux de Novembre. A rabat exactement. Quatre de mes camarades de classe m'entourent et me bombardent de questions.

C'était leur premier voyage à l'étranger, certains n'avaient jamais vu PK 20. Je n'étais guère mieux car j'avais simplement visiter la Somalie et l'Éthiopie a l'age de 7 et 10 ans. Que faire et ou aller ?

En fin de compte nous retrouvons des djiboutiens, des étudiants, mais aguerrit par la nostalgie. En nous voyant débarquer dans leur résidence ils n'expriment rien, ni joie ni surprise. Pour eux Djibouti était ce lointain pays ou résidaient leurs parents.

Plus tard je découvrirais que beaucoup d'entre eux n'attendaient que la fin de leur études pour s'envoler vers les États-Unis ou l'Europe. Tant bien que mal on nous loge et nous initie aux rudiments de la vie au Maroc. C'est à partir de cet instant que les problèmes commencent à s'accumuler. A travers le comportement de nos colocataires je perçois un sentiment de jalousie, de concurrence infondée. Si par hasard j'arrivais à demander une question à l'un d'entre eux, il me répondais de travers, comme si nous étions des ennemis de longue date. Plus tard je me suis adapté; je suis aujourd'hui convaincu que les djiboutiens sont de nature égoïste. En conséquence j'agirais moi aussi de la sorte dans le futur.

Arrive aussi la nostalgie. Les images des êtres chers, du pays au souffle chaud et plein d'autres choses se bousculent dans ma tête. Puis, tout à coup, l'école et ses problèmes nous tombent dessus. Qu'est-ce que je découvre en me rendant à la Fac? J'étais assigné vers filière que je ne voulais pas ! Les marocains affichent une indifférence complète face à mes doléances, habitués qu'ils étaient au problème djiboutien.

Après des mois je m'y résigne et commence à assister les cours. mais avec quel morale! Mon corps seul se trouvait dans l'amphi alors que ma pensée vagabondait au gré de sa volonté. Et voila que je me prends à rêver d'exil comme les autres. Si ton pays te gâche ainsi pourquoi sacrifier ta carrière pour rien me dit-elle. De l'autre un sentiment de patriotisme me retient, les liens entre moi et le pays sont encore solides.

Je téléphone à mes parents, leur soumet la situation et attends des mois avant que la bonne nouvelle n'arrive. Après un combat dur le ministère acceptait ma requête, c'est-à-dire changer de filière. Mais au prix d'une année de ma vie."



Ben si c'etait refaire,j'allais dire noooooooooon :( , si je savais :D :D .

allez bye les enfants bisous ;)
"Quand nous comblons de bienfaits l'homme, il s'esquive et s'eloigne.
Et quand le malheur le touche, il se livre alors à une longue prière." Sourate 41


Quitte à être une légende, Autant etre une légende vivante!

La Qualité parle d'elle même.

La Civilisation Mane est plutôt douée par ses origines, c'est pourkoi je vais pas continuer à colporter mon idealisme humain.

On dit que Miss Mane a la sagesse de ne pas rever


Ma Mere me dit tj: "Fais Gaffe ma fille au monstre vorace et sentimental nommé Le Mec"! Sacrée maman
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#2 L'utilisateur est hors-ligne   idro Icône

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Posté 31 janvier 2005 - 12:31

ouais, bien de maussades souvenirs que ces souvenirs des premieres années de fac. Heureusement que nos petits freres n'auront pas à connaitre de pareils sacrifices. Il leur suffira de prendre la baabour ambouli pour se rendre à la fac, et apprendre les memes choses que les étudiants du MIT ou dans les meilleurs universités du monde, rentrer à midi chez eux. Nous travaillons dans ce sens, travaillez dans ce sens, ajoutez votre pierre à l'édifice, au moins par de encouragements. Que Dieu m'entende n'est-ce pas?
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#3 L'utilisateur est hors-ligne   azraf Icône

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Posté 31 janvier 2005 - 05:01

voilà une histoire dans laquelle je me reconnait totalement,c'est exactement comme ça que s'est passé mon arrivée et mes premiers mois!
on n'insiste jamais assez sur l'egoisme des djiboutiens,on est ,en verité,un peuple individualiste,ce n'est pas que negatif,je pense,que le fait que tu compte que sur toi même te permet à la suite de te debrouiller mieux!
je me rappelles aussi que je trouvait tous mes compatriotes trop egoistes à mon arrivée,mais justement,j'ai compris plus tard que c'est parce que chacun avait son lot de problemes et que ici c'etait pas le bled,loin de là!!!
il est clair que les 6 premiers mois sont un service militaire,un parcours du combattant ,entre la prefecture,la recherche de logement et l'inscription à la fac!!!!

ce qui m'as marqué le plus c'est comme le dit notre ami:cette distance qui s'installe inexorablement entre le jeune etudiant djiboutien et son pays au fur et à mesure que le temps passe,je pense que c'est quelques temps aprés l'arrivée que l'on realise entierement le sens du mot "exil" ,l'on comprends que les choses ne seront desormais plus comme avant!
rien d'effrayant,mais je pense que les reperes que l'on avait jusque là,deviennent tout d'un coup caducs!

azraf le nostalgique!!!
ragna waa ragii hore ,hadalna waa intu yidhi!!

"l'occident est un accident,sa culture,une anomalie" roger garaudy.

"rien ne sert de partir à point, il faut courir." coluche
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   Frida Icône

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Posté 01 février 2005 - 04:41

Comme dirait Nurruddin Farah, l'exilé est comme la Shéhérazade des milles et une nuits, tissant des contes pour survivre. En attendant, on emprunte sur le futur parce que le présent est incertain.
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#5 L'utilisateur est hors-ligne   perplexe Icône

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Posté 01 février 2005 - 05:48

Frida, le Tuesday 1 February 2005, 13:41, dit :

Comme dirait Nurruddin Farah, l'exilé est comme la Shéhérazade des milles et une nuits, tissant des contes pour survivre. En attendant, on emprunte sur le futur parce que le présent est incertain.
Voir le message


Comme dirait Perplexe,mon présent est frigide :(
Mon futur ? Frida :wub:
Frida ,je t'adore!!!!!!! Voudrais-tu m'épouser?

Quoi???? Vous comprennez pas ?
Eh bein ,je prends une hypothèque sur mon futur :P
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#6 L'utilisateur est hors-ligne   Frida Icône

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Posté 03 février 2005 - 07:25

Je comptais bien peindre le futur, en rouge brique, en bleu turquoise, en folie inouïe dans l'ombre du silence - Et redevenir poussière, enfin. Il y a dans les mots accumulés- une douleur antique qu'il faudrait s'en déposséder absolument.
Je déposerai sur le futur comme sur le mur "rouge brique", l'exp​ression d'un crime d'existence.
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#7 L'utilisateur est hors-ligne   simonet Icône

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Posté 04 février 2005 - 05:56

j'aime bcq ta façon d'écrire (on sûrement déjà dû te saoûler avec sur ce forum mais je m'ajoute à la longue liste que veux-tu), tu me fait penser aux poètes du courant surréaliste dont j'apprécie les poèmes
qu' ALLAH ai pitié de nous

pourquoi ne croirai-je pas en Sa justice, lorsque les rêves de celui qui dort à même le sol ne sont pas plus beaux que ceux de celui qui dort sur un matelat de plumes.

"l'oiseau vole, l'Homme vole, c'est la volaille." Yodé et Siro
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#8 L'utilisateur est hors-ligne   RastaWoman Icône

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Posté 05 février 2005 - 02:23

Mane, le Monday 31 January 2005, 2:59, dit :

salut tt le monde,

je dois vous dire pour une fois j'etais vraiment touchée et je me suis rappelée d'une epoque assombrie, mais Dieu merci c'etait jadis. ben lisez ça et rappellez vous de votre premiere fois ( :D eh les vicieux, vous faites fausses routes).


"J'arrive au Maroc par un jour pluvieux de Novembre. A rabat exactement. Quatre de mes camarades de classe m'entourent et me bombardent de questions.

C'était leur premier voyage à l'étranger, certains n'avaient jamais vu PK 20. Je n'étais guère mieux car j'avais simplement visiter la Somalie et l'Éthiopie a l'age de 7 et 10 ans. Que faire et ou aller ?

En fin de compte nous retrouvons des djiboutiens, des étudiants, mais aguerrit par la nostalgie. En nous voyant débarquer dans leur résidence ils n'expriment rien, ni joie ni surprise. Pour eux Djibouti était ce lointain pays ou résidaient leurs parents.

Plus tard je découvrirais que beaucoup d'entre eux n'attendaient que la fin de leur études pour s'envoler vers les États-Unis ou l'Europe. Tant bien que mal on nous loge et nous initie aux rudiments de la vie au Maroc.  C'est  à partir de cet instant que les problèmes commencent à s'accumuler. A travers le comportement de nos colocataires je perçois un sentiment de jalousie, de concurrence infondée. Si par hasard j'arrivais à demander une question à l'un d'entre eux, il me répondais de travers, comme si nous étions des ennemis de longue date. Plus tard je me suis adapté; je suis aujourd'hui convaincu que les djiboutiens sont de nature égoïste. En conséquence j'agirais moi aussi de la sorte dans le futur.

Arrive aussi la nostalgie. Les images des êtres chers, du pays au souffle chaud et plein d'autres choses se bousculent dans ma tête. Puis, tout à coup, l'école et ses problèmes nous tombent dessus. Qu'est-ce que je découvre en me rendant à la Fac?  J'étais assigné vers filière que je ne voulais pas ! Les marocains affichent une indifférence complète face à mes doléances, habitués qu'ils étaient au problème djiboutien.

Après des mois je m'y résigne et commence à assister les cours. mais avec quel morale! Mon corps seul se trouvait dans l'amphi alors que ma pensée vagabondait au gré de sa volonté. Et voila que je me prends à rêver d'exil comme les autres. Si ton pays te gâche ainsi pourquoi sacrifier ta carrière pour rien me dit-elle. De l'autre un sentiment de patriotisme me retient, les liens entre moi et le pays sont encore solides.

Je téléphone à mes parents, leur soumet la situation et attends des mois avant que la bonne nouvelle n'arrive. Après un combat dur le ministère acceptait  ma requête, c'est-à-dire changer de filière. Mais au prix d'une année de ma vie."



Ben si c'etait refaire,j'allais dire noooooooooon  :( , si je savais :D  :D .

allez bye les enfants bisous ;)
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A TOUT LE MONDE...

Frere ahmed, frere ahmed, on rentre quand? on rentre quand? saacadii way naga dhacday..saacadi way naga dhacday !! Je vs laisse continuer la chanson:)
Bon treve de plaisanterie, ON RENTRE QUAND LES GARS? faites-moi signe ke je commence a economiser pour mon billet de retour.
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#9 L'utilisateur est hors-ligne   simonet Icône

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Posté 07 février 2005 - 10:27

I'm ready, tu viens Rastawoman

ps: en mm tps on passera par l'éthiopie pour voir ce cher Bob :P
qu' ALLAH ai pitié de nous

pourquoi ne croirai-je pas en Sa justice, lorsque les rêves de celui qui dort à même le sol ne sont pas plus beaux que ceux de celui qui dort sur un matelat de plumes.

"l'oiseau vole, l'Homme vole, c'est la volaille." Yodé et Siro
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