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... LA JUSTICE ET LE ROLE DES NATIONS UNIES Noter : -----

#1 _AMOUR POUR TOUS (guest)

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Invités

Posté 28 mai 2003 - 02:30

Amour pour tous Haine pour personne

RELATIONS INTERNATIONALES :
LE PRINCIPE DE JUSTICE ABSOLUE APPLICABLE A TOUS DE LA MEME MANIERE

La paix politique doit être examinée avec prudence aux niveaux national et international.

En ce qui concerne les politiques nationales, la première question fondamentale qui se pose consiste à déterminer quel système est bon ou mauvais pour l’homme. De même, il est nécessaire de découvrir si c’est l’échec des systèmes politiques et leurs défauts inhérents qui sont responsables de la misère et du mal de vivre dans nos sociétés, ou s’il y a une autre raison. Est-ce le système qu’il faut mettre en cause ou ceux qui le contrôlent ? Un gouvernement corrompu, égoïste et immoral qui arriverait au pouvoir grâce au système démocratique pourrait-il être meilleur et plus bénéfique pour le société que, par exemple, une dictature très modérée ?

Pour établir et garantir la paix internationale, la religion donne un conseil simple aux hommes politiques contemporains.

Les Ecritures Saintes insistent tout particulièrement sur la nécessité d’introduire une moralité absolue dans tous les domaines des activités humaines, y compris la politique.

« Aucun système politique n’est rejeté par principe »

Aucun système politique n’est présenté comme le seul valable, à l’exclusion de tous les autres.

Il ne fait aucun doute que la religion mentionne un système démocratique dans lequel les dirigeants sont élus par le peuple, mais ce n’est pas le seul système que la religion recommande. En effet, une religion universelle ne peut prétendre à la prérogative fondamentale de pouvoir imposer un système unique de gouvernement, sans par ailleurs tenir compte du fait que celui-ci ne saurait être applicable dans toutes les régions et pour toutes les formes de société.

D’ailleurs, même dans les sociétés les plus avancées, la démocratie n’est pas suffisamment développée pour que l’on puisse en conclure que la vision politique de ce système a atteint son point de développement ultime. Avec la poussée du capitalisme et l’apparitions d’organisations et de groupes de pression extrêmement puissants dans les pays occidentaux, on ne pas dire que des élections purement démocratiques n’existent plus nulle part.

Si l’on rajoute à cela le problème croissant de la corruption, et l’existence de mafias et autres groupes de pression, on ne peut pas déclarer sans grand risque de se tromper que la démocratie n’est pas aussi sûre qu’on le prétend, même dans le pays le plus démocratique de la planète. Comment dans ces conditions pourrait-elle être adaptée aux pays du Tiers Monde ?

« Parler de démocratie « à l’occidentale » en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud
ou encore dans les pays soi-disant Musulmans est complètement utopique »

Pou ma part, je m’en tiens aux enseignements religieux, qui ne rejettent aucun système politique en particulier, mais laissent le choix aux peuples en fonction des traditions existantes dans le pays et établis au cours des siècles. La religion insiste sur la façon dont le gouvernement doit se comporter plutôt que sur sa forme.

Selon les Ecritures Saintes, la monarchie, le système féodal, la démocratie, etc peuvent fournir un système de gouvernement qui remplisse les conditions de l’idéal religieux.

Les rois peuvent être bons ou mauvais, de la même façon que les présidents peuvent être bons ou mauvais.

Les choix démocratiques ne sont pas nécessairement les bons. Il est probable qu’une grande majorité de gens ne pourraient pas reconnaître les qualités essentielles d’un chef d’Etat chez une personne et protesteraient si on leur imposait son autorité. Selon n’importe quel critère politique, sa nomination serait considérée comme dictatoriale. Ce choix pourrait donc être contraire à la volonté populaire, sans pour autant être contraire à l’intérêt public.

La faiblesse inhérente aux élections démocratiques réside dans le fait que les masses font leur choix sur des impressions superficielles, et sont incapables de juger et d’évaluer objectivement les qualités essentielles d’un chef d’Etat. Il leur est donc très difficile de prendre les décisions qui servent leur propre intérêt.

Définir la démocratie

Le concept de démocratie, malgré son origine grecque, est basée sur la définition donnée par Abraham Lincoln à l’occasion de la victoire de Gettysburg : « Un gouvernement du peuple, par le peuple, et pour le peuple ».
Il s’agit d’un principe très intéressant, mais rarement appliqué dans sa totalité, quel que soit le pays que l’on considère.
La troisième partie de cette définition, « pour le peuple », est très vague et peut donner lieu à de dangereux malentendus. Quand peut-on affirmer sans risque de se tromper que le gouvernement agit pour le peuple ? Dans un système démocratique majoritaire on peut dire que ce que l’on considère être « pour le peuple » l’est en fait pour la majorité.

Dans la plupart des pays, la démocratie n’est jamais complètement libre et les élections sont rarement celles « du peuple ». Avec les manipulations, la corruption, le menaces et autres techniques déloyales, l’esprit et la substance de la démocratie sont diminués au point qu’il n’en reste parfois plus grand-chose.

Définition de la démocratie selon la religion

Selon les Ecritures Saintes, les gens ont la liberté de choisir le système qui leur convient. La démocratie, la monarchie, les systèmes tribaux ou féodaux sont tous reconnus, dans la mesures où ils sont acceptés par le peuple comme l’héritage traditionnel de leur société.

Toutefois, il semble que le démocratie soit préférable et recommandée par les Ecritures Saintes. On y conseille aux croyants d’adopter un système démocratique, quoiqu’il s’agisse d’un modèle un peu différent de celui des démocraties occidentales.

Dans les Ecritures Saintes, la religion ne propose ni ne présente de définition vide de sens de la démocratie. Seuls les principes fondamentaux sont mentionnés, les détails étant laissés aux hommes. C’est à eux de les suivre pour en tirer les bénéfices ou de les refuser et d’en payer les conséquences.

Les deux piliers du concept religieux de démocratie

Le concept de démocratie présenté par la religion repose sur deux principes fondamentaux :

1 – Le processus d’élection doit être basé sur l’intégrité et l’honnêteté la plus totale.
La religion enseigne que lorsqu’on remplit son devoir électoral, on doit le faire en ayant à l’esprit le fait que Dieu nous surveille et que nous devrons répondre devant Lui de nos décisions. On doit voter pour ceux qui sont les plus capables de faire face à leurs responsabilités nationales, et ils doivent être dignes de confiance. Une règle implicite dit en outre que le devoir de voter est obligatoire, à moins, bien sûr, que des circonstances particulières et extraordinaires ne le permettent pas.

2 – Les gouvernements doivent fonctionner sur le principe de la justice absolue.
Le second principe fondamental veut que, lorsqu’on prend une décision, on le fasse en se basant sur un principe de justice absolue. Que ce soit pour une question sociale, politique, économique ou religieuse, le principe de justice ne doit jamais être compromis. Après la formation du gouvernement, le vote à l’intérieur du parti doit toujours se faire en gardant la justice pour objectif premier. Aucun intérêt personnel, aucune considération politique ou autre ne doivent influencer le processus de décision. Ainsi donc, toutes les décisions prises dans cet esprit sont obligatoirement et véritablement celles « du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

Pour un système de consultation mutuelle

Les Ecritures Saintes indique clairement que les questions qui concernent les décisions du gouvernement doivent être prises après consultation. Cela nous rappelle l’une des parties de la définition de la démocratie, à savoir le « gouvernement du peuple ». La volonté commune du peuple devient le moteur des décisions gouvernementales par le mécanisme de la consultation.

La seconde partie de la définition de la démocratie, « gouvernement par le peuple », est présentée comme suit : « En vérité, Dieu vous commande de céder les charges à qui de droit »

Cela signifie que l’on exerce a volonté dans le choix des dirigeants, il faut placer sa confiance en ceux qui la méritent.

Le droit qu’ont les peuples de choisir leurs dirigeants est incidemment mentionné. Mais l’importance est donnée à la façon dont on doit exercer ce droit. Les croyants doivent comprendre que ce n’est pas uniquement une question de choix personnel qu’ils pourraient exercer comme bon leur semble. Bien au-delà, il s’agit en fait d’une question de responsabilité nationale. Lorsque la confiance est en jeu, le choix devient très limitée. On doit assumer ses responsabilités avec honnêteté, intégrité et altruisme. Les responsabilités doivent revenir à ceux à qui elles incombent réellement.

Partage des lois entre l’Etat et la religion

Il n’y a pas de contradiction entre la parole et les actions de Dieu. Il n’y a pas non plus de conflit d’intérêt entre l’Etat et la religion. En outre, cette question ne se limite pas à une religion.

La religion doit-elle avoir une autorité législative exclusive ?

« Rendez donc les choses de César à César, mais les choses de Dieu à Dieu »

La religion et l’appareil de l’Etat sont en fait deux des nombreuses roues de la société. En réalité, peu importe qu’il y en ai deux, quatre ou huit. Ce qui compte, c’est qu’elles soient dans la même direction et qu’elles tournent librement autour de leurs axes. Il ne devrait pas y avoir de conflit ou de confrontation. Ce serait beaucoup trop simple de croire que l’Etat et la religion n’ont aucun point commun et ne partagent aucun domaine. De tels chevauchement existent, et dans cette situation, l’attitude à adopter doit répondre à un esprit de coopération mutuelle. Il ne doit pas y avoir intention de monopolisation.

Si les religions ont le devoir d’attirer l’attention du pouvoir législatif sur les questions morales, il ne s’agit pas pour autant nécessaire que tous les pouvoirs législatifs soient placées sous la juridiction des religions. Il y a tant de variantes entre les croyances des diverses sectes et religions, qu’il ne pourrait en résulter que l’anarchie et la confusion la plus complète.

L’adepte d’une religion quelconque peut pratiquer celle-ci, même sous régime laïque. Il peut dire la vérité sans pour cela avoir besoin d’une loi gouvernementale. Il peut faire ses prières et remplir ses obligations religieuses sans qu’une loi gouvernementale ne soit nécessaire.

La religion, bien que libre à l’intérieur de sa propre sphère, n’a pas le droit d’ingérence dans les affaires qu’elles partagent avec l’Etat ; de même, celui-ci n’a pas le droit de s’interposer dans les domaines qui leur sont communs. Dire la vérité, s’abstenir du mensonge et des faux témoignages, etc sont des actes punissables par la loi dans certains Etats, alors que la religion ne prescrit aucune punition en ce bas monde. Aucune religion ne peut contraindre l’Etat à sévir chaque fois que de tels crimes sont commis. Da la même façon, aucun Etat n’a le droit d’obliger une religion à se conformer aux lois du pays en modifiant ses canons ou ses préceptes moraux. S’il existe une telle entente, dans ce domaine, aucune confusion ne pourra en résulter.
Malheureusement, de nombreux Etats séculiers semblent avoir tendance à étendre le domaine de la laïcité au-delà de ses frontières naturelles. Le même phénomène s’applique d’ailleurs aux Etats théocratiques ou à ceux qui sont largement influencés par la hiérarchie religieuses.

Tant que les décisions politiques seront dictées par l’intérêt national et destinées à en soutenir la philosophie, jamais le concept de moralité ne pourra voir le jour. Trop souvent, les comportements politiques sont affectés par les préjugés nationalistes, et la vérité, la justice et l’honnêteté sont ignorées à chaque fois qu’elles sont en conflit avec ce qui est considérée comme l’intérêt national. Tant que cette attitude existera, et sera considérée comme de la loyauté envers l’Etat, le comportement politique de l’homme restera douteux, discutable et paradoxal.

Je ne peux pas prétendre avoir lu absolument tout sur ce qui concerne les principales religions de note planète. Cependant, je n’ignore pas complètement leurs enseignements.

Le monde entier s’inquiète devant les perspectives futures de la paix mondiale. Les changements surprenants et historiques dans les pays socialistes et l’amélioration des relations ente les superpuissances permettent d’entrevoir une lueur d’espoir. Le monde est d’une humeur triomphante. Il semble que la plupart des hommes politiques entretiennent un optimisme parfois même euphorique sur les fruits qui résulteront des changements extraordinaires et révolutionnaires dont nous sommes aujourd’hui les témoins.

L’occident apparaît particulièrement confiant et satisfait. Les américains ont de plus en plus de mal à dissimuler leur jubilation devant ce qu’ils considèrent comme une victoire que certains décrivent comme celle du bien contre le mal, voire celle de la lumière sur l’obscurité.

LE RÔLE DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES

Parmi de nombreux débats à propos de l’avenir de la paix mondiale, il en est un en particulier qui mérité d’être mentionné. Il s’agit de celui qui porte sur le rôle que l’Organisation des Nations Unies va jouer pour instaurer et maintenir la paix d’une façon encore plus efficace que par le passé.

On explique la fin de la guerre froide entre les deux superpuissances représente une chance véritable de réduire le fossé entre leurs conceptions politiques autrefois divergentes. Le résultat sera une réduction de l’utilisation du droit de veto au Conseil de Sécurité, et semble-t-il une prise de décision plus unie sur la manière dont les problèmes de nature globale et internationale devraient être résolus. Cela pourrait ouvrir une perspective nouvelle quant à l’avenir du Conseil de Sécurité.

Le seul obstacle potentiel concerne l’attitude que pourrait adopter la Chine. Toutefois, si l’on considère la situation économique et les problèmes politiques extrêmement compliqués dans lesquels ce pays ce trouve, il ne devrait pas être trop difficile de le convaincre des avantages d’un tel accord.

Que ce rêve se réalise ou pas, là n’est pas la question. Le fait que le Conseil de Sécurité et les Nations unies deviennent l’instrument politique le plus puissant pour influencer les événements de la planète et contraindre les petites nations à se soumettre, était un scénario tout à fait inconcevable avant la chute du mur de Berlin. A l’horizon politique du 21ème siècle, la question reste posée et devient même d’actualité de plus en plus brûlante, de savoir si les Nations Unies, compte tenu de leur nouveau rôle qui combine des pouvoirs législatifs et exécutifs d’une telle envergure, seront réellement capables d’atteindre et de faire respecter une paix globale ?

Je vous prie de m’exciser si cela peut paraître particulièrement pessimiste, mais ma réponse est « NON ». La paix mondiale ne dépend pas uniquement des relations entre les superpuissances. Il s’agit d’un problème complexe et difficile dont les racines se trouvent entremêlées avec les philosophies politiques et les comportement moraux des nations de la planète.

En outre, les disparités économiques et l’élargissement du fossé entre les nations riches et les autres vont certainement, à l’avenir, jouer un rôle important dans le déroulement des événements mondiaux. A moins que l’on accepte et que l’on fasse respecter le principe de justice absolue dans les relations économiques, et que les pratiques commerciales injustes et déloyales qui exploitent les nations les plus pauvres soient éliminées par tous les membres des Nations Unies, aucune forme de paix ne pourra être garantie ni envisagée pour notre planète. Tant que les relations de l’Organisation des Nations Unies avec ses membres ne seront pas définies plus clairement qu’elles ne le sont à présent, les perspectives de paix mondiale resteront très lointaines.

Il est nécessaire de mettre en place des mesures pour empêcher les gouvernements d’être cruels envers leurs propres citoyens. Un instrument doit être mis à la disposition des Nations Unies pour combattre une injustice lorsqu’elle est commise. Tant que cela n’existera pas, on ne pourra pas rêver de paix mondiale.

C’est un point particulièrement sensible que de déterminer jusqu’où les Nations Unies peuvent intervenir dans les « affaires internes » d’un pays ; il est pourtant vital, si l’on veut atteindre la paix mondiale. Si, en fin de compte, la politique pratiquée par les Nations Unies n’est pas basée sur le principe de la justice absolue, et que les règles appliquées diffèrent selon les nations, il est probable que cette augmentation du pouvoir d’ingérence dans les affaires internes d’un pays se révélera plus néfaste que bénéfique. Il est donc clair que cette question réclame une étude complète, réfléchie et détachée.

Bien que cela ait créé une très grande confusion, ce qui est arrivé jusqu’à présent se limite à ce l’Union Soviétique et les Nations membres du bloc socialiste ont été obligées de reconnaître que les philosophies communistes sont incapables d’améliorer la qualité de la vie dans les pays où elles sont pratiquées.

Un brouillard épais doit encore se dissiper avant que nous puissions entrevoir es conséquences de ces événements.

Une simple attitude de détente entre les deux superpuissances n’est pas synonyme, en tant que telle, d’espoir de paix. Au contraire cela réveille les fantômes de dangers potentiels, en particulier pour les nations du Tiers Monde. En réalité, c’est la méfiance et la jalousie entre les deux blocs qui fournissaient une sorte de bouclier aux nations les plus faibles. C’était aussi la possibilité pour ces nations plus petites de changer de camp et d’allégeance entre l’Est et l’Ouest qui leur donnaient une certaine marge de manœuvre et la possibilité de négocier et d’être écoutées sur la scène internationale. Mais cela n’est plus le cas. Quels espoirs peuvent-elles entretenir, à l’avenir, de survivre avec respectabilité en tant que nations indépendantes ?

Notre pensée e tourne donc maintenant cers l’ONU – un bastion de paix et le seul espoir pour établir un nouvel ordre mondial. C’est du moins ce que l’on souhaite. Toutefois, lorsqu’on étudie cette situation avec attention, c’est une image oppressive, menaçante et sombre qui émerge.

Avec le nouvel équilibre des forces, les Nations Unies ne seront-elles pas, en pratique, dirigées par les superpuissances ? Et dans ces conditions, quelles chances auront les nations plus faibles d’échapper au sort inévitable des animaux traqués par les chasseurs ?

L’Organisation des Nations Unies telle qu’elle existe aujourd’hui ne cesse de prouver qu’il s’agit en réalité d’une organisation dont l’objectif n’est pas d’établir la justice, mais de faire appliquer la politique de la nation qui possède les moyens de pressions les plus importants. Au cours des événements récents, il est claire que le concept de justice n’a jamais joué le moindre rôle dans le mécanisme de décision des Nations Unies, et la structure actuelle ne leur permettra pas de jouer un rôle constructif à l’avenir. La politique et la diplomatie sont profondément et inextricablement entremêlées dans la relation entre els nations, et il est très peu probable que le concept de justice absolue puisse prendre racine et avoir la moindre chance de survivre. C’est une évidence dure et amère qu’aucun homme, épris de vérité, ne peut nier : cette institution magnifique en est réduite à un champ d’activité diplomatique intense et compliqué, ou règnent des groupes de pression et où les accords secrets et les luttes d’influences sont utilisés au nom de la paix mondiale.

Ce que le monde a besoin aujourd’hui, c’est une institution dont le but ultime est d’établir la justice. Sans justice absolue, il n’y a pas de paix possible. On peut faire la guerre pour protester au nom de la paix, étouffer les consciences et museler l’opposition ; tout cela dans le but déclaré d’établir la paix. Mais tout ce que l’on obtiendra, c’est la mort, pas la paix. En fait la paix est indissolublement liée à la justice.

Aujourd’hui, le monde tourne les yeux vers les Nations Unies et le Conseil de Sécurité avec l’espoir qu’ils pourront acquérir un rôle nouveau, plus actif et utile, qui leur permettra de résoudre les disputes et les problèmes internationaux, et faire ainsi de notre monde un lieu plus sûr et pacifique. Pourtant, si l’on étudie l’histoire et le comportement passé des Nations Unies, les raisons de nourrir un tel espoir sont maigres. L’ONU est en fait une arène où les groupes de pression manipulent l’opinion, pratiquent l’intrigue et cherchent à obtenir, par tous les moyens, l’avantage sur leurs adversaires. Un tel lieu où les scrupules n’ont aucun rôle à jouer et qui ne laisse pas la place à la conscience humaine, peut très bien porter le nom d’Assemblée des Nations. Mais ne serait-il pas curieux qu’une telle assemblée porte le nom de « Nations Unies » ?

Si c’est cela le concept d’unité je préférerai, pour ma part, prendre le risque de survivre dans une communauté désunie, mais qui est unie en ce qui concerne la vérité et la justice.

Il est extrêmement important de s’interroger quant au bien-fondé de l’utilisation de la force pour écraser ses adversaires et étouffer la voix de l’opposition. C’est une question que chaque nation se doit d’étudier et de résoudre. On peut se demander avec beaucoup de tristesse combien de temps les membres de cette organisation continueront à détourner leur regard et refuseront d’admettre les dangers qui sont inhérents à la manière dont les affaires des nations sont conduites.

La paix mondiale est liée à cet espoir très faible qu’un jour, la justice vaincra et sera faite.


amourpourtous_hainepourpersonne@hotmail.com
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#2 L'utilisateur est hors-ligne   Ach77 Icône

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Icône du message  Posté 06 juin 2003 - 10:45

Bonjour!

Citation

Tant que les décisions politiques seront dictées par l’intérêt national et destinées à en soutenir la philosophie, jamais le concept de moralité ne pourra voir le jour. Trop souvent, les comportements politiques sont affectés par les préjugés nationalistes, et la vérité, la justice et l’honnêteté sont ignorées à chaque fois qu’elles sont en conflit avec ce qui est considérée comme l’intérêt national. Tant que cette attitude existera, et sera considérée comme de la loyauté envers l’Etat, le comportement politique de l’homme restera douteux, discutable et paradoxal


Je partage ce point de vue dans le fond.

Il existe un paradigme très repandu qui, à mon avis, ne devrait plus avoir sa place en ce 21ème siècle: C'est l'idée selon laquelle on pourrait détacher la moralité de l'Etat qui par définition ne devrait défendre que les intérêts nationaux "by any means necessary",
de la moralité de l'individu qui lui, par contre, serait soumis dans tous ses actes à des contraintes d'ordre moral.

Non, il n'existe qu'une seule moralité indivisible.
Les standard éthiques valables pour les individus doivent être les memes pour le comportement des Etats.
Et ceci pour une raison simple: En cette époque de multilatéralisme, d'intégration économique accelerée et d'interdépendance croissante entre Etats, Regions et Continents, on se retrouve face à une responsabilité globale.

Dans ce contexte, la notion d'intéret national doit etre considérablement élargie, car il ne suffit plus de se placer dans le court terme. L'alignement des décisions politiques sur certains idéaux politiques (p.ex. la nécessaire construction d'une nouvelle architecture politique internationale) et certaines valeurs éthiques (p.ex. non pas le droit, mais le devoir d'ingérence en cas de graves crimes contre l'humanité) est dans l'intérêt vital de long terme de chaque pays.


À titre d'exemple:
Il y a une polémique concernant l'engagement allemand en Afghanistan, en affirmant que
"La défense de la patrie allemande ne se fait pas à l'Hindou-Kouch".

Eh bien, SI!

Tant que certains conservateurs arriérés ne comprendront pas la nécessité d'une nouvelle politique intérieure mondiale, ce ne seront qu'eux qui seront "left behind".

Ce message a été modifié par Ach77 - 11 juin 2003 - 08:55 .

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