djibnet.com: Histoire De L'islam - djibnet.com

Aller au contenu

Page 1 sur 1
  • Vous ne pouvez pas commencer un sujet
  • Vous ne pouvez pas répondre à ce sujet

Histoire De L'islam Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Desaxee Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
6 658
Inscrit :
11-mai 03

Posté 10 octobre 2003 - 02:07

Chiites, sunnites, wahhabites


(article de Henri Tincq paru dans Le Monde du 7 Octobre 2001).


Si les Musulmans ont une foi commune en Dieu doté de ses quatre-vingt-dix-neuf attributs (« Tout-Puissant », « Miséricordieux », « Omniscient », etc.), s'ils sont tenus de respecter les cinq « piliers » (la chahada ou profession de foi ; les prières quotidiennes ; le jeûne du ramadan ; la zakat ou aumône ; le pèlerinage à La Mecque), l'islam n'est pas un, mais multiple. Il n'y a pas d'orthodoxie en islam, encore moins de magistère universel pour le faire respecter. D'où la multitude des courants nés de schismes historiques et de divergences d'interprétation.

Les chiites (de cha'a, qui veut dire « cause commune », « parti ») sont les partisans d'Ali, cousin et gendre de Mahomet, quatrième et dernier des califes « bien guidés », ceux qui, depuis Médine, ont présidé à l'expansion de la nouvelle foi et à la consolidation de la doctrine. Ce sont des « légitimistes ». Ils n'admettent pas que la direction spirituelle et temporelle de la communauté des croyants échappe à un descendant de la famille du prophète. Pour eux, Mahomet a apporté au monde une foi, une tradition (sunna), mais aussi une famille. C'est elle qui doit régner sur l'islam.

Alors que le calife Ali est assassiné en 661 à Koufa, la dynastie des Omeyyades de Damas s'empare du pouvoir et l'un des leurs, Moawiya, se proclame calife. Les « Alides » reportent alors leurs espoirs sur le fils d'Ali, Hassan, lui-même tué en 680. Puis sur Hussein, frère d'Hassan, qui se heurte à son tour au clan qui exerce le pouvoir à Damas et qui est aussi massacré, la même année que son frère, près de Kerbela en Irak, resté l'un des lieux du martyrologe chiite. Dès lors, le destin tragique des Alides s'identifie à « la défense du juste et du faible opprimé par le tyran », selon l'islamologue Paul Balta. Ce drame marque la rupture entre chiisme et sunnisme. Il va faire du chiisme le courant contestataire et persécuté de l'islam, exaltant le martyr. Ses villes saintes sont Nejef et Kerbela, où ont été ensevelis Ali et ses fils.

A la notion de « califat », direction politique et spirituelle de la communauté, le chiisme substitue celle d'« imamat ». Dans l'islam chiite, l'« imam » doit être un descendant d'Ali, un « guide infaillible et impeccable » de la foi, dépositaire du sens caché du Coran confié par Mahomet à Ali. L'école chiite la plus répandue - en Iran, en Irak, au Liban - révère une lignée prophétique de douze imams descendants d'Ali. D'où le nom donné aux Iraniens de chiites « duodécimains ». Ali et ses deux fils sont les deux premiers. Le douzième et dernier imam, Mahdi, a mystérieusement disparu, encore enfant, en 874. D'où son nom d'« imam caché » qui, dans la mystique chiite, tient la place d'un messie dont le retour est attendu à la fin des temps. Sur le plan doctrinal, le chiisme respecte la sunna de Mahomet, mais incorpore aussi maints textes et directives prêtés à ses imams.

Les ismaéliens (dont le chef spirituel est l'Agha Khan) sont une dissidence du chiisme. Ils sont appelés « septimains », car ils ne croient qu'aux sept premiers imams de la dynastie. Leur nom vient du septième imam, Mohammed ibn Ismaël, mort en 755, non reconnu par la majorité du courant chiite. Les Ismaéliens ont régné au Caire, qui fut une capitale chiite jusqu'à ce que leur activisme ne provoque leur chute, précédant la constitution au 10siècle du califat fatimide d'Egypte.

Si le chiisme privilégie la voie héréditaire, ainsi qu'un islam rigoureux et messianique, conduit par une hiérarchie de clercs (ayatollahs et mollahs), le sunnisme s'en tient à l'orthodoxie pure et simple de la sunna, c'est-à-dire la tradition laissée par le prophète, recueillie et transmise par ses premiers compagnons, composée de récits et hadith attribués directement à Mahomet. Coran et sunna sont les deux racines de la Révélation, fondements intangibles de la loi islamique (charia) et du droit (fiqf).

Les sunnites - 90 % des musulmans dans le monde - sont donc ceux qui, indépendamment des querelles dynastiques survenues après la mort du prophète, veulent rester authentiquement fidèles à sa tradition.

Ne disposant pas d'instance centrale de type clérical comme les chiites, ils se sont divisés dans l'histoire en quatre écoles principales :

le malékisme, fondé par Malik ibn Anas au VIIe siècle, surtout implanté au Maghreb, en Afrique noire, longtemps le « fer de lance » (Jacqueline Chabbi) du sunnisme, par la prétention de ses érudits et oulémas à énoncer la vérité ;

le hanafisme, du nom d'Abu Hanifa, Iranien mort en 767, représentatif surtout des musulmans non arabophones (Turquie, Afghanistan, Pakistan, Inde, Chine). C'est une école qui fait place à l' ijtihad (recherche personnelle), mais au fil des siècles, fait remarquer Paul Balta, le taqlid (imitation servile) l'a emporté sur l' ijtihad ;

le chafiisme, inspiré de l'imam Chafii, mort en 820 au Caire, rite dominant en Egypte, en Indonésie, en Malaisie, en Asie du Sud-Est ;

enfin le hanbalisme, école fondamentaliste créée depuis Bagdad par Ahmad ibn Hanbal, mort en 855. C'est le rite le plus rigoriste et piétiste, presque exclusivement pratiqué en Arabie saoudite et au Qatar.

Le wahhabisme est issu d'une réforme interne au hanbalisme. Fondé au XVIIIe siècle par Mohammed ibn Abd al-Wahhab (1703-1792), ce mouvement puritain se confond avec la dynastie saoudite. Fondant le royaume d'Arabie (1932), Ibn Séoud en a fait sa doctrine d'Etat. Le wahhabisme exclut la visite des tombes ou la vénération des saints (qui lui rappellent le polythéisme), condamne toute innovation par rapport à l'enseignement originel du prophète. Le Coran étant primordial et incréé, son interprétation doit être absolument littérale. L'Etat musulman doit fonctionner exclusivement selon la loi religieuse (charia).

HENRI TINCQ
0

#2 L'utilisateur est hors-ligne   Somali_psycho Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
999
Inscrit :
13-mai 03

Posté 11 octobre 2003 - 12:54

and ????? I think you've been molested by a sheick wanna be....


don't blame islam if you can't fit in....oh trust me dear rationaity has a limite
"Try and be a sheet of paper with nothing on it. Be a spot of ground where nothing is growing, where something might be planted, a seed, possibly from the Absolute." J. Rumi
0

#3 L'utilisateur est hors-ligne   Desaxee Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
6 658
Inscrit :
11-mai 03

Posté 13 octobre 2003 - 07:00

wot?
what's the problem?
0

Partager ce sujet :


Page 1 sur 1
  • Vous ne pouvez pas commencer un sujet
  • Vous ne pouvez pas répondre à ce sujet