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Lumiere Sur… La Femme En Islam article d'une soeur francaise convertie Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Maryan Icône

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Posté 25 octobre 2003 - 11:22

Pour ceux qui s'interessent aux droits des femmes d'autrefois et d'ailleurs, musulmanes et non-musulmanes. Ecrit par une femme qui connait a la fois, la religion musulmane et le monde judeo-chretienne.

LUMIERE SUR… LA FEMME EN ISLAM


A l’heure où les médias brossent un portrait maussade et erroné de la femme musulmane, les interrogations, sur le statut de celle-ci en Islam, ne cessent d’affluer.
Il est, donc, urgent de clarifier ce point tant aux yeux des non musulmans qu’aux yeux des musulmans, particulièrement les jeunes.


1)La femme dans les anciennes civilisations

Afin de mieux apprécier l’apport de l’Islam vis-à-vis de la gent féminine, étudions, par un bref tour d’horizon, le statut de la femme dans les différentes civilisations antiques.
A Babylone, les jeunes filles étaient vendues aux hommes les plus offrants, dans un plagiat de vente aux enchères. A Athènes, la femme privée de ses droits civils élémentaires, demeurait sous la domination totale du père ou du mari. Aucune école pour fille n’existait dans cette ville ; en corrélation avec le mépris exprimé à son égard par les philosophes de l’époque, comme Platon ou Aristote qui écrit : « la nature n’a doté la femme d’aucune disposition intellectuelle, pour cette raison son éducation devrait se limiter à la maternité ».
Du côté des religions ; même discours. Dans le Brahmanisme, la femme indienne, esclave toute sa vie, souvent mariée à l’âge de 5 ou 6 ans, doit, une fois veuve, rejoindre son défunt mari sur le bûcher où elle est alors brûlée vivante.
Dans le judaïsme, la femme peut être donnée en mariage sans consentement, la dot est versée à son père ou à son frère. Appelant son mari « maître », elle n’a en aucun cas, le droit de demander le divorce. Son serment est sans valeur. Lors de ses menstruations, elle doit s’éloigner de son époux afin de ne pas le souiller et elle est considérée impure pour une période double lorsqu’elle accouche d’une fille.
Dans le christianisme, la notion de péché originel, où Eve, seule, aurait tenté Adam et mangé le fruit interdit supportant, alors, l’entière responsabilité de leur expulsion du Paradis, a modelé les pensées des hommes accusant la femme d’être source du mal et véritable agent du Diable sur terre, selon certains. Ne disposant ni de ses droits ni des ses biens, considérée impure, l’apogée de son humiliation sera atteint lors du concile de Mâ*** en 581, où les représentants chrétiens se demanderont si « la femme est-elle oui ou non un être humain possédant une âme ? ».


2) Les traditions culturelles

De nos jours, les formes d’oppression que subit la femme restent multiples à travers le monde. Les coutumes variant selon les régions d’habitation. Dans le monde musulman, et dans le monde arabo-musulman plus spécifiquement, la femme doit affronter les affres de certaines traditions misogynes, (sans fondement islamique) la reléguant inlassablement au second plan. Citons en quelques unes parmi les plus répandues et voyons ce qu’en disent les sources islamiques, c'est-à-dire le Coran et la tradition du Prophète (saw) ; la Sunna.
- L’analphabétisme rencontre son taux le plus élevé parmi les femmes marocaines avec 72.3% d’analphabètes (1*). Alors qu’en Islam, la femme a la même obligation d’acquérir le savoir que l’homme. Aisha, l’épouse du Prophète (saw), remarquablement instruite, s’intéressant aux lettres et à la poésie,savante en matière de jurisprudence (fiqh), qui a transmis plus de 2200 hadiths et donné des cours aux musulmans venus de villes lointaines, en est une excellente illustration. D’ailleurs, à travers les siècles, de nombreuses femmes érudites furent les professeurs de savants, tel que l’Imam Chafii, et bien d’autres. Du vivant du Messager d’Allah (saw) (qui réservait d’ailleurs une journée par semaine à l’instruction des femmes), on comptait déjà 20 femmes juristes parmi les compagnons. Le Prophète (saw) n’a-t-il pas dit : « La recherche du savoir est une obligation pour chaque musulman » ? (*2)
Et le Coran : « Allah élèvera en degrés ceux qui on cru et ceux qui on reçu le savoir » (sourate 58, verset 11)
- Le mariage forcé perdure dans les familles attachées aux traditions ancestrales « du bled ».
En contradiction totale avec le droit absolu de choisir son époux qui a été institué par l’Islam, afin d’octroyer liberté et dignité à la femme. En effet, libre à la femme d’accepter ou de refuser une demande en mariage. De plus, une union est considérée comme non valide si le consentement de l’un des deux époux fait défaut. Un contrat de mariage garantit les droits des mariés et permet même à la femme d’y faire figurer les clauses qui lui semblent utiles, (garantie de pouvoir continuer ses études, par exemple) pour faire valoir ses intérêts. La dot lui revient de plein droit. « Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les meilleurs avec leurs épouses » (3*).

- L’excision des petites filles ne relève absolument pas de l’Islam. Les seuls pays musulmans la pratiquant sont le Soudan et l’Egypte où la minorité chrétienne copte la soutient également.

- Les preuves matérielles de la virginité de la mariée exigée par la famille. Que les choses soient claires, cette pratique, culturelle et archaïque, est une abomination aux yeux de l’Islam ! Elle n’a jamais été pratiquée du temps des compagnons. Le Prophète (saw) avait interdit aux musulmans de divulguer les secrets de leur vie intime. Cette pratique sociale n’est que le résultat de l’ignorance. Le Coran enseigne que le devoir de rester chaste jusqu’au mariage s’applique, aussi, à l’homme ! Cette préservation doit se faire dans le but de satisfaire Allah (swt) et non pas les parents.

Les tâches ménagères et les sorties. Si les hommes de toutes cultures sont, parfois, plus négligents que les femmes pour ce qui est de l’hygiène, ils devraient, néanmoins, à l’instar du plus noble des hommes, à savoir le Prophète Muhammad (saw) participer aux tâches ménagères tel que le ménage ou la couture.
En ce qui concerne les sorties des jeunes garçons, elles devraient faire l’objet d’une véritable attention de la part des parents qui laissent sortir leurs fils sans aucune restriction tandis que les jeunes filles restent « bouclées » à la maison. Les parents doivent s’efforcer d’éduquer leurs filles du mieux qu’ils le peuvent. De nombreux hadiths soutiennent les filles, parmi eux : « Les femmes sont les égales des hommes » (4*) ou encore, « Celui qui a entretenu et bien traité deux filles, nous entrerons, moi et lui, au Paradis (côte à côte) (5*).

A l’opposé, il ne faut pas croire que le modèle occidental soit un havre de justice pour les femmes. Si il possède de bons avantages, il a aussi des défauts révoltants que nous devons corriger.
Si un homme arabe frappe son épouse, c’est l’Islam qui sera accusé alors que si c’est un homme « latin lover » d’Amérique du sud, machiste et fier de l’être, qui bat sa femme, qui osera accuser la religion catholique ?!
La France qui prône la parité alors que seul 6% de son parlement est composé de femmes tandis qu’un pays, musulman, comme le Bangladesh compte 30% de femmes au sein de son parlement.
A travail égal, la salariée française est, toujours, payé 20% de moins que son homologue masculin. Idem, au Japon, où le salaire féminin moyen ne représente que 50,7% du salaire masculin. (6*).
Pour avoir le pouvoir de voter, la française a dû attendre 1944, au terme d’un long combat, tandis que la femme musulmane a obtenu ce droit il y a plus de… 1400 ans avec l’avènement de l’Islam.
De plus, l’Occident, qui prône le culte du corps et une standardisation de la beauté, s’emploie à nous faire croire à la nudité et à l’exhibition du corps féminin, comme moyens suprêmes de libération. En quoi se mettre nue pour vendre une voiture ou un gel douche est -il digne, respectueux et libérateur ??
Le corps de la femme est utilisé comme une vulgaire marchandise dont on se débarrasse rapidement, après usage, afin de ne pas lasser le consommateur.
D’après le dernier rapport de la Fédération Des Femmes Pour La Paix Mondiale, la pornographie détruit les familles, encourage l’adultère, incite au viol et à la pédophilie. Sachez enfin, qu’en France, entre 1985 et 1990, le nombre de plaintes pour viol a augmenté de 62% et aux Etats-Unis, de 526% entre 1960 et 1986.

A la lumière de cette analyse, il ne s’agit pas de rejeter sans discernement les coutumes arabes ou de s’ériger en opposition absolue avec les mœurs occidentales, mais il s’agit plutôt de tirer le meilleur des deux cultures en partant du principe que tout ce qui est bon est islamique.

3) statut de la femme en Islam

Revenons à l’Islam des origines, celui qui est libérateur, synonyme de créativité scientifique, de solidarité, de progrès dans tous les domaines, porteur d’un message universel et intemporel ! Le message dont le monde entier a besoin !

L’Islam a apporté la lumière au monde et aux femmes comme aucun système, qu’il soit politique, religieux, culturel ou philosophique, n’a réussi à y parvenir. Distinguons l’Islam des traditions patriarcales ou de l’attitude navrante de certains musulmans.
Partons à la (re)découverte de l’histoire musulmane ; sa naissance, ses conquêtes grandioses, ses récits héroïques et émouvants, ses acteurs fabuleux et dignes, ressentons la douceur, l’amour, et l’infinie miséricorde du message coranique ! Attendrissons nos cœurs endurcis !

Prenons conscience de tous les droits que l’Islam a accordé aux femmes, à une époque où les petites filles étaient enterrées vivantes : le droit à la vie, le droit à l’instruction, le droit à sa prise en charge matérielle, le droit à la garde des enfants, le droit de choisir son époux, droit au contrat de mariage, le droit à la dot, le droit au travail ou à l’activité associative, l’aptitude à assumer des responsabilités, le droit d’exprimer son avis, de prêter serment d’allégeance, le vote, le droit à la consultation, le droit de demander le divorce, le droit d’être traitée avec bienveillance, amour et respect, le droit à la participation à l’effort de guerre, le droit à l’héritage et à disposer de ses biens à sa guise, le droit aux mérites qui découlent des obligations pieuses, à la participation dans toutes les sphères de la vie politique et le DROIT au hijeb lui permettant son engagement dans la vie active. Ainsi, la musulmane voilée ne subit ni harcèlement ni atteinte à sa dignité et les hommes et les femmes se côtoient dans un but noble et sain dans une société qui est alors préservée du vice.

Grâce à l’Islam, la femme musulmane a son propre statut qui confirme sa propre personnalité et sa liberté intellectuelle, religieuse, économique et politique. Les différences entre les deux sexes résultant des natures respectives de l’homme et de la femme, assignées par Allah (swt).

Soyons fières d’être des musulmanes, sourions sous notre hijeb afin que rayonnent notre bonheur et notre foi. Oeuvrons pour une société plus juste et prenons exemple sur les femmes engagées et actives qui ont lutté dignement pour leurs convictions, tel Khadija, première femme à avoir embrassé l’Islam ou Soumaya, première martyre de l’histoire musulmane.


Hawwa Méjean

(1*)Selon le rapport PNUD 1997
(2*) sunan Ibn Mâja, p80, tome 1
(3*) rapporté par Attirmidhi
(4*) rapporté par Abu Daoud et Muslim
(5*) rapporté par Muslim
(6*) selon l Organisation Internationale du Travail


Maryan.

Ps. A mediter pour certains. Une petite chose, la soeur a oublie d'ajouter la Somalie/Djbouti aux pays pratiquant l'excision. Peut-etre pensait-elle que nous ne sommes pas 100% musulmans. Ce qui est vrai d'ailleurs.
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#2 L'utilisateur est hors-ligne   Frida Icône

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Posté 26 octobre 2003 - 06:52

L'instrumentalisation de La femme en Islam...

Ce point fut examiné à travers, surtout, les rapports homme/femme, dans la mesure où ce sont, me semble-t-il, les relations homme/femme qui peuvent le mieux nous donner un aperçu de type de société dans laquelle nous sommes. Un tableau de la société arabe bédouine pré-islamique où les relations homme/femme pouvaient être très différentes d'une tribu à l'autre : de tribus où les femmes n'avaient aucun droit aux tribus où les femmes avaient des droits forts élevés allant de la propriété de la tente au droit de répudier l'époux, d'en épouser 3 à 4 , des tribus patrilinéaires aux tribus matrilinéaires.


A l'époque où apparu l'Islam, la société pré-islamique traversait une période où le relâchement des moeurs, notamment dans les centres sédentarisés, était profond. Quête du profit, prostitution consécutive aux razzias destinées au début à enrichir les tribus par l'apport de biens matériels ou de femmes, et qui , par la suite, permettaient aux hommes d'enlever les femmes uniquement dans le but de les vendre comme esclaves ou prostituées.


L'esprit mercantile, de plus en plus développé dans la société, aboutissait au relâchement des liens de sang au profit de la communauté d'intérêt. L'apparition de l'Islam à cette époque, avec les droits nouveaux qu'il accordait aux femmes( DROIT QUI VA DE SOI) , les nouvelles valeurs morales d'entre-aide, d'équité etc. qu'il prônait, apparu donc comme une avancée pour l'ensemble de la société. Dès son apparition l'Islam prouva sa tolérance envers les autres religions. Les guerres saintes, ou Djihad, avaient certes pour but de répandre la nouvelle religion, mais le principe fondamental était alors de convaincre et non de contraindre. Les vaincus conservaient ainsi leur religion en échange du payement d'un impôt spécial. Les conquêtes arabes furent pour cette raison plus favorablement accueillies et acceptées par les populations locales que les conquêtes barbares. Les musulmans, dans un esprit de pragmatisme, se montrèrent également très accueillants face aux coutumes des sociétés conquises : ils admirent ainsi le Mazdéisme parmi les religions du Livre, bien que le Coran ne le mentionnera pas et condamnera au contraire les adorateurs du feu. De la même façon, ils intégrèrent dans leur propre culture, l'héritage intellectuel des civilisations conquises, sans que cela soit perçu comme une menace pour leur identité culturelle.



L'orthodoxie religieuse, qui se développa autour des 10ème et 11ème siècles pour triompher au 12ème siècle, est basée sur une pensée essentiellement tournée vers le passé, selon laquelle le Coran, incluant toute la vérité, est et restera un texte hors du temps et de l'espace.Dès lors les innovations ou les interprétations innovatrices du Coran ne peuvent que conduire à l'erreur, et ce d'autant plus que le prophète et tous ceux qui ont vécu la révélation sont désormais morts. Les risques d'une interprétation fausse sont dès lors encore plus grands.


C'est encore, en grande partie, cette orthodoxie religieuse qui contribue à maintenir la femme dans son statut social traditionnel. En effet, bien avant l'apparition de l'Islam, la société arabe était une société majoritairement patriarcale. Le groupe masculin dominait le groupe féminin en une hiérarchie jusque là non démentie. Avec l'Islam, les femmes accédèrent au statut de sujet, et non plus d'objet, de droits, et à celui de croyant au même titre que les hommes. Afin de contourner ces principes nouveaux et d'en limiter les effets sur la hiérarchie traditionnelle, les hommes, détenteurs du monopole d'interprétation des textes religieux, firent en sorte de maintenir la femme dans son rôle ancestral, en soumettant, notamment, son accès au statut de croyante à son obéissance totale à l'homme pour prouver ainsi son obéissance à Dieu.( qui rejoint bien la pensée Judéo-chrétienne)

Ainsi, l’instrumentalisation palpable, par des groupuscules fanatisés suit son cours.
La femme doit par elle-même, apprendre et comprendre ses droits et ses lois, qu'elles ne s'attendent pas que la Charia, et l'Ecriture juridique islamique lui confèrent tous ces droits, puisque ces mêmes lois dites "divines" sont maniés par les bras de L'Homme!
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#3 L'utilisateur est hors-ligne   DMX Icône

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Posté 27 octobre 2003 - 01:00

wow eh bien ca alors c'est 2 sacre long texte mais c'est vaut la peine.
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   Desaxee Icône

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Posté 27 octobre 2003 - 04:10

=D> =D> =D> Thanks Maryan
L'Islam a fait progresser le droit de la femme mais qui applique cet Islam -la ??
Quel pays musulman respecte les droits de le femme dans son integrite total ?
Aucun .

Entre Lumiere sur la femme en Islam et Lumiere sur la femme en terre d'Islam c'est le pardis et l'enfer .
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