djibnet.com: Construire La Rep Impériale - djibnet.com

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Construire La Rep Impériale Lancer Djib à la conquête de son destin Noter : -----

#61 L'utilisateur est hors-ligne   QMATAN Icône

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Posté 24 juillet 2003 - 02:58

Salut à tous,

On dirait que les discussions techniques de niveau universitaire de CALA ont lassé nombre d'auditeur. Débat trop pointu pour susciter des refléxions fécondes ....alors les djiboutiens fidèles à leur tradition de la parole gaspillée s'en retournés à la parlote des charchari. Qui est djiboutien? Comment est on djiboutien? Et quoi d'autre encore....!

Comme le sujet semble émouvoir la foule, j'ajouterai moi aussi mon grain de sel. Comme Gouled l'a dit c'est à la fois une entreprise pour créer de la richesse (mais lui n'en a pas crée) et une terre de rencontre et d'échange et rien d'autre. Djibouti c'est une ville de pionnier, un refuge où des refugiés mal en point se restaurent et se désaltèrent avant eux d'accéder eux même à des vertus suprême de l'amour de la patrie (et non de la Nation) et poser en individu sérieux et responsable les problématiques de la surviie de cet idéal. Chaque génération de réfugiée a ainsi contribué à l'histoire de ce bout de terre et consolidé la persistence de ce rêve.

Djibouti ne saurait se résumé à la conception rétrograde du "Club de le jeunesse Danakil et Issa". Et pour les "Danakils" en question ne sont arrivés dans la région qu'au cours du XVII ème siècle. Quant aux Issas avant qu'il n'enterre leur généalogie dans un puit où des oiseaux c'est à dire au XVIII ème, ils étaient des Awdalis donc des somalis à part entière.

Ca c'est qui concerne le Djibouti des campagnes, son histoire a été escamoté par la vision néo-Zaylaci de l'histoire que CALA a développé ...peut être au nom d'un préjugé citadin qui veut que les nomades ne soient en définitive des individus trop occupés par la rudesse de leur quotidien pour s'éléver au niveau de l'histoire.

L'histoire de Djibouti qu'on devrait rébaptiser new Awdal a été bien étudié dans le discours réferenciel de notre ami CALA. Il n'a jamais été question de Nation djiboutienne mais de communauté constituante une république égalitaire: djibouti c'est trois Nations et des poussières. Pas plus qu'on ne demande à un écossais de se sentir anglais on ne demande à un Issaq, un Arabe ou un Samaron de se sentir Issa ou Afar. Cependant l'unité de notre peuple est consubstancielle de la diversité de ses éléments car elle est ancrée dans la légitimité de notre projet politique qui est de prserver la prospérité et la stabilité de cet îlot, assurer son rayonnement et in fine son expansion.

Pour ma part, je retiens de l'identité djiboutienne la générosité et le courage. Comme Cheikh Moussa l'a bien nous sommes un peuple qui a vocation à la saintété car nous sommes les protecteurs des plus faibles, les prometteurs de la coexistence et les défenseurs de notre foi islamique. En vertu de cette conception de notre histoire l'identité djiboutienne suppose l'adhésion à des valeurs spirituelles supérieures, à Djibouti les communautés aditionnent leur force et cumulent leur intélligence mais ne s'épuisent pas dans les tuéries ancestrales dont l'Afrique est coutumière.

Notre ami Mendès se veut le défenseur de la non ingérence dans les affaires de la Somalie. C'est louable comme idéal mais comme tous les idéaux il a des limites pratiques. Certes Djibouti n'est pas Hargeyssa et nous reconnaissons aux Somalis leur autonomie politique mais Djibouti ne saurait désintéresser du sort non d'un pays étranger mais du berceau historique de 75% des djiboutiens. Notre sensibilité à l'égard du Nord de la Somalie est d'autant plus accrûe lorsque l'on sait que Loyada est quatre fois plus de Djibouti que Arta. De part nos liens historique, de part notre proximité géographiques nous ne pouvons pas nous désintéressé de ce pays.

Au délà des calculs présents, ils est temps de comprendre que Djibouti en tant pays a des intérêts légitimes qui dépassent le niveau de structuration clanique qu'elle doit défendre. La défense de ceux ci supposent la mise en oeuvre d'une politique cohérente et ambitieuse. Ces intérêts sont économiques: Djibouti doit pouvoir diversifier ses sources d'approvisionements et trouver des débouchés pour son économie. Mais aujourd'hui la majeure partie de nos intérêts en Somalie est dicté par l'impératif stratégique de contrer l'impérialisme abyssin soutenu par le sionisme mondial.

La condition de la liberté de Djibouti c'est une Somalie forte et une Somalie forte suppose une Somalie unie et prospère. Conséquence il est dans l'intérêt de tous les djiboutiens y compris ceux qui pensent comme toi Azraf de soutenir la politique des autorités quand elles se battent pour une Somalie libre, unie et prospère car c'est dans notre intérêt à tous. Si par faiblesse personnelle ou par amour du "Somaliland" tu refuse de t'accorder à la majorité, non seulement tu t'exclut non seulement de la communauté mais tu deviens également un apostat. Le Xeer dit gartii did wa alle did, c'est le fondement de notre discipline republicaine.

Djibouti doit se méfier d'une récomposition de l'environnement régional en sa défaveur. Le meilleur barrage que l'on peut opposer au militarisme famélique des Abysssins c'est la prospérité créatrice des Somalis et des Djiboutiens. Si néanmoins la solution ultime devrait être la voix des armes ....alors nous devons être prêt à frapper fort pour que nos intérêts soient respectés.
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#62 L'utilisateur est hors-ligne   Abdoul Icône

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Posté 25 juillet 2003 - 12:47

Bsr,

Ely tu eludes mes questions Bro!
Tu n'as effectivement pas parle nommement de "Grde Somalie" mais d'une "federation des pays somalie" , je ne vois pas perso la difference!Je me permets neanmoins d t rappeler que Djibouti n'est pas un pays somali!
D'autre part le fait que Djibouti (et particulierement la capitale) s'achemine vers une somalisation croissante n'a rien d'une fatalite,d'une certitude ou d'une coincidence:C'est le fruit d'une politique deliberee,consciente et calculee!
Quand on est porteur d'une idee d'une telle ampleur et que l'on aspire à qq chose de fort, on se doit par honnetete d'envisager le pb dans son integralite!
Le fait que tu ne sois pas afar ou arabe pour n pas repondre à mes questions,n'est à mon sens pas suffisant pour les esquiver;Va jusk au bout d ton raisonnement!
Djibouti est un tout territorial!

Je vais prendre un raccourci grossier,reducteur et tres simplificateur d la situation:Tu vis en coloc dans une maison;Juste à cote ds une autre maison t'as des personnes avec lesquels t'as plus d'affinites;Est c k tu t permets d casser,passer outre l mur ki vs separent d la maison mitoyenne d ton propre chef ou tu prends la "precaution" et la "delicatesse" d sonder les coloc dans leur ensemble et d faire avec leur point d vue??!


A Dona et Az':
Revenons chers amis à des choses plus terre à terre!En ce moment on s perds dans des conjectures et des considerations qui sont assez "fantasques".
Djibouti, en definitive, ne pourrai que gagner et s'enrichir des differences d ces diverses composantes.
Creons un espace republicain où tt un chacun pourra s'epanouir et contribuer sincerement et fierement à l'edification d'une "idee" transcendant les clivages tribaux!Je suis convaincu qu'avec de la bonne volonte et un sens du devoir affirme nous passerons outre!Edifier une "identite" djib est possible;
Reflechir pour Djib en etant somali, afar ou arabe est-il aussi inconcevable k cela?!

Une fois la serenite de la stabilite retrouvee, on verra bien si les djib d'origine somalienne ressentiront le besoin de se retrouver avec la nation somalie, au meme titre les afars avec la nation afar ou les arabes avec la nation arabe!Perso j n vois rien ki tienne d la tare insurmontable!Serions nous differents à c point?!
On peut etre fier et attache a ces origines tt en demeurant au service de sa patrie!
Kd les interets de ces deux donnees (origine et patrie) se telescopent, l'honnetete et la realite du moment se feront arbitre mais on en est encore pas la!
En reagissant de la sorte, on fait le jeu des prebendiers de l'exacerbation acerbe de nos differences,ki, à grd coup d "diviser pour mieux regner" ,entretiennent un climat de defiance renforcee!

A QMATAN ou CALA (selon les dispositions de Mr):
Berceau de 75% des djiboutiens pour la Somalie? :D;
Tu seras cap d nous faire passer une genisse malade pour un bouvillon de 1ier choix! :lol:
Et puis arretes d t'acharner sur Mendes;On aurait dit les gesticulations d'un coupable prit la main dans le sac!Ca frise le ridicule !!!

A tous et à toutes,ne brulons pas les etapes!

Ce message a été modifié par Abdoul - 25 juillet 2003 - 12:51 .

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#63 L'utilisateur est hors-ligne   azraf Icône

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Posté 25 juillet 2003 - 12:33

encore et toujours d'accord avec toi abdoul sur toute la ligne:ne brulons pas les etapes et prennons les problemes les uns aprés les autres!!!!!

azraf
ragna waa ragii hore ,hadalna waa intu yidhi!!

"l'occident est un accident,sa culture,une anomalie" roger garaudy.

"rien ne sert de partir à point, il faut courir." coluche
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#64 L'utilisateur est hors-ligne   Dona del fuego Icône

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Posté 25 juillet 2003 - 12:58

Slt ,

Cher Abdoul tu dis qu'il faut "contribuer sincerement et fierement à l'edification d'une "idee" transcendant les clivages tribaux"tu dis là en une phrase ce que j ai essayé de dire aussi maladroite que j'ai puit etre. Et Az'le "djiboutien qui se respecte" qui t'as fait bondir n'est autre que celui qui a cette"bonne volonté" dont parle Abdoul ,d'arriver à cet espace transcendé....J'ai cru comprendre que tu etais d'accord avec Abdoul, donc il s'agissait juste d'un malentendu...nos sommes que des etres humains, il y a pas de mal à cela. Quant à Abdoul MERCI d'avoir été un "translator" de reve.Bonne journée
L'avenir de l'homme, c'est la femme.

Louis Aragon.

Ce qui est le plus beau chez une Femme c'est sa dignité, et non seulement son corps. Mais il faut être digne pour pouvoir s'en rendre compte!

Unknown

Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta
peau.

Senghor
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#65 L'utilisateur est hors-ligne   CALA Icône

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Posté 25 juillet 2003 - 01:17

Salut à tous,

Même quand j'élude les questions et que je me tiens à mille lieux des débats identitaires catégorie Mabraze de quartier, voilà bien que des esprits tourmentés voient la pâte de CALA derrière tous les agissements de Matan.

Alors comme notre ami Abdoul tient à avoir mon avis sur le sujet, je lui rappelerai qu'il n'a jamais été question ni de Nation Djiboutienne ni de Nations djiboutiennes comme Matan l'a écrit. En effet contrairement à toi Abdoul quand j'écrit sur un sujet, je le décortique pour en extraire la moelle, je le broye pour en tester la matière et c'est seulement alors que je donne mon avis.

L'article premier de la constitution djiboutienne affirme que Djibouti - note le bien les mots ont leur importance - est une république islamique. Or cette référence religieuse implique que tous les musulmans appartiennent à une Nation unique et indivisible: l'Ouma. En tant que composante de cette Nation, nous sommes nous les djiboutiens à la fois les témoins du message du prophète et les défenseurs de cette communauté religieuse à laquelle appartient tout le peuple djiboutien....mais aussi les communautés musulmannes d'Ethiopie, d'Erythrée, du Kenya, de Tanzanie que nous avons pour devoir d'affranchir du joug du non musulman. Si vous n'êtes d'accord avec cette définition ou que vous contestez les éléments constitutifs du Waqf islamique...alors expliquez avec le sieur Hassan Gouled et les sages de la cour constitutionnelle!

Par ailleurs, je suis d'accord avec la différenciation qu'opère Ely entre nationalités
( et non Nations) et le concept politique de république. En parlant de la république, j'ai volontairement mis l'accent sur une identité politique et non raciale mais comme cette république est islamique sa place est au firmament de l'Ouma. J'ai apprécié la référence spirituelle indissociable de notre mission rédomptrice que Matan a évoqué dans sa lecture.

Par contre, j'ai méprisé le pétit calcul politico-clanique de Abdoul lorsqu'il écrit ses mots " le fait que Djibouti (et particulierement la capitale) s'achemine vers une somalisation croissante n'a rien d'une fatalite,d'une certitude ou d'une coincidence:C'est le fruit d'une politique deliberee,consciente et calculee!". Serais tu par hasard contre le renforcement de notre potentiel démographique à une époque où nous planifions la génération de notre civilisation millénaire?

Que celle ci ne fut pas afar ne te donne pas le droit d'en dénigré la substance car c'est dans les choix que nous opérons aujourd'hui que réside le salut de tes congénères aujourd'hui et demain. Nous sommes les héritiers de ceux qui ont étendu la bannière de la foi sur les plateaux du Choa et du Godjam et du Tigray. Nous sommes ceux que l'Histoire a désigné pour mettre en terme au règne de l'inommable et de la perfidie: nous sommes les enfants de cet Ouma sainte et glorieuse.

C'est pourquoi, je ne peux pas admettre ici les pétits calculs de chefs de lignages qui émeuvent leurs ouailles pour mieux les marchander comme le firent les Ourrous du Frud.
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#66 L'utilisateur est hors-ligne   azraf Icône

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Posté 25 juillet 2003 - 01:21

salut donna,l'art et la maniere de dire les choses nous ont cruellement manqué à tous les deux,je ne remercierais jamais assez abdoul d'avoir fait la traduction exacte de mes pensées en termes comprehensibles!!
je m'excuse encore une fois si j'ai pu etre trop hatif,mais si il y'a un sujet capable de me passionner à ce point c'est bien celui ci et j'en discute toujours les moindres details!

j'esperes que donna acceptera mes excuses!

azraf
ragna waa ragii hore ,hadalna waa intu yidhi!!

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#67 L'utilisateur est hors-ligne   CALA Icône

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Posté 25 juillet 2003 - 03:47

Chers compatriotes,

Libéré de mon devoir d'interprète de notre identité à la fois multiple et unique, je poursuivrais sur les discussions plus fécondes sur la nécessaire remise en ordre de notre potentielle économique. A ce titre, nous allons aujourd'hui ouvrir le dossier du financement de notre économie dont la refonte est un préalable à la reconstruction de notre pays exangue.

Nous avons auparavant souligné que le talon d'achille de notre économie, c'était l'insuffisance durable du niveau de l'investissement. Nous allons donc analyser les mécanismes qui expliquent ce dysfonctionnement et mettre en perspective les moyens pour redresser la barre.


L'impératif d'slamiser l'économie nationale

Depuis que Keynes dans sa théorie générale a mis en évidence, le carractère névralgique des taux d'intérêt dans le mécanisme de détermination de la croissance, la gouvernance économique par la monnaie a acquis ses lettres de noblesses. L'impact de la politique monnétaire de la banque centrale étant tout aussi déterminant pour le bien être d'une économie que la politique budgétaire, on peut dors et déjà mettre en perspective l'inefficience des décisions prises par les dirrigeants de cette institution.

Ici ce qui est en cause ce n'est pas le pillage délibéré des ressources de l'Etat (Haid comme la plupart de ses prédecesseurs n'est pas un voleur) mais plutôt l'incapacités structurelles de ces princes républicains à comprendre le fonctionnement de la société djiboutienne et en tiré les conclusions nécessaires. En effet le corpus idélogique de référence de ces autorités (le mécanisme de l'offre d'épargne et de la demande d'investissement déterminant les taux d'intérêts ) a un carractère anachronique et parfaitement inadapté à la réalité des sociétés musulmanes en général. Et Haid ne s'est pas encore rendu compte que Djibouti est .....une composante de la nation musulmanne.

Lorsque la demande monnétaire s'emballe la banque centrale de Djibouti rélève systématiquement ses taux d'intérêts amputant d'autant le crédit en général et l'investissement en particulier. Etant donné que ce dernier joue sur des durées plus longues, il est plus sensibles que les crédits à la consommation. Le pilotage par les taux d'intérêt suppose une sensibilité des épargnants locaux aux taux d'intérêts. Lorsque ces derniers s'élèvent les ménages sont supposés saisir cette embellie pour accroître leur dépot et inversement lorsque les taux baissent les ménages sont réputés mieux disposer à dépenser plutôt qu'épargner.

Le problème c'est que ni Keynes ni aucun des grands économistes auxquels se réfrèrent la banque centrale n'ont pris en compte les réalités d'une société islamique évoluant dans le cadre de l'interdit de percevoir des intérêts ( assimilé à de l'usure).

Ainsi le mécanisme des taux d'intérêts fixés perd tout son efficacité car l'augmentation des taux ne se répercutent pas sur le comportement des épargants. En fait seules les INSINS et les minorités non musulmanne de Djibouti adoptent un comportement économique rationnelle. Comme le poids de ces derniers n'a cessé de décliner depuis la création de la banque centrale de Djibouti en 1948, la perpétuation de ce système sans l'adapté aux réalités de notre société procède d'un acharnement autiste.

L'envolée des taux directeurs n'entrainent pas de surcroît de dépôt alors les simples d'esprit de la banque centrale au lieu de poser le problème de la nécessaire islamisation du crédit réagissent en augamentant le dosage de la rigueur. Ainsi les taux usuriers et criminels qu'entretient cette banque ont rendu pratiquement impossible tout investissement durable dans l'économie nationale. Résultat chômage et misère à Djibouti.

Les éléments de réflexion que nous allons développé ici vise à élever MR Haid à la rationalité économique dans le cadre d'une sociéte islamique. La tâche est d'autant plus urgente que cette homme semble à ce point par médiocrité intellectuelle et dogmatisme idéologique ignorer l'ampleur du désastre de ses décisions sur la viabilité de notre économie. Avec un taux d'intérêt 5% Djibouti peut créer 30 000 emplois par an mais à 15% par sa triste contre performance aux 2000 que actuelles. Le premier chiffre n'est pas le produit d'une invention mais c'est le rapport entre de la conversion des niveaux d'épargnes actuels à en investissement dans le secteur productive avec un ration de création de un emploi pour 6 millions de francs investits. Comme moi le sérieux ne me quitte dans ses heures de critiques.

A la base de la crise économique que traverse notre pays, il y a des des dysfonctionnements financiers née de l'absence de récyclage de l'épargne dans l'économie nationale. A cause du système de prédation et de prébendes qui dominent à Djibouti, les revenus disproportionnés des commerçants deviennent des dépôts inacessibles aux agents économiques et rendent in fine exangue notre système économique.

Les solutions à ce problème se situent à deux niveaux. D'abord privilégiant le compromis: nos hommes d'affaires avares mais patriotes se laissent persuader de transformer leur bénéfice en dépôt à moyen terme et à long terme donc les taux d'intérêt baissent et l'économie djiboutienne se revitalise. Il peuvent également accepter dans le cadre du compromis transformer en agent économique responsable et investissant des entreprises propres dans le cadre d'un plan d'investissement nationale.

Soit l'Etat prend acte de l'absence avérée d'entrepreneur à Djibouti et c'est le rapport de force. L'Etat sort du FMIsme stérile et récupère ce qui est dû à ce peuple. D'abord il nationalise les commerces et la distribution des produits les plus rentables (Khat, tabac, Alcool, produits pétroliers). A l'opposé il instaure une véritable politique libérale dans l'import/export en dérégulant le secteur. Ainsi IOG pourra t-il cponcrétiser son rêve (puérile jusque là) de Zone Franche commerciale à Djibouti. Cettte double décision aura pour avantage d'accroître les recettes budgétaires de l'Etat et de baisser effectivement le coût de la vie.

L'impératif de reformer le secteur bancaire

Le secteur bancaire djiboutienne avait connu un âge d'or durant les premières années de l'indépendance. Il avait tiré profit de l'afflux de l'aide internationale qui se traduit par plus de dépôt, de la stabilité des taux des changes qui facilite son désenclavement et d'un cadre d'investissement libéral. En réalité même en dépit de bénéfice encourageant, le système bancaire local n'a jamais totalement rempli ses fonctions.

Le niveau de bancairisation de notre société est si fidèle qu'avoir un compte bancaire est presque toujours synonyme de situation confortable. C'est dire combien les sociétés de la place Ménélik ont échoué à créer un service commerciale viable et accessible.

Par ailleurs, lorsqu'on étudie le système bancaire djiboutien l'on se rend compte que notre pays manque de banque d'investissement digne du nom. Les dépôts à terme sont désespérement bas, les épargnants étant sont insensibles à l'appat des intérêts de monsieur Haid.

Contre toute attente, les banquiers de la place ont récupéré à leur compte la situation en investissant les dépôts à vue ou dormant de leur clientèle dans des bons du trésor et des obligations du marché boursier américain. Pouvez vous imaginez que Djibouti l'un des pays le plus pauvre du monde finance à coup de milliards la croissance des multinationales américaines? IOG court à droite et à gauche pour que obtenir ne serait ce que des crédits commerciales dans des conditions de plus en plus difficile et pendant ce temps là les banquiers de Djibouti font sortir chaque année l'équivalent d'un tiers de toutes les aides extérieures pour aider les américains à mieux dominer le monde. Avouez que nous ne sommes pas le Koweit et que cette épargne avait sa place dans nos sociétés.

En fait l'intégration de Djibouti dans le système économique mondiale est une épé à doublé tranchant. D'un côté, il favorise la consommation à bas prix de tous les arte fax de l'Asie et du monde. En retour il rend impossible le dévéloppement d'une économie productive si ce n'est dans le secteur high tech que nous ne pouvons ambitionner pour le moment.

De l'autre côté, les banquiers de la place BCI en tête nourrissent une dévitalisation toujours plus grande de notre économie et d'autant plus facile que le francs est convertible à vue en dollars.Il est grand temps de réconnaitre que les marchés finaciers américains peuvent se passer de nos Faran Gad ...et mieux encore que nous avons besoin de leur dollars pour financer notre croissance.


Au délà de son impact direct économique l'absence de politique de controlle des flux financiers oblige la cohorte d'incompétent qui dirrige l'économie djiboutienne à sacrifier la croissance pour les maigres bénéfices de la BCI car l'exportation de capitaux a pour coût indirect l'immobilisation de réserve de changes dont les niveaux démoniaques n'ont jamais suscité de débat. Rien les nommades que nous sommes, sont aussi étranger à l'économie que la justice à Israel. Même sans politique de controlle de change, on peut faire cesser les flux financiers dont la sortie ruine notre pays en interdisant les crédits revolver international et en surtaxant le crédit international financé par les banques de Djibouti au point de les rendre pas attrayant. Haid ne l'a pas encore compris mais nous avons besoin de nos sous .....à Djibouti et dans le système économique.

Une réforme du système bancaire est d'autant plus nécessaire qu'il est urgent de recentrer le système bancaire djiboutien sur la banque d'investissement. Si nous devrions acquérir une seule expertise au niveau régionale ce serait celle des techniques de conversion active de l'épargne en investissement dans l'économie productive. De la sorte même si notre potentielle dans ce secteur est à après tout limité (nous ne sommes que 250 000 travailleurs), nous pourrions reposer sur la vigueur démographique et économique de nos voisins.

Transformer les Oromos en ouvrier dans des usines dont le capital est détenu par des djiboutiens, à ce tarif là même je suis d'accord sur le discour vaseux de l'unité africaine. Mais pour réaliser ce rêve, il faudrait réformer djibouti sans attendre demain.
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#68 L'utilisateur est hors-ligne   QMATAN Icône

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Posté 25 juillet 2003 - 05:49

Salut à tous,

J'ai lu avec intérêt, les propos développés ici mais j'aimerai toutefois posé une question pertinente à CALA. Comment en effet peut t-on s'affranchir des taux d'intrérêt dans le cadre d'une économie mondialisé?

Serais ravi de lire la suite.
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#69 L'utilisateur est hors-ligne   Abdoul Icône

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Posté 25 juillet 2003 - 06:47

Bjr,

A Az' et Dona:
On s comprends les amis et si l'on fait part de nos points d vue,maladroitement par moment,c'est normal et meme parfois benefique parc k le sujet est alors entrevu dans ces moindres recoins!

A Cala ou Qmatan (selon les dispositions du moment):
Tres etrange la coincidence ki veuille k des k Cala est en difficultes,Qmatan jaillit du fin fond d sa reserve pour l'epauler et reciproquement!C'est regle comme du papier à musik!Et avant le vacarme!!

Citation

En effet contrairement à toi Abdoul quand j'écrit sur un sujet, je le décortique pour en extraire la moelle, je le broye pour en tester la matière et c'est seulement alors que je donne mon avis.

Tu es le seul dans ce forum ki porte des jugements tt azimut!Tu sais tjs tt, sur tt, mieux k tt le monde?!
T'es le seul à claironner j'ai ceci comm diplomes,cela comm qualifications, etc(..)!
Tu essaies d t rassurer ou d'apporter une caution "scientifique" et "d'erudition" à tes propos?!C'est ca le but de la manoeuvre?!
Franchement personne n'est dupe!On peut etre diplomer d'Oxford,Harvard ou d L'X, kd cela est mis o service d'ideologie bancal et tordu, l resultat est irremediablement claudicant!
Mendes fut le fer de lance d c ki s sont opposes à tes delires heuristiques;Lui a prit la peine et le temps d t repondre!
Les autres ont surement (et à juste titre) juges que t'en valais pas la peine!
Tu dis que tu "broies" mais t'evites de preciser que tu passes tt cela à la centrifugueuse pour ne garder que c ki t'arranges!
Tu nous enrobes tt ca dans un discours grandiloquent, pompeux et touffu, mais une fois tt cela decortique, tes idees directrices n'ont rien d'enviables!
Tu n'as aucun respect pour ce ki ne st pas d ton avis et cela à mon sens est la plus grave et la plus criante des intolerances!


Citation

Djibouti est une république islamique. Or cette référence religieuse implique que tous les musulmans appartiennent à une Nation unique et indivisible.

J'ai fais le tour de tes interventions;Il semble que tu t prevaus d "principes" dont tu t dispenses (ou c'est le naturel?!) dans tes arguties.A titre d'exemple et comm bcp l'ont dit avant moi, tes propos sur les afars relevent du racisme!Si t'as qq chose à reprocher à un afar en particulier ou des afars ou les afars en general c'est ton bleme!Arretes d nous ressasser cela en permanence!
L'islam que tu brandis ici comme etendard est tres clair par rapp o genre d propos k t as eu!
Dans la sourate 49, verset 13, nous lisons : "Ô hommes! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle; et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux".
Le prophete (aswas) a soutenu que tt homme cultivant c genre d'approches est un homme "qui a de l'ignorance en lui".


Citation

j'ai méprisé le pétit calcul politico-clanique de Abdoul (...).Serais tu par hasard contre le renforcement de notre potentiel démographique à une époque où nous planifions la génération de notre civilisation millénaire?(.....) C'est dans les choix que nous opérons aujourd'hui que réside le salut de tes congénères aujourd'hui et demain. Nous sommes ceux que l'histoire (....)

D'une, tu peux "mepriser",denigrer,mepriser,braver, mes propos!J m'en fous completement! :lol: Ca ne que confirmer c ki transparait jusk la dans tes propos:Une intolerance certaine et une disposition tte particuliere à l'irrespect pour c ki ne partagent pas ton point de vue!
Tu dis Nous?Kel Nous?Dans kel but inavoue??!!
OUI JE SUIS CONTRE CE GENRE DE PRATIQUES PLANIFIEES!!!
Et puis d grace!Prends le sens de la moderation, de la mesure et de la realite :T'es sur le net,le posterieur cloue sur une chaise, avec un auditoire virtuel d'o maxi 200 à 300 personnes (dt la majorite n partage pas ton point d vue) et tu causes comm si t'etais l Negus!!! Hold On man! :D
Et puis oublies mes congeneres que tu n connais ni d'Adan ni d'Eve!Ou tu m'as deja catalogue somali?afar?arabe?!

Citation

C'est pourquoi, je ne peux pas admettre ici les pétits calculs de chefs de lignages qui émeuvent leurs ouailles pour mieux les marchander comme le firent les Ourrous du Frud

Notre sommite virtuelle ne peut admettre?!Qu'est c k tu veux k ca me fasses!!Je m'en fous completement! ;)
Ca n va pas pour autant m'empecher d dormir!Pas besoin comm certains de m faire parvenir des bizous d remerciements fantochs, des encouragements caduques ou des felicitations factices!!Suivez mon regard :P
Paix et Repos o Martyrs des 2 bords!

Voila suivant la voie (la plus raisonnable) empruntee avant moi par Mendes et Az',cette discussion est close definitivement!N'en deplaises à mOnsieurr Cala ou Qmatan!

Wa salam alleikoum.

Le 29/07/2003: The last temptation!
J'avais cette citation sur l bout des doigts mais n'en retrouvant plus l'auteur, je rechignai à la poster!Ca y est j l'ai debuske!J la croyais d Jouvet, elle est d Courteline:
"Passer pour un idiot aux yeux d'un imbecile est une volupte de fin gourmet."
A table!!! :lol:
O 1ier, 2nd degre etc(....), Delicieuse!!!
Mais avec moderation, vs riskez l'indigestion, notre VRP histrionique, serait cap d nous faire passer une genisse malade pour un bouvillon de 1ier choix!
(Ouilllle les ouialles!!! ;) )

Wa salam alleikoum

Ce message a été modifié par Abdoul - 29 juillet 2003 - 07:06 .

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#70 L'utilisateur est hors-ligne   Ely Icône

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Posté 25 juillet 2003 - 09:07

Bonjour Abdoul,

Non, je n'ai pas esquive tes questions mais sincerement, je n'ai pas des reponses.

Tu conviendrais avec moi que si l'on avait des reponses a tout, le monde serait plus simple. D'un autre cote, il se pose a nous des serieux problemes et, au lieu de les prendre par les cornes, nous tournons autour du puit.

Cela peut paraitre pour certain pretentieux et etrange mais, je comprends pourquoi toi, Azraf et Dona etes en concordence avec vos arguments. Ayant ete longtemps un avide polemiste en ce qui concerne les maux de notre region, je peux vous dire que je lis comme un oracle les pensees de Dona et d'Azraf a travers leurs arguments. Quand t'a toi, Abdoul, au moins c'est claire comme l'eau.

Pour Dona et Azraf, tribalisme quand tu nous tiens, meme inconsciemment. Loin de vous comdamner frere Azraf et soeur Dona, je comprends votre situation: nous sommes tous passe par la n'est-ce pas. Je voudrais ajouter tout simplement qu'a court terme, il est bien pour l'ego tribale d'avoir une republique de "reer" mais a long terme, je suis convaicu que le bien etre collective se trouve dans le "Israac". Lorsque l'existense meme de ces republiques des "reer" seront menacees par des actions heterogene, le reveil sera brutal. Eh! oui Dona, je prefere la vision a long terme qu'a l'emotion a court terme. Comme toujours, une nation ne vaut que le poids de ses visionaires. En ce qui concerne Azraf, au lieu de chercher comme pour la plupart de nos compatriotes Issacks de djib a faire ressembler le Somaliland a djib, essayes de la faire un pays qui apprends de nos erreurs et les evite (ironiquement, pas seulement contre l'union avec le Sud).

Cher Abdoul nous avons tous eu 20 ans et, plus naif et hypocrite qu'un djiboutien de 20 ans on meurt. J'ai bien aime ton metaphore et je crois qu'il est juste mais, encore faut-il aller aussi loin pour s'en rendre a l'evidence. Qu'est-ce qui empeche mes compatriotes Afars a se poser des serieuses questions. Par exemple, ou est notre avenir? Est-ce avec les Somalis? Ou, avec les Amhara-Tygreens ou Erythreens? Est-ce que la situation presente de djibouti nous satisfait et de quel maniere. Avons nous le moyen de changer ou devons nous nous en accomoder et comment tirer le meuilleur sans contrarier personne? Ainsi, cher Abdoul, si une personne n'a pas toutes les reponses, cela ne veut pas dire que toutes les personnes, collectivement, n'auront pas toutes les reponses.

Aussi, je voudrais dissuader de cette facheuse manie qu'ont le jeunes djib d'etre trop idealiste. Oh! tout va bien; nous nous aimons tous; nous allons travailler ensemble et les choses seront mieux. C'est de la foutaise! Vous vous rendriez service en etant plus reasliste et un prenant le probleme par les cordes. Dernieres question? pour vous trois et pour les djibs au large; avez-vous etez a djib dernierement? Et avez-vous regardez autour de vous; et pour votre information c'est comme cela depuis 40 ans.

Finalement je vous laisse avec cette phrase d'un homme sage: "L'idealisme a eternelement 20 ans"

Ce message a été modifié par Ely - 25 juillet 2003 - 10:28 .

"C'est une erreur de croire nécessairement faux ce qu'on ne comprend pas."
MAHATMA GANDHI (1869 - 1948)

"C'est une grande misère que de n'avoir pas assez d'esprit pour bien parler, ni assez de jugement pour se taire."
JEAN DE LA BRUYÈRE (1645 - 1696)

"La religion est l'opium du peuple"
Karl Marx (1818-1883)
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#71 L'utilisateur est hors-ligne   Abdoul Icône

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Posté 25 juillet 2003 - 10:49

Bsr Ely,

J'en conviens avec toi une personne à elle seule n peut detenir les reponses à toutes les questions du monde!Et effectivement je pense que "collectivement" on peut à force d volonte,d comprehension et d concessions, arriver à une reponse globalement satisfaisante pour tous!
La difference entre nous reside dans les limites de c "collectivement"! Pour moi il inclut les Djibs dans un 1ier temps et les non djibs dans un 2nd temps seulement!

Pour c ki me concerne Cher Ely, je me rejouis du concensus qui s'est cree entre moi, Dona et Az'!On est dac sur la necessite d'une demarche graduelle s'adressant o djibs dans leur integralite et leur diversite!Il n'y rien dans tt ca pour moi ki tienne d la foutaise!!

Citation

Cher Abdoul nous avons tous eu 20ns et plus naif et hypocrite qu'un djiboutien de 20 ans on meurt

20 ans à qq annees pres Cher Ely, mais effectivement plus proche d 20 que de 30 ans! J suis peut etre naif mais j tiens a souligner energikement k'il n y a aucune hypocrisie dans mes propos!
Par ailleurs,je crois k des plates formes comm Djibnet, doivent permettre aux differentes entites d notre pays d'echanger,d'argumenter et cela dans l but ultime de federer les opinions dans une atmosphere fraternelle!

Enfin une pte remarque ki releve peut etre d l'abus d language mais ki pour moi est plutot un lapsus revelateur d la structure et l'horizon dans lakelle tu te projetes:

Citation

Pour votre information c'est comme cela depuis 40 ans.

Djibouti a 26 ans! Pas une de plus! Ca aurait fait une 40aine d'annees pour la Somalie!
Est qu'on est vraiment dans la meme perspective?!On dirait pas!
Est ce que qq'un a veritablement essaye avec la pugnacite,l'ouverture d'esprit et la perserverance immanquablement necessaires?!Je crois en tte humilite que Non!


J m permets aussi d vous laisser sur deux citations:

La fièvre de la jeunesse maintient le monde à la bonne
température. Quand la jeunesse se refroidit, le monde claque des dents.

Bernanos

Le réalisme est dans l'oeuvre quand l'idéalisme est dans l'âme, et que c'est à force d'idéalité seulement qu'on reprend contact avec la réalité.
Henri Bergson


Wa salam alleikoum

Ce message a été modifié par Abdoul - 25 juillet 2003 - 10:55 .

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#72 L'utilisateur est hors-ligne   azraf Icône

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Posté 26 juillet 2003 - 03:29

encore et toujours d'accord avec abdoul,nous ne sommes pas tous dans la même perspective et pour ce qui envisagent aujourd'hui la grande somalie et qui traitent les autres d'idealiste,je dirais que d'une part l'idealisme est benefique car qui n'a pas d'ideal,même l'islam est un ideal que tout musulman esperes atteindre,d'autre part est-il plus naif de croire à une republique qui existe deja(djibouti) ou à une hypothetique union somalienne qui n'a jamais existé et qui n'existera jamais?
je vois que la modestie n'etouffe pas tout le monde ici,on affirme,on assure,on jure et on traite les sceptiques de naifs et d'idealiste!
l'humilité et et surtout l'experience(et l'age) dont vous vous targuez tant devrais vous amener à moderer vos propos et de nous epargner vos certitudes!!

j'ai 22 ans et je n'ajouterais pas de citation!

bien à vous,az!
ragna waa ragii hore ,hadalna waa intu yidhi!!

"l'occident est un accident,sa culture,une anomalie" roger garaudy.

"rien ne sert de partir à point, il faut courir." coluche
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#73 L'utilisateur est hors-ligne   CALA Icône

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Posté 28 juillet 2003 - 01:52

Salut à tous,

A travers mille méandres, je vois que Abdoul poursuit mon procès: " mes idées seraient destructrices" par là alors que mes "propos sur les afars rélèvent du racisme!".

D'abord rassure toi sur l'ampleur de mon cyberaudimate : 200 ou 300 ça suffit largement car si on avait à Djibouti autant de personnes lucides et douées d'un courage élémentaire, nous ne serions pas dans la merde dans laquelle nous sommes plongés jusqu'au cou.

Quant à mes propos sur les afars, je les assument non avec l'émotion de l'analphabète mais avec la froideur du scientifique qui a observé et étudier la société afare dans toute sa complexité. Quand je parle des afars, moi je ne m'invente d'histoire. Je décris des pratiques précises, lit une histoire toute aussi indéniable et enfin met en évidence ses modes de fonctionnement.

Nous autre somalis, avons deux choses à apprendre des afars en tant que société. La première c'est la capacité d'intégration de la société afare et sa structuration basée sur le rang social et l'appartenance clanique. De même, nous avons à apprendre de la tradition le concept de stabilité sociale à long terme qui n'existe dans les réflexes conjoncturelles des nos congénaires.

De leur côté, les afars ne peuvent que s'enrichir au contact des somalis en élargissant leur horizon matrimoniale et en apprénant à vivre dans une société structurée autour du concept de lutte pour la survie, ce qui suppose de l'agilité et de la flexibilité. Dans son ensemble la société somalie génère une énergie phénoménale (que la société afare ne produit pas) et qui rend l'expansion une nécessité absolue: les somalis s'épanouissent dans la conquête de leur destin et meurent dans l'entropie.

Au délà des carractères marquant, je constate jusqu'ici l'incapacité de la société afare à produire des élites: c'est à dire autre chose que des minus radicaux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Les hommes politiques afares à l'exception de Chiekho bien entendu, ne sont pas battu pour des idéaux ou des valeurs mais uniquement dans une logique alimentaire.

Les choses auraient pu en rester là si l'Alimentura politique afare n'avait pas enfermé leurs congénaires dans une logique de statistique paritaire avec les somalis. Dans cette persepctive le plus important c'est la proportion de la population afare dans la société djiboutienne par conséquent la place qu'occupe ces réprésentant dans les cercles du pouvoir. Pour gardez ces proportions, ceux qui ont pris la parole au nom des afars, ont démontré une volonté jusqu'au boutiste ...incompatible avec l'Islam. Donc ces messieurs qui ont les mains pleins de sangs pour moi et devant dieu n'appartiennent pas à l'Islam ... donc à notre pays. Ces minus là, moi je les méprise!

L'enjeu pour des hommes et des femmes comme moi ce n'est pas d'idolatrer des données historiques (dont je ne consteste point la véracité ) mais de permettre à ce pays d'abord de continuer à exister, puis à se développer et enfin de concourrir avec le monde dans un cadre sécurisé et lui permettre de prendre en main son destin. Si demain les afars ne réprésentaient plus que 1% de la population du pays mais que la qualité de vie est autrement plus enviable que leur misère présente....personnellement cela ne me révolte guère. Bien au contraire.

Ce que je veux, c'est que mon pays assure à chacun de ses enfants des chances de réussir dans la vie. Contraitrement à Hassan Gouled ou IOG, moi je ne deal pas avec des clans, donc je ne donne rien à des entrepreneurs politique autoproclammé sur l'autel de la médiocrité mais je laisse des individus obstinés et méritant conquérir leur destin. Je méprise les losers et les éternels victimes réligieusement convaincu que leur échec résulte d'un calcul programmé ... au lieu d'interroger leur propre engagement.

Pour défendre et moderniser Djibouti, ils nous faudra le courage des prophètes et l'énergie de la masse. C'est pourquoi mon discours s'adresse uniquement à l'avant garde de nos élites nationales: a djib ou ailleurs. C'est à dire ceux et celles qui ont le courage d'intéroger l'avenir avec lucidité, ceux et celles que le défaitisme révulsent, ceux et celles qui au quotidien inscrive notre ambition légitime dans le paysage non pas des songes mais de l'aspiration réalisable. Convaincre une masse de nomades récemment sédentarisée, ignorant, malade dans l'esprit et les coeurs ne m'intéressent pas. Sinon, j'aurai ouvert un parti pour chanter l'excellence de la médiocrité des miens comme le font tous les hommes politiques djiboutiens...etc.

Tel est ma pensée, je ne cherche à te convaincre et au fond de moi je me contrefou de ce que tu penses de tels aspect et de tels autre de ma lecture. Par contre, je ne te laisserai pas dévoyer l'adepte sincère de Upuawt qui demande aux cybernautes son histoire et son chemin.
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#74 L'utilisateur est hors-ligne   CALA Icône

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Posté 29 juillet 2003 - 03:03

Salut Mattan,

J'adhère à ta requête de mettre de l'ordre dans mon article précedent que tu n'arrivais pas à lire. Après tout tu avais, je pensais qu'il était aussi illisible sans une relecture.

Après avoir écarté les hypothèques sur ma pensée et quelque que soit la lecture qu'un esprit borné ou de mauvaise foi en féra, je me pencherai à présent sur la question de Mattan qui a le mérite d'approfondir la réflexion engagée.

Avant de décrire le comment de l'abolition de l'intérêt dans notre système économique, nous allons nous penchez sur les différentes interprétations qui ont été donné à la définition de ce concept.

Dans une logique libérale, les taux d'intérêts sont le prix du loyer de l'argent sur le marché des capitaux. Dans la perspective marxiste de l'économie, les taux d'intérêts correspondent à une sur valeur payée aux détenteurs de capitaux dans le cadre d'une pénurie née de la concentration des moyens de production entre les mains d'une minorité et la paupérisation de la masse. La masse étant démunie, elle cherche par n'importe quel moyen à accéder à des ressources devenus rares et dont elle accepte d'en payer le prix. Dans l'Islam, l'intérêt est toute simplement assimilable à de l'usure.

En fait, chacune de ses interprétation demeure lacunaire d'où la nécessité de dépasser le cadre conceptuel classique pour analyser le problème dans tout son ampleur. Les libéraux considèrent l'offre et la demande de capitaux comme des données et non comme des variables donc ils ne se penchent pas sur le mécanisme de générationn de la demande de capitaux. Pourquoi en effet des hommes et plus généralement des collectivités humaines ont elles besoins de capitaux? D'où l'interprétation marxiste qui expliquent la naissance du besoin par les inégalités de richesses et le système de production capitaliste lui même. Quant à l'Islam sa vision des problèmes monnétaires est celle en cours dans l'antiquité et le moyen âge. La monnaie en métal précieux a une valeur constante dans le temps et elle conserve sa valeur dans le temps. Le paiement d'intérêt sur les transactions financières ne jusfitient pas dans ce contexte. Le principe de rémunération du risque est quant à lui écarté car on l'évolue dans le cadre d'une collectivité mutualiste où les dettes des clients insolvables sont rachétées par le trésor du Califat.

La conception classique de l'Islam des problèmes monétaires est cependant aujourd'hui dépassée car la monnaie que nous avons et les mécanismes qui la régisse n'ont rien à voir avec celle stable de l'époque du prophète. Dès la découverte des mines du Pérou puis du Drakensberg, la vocation de valeur refuge des métaux précieux a décliné. La monnaie étant aujourd'hui essentiellement scripturale, il est important de dédomager les détenteurs de la perte de valeur subie à cause de l'inflation pour conserver l'idéale de justice qui est celui de l'Islam.

Bref lorsque les commerçants de la place de Djibouti réfusent de percevoir des intérêts sur leur dépôt dans un contexte économique inflationniste, ils font preuve de méconnaissance des principes même de leur religion. Nous avons là un bon exemple de l'Islam des ignorants: une ferveur religieuse stupide!

Des intérêts criminels à la modération du marché des capitaux

Dans une logique de stimulation de l'investissement, il est important que les taux d'intérêts pratiqués s'effondrent massivement dans les meilleurs délais. Répondre à la question du comment que Matan a posé, c'est expliquer les solutions alternatives à la médiocrité démentielles de ceux qui sont chargés de conduire ce pays à la propérité. A la base la base de la rigueur religieuse et irréfléchie de Mr Haid, il y a quatre dysfonctionnements majeurs sur lesquels il faut se pencher de toute urgence.

Primo, c'est la persistence du déficit budgétaire de l'Etat qui se traduit par une éviction à son profit des crédits bancaires. Les banques de Djibouti, n'ont qu'un client unique: l'Etat. Le seul suffisamment mal géré pour continuer d'emprunter à des taux usuraires dont même l'épicier du coin ignorant et analphabète n'en voudrait point.

Secondo, en dépit d'un cadre juridique libérale, le système bancaire djiboutien évolue dans un contexte largément anticoncurrentielle, oligopolistique et parfaitement opâque.

L'indicateur de référence à ce niveau, démeure le différentiel entre les taux de détail et les taux de base qui demeurent tristement à Djibouti l'un des plus élévés du monde. Comble du paradoxe dans une économie qui se veut libérale. Pourquoi un tel dysfonctionnement? Parce que la concurrence n'existe que sur le papier, les ententes sur le dos des consommateurs mal défendus par des politiciens ignares démeurent la règle. Mais en jouant à ce pétit, les banquiers y perdent aussi au moins partiellement car une clientèle insuffisante est toujours synonyme de manque à gagner.

Tertio, le système bancaire Djiboutien démeure cruellement inefficient dans sa mssion la plus pertinente: favoriser l'investissement. Les banques à Djibouti prennent soin de ne jamais publier le ratio de leurs crédits d'investissement et elles ont raison car le scandale serait planétaire. Autre paradoxe du système djiboutien, les banques qui s'obstinent à couper les vivres à nos PMI faméliques mais porteur d'espoir pour tout un peuple et bien au délà à l'Ouma toute entière et investissent dans le temps des milliards dans les multinationales américaines. Pendant ce temps IOG ne réculera devant rien pour obtenir pour le compte de son pays un crédit fut-il seulement une poignée de roupies indiennes: quel courage gaspillée!

Quatro, la banque centrale dans sa mission légitime de défense de la parité de notre monnaie utilise le lévier des taux d'intérêts pour restreindre les déficits extérieurs. C'est une solution de court terme mais en l'absence de toute politique de développement de nos capacités exportatrices, la solution de court s'est transformée en ....une entrave structurelle. Mais qui s'en plaindra tant que nous demeurons le pays du Mirqan.


L'ambition impériale à laquelle je convie mes lecteurs avant gardistes, supposent de réformer sumultanément le système financier dans son ensemble. Commençons donc par la réforme du budget.

L'endettement constitue un fardeau que l'on diffère dans le temps, un poids que les générations futures auront à supporter. D'un point de vue éthique conforme à nos traditions et à notre philosophie islamique, l'endettement n'est légitime que dans un seul cas de figure: lorsqu'il permet de créer de manière assurée les moyens de son remboursement future. Nous sommes bien loin de la logique prédatrice des dirrigeants du pays qui organisèrent régulièrement des orgies d'emprûnt à l'extérieur et plus grave encore le Hold up des institutions financières locales pour payer l'effort d'une guerre que seule leur incompétence des uns et des autres avait rendu inévitable. Eh oui, si Hassan Gouled et notre auguste oppossant lsmaêl Guedi avait fait leur boulot cette tragédie n'aurait pas y lieu!

Pour inscrire la rationalité économique dans la pratique politique dont elle est si souvent absente, il faudrait d'urgence réviser la constitution pour y définir les moyens d'une préservation de notre pétit pays contre les lubbies d'une tyranie destructrice. Cet article prendrait la forme d'une limitation du déficit budgétaire admissible dans le cadre de la constitution à la fois dans son ampleur et dans la durée. La pratique économique comme les fonctionnaires du ministère de la pauvrété perpétuelle l'ignorent, démontrent que compte tenu de notre croissance démographique le maximum admissible serait de 2% par an sans pour autant que la durée globale du déficit n'excède quatre années consécutives. Ainsi aura-t-on appris à nos gouvernants que nul ne peut vivre éternellement au dessus de ces moyens.

Après la rationalisation de notre politique budgétaire, il faudrait s'attaquer aux dysfonctionnemets qui entravent le développement du potentiel de notre économie productive. l'équation de la problématique est toute simple : pas de crédit aux entreprises à un coût abordable alors pas de développement. La plus urgente des décisions à prendre c'est de surconscrire les taux d'intérêts pratiqués sur la place dans un serpent étroit: taux directeurs +0.5 à 1.5 points.

Cette uniformisation des conditions des crédits mettraient les banques sous une pression salvatrice d'où n'en sortiront que seulement celles qui sont les plus aptes à survivre. L'amoindrissement considérable de leur marge auraient pour conséquence de leur permettre de réaliser des gains de productivités qui à leur tour féront de Djibouti une place fonacière dynamique, aux méthodes efficientes et qui a vocation à rayonner sur toute la Mer Rouge et l'Afrique. Mais savez vous pourquoi notre ministre de la misère ne prendra jamais cette décision audacieuse? Par ce que l'Etat étant actionnaire de la première banque du pays la BCI, il refléchi en tant que juge et parti...dans une logique myope de pilotage à vue. Alors enfant du pays du Mirqan, persistez dans votre misère!

Pour pallier à l'inefficience du système bancaire, il faut également le réformer. D'abord rendre économiquement pas rentable l'exportation de capitaux par une législation stricte de régulation des flux monnétaires et des taxes différenciées suivant l'orgine des bénéfices bancaires. Messieurs les banquiers, si vous gagnez de l'argent sur le marché américain alors vous allez enrichir le trésor car le taux d'imposition de ces placements off shore sera conséquent. Par contre si vous réalisez des profits, en prenenant en investissant dans l'économie productive et uniquement dans celle ci alors l'Etat pourra partagé le cas échéant nos éventuelles pertes par le biais d'une assurance des crédits d'investissements. C'est là l'exp​ression ultime de notre morale économique.

Ce dispositif original, cohérent auquel les fumistes du FMI n'ont pas pensé (ce n'est pas leur mission après tout), permettrait à djibouti de littéralement de propulser l'investissement dans l'appareil productif. Et qui dit investissement dans l'outil de production dit emploi et renforcement du tissu sociale. Si l'ensemble des réformes que je déballerai ici sont méner à terme alors notre appareil économique peut créer 260 000 emplois en l'espace de 5 ans: de quoi résoudre au délà du nécessaire le problème du chomâge. Ce dynamisme sera porté par le développement de notre capacité exportatrice et en l'espace de trois ans le problème du déficit commercial de Djibouti qui est aussi vieux que le territoire lui même sera résolu.

A ce tariff Djibouti peut être enfin le réfuge prospère qu'elle aurait dû être il y a bien longtemps!
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#75 L'utilisateur est hors-ligne   CALA Icône

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Posté 30 juillet 2003 - 12:51

De l'urgence d'une révolution culturelle

Le lien entre la substance spirituel d'un peuple et son aptitude à la modernité ont été débattu ici même par deux avant gardistes auxquels je rend hommage: Ibrahim Hadi et A. Wardiov.

La thèse du premier était directement inspiré par le Saint Coran qui dans son rejet de toute mentalité attentiste déclare " Dieu ne change pas une société, tant que les éléments qui la composent ne changent eux même". Ces verset mis en parallèle avec le principe de conservation sociale nous permet ici même d'affirmer que les dirrigeants (hommes et femmes) dont nous contestons l'inefficience sont pourtant non seulement à l'image de la société djiboutienne dans son ensemble ... mais mieux encore qu'ils incarnent à leur façon les valeurs (ou plus exactement l'absence de valeur) de celle ci. Nous sommes ici loin de la vision communiste de l'Histoire laquelle postule que le corps social sain en lui même est pourri par les enjeux de pouvoir de ces dirrigeants et des classes sociales en lutte les unes contre les autres.

Quant à Wardiov il mettait en évidence le lien entre oeuvre civilisationnel et dimension spirituelle en affirmant qu'il n'a jamais eu de révolution de fond qui ne fût pas aussi réforme réligieuse. Nous nous situons ici dans le Weltanschaung c'est à dire la dimension cosmogonique qui apporte des réponses aux questions épistémologiques du "Qui suis je, d'où je viens et où je vais?" Le carractère profondémnet déficient des réponses apportées à ces interrogations expliquent à lui seul toute la médiocrité de la société djiboutienne dans son ensemble.

Au délà de la démagogie de certains opposants qui pensent à tort pouvoir changez Djibouti comme l'on change de chemise, il faut noter la profondeur de l'autisme de notre société au point que A. A. Wabéri a parlé de galérie de fous alors que Yam Yam dans son humour oxfordien s'intérrogeait sur ce qui reste encore d'humain chez nos contemporains:"Ma dad baa? Ma dugag baa? Ma dameero jiin baa?" Le débat est à présent ouvert sur la conceptualisation d'une société régressive qui a perdu le sens de la vie, de la lutte pour la vie et qui ne peut espérer que la servitude et la misère.

Pour appréhender la problématique que nous avons soulévé, utilisons la méthode heuristique et confrontons le djiboutien à la véracité de ses allégiances. Eh oui! je ne le lacherai point le Mirqan même dans son réfuge le plus sûr, le royaume de ses illusions et de ses croyances malplacées .

D'abord ce qui frappe chez nos compatriotes c'est la profondeur de la bigotrie car tout djiboutien qui se respecte est forcément musulman et mieux encore c'est un musulman dont les réflexes grégaires ne laissent guère de place à la réflexion et aux interrogations métaphysiques. Nous allons donc posé ici la critique qu'une société d'acteurs hypocrites a laissé en jachère. Qu'est ce que donc être musulman?

Dans leur bigotrie ignorante les djiboutiens n'ont retenu de l'Islam que deux éléments. D'une part les prescriptions rituelles ( prières, ramadan...etc) et d'autre part certains éléments du corpus de la charia en particulier les interdits médinois. Donc d'après les djiboutiens, pour être musulman il faut s'acquitter des devoirs rituelles et observer les éléments de la justice coranique autant que l'on peut. Heureusement l'Islam ce n'est pas seulement la coquille et les normes sociales!

Définir le cadre métaphysique de la révolution culturelle suppose donc de confronter cette vision primitive de la foi avec la portée autrement plus conséquente des préceptes islamiques.

D'abord si l'on se hasarde à quantification des versets qui fondent la foi des djiboutiens, l'on remarquera que ceux ci se limitent à au code juridique (environ 225 versets) et aux prescriptions rituelles (environ 40 versets). Conséquence la plupart de nos compatriotes ne sont pas en vérité des musulmans mais les membres d'une secte car ils prétendent résumé tout le Coran (6622versets) à un extrait fonctionnel de moins de 300 versets.

Ensuite, pour approfondir le débat il est important de comprendre que le Saint Coran ce n'est pas seulement des interdits et des pratiques rituelles! L'islam comme dans toute autre réligion, on recouvre également des préceptes moraux atemporelles, des rites culturelles et des décisions conjoncturelles que l'on qualifiérait volontier de politique.

Si l'on affine l'analyse du Saint Coran l'on remarque le clivage conceptuel entre l'Islam mécquois fait de sensualité spirituel, de savoir scientifique et de tolérance réligieuse à l'Islam de guerre de Médine avant tout fonctionnel car il vise à créer une communauté civile et à préserver son indépendance dans un environnement guérrier d'où la rigueur extrême des interdits sociaux.

Le problème avec les intégristes en général, c'est que leur lecture du Saint du Coran et leur compréhesion de l'Islam se limite aux versets médinois simples d'accès car fait pour réguler la société. Convier mes cyberlecteurs à une lecture avant gardistes de la Foi, c'est donc les initier pour ceux qui ne le connaissent pas encore aux milles ressources spirituelles de notre réligion.

Si l'Islam se résumait à la conception que les djiboutiens en ont, il sérait similaire à n'importe quelle ersatz réligieux et ne prétendrait nullement au statut de réligion de Dieu. Non l'Islam se distingue de tous les autres réligions par la pertinence de son message que seules des esprits éveillés et des âmes libérées de l'esclavage de l'ignorance peuvent goûter. Le Saint Coran ne commence pas par l'ordre de prier mais par celui de Lire et Dieu ne s'est pas trompé comme le confirme la disprportion entre les textes qui fixent une dimension normative (le code de la charia se constitue d'environ 225 versets) et les textes qui visent à élevr l'homme au statut de croyant ( plus de 760 versets demande à l'être humain de s'instruire, de penser, de réfléchir, de critiquer...etc) car Dieu ne saurait se contenter de la réliogisté stupide des ignorants et de la bigotrie toute simple.

Mieux encore enfonce le clou en déclarant que seule les que seuls les savants le craignent à juste mesure et exige le culte du savoir au point d'affirmer que "l'encre du savant vaut mieux que la sang du martyr". Lorsque l'on observe la médiocrité de l'Alimentura réligieuse du pays carractérisée par son ignorance et son arrogance, l'on se demande pourquoi ils n'ont pas lu ces versets sinon à l'heure actuelle Djibouti s'épanouirai sous la férule de religieux/savants comme le club de mollahs docteur es science de Téhéran ou de Kuala Limpur.

Malheureusement au lieu de cumuler comme c'était dans nos traditions historiques les lumières de la foi et de la science nous demeurons aujourd'hui encore dans l'âge des supersitutions et des fausses croyances. Dans ma prochaine intervention, j'apporterai les preuves de la véracité de notre foi et les exigences que Dieu nous impose.
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