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Djibouti : La Douce Descente Aux Enfers (par Moham Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Kabula Icône

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14-janvier 05

Posté 16 janvier 2005 - 10:34

12/01/05 (B280) Djibouti : la douce descente aux enfers (Par Mohamed Qayaad)


Les djiboutiens(nes)vivent au sein d'un leurre magistral, d'une République disparue que le régime autocratique s'acharne à ne pas reconnaître telle, et que ses politiques artificielles prétendent perpétuer.
La réalité est insensée, les chiffres sont terrifiants :40.000 personnes meurent de faim chaque jour dans le monde, ce sida qui tue 2 millions d'Africains chaque année. Combien meurent-ils de faim ou de sida à Djibouti ? Nous ne le saurons jamais.

Cette dictature qui broit des centaines de milliers djiboutiens repose sur une effroyable "machine de mort", en large partie secrète :escadrons de la mort, torture systématique, enlèvements et disparitions, manipulation de la violence des opposants, désinformation et "action psychologique". . .

La pratique généralisée de la torture, "banalisée" par la milice politique(SDS)depuis 1977, est en quelque sorte au fondement de la folie meurtrière qui se déchaînera plus tard, caractérisée par le mépris absolu de la vie humaine et du corps des adversaires supposés .

Ce peuple affamé, anéanti au vu et au su de tous pour "la très juste cause" et les intérêts de l'ex-puissance colonisatrice.

Un peuple livré à lui-même, mais nous posons toujours les mêmes questions fantômes auxquelles, beaucoup le savent, rien ne répondra, sinon le désastre des vies que ce silence ravage et dont on oublie qu'elles représentent chacune un destin.

Que devient-elle la RDD ? Une promesse de Vie ? Un Enfer, déjà, qui ne dit pas son nom ?

Mais Dante a-t-il imaginé l'Enfer de ceux qui réclameraient l'Enfer en vain ? De ceux pour qui la pire damnation serait d'en avoir été chassés ?

N'est-il pas terrifiant de demeurer ainsi passifs, comme paralysés, tétanisés devant ce dont dépend notre survie ? Ne faut-il pas se demander si cette survie est programmée ou non ?

A fuir ces questions, on s'épargne dans l'immédiat la révélation du pire, mais craindre la révélation du pire, n'est-ce pas risquer d'y être mieux précipité ?

Or ce régime dictatorial s'emploie à dévier, supprimer ces questions;il se mobilise, converge vers d'autres, et focalise autour d'elles l'opinion, qu'il tient de la sorte en suspens autour de faux problèmes.

Demandez-vous à quel point la cruauté de ces vies abrège leur durée, et s'il est besoin de murs, de miradors pour incarcerer ces gens.

Revisite-t-il/elle(djiboutien(ne)) ce temps d'une lenteur insidieuse au cours duquel il/elle est devenu(e)l'un de ceux qui , même vus, même entendus, ne sont pas regardés, ne sont pas écoutés, et qui, d'ailleurs, se taisent ?

De ces chômeurs rejetés, puis écrasés sur les bords de la route. Une route qui ne mème plus aux mêmes lieux. Où conduit-elle ? Nul ne sait.

Destins annulés, jeunesse détériorée. Avenir aboli. Que peuvent-ils attendre de l'avenir ?
Quelle sera leur vieillesse, s'ils y atteignent ?

De ces enfants exclus , d'un système scolaire inique et impitoyable qui, n'ont plus rien à espérer puisque cette democrature ne leur a jamais rien donné.

Qu'ont-ils à perdre puisqu'ils n'ont rien reçu, sinon des modèles de vie que tout les empêche d'imiter ?

On atteint ici à des sommets de l'absurde, de l'inconscience planifiée. De la tristesse, aussi.

Ce siècle nous a appris que rien ne dure, pas même les régimes les plus bétonnés.
Qu'allons-nous devenir ? Que faire ? Par où commencer ? Autant de questions qui restent sans réponses face à ce régime génocidaire.

Quel avenir peuvent-ils imaginer ? même le rêve ne leur a jamais été permis.

Que peuvent-ils attendre de l'avenir ? Avenir sans projet ? Un avenir qui leur réserve <<chômage>>, <<misère>>, <<rejet>>, le sentiment d'être inutiles, ou, mêmes, parasitaires ? Des virtuoses de l'exclusion !

De ces enseignants humiliés, ruinés puis exilés. On leur reproche le choix de l'exil avec raison certes;mais on oublie bien vite le caractère dévastateur de la violence et du dénie de droits qu'ils subissent en amont.

De ces répudiés, de ces laissés pour compte jetés dans un néant social. De ces oubliés-là (les retraités), abandonnés, proscrits. Hors jeu !

De ces jeunes filles désorientées, désemparées, qui se prostituent afin de subsister un temps. On le sait. Et il y a des clients. Qui hurle, sinon les parents de ces victimes ? Quels boucliers levés contre cette pédophilie tolérée ? Seuls à réagir, les consommateurs .

Ces satrapes (IOG et Cie)ne devraient-ils pas s'attaquer non pas tant aux épiphénomèmes que sont la corruption, l'alcool , la drogue, la prostitution mais aux phénomèmes qui en est l'origine: la pauvreté dont nous savons qu'elle conduit ces jeunes filles à se prostituer au bénéfice des possédants, à seule fin de survivre encore un peu.

Encore faut-il qu'ils aient la volonté de le faire ?

Devraient-ils fuir le désespoir au moyen de mensonges, de camouflages, de fuites aberrantes ? Cette attitude-là, est désespérée, désespérante.

Discours sur discours annonçant <<des priorités>> qui n'apparaîssent pas, qui n'apparaîtront pas.

Pour ne citer la Nation du 30/12/04 <<Les Dikhilois et les Dikhiloises, [. . . ] Cette écoute de proximité a permis au Président de délivrer à ses interlocuteurs okarois un discours axé sur la volonté du gouvernement de développer les économies locales pour faire face au processus de paupérisation. >>

Mais qui donc subit la honte, parfois la mort et chaque fois une vie détériorée ?
Faut-il tenir ainsi les brimades pour le modèle sur lequel il faudrait s'aligner. Est-ce la norme le fait d'être brimé ?

Les préjugés contre eux sont si défavorables qu'ils sont jugés coupables d'habiter cette zone.

Les vies dévastées de ces gens n'éveillent guère de scrupules chez la Nation. Les scrupules sont pour elle, honteux d'être honnis.

L'imagination de l'article de la Nation est sans limite lorsqu'il s'agit de distraire la galerie avec des bricolages débiles, sans effets, sinon néfastes, sur rien.

Ces populations résident dans un paysage qui ne les intéresse guère.

Ce paysage fait partie pour eux d'un passé destiné au folklore ou à l'oubli.

L'opprobre dans lequel on les tient, la punition qu'on leur inflige, pourraient être annonciateurs de dérives sans limites, car ces populations molestées ne sont plus désormais nécessaires aux desseins de ceux qui les tourmentent.

Ces malfrats ont transformé Djibouti en une immense tombe:vivants, nous sommes morts - des morts vivants -.

Mais le cynisme porte tout pouvoir à retourner contre ceux qu'il opprime le ressentiment.

Leurs discours survolent les vrais problèmes ou les faussent, des discours qui sans fin ressassent les mêmes promesses intenables, ces discours-là sont passéistes et remuent sans fin des nostalgies qu'ils sauront toujours utiliser pour mieux mentir davantage.

La remise en cause des fausses questions posées, le rétablissement de celles évitées, la dénonciation de celles escamotées:dénoncerait sans doute la duplicité du pouvoir autoritaire, ou plutôt des ioguistes, et leur intérêt à ce que la société djiboutienne demeure inféodée au système périmé, fondé sur la culture de bassesse, de l'avilissement.

Le régime ioguiste utilise alors le système quasi parfait de la double pensée que Georges Orwell avait inventé en 1949, un an avant sa mort, pour . . . son célèbre 1984 ! :<<il fallait oublier un critère devenu inopportun, mais aller le rechercher quant il redevenait nécessaire, aussi longtemps qu'il le fallait. >>

Cette réalité, qui ne souffre aucune controverse chez les gens de bonne foi, définit la différence fondamentale du climat électoral: dans cette république (Djibouti) soumise à la terreur d'une machine à tuer devenue folle, soutenue ou dirigée par la France, les conditions de n'importe quel scrutin sont compromises à l'avance.

La route de leur paradis est courte et ils jouissent de ce qu'ils trouvent de meilleur :l'alcool, la drogue , la prostitution. . .

Leur espoir est plein de mépris, mais le cri des opprimés est plein de paix.

Notre ultime espoir c'est la raison, que l'homme a laissé disparaître dans un océan de malhonnêteté.

L'Amour du créateur me donne l'espoir qu'une vie meilleure se prépare.

Mohamed Qayaad
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#2 L'utilisateur est hors-ligne   azraf Icône

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Posté 17 janvier 2005 - 02:30

ne serais-ce pas un peu,de la propagande par hasard?
je me demande???
djibouti n'est pas la seule à souffrir,tous les peuples africains souffrent et certains même plus que nous,arretez votre tentative de lavage de cerveau!!!

azraf!!!
ragna waa ragii hore ,hadalna waa intu yidhi!!

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#3 L'utilisateur est hors-ligne   Nomad5 Icône

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Posté 17 janvier 2005 - 12:33

azraf, insinuerais-tu que nous devons nous accomoder de la maffia ségrégationniste ?

Je te rapelle que les autres pays africains font des progrès contrairement à nous: Kenya, Madagascar etc et d'ailleurs Mr Qayaad n'exagère pas tant que ca!
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   waran Icône

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Posté 17 janvier 2005 - 01:29

kabula,

TOUT LE MONDE SAIT QUE LA SITUATION ECONOMIQUE DE NOTRE PAYS COMMENCE À S´AMELIORER.LES SALAIRES SONT PAYÉS. TOUS LES ENFENTS ONT LE DROIT D´ALLER À L´ÉCOLE JUSQU´À L´AGE DE 16 ANS CE QUI EST VRAIEMENT BIEN D´APRÈS MOI.
QUANT À LA SITUATION POLITIQUE TES CRITIQUES SONT PARTIELLEMANT JUSTIFIABLES .

CEPENDANT, CHÈRE KABULA, SI TON DISCOURS QUI ME PARAIT DES MENSONGES QUALIFIÉES(LA RETOUR DE NOMAD5 EN TEMOINGE) EST DESTINÉ À NOUS POUSSER " LA REVOLTE À LA SOMALIENNE" ALORS LÀ JE SUIS OPPOSÉ. LA PAIX EST LA PRIORITÉ DES PRIORITÉ DES DJIBOUTIENS.
D´AILLEURS JE ME DEMANDE QUELLE CRÉDIBILITÉ LES DJIBOUTIENS ACCORDENT À TES PROPOS D´APRÈS TES ATTAQUES À L´EGARD DE PROFF. TAREK RAMADAN( UN DES PHILOSOPHE DE CE MONDE À NOS JOURS)
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#5 L'utilisateur est hors-ligne   azraf Icône

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Posté 17 janvier 2005 - 01:42

si un peu kand même!!monsieur qayaad en fait des tonnes,car le poids des mots ne sert à rien devant la situation!
moi je pense que c'est pas la meilleure maniere de convaincre et d'agir,j'aime pas l'extremisme et je decele dans les tirades de ce cher monsieur un brin de haine et de propagande extremiste!!
l'espoir du peuple djiboutien ne vient pas des idées et des revolutions,il vient de la croyance en dieu!
j'aime pas trop quand on justifie tout par la raison,et je pense que les djiboutiens n'ont pas de haine,mais du desespoir et de la deception,je ne veux pas que l'on profite de leur desepoir mais qu'on repondes à leur attentes et besoin!
le peuple djiboutien merite que l'on se sacrifie pour lui,mais ce n'est pas en developpant toute une argumentation bien rodée et propagandiste que l'on vas changer les choses,ce n'est pas en leur lavant le cerveau qu'on les aide,au contraire on leur manque de respect en les traitant comme ça!
quel est l'interet non avoué des gens qui s'ingenuent à hatisser la haine dans le coeur des djiboutiens en leur decrivant leur vies comme une succesion de malheurs,je crois à la fierté et à la noblesse du peuple djiboutien,je ne permet pas qu'on les traite comme des primitifs incapables de raison ou de pensée!
je suis d'accord que djibouti doit changer,mais je ne pense pas que ça soit pour retrouver d'autres dictateurs,les dictateurs des idées!!!!
je suis sur que les djiboutiens arriveront à resoudre leurs problemes sans s'entretuer et surtout sans avoir de haine pour personne!
je n'aime pas la haine ,ni les gens qui sont definitifs dans leurs paroles,c'est juste ça que je reproche à monsieur qayaad!!!!

azraf!!
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#6 L'utilisateur est hors-ligne   azraf Icône

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Posté 17 janvier 2005 - 01:49

oui,je voulais dire aussi: "la douce descente aux enfers" rien que ce titre me donne froid dans le dos,il me rappelle le discours de certains arabes de services du ps et d'ailleurs,qui exagerent toujours les malheurs de leur peuple pour se nourrir de sa depouille,c'est tout simplement repugant et obscene!
je n'aimerais pas etre representé par des vautours pareils!!!!

djibouti est loin d'etre ce qu'ils decrivent!!!


azraf!
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#7 L'utilisateur est hors-ligne   Desaxee Icône

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Posté 18 janvier 2005 - 08:05

Pour une fois je suis d'acc avec Aladdin (azraf).
Le texte de qayaad est plus concerne par sa prose que par la situation de djibouti.
Une phrase aurait suffi la ou il ecrit 400 mots.

On a pas oublie que notre pays est parmi les derniers des derniers en matiere de democratie et de lutte contre la corruption.
Le kenya , la Somaliland si proche sont des bons exemples d'un debut de democratie!
Qu'est ce qui se passe sur notre continent??? :(

Meme si certains pays avancent : et ca c'est un bon signe.

Gardons l'espoir
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#8 L'utilisateur est hors-ligne   Farah Icône

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Posté 27 janvier 2005 - 07:01

Du verbiage Desaxee effectivement voila ce que c'est!
Un bo verbiage bien indigeste!
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