djibnet.com: La Dimension Histioric De La Politique Djib - djibnet.com

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La Dimension Histioric De La Politique Djib Le Cercle et de la Spirale! Noter : -----

#1 _CALA (guest)

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Posté 27 mai 2003 - 03:48

Chers compatriotes,

Comme la vérité térrorise les princes des ténèbres et leur Cour d'incultes qui jusqu'ici n'hésitent à pas à faire le déballage de leur médiocrité, je m'autorise à enrichir ce forum d'un sujet nouveau relatif à la macro-sociologie polique djiboutienne.

La problématique centrale de ce débat est pourtant intellectuellement abordable - même pour ceux qui n'ont pas la hauteur de vue nécessaire pour juger de mes propos et qui m'ont lâchement insulté en me comparant à " Hitler et Le Pen": abominables invectives pour un homme dont l'histoire familialle témoignent de l'engagement en faveur d'un Djib libre, prospère et démocratique. Mais comme ces cybers propogandistes me reprochent de n'avoir ensencé un de ces minus de l'alimentura politique locale dont ils sont probablement proche parent, j'assènerai jusqu'au bout les vérités qui tuent!

Parler de dimension historique de la politique djiboutienne, c'est repondre à la question qui est de savoir si l'Histoire de Djib a un sens ou bien si elle est une compilation d'évènement unique, sans antédent et par nature imprésivisible. Si c'est la seconde option qui est valable alors l'opportunisme carractérisque de notre prétendu classe politique est alors justifié. Je dis prétendu car car dire qu'on appartient à une classe c'est sous entendre que l'on possède une vision globale de la cité et de ses problèmes, et que l'on s'engage pour lui apporter des solutions. Quant à moi, je doute fort que 99% des dirrigeants de Djibouti et leurs opposants - incultes comme ils sont- aient cette stature intellectuelle. Donc il serait plus honnête d'un de vue purement intellectuel de parler d'Alimentura Indigente au pouvoir ou aspirante à l'être plutôt que d'utiliser le terme vénérable de classe politique.

Je consciens ici de décévoir (encore une fois!) ceux qui auraient aimé que j'affirma en 1991 que le FRUD était mieux que le RPP, ceux qui auraient voulu en 1995 que je défendit les sécrétions du RPP comme Moumin Bahdon et Gabayo et ceux qui veulent aujourd'hui nous vendre Ismael Guédi ( dont je laisse les cybernautes de l'Avant Garde dressez le portrait).

Djibouti et l'héritage Zayla'ien (Awdalien).

Djibouti - faut il encore le mentionner l'ex Chef lieu de la Somalie Française et par vocation la Capitale de tout le Nord de la Péninsule Somalie: de la Mijurtein à Hawas, du Guban au plateau du Harrar- a hérité de Zayla'c et de sa civilisation millénaire mais elle n'en a pas jusque là aucun des signes de grandeur de sa mère. Faites le compte vous même. Zayla'c avait tissé une toile commerciale di dense avec tout l'Hinterland Sahélien que sa foire bi-annuelle attirait au milieu du XIX ème pas moins de 150 000 commerçants et cela malgré la tempête de destruction "des invasions barbares gallas". En sens inverse les Abaans de Zayla écumaient les marchés d'Inde des grands Mogols et de Chine , du littoral Sawahili, de l'Egypte, la Sicile et la Catalogne tandis qu'à Damas comme à Bagdad ils étaient si nombreux qu'en relation avec les autorités du Califat deux campus universitaires ( des Riwat) leur ont été dédié.

Ce rayonnement économique était étayé par une élite lettré dont l'agréssivité intellectuelle avait propulsé au firmament de du savoir. Jugez en vous même. Cheikh Hussein Youssouf al Kaynouni dit également AW Barhkadleh dont vous avez certeinement utilisé la méthode mémo didactique pour apprendre la lecture coranique. Shihab Ed Dine Al Arab Faqih dont je vous ai cité l'oeuvre historiographique " La Conquête de l'Abyssinie". Le mathématicien Bouni Al Barbari dont les travaux en mécanique ont contribué de manière décisive à l'inventyion de la montre. Les théologiens Cheikh Abdirahman Al Zayla'i dont les lithanies chanté lors du Mouloud ont ému vos consciences islamiques. Et mystiques Cheiks: Tawagal, Abadir, Moussa Ali, Waïss Al Qarani, Ali Djama, Ali Jowhar, Ali Addé mais le prince Beni Hachem Bayizu dont le nom a été afarisé en Abbaya Zeid et qui est enterré au Day.

Et comme l'essor d'une civilisation au dynanique et inimaginable sans une stabilité poltique et la pérénité des institutions de régulations sociales. Awdal était gouverné par des citoyens responsables et visionnaires issus de tous les clans Somalis ou Arabe et non par un cpnglomérat de Af Mishar appuyé par des hordes claniques à peine sortie de l'âge de la Pierre! Le Xeer qui est en l'héritage constituent un miracle d'intelligence comme en témoignent la porté des problématiques réthoriques qu'ils sucsitent: l'égalitarisme radicale, la primauté de la loi et la mise hors la loi de la violence, l'origine humaine des lois qui rend avec la théocratie, la séparation des pouvoirs fondément de la démocratie et enfin l'indépendance de la Justice qui constituent un bouclier contre l'oppression.


Que dire de Djibouti sinon que 170 ans après sa fondation est toujours incapbale d'égaler Zayla'c. Je vous expliquerai comme il est dans notre tradition intellectuelle de revenir aux racines du Fidna et d'en comprendre les causes afin d'étudier avec vous le meilleur rémède à apporter à cette maladie de l'âme qui rongent nos compatriotes qu'est le clanisme.

La naissance de Djibouti: la cité poubelle

Tout commence en 1946. Jusque là, les français dirrigent comme bon leur semble le territiore, les Zayla'i font leurs affaires et fondent leurs écoles - Nijahya par ex- et quand le colonisateur déconne ils s'opposent à lui comme un seul Homme. Des exemples de cette résistance? Le refus par les Zayla'i que Djibouti ne deviennent une colonie de peuplement - combat dans lequel s'est illustré entre autre le grand père de l'actuel président Guelleh Batal ( pdt du Gandé) et l'avant dernier Ougas Houssein Robleh Kabaweyneh.

Puis, le colonisateur vaincu par l'Allemagne Nazie et libéré par des Africains pose en des termes encore modeste la question de la nécessaire émancipation des peuples colonisés. Désormais les djiboutiens doivent eux même choisir une partie de leur représentant en Métropole et les Zayla'i decident de coopter un homme engagé de longue date dans le Chemin du Reflux ( pour ceux qui ne sont pas versé dans la haute littérature Soufie, je traduis ce terme: "le sentier de la piété"), un grand djiboutien pour défendre leur intérêt: Djama God.

Si jusqu'ici l'unité de la communauté avait toujours prévalu et que tous le monde respectait la décision de la majorité avec une religiosité remarquable ( le Xeer dit à ce sujet que "Gartii did wa alle did - refusez un verdict, c'est apostasier"), de nouveaux djiboutiens, des orphelins déracinés, éduqués par le colonisateur et en mal de reconnaissance s'élèvèrent contre l'avis de la majorité et déclarèrent que Djama God ne peux pas représenter Djibouti au seul motif qu'il n'est n'est ni Issa ni Afar et ces politicards en herbe se regroupèrent dans un club opposé au Somali Youth league et sa branche jeunesse le Somali Sporting Club et fondèrent l'odieux Club de le jeunesse Issa et Danakil où se cotoient tous ceux que la politique Djiboutienne compte de médiocre à l'époque: Hassan Gouled, Mahamoud Harbi, Ali Aref, Idriss Farah Habaneh et Ahmed Dini Ahmed. Et bientôt ces hordes de nomades à peine débarqués par le Chemin de fer ou descendus des Monts Goda firent couler le sang des musulmans pour atteindre leur dessein inavouable renverser Djama God. Et comme toujours, les français décidèrent d'apporter leur soutien à ces nègres lobotomisés dans leur école plutôt que d'avoir à faire à un des Zayla'i qui ont ceux ci de particulier: leur conscience historique aigue, leur fierté justifé de leur civilisation et leur culte du devoir communautaire. Hamoudi qui dépensé toute sa fortune personnelle et famialle pour acquérir au profit de tous les musulmans le cimétière d'Hambouli était de ceux là.

C'est ainsi que Djibouti la méciocre cité poubelle de la Corne de l'Afrique est née et c'est comme ça qu'elle a rompu avec l'héritage d'une civilisation grandiose dont elle aurait pu s'inspirer. Depuis l'Hsitoire de Djibouti est éternelle recommencement si un grand Djiboutien Omar Osman Rabeh a parlé de "Cercle et la spirale" et notre auguste dramaturge Yam Yam a écrit " Wa madees adunyadu, dadkuna way matalayan". Au moins une fois tous le 10 ans le sang coulent à Djibouti, c'est presque une tradition parcqu'une bande nomades pouilleux soulèvent une armée de nigaux qui ne savent même situés le Nord sur une Carte au motif que tel ou tel clan est lesé dans le partage du pouvoir. Alors les nomades s'affrontent, s'entretuent et détruisent en une nuit ce l'on a mis 10 ans pour construire et que l'a même pas fini de payer comme l'usine d'eau minerale de Tadjourah. Puis arrivent un mini- dictateur qui nous racontent qu'il fait la paix pour sauver notre pétit pays d'un effondrement certain. Et puis c'est le népotisme et son corrolaire la mal gestion, les écoles qui n'ouvrent, les hôpitaux vident, l'économie en panne et une nouvelle armée d'analphabètes qui fourniront fourniront de la chair fraîche et peu chère façon MOB et FRUD pour permettre à une nouvelle clique de s'enrichir sur le dos de la Nation.

Et il y a le djiboutien qui a vécu cette scène au moins cinq fois dans son histoire qui ne pensent qu'à une chose être loin, très loin d'ici lorsque le boulanger dictateur demandera sa prochaine livraison de chair à farcir. Quant à moi, je suffisamment l'hsitoire de Djibouti pour croire au discours de notre cher président, j'ai entendu Hassan Gouled nous vendre sa sauce en 1977, puis Moumin Bahdon et Gabayo en appéler à la mobilisation pour érradiquer "les bandits" pour enfin sucer le sang de notre patrie en compagnie des mêmes individus qu'ils fuctigeaient hier encore!

Mais peu de temps viendra le jour de la délivrance si vous y traivaillez!
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#2 _Les commentaires de José Olhayé (guest)

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Posté 28 mai 2003 - 11:47

Slt à tous,

Fin communicateur ce CALA. Même moi qui le connaîs depuis sa sixième à Ambouli, il ne finit pas de me surprendre. Que nous dit-il aujourd'hui? Qu'il existe un lien, entre la sédentarisation progréssive des nomades somalis et la "bulle temporelle"
ldans laquelle la vie politique djiboutienne semble enfermée depuis 60 ans. Comment analyse il cela?

Il sous entend, l'existence de vague migratoires succéssives qui ont modélé le visage de notre pays et la difficulté de sédentarisation de ces déracinés susceptibles de servir de chair à Canon ( et pas de chair fraîche CALA!) à des aventuriers de tout bord. Mais CALA qui connaît mieux que quiconque combien le débat entre des djiboutiens qui s'estiment "colonisés" dans leur propre pays et des Issas venus d'Ethiopie se prévalant d'un lien historique avéré et d'une solidarité ancestrale, refuse de rentrer dans le vif du sujet. C'est CALA un Zayla'i fière de son héritage qui parle de refuse de pointer du doigt les nomades et leur descendant si nombreux dans ce forum, mais nous allons l'aider à accoucher les vérités qui blessent mais qu'un historien, un homme de science ne peut garder éternellement sous le tapis!

Le peuplement de Djibouti:

Oui CALA, il existe des indigènes à Djibouti et tu les connais au moins en partie pour avoir vécu parmi eux. Ce sont les Afars du Sultanat de Gobaad et de Tadjourah et les Issas Jahmagarato. Puis il y a ceux l'aire de nomadisation est à cheval sur les frontières de Djibouti: les Afars Raheita, les Issas Goraxjog, Bininjog et Cassajog. Voilà la vérité ces gens étaient bien sur le territoire de Djibouti avant l'arrivé des Zayla'i à Djibouti ville et tu le sais. Cependant, je suis d'accord avec toi que ces populations n'ont pas joué un rôle majeur dans la vie publique de Djibouti pas avant les années 1960. Voyons maintenant qui sont les citadins de Djibouti.

- Les plus anciens sont les Français, les pêcheurs du Hadrahmaout....et les somalilandais Issaq Haber Yonis et Darod Dulmahanté déplacé déjà la guerre de résistance. Djibouti avait déjà cette tradition de Havre de Paix. Que dire de Zayla'i, sinon qu'ils commencé à immigrer à Djibouti à partir de 1885 mais l'essentiel du contingent ( auxquel probavlement appartenait tonarrière grand père) sont arrivés seulement en 1915 voire il 1917 e s AVRE DE PAI s
Arabes Hadrami
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#3 _Les Commentaires de José Olhayé (guest)

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Posté 28 mai 2003 - 12:04

Suite,

En fait les Zayla'i ont dû leur prépondérance à un homme que tu connais: le grand père du président ( Guelleh Batal) qui a réfusé comme tu l'as dit que Djibouti ne deviennent une terre de peuplement pour des populations d'origine asiatique hindou certes mais aussi Yémenites. A ce sujet, je te laisse relire le dire le discours du 26 OCtobre 1936 de l'Ougas Hussein Robleh Kabaweyneh que tu as cité.

Il est vrai que les Zayla'i ont des civilitudes, de l'art et du raffinement mais tu as bien fait pour le reste de ne pas pointer les grossiértés paysannes des nomades sédentarisés. Bien vu aussi quand tu souligne la responsabilité de Hassan Gouled et Mahmoud Harbi dans cette histoire. Ils appartenaient comme tu l'as souligné à une nouvelle caste de parias les nomades-urbains. Ils sont vêtus comme un citadin, ont fait souvent des études mais dans leur tête ils leur manquent l'essentiel: l'éthique et le sens de la dignité.

Alors pour conclure dans cette sortie je te suggére comme ce nomade urbain Ahmed Guireh a dit :

"d'arrêter de penser avec le tête et de penser avec la coeur".

C'était pour rire! Mais c'est moins drôle qund on sait que cet individu postule pour ministérielle avec pour seul argument qu'une armée de Reer Goulaneh, espèce inconnue à Djibouti jusqu'en 1977 le soutient dans sa démarche.
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   Ely Icône

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Posté 28 mai 2003 - 09:52

Salut CALA,

Je suis tres impressionne par tes references historiques aux personnages et lieus mentiones dans ton texte. Je vais peut-etre te surprendre, mais une des personnes cites a un lien de parente avec moi. Le clou, comme on dit, est dans mon pseudo.

J'ai un projet de livre la dessus, si tu veux on peut discuter en prive, donne moi ton e-mail.

Ely
"C'est une erreur de croire nécessairement faux ce qu'on ne comprend pas."
MAHATMA GANDHI (1869 - 1948)

"C'est une grande misère que de n'avoir pas assez d'esprit pour bien parler, ni assez de jugement pour se taire."
JEAN DE LA BRUYÈRE (1645 - 1696)

"La religion est l'opium du peuple"
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#5 L'utilisateur est hors-ligne   Ely Icône

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Posté 28 mai 2003 - 10:34

Rebonjour CALA,

C'est encore moi. En fait, je crois que j'ai hativement repondu dans mon intervention precedente. En relisant tes autres ecrits, je viens d'apprendre d'aventage sur toi.

Je suis admirateur mais un peu facheux aussi. Notre plus grand probleme en tant que djiboutien est le manque de perspectives historiques. Notre tradition orale ne nous facilite pas la transmition des evenements et faits historiques. Voici quelques questions pour toi et la reponse doit etre plus large que ce forum.

Qu'est-ce qui c'est passe au debut de ce ciecle et qui a faconne notre pays et notre peuple? Quels sont les faits majeurs? Comment se ssont deroules les evenements ? Qu'est-ce qui c'est passe en 1900, 1910, 1914-18, les annees trentes, entre 1939 et 1945, a la fin de la guere, entre 1945 et 1960, qu'est-ce qui c'est passe en 1949? Pourquoi et leurs consequences. Qu'est-ce qui c'est passe entre 1960 et 1977 et apres?

Qui sont les gens qui ont marque notre histoire? Comment sont-ils apparus sur la scene? Leur motivation comment ont-ils terminee leur vie? Qu'elle impacte ont-ils eu sur notre destin?

Le role de la societe et des associations (LPA, LPAI, les clubes AFARs,ISSA, Le MPL, l'UNI etc...; Les associations sportives,culturelles: Bone esperance, Arrey, Concorde, etc, etc...

L'inpacte du nationalisme somali, la question Afar, les manupulations coloniales etc...

L'histoire moderne de djibouti, les dernieres annee avant l'independance, les negociations de Paris, les evenements qui on abouti a la mort d'homme important : Gashanleh a Gabood (ce qui c'est vraiment passe) ? Le detournement du commissaire de Tadjourah, le Bus Scholaire, l'assasinat du Gendarme Ali Said (Pourquoi et comment) ? L'epuration ethnique et le role qu'on joue des invidus comme Ali Aref et Ali cileh.

Qu'est-ce qui c'est passe a Mogadishu a propos du FLCS? qu'est-ce qui c'est passe a Loyada en 1977. La creation de la republique de djibouti, l'histoire secrete des partages des sieges du parlement par ethnie et tribu. Et apres...qu'estce qu c'est passe. Les anneed Gouled, la manipulation du peuple, les manigances et reglement de compte politiques. Les tortures et les assassinats, la decheance des uns, la monte des autre qui aboutira a l'ere Ismael Omar Gueleh...........


Mon cher Cala, comme tu vois, ca c'est votre responsabiltes en tant que djib et historien. Qui vas transmetre l'histoire et preserver pour les generation futurs. Notre pays et notre peuple a bien des choses a raconter alors a vos plumes.

Ely tres en colere :angry:
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#6 L'utilisateur est hors-ligne   CALA Icône

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Posté 30 mai 2003 - 04:19

Chers compatriotes,

Après avoir analysé les fondements historiques du clanisme comme mode de régulation politique, nous allons maintenant décrire l'évolution de la scène politique djiboutienne depuis les années 1950 et élucider le lien étroit qui existe entre sédentarisation nomade et intrusmentalisation des marqueurs indentitaires de la part des entrepreneurs politiques.

Lorsqu'en 1949 la bande des quatres (Hassan Gouled, Mahamoud Harbi, Ahmed Dini et Ali Aref) se liguaient contre Djama God et le SYL, l'enjeu de la crise était le pouvoir politique désormais indigénisé et le clivage se situait déjà au niveau de l'anciennété de la sédentarisation.

En somme les citadins les plus anciens étaient du côté de God tandis que la bande des quatres suscitaient l'émotion des nouveaux citadins issus pour l'essentiel des lignages Issas à cheval sur les frontières: Cassajog, Goraxjog et Bininjog et dans une moindre mesure les afars de Djibouti. La pérennité de cette alliance reposait sur la capacité des entrepreneurs politique à s'entendre sur le partage des miettes de prébende du pouvoir coloniale et encore à la condition express que l'équilibre démigraphique d'alors resta inchangé. Qu'en advint t-il?

Du club Issa et Danakil à l'ambition aférienne.

La bande des quatres dans un premier temps confia les rênes du pouvoir au duo-infernale, Gouled et Ahmed Dini lesquels demandèrent avec moins de vigeur que God des progrès sociaux dans la colonie. Le pouvoir coloniale se fit alors un devoir d'écarter un Hassan Gouled devenu moins maléables que prévu au profit de Mahamoud Harbi. Or ce dernier rompit avec la tradition d'équilibre entre Afar et Issa du club craignant que les afars ne convertissent leur prédérance démographique ( ils représentaient alors un gros tiers d'une population d'environ 58 000 habitants et étaient plus nombreux que les Issas dans le territtoire) et ne s'accaparent le pouvoir. Mahamoud Harbi s'oppose à la procédure de votes multiples qui permettait aux chefs de famille afare de voter pour tous leurs ailles et instaure alors des laissés passés spéciales pour limiter leur déplacement. En bon logique nomade, Djibouti était partit d'un clivage sociologique et aboutissait à un régime d'appartheid. Par contre Mahamoud rate l'essentiel car son règne politique n'amènera aucun progrès social à Djibouti. L'intervention du pouvoir colonial modifiera la donne lorsque De Gaulle décident de faire cadeaux à l'Ethiopie de Haîlé Sélassié la région d'Afambo qui constutuaient la seule partie cultivable du territoire. Insulté dans sa loyauté au colonisateur et piqué dans son orgueil Mahamoud craigant que tous le territoire ne subissent le même sort décide de prendre une décision radicale rallier le courant pansomaliste qu'il avait auparavant éliminer de la scène politique! A son image, tout le monde pourra apprécier la constance dans l'opportunisme de notre classe politique. Ainsi quand De Gaulle lui envoye un journaliste du "Monde" sa réponse a le mérite de la clarté: "je demanderai à ce les djiboutiens votent en faveur de l'indépendance et inconditionelle". C'est le début du mythe de Mahamoud Harbi le héros national - fondateur du FLCS qui sera finalement liquidé par les barbouzes françaises qui ont fait explosé au dessus de la Méditerrannée l'avion qui le ramenait de Belgrade vers le Caire où il avait établi son quartier générale sous le patronnage de Nasser.

Les français se tournèrent vers ALI AREF le plus jeune et le plus docile de la bande des quatre ( entre autre parce que n'étant pas afar d'origine, il n'a jamais eu l'aura de Ahmed Dini).

L'administration térritoriale qu'il établi se trouva confronter à une dnne contraire à l'évolution de la sphère politique: la migration massive des Issas du Galbeed vers Djibouti. Les djiboutiens parlent de "Adhi jabeen" pour désigner les 28 000 Issas chassés par les massacres de Haîlé Sélassié - le sclérat - qui vinrent s'agglutiner à leur tour aux bidonville de quartier 6 bis, de Jagabuldhuq et de Cartoon. Or cet afflux ne pouvait plus mal tomber pour Ali Aref dont le pouvoir était déjà fragile à Djibouti : une ville somalie à 80%. Pour y faire face Ali Aref décida alors de naturaliser tous les afars du Sultanat de Raheita c'est à dire les 2/3 des afars d'Erythrée tous déclarer pour l'occasion "née à Weima". Ainsi il licencia purement simplement tous les docters somalis du port de Djibouti dont l'effectif a été déjà amputé par le ralentissement de l'activité économique consécutif à la fermeture du Canal de Suez et les remplaça par 10 000 docters afars récrutés à Assab et auxquels ils construisit une cité au nom évocateur quant à son ambition: "Arhiba Bienvenu". Mais ce faisant Ali Aref signait par la même occasion la fin de son régime car en bon nomade les afars de Weima n'allaient hésiter dans leur allégeance politique: ils choisirent Ahmed Dini pour les représenter un afar Adi Ali de Raheita.
Bref à son tour Ali Aref expérimentait la même sauce putride que Hassan Gouled vingt ans plutôt!

En réalité si Ali Aref demeure pour l'hsitoire le plus grand criminel que Djibouti ait connu, c'est parce qu'il organisa de manière quasi scientifique l'épuration ethnique du territoire avec un cortège cohérent de discrimination à l'accès à la citoyennété, de discrimination à l'emploi, de déportation de population et massacres sanglants! La longue semaine de la poudrière sonne encore dans l'oreille de nombreux djiboutiens comme l'ultime justification de cette liberté reconquise.

A suivre le retour de Gouled et le coup de force des " adhi jabeen".
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#7 L'utilisateur est hors-ligne   CALA Icône

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Posté 02 juin 2003 - 03:21

En poursuivant dans notre panorama de l'évolution historique de la politique djiboutienne, nous allons aborder maintenant la période charnière qui s'étend du milieu des années 1960 à la fin du mandat coloniale. Au délà du carractère extrêment dynamique de la situation qui a énorment favorisé les conduites les plus opportunistes et le retourenement d'alliance, nous allons tenté autant que possible d'odentier les lignes de fractures telluriques et les agrégations majeures.

La virginité refaite de Hassan Gouled.

Hassan Gouled a ceci de particulier qu'il constitue pour n'importe quelle observateur la plus grande figure de notre politique. A ce titre son parcours est extrêmement révélateur des illusions des premiers "hommes politiques" djiboutiens et la difficulté qu'il eurent à se faire une idée de leur propre Nation tant les contours et la destinée de celle ci leur aparaissaient comme insaisissable. Ce trait de carractère commun aux premiers dirigeants africains s'expliquent par leur inculture quant à l'histoire de leur pays et l'incapacité de leur société à s'émanciper de la tutelle du colnisateur faite d'élité urbaine compétentes et suffisamment nombreuses e société civile r celle ci et son évolution
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#8 L'utilisateur est hors-ligne   CALA Icône

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Posté 02 juin 2003 - 04:56

En poursuivant dans notre panorama de l'évolution historique de la politique djiboutienne, nous allons aborder maintenant la période charnière qui s'étend du milieu des années 1960 à la fin du mandat coloniale. Au délà du carractère extrêment dynamique de la situation qui a énorment favorisé les conduites les plus opportunistes et le retourenement d'alliance, nous allons tenté autant que possible d'identifier les lignes de fractures telluriques et les agrégations majeures.

La virginité refaite de Hassan Gouled.

Hassan Gouled a ceci de particulier qu'il constitue pour n'importe quelle observateur la plus grande figure de notre politique. A ce titre son parcours est extrêmement révélateur des illusions des premiers "hommes politiques" djiboutiens et la difficulté qu'il eurent à se faire une idée de leur propre Nation tant les contours et la destinée de celle ci leur aparaissaient comme insaisissable. Ce trait de carractère commun aux premiers dirigeants africains s'expliquent par leur inculture quant à l'histoire de leur pays et l'incapacité de leur société à s'émanciper de la tutelle du colonisateur faite d'élite urbaine compétente et suffisamment nombreuse.

En 1963 suite à la trahison de Ahmed Dini, la carrière politique de Hassan Gouled semblait fini. Il s'est dressé contre les notables de cette société urbaine qui l'accueilli en 1948, a fait échec à la réaction orgueilleuse mais aventurière de Mahamoud Harbi en 1958 au prix d'une alliance avec Ahmed Dini et Ali Aref qui n'a duré que 3 ans. L'arrivée aux affaires de Ali Aref était donc interprété par de nombreux citadins comme l'échec de Hassan et consors à défendre les intérêts de leur communauté à défaut de leur ouvrir de perspective meilleures encore. Symbole de ce rejet le Cheikh Dendawi apostropha un jour l'homme de Guérissa en ces termes :
"Comment ça va Hassan Dankali? "d'où le surnom qui lui collera à la peau jusqu'à l'indépendance du pays.

Mais bien qu'isolé et rejété par tous l'Homme de Guérissa renaîtra de ces cendres pour dominer la scène politique locale 30 ans encore. D'abord Hassan Gouled privé de sa rente de parlementaire s'occupe de son porte feuille sans lequel il ne peut exister. Il investit dans le BTP, sa société construit la cité de l'Air a l'architecture novatrice et devient au milieu des années 60 le plus prospère de entrepreneurs djiboutiens. Ouf Hassan Gouled a démontré qu'il savait faire autre chose que harranguer des foules ou manipuler les phantasmes de leadership clanique. Bien mieux, dans durant ces années où le régime Aref affame les somalis et qu'il organise la paupérsation du terriroire par les conflits que succitent sa politique Hassan Gouled joue sa carte de patron doté d'une conscience civique en donnant de ces biens pour aider les plus nécessiteux. Ces gestes de soldarité austensibles font que Gouled retrouve bientôt une place de notable dans la société parrainé par trois grandes familles Mamassan de Djibouti: les Aline ( alors pdt du Gandé), les Guelleh Batal et les Cheikh Moussa. Sur un autre plan Hassan Gouled en nomade courageux reprend ses études "par correspondance" il passe en 1964 un BEPC et publie 3 ans plûtard son autobiographie politique où il se répend des évènements de 1948 qualifiés de " regrettables". A défaut d'être un visionnaire ou le digne héritier de la branche locale du Somali Youth League Hassan Gouled apparaît désormais comme un citadin éclairé, conscient du cararactère composite de la population djiboutienne.

La conquête de l'hértitage du Somali Youth League:

Le "non" de Mahamoud Harbi à De Gaulle et la fondation à Mogadiscio du FLCS en 1963 ont marqué les premier pas vers une récupération poltique de l'hérittage du SYL. Mais peut-on dire pour autant que le FLCS représente la continuité du SYL? La question de la paternité se pose en effet à deux niveaux. Le premier se pose
au niveau de l'idéale politique qu'incarne ce parti fondé en 1946 à JIG JIGA : regrouper tous les somalis au sein d'un même Etat dont les contours sont la limite des cinq rivières: Hawas, Fafan, Shabelle, Juba et Tana. Le second se pose dans la contuinité sociologique que l'on peut établir entre le SYL de Djibouti et le FLCS de Mahamoud Harbi. Si au niveau de l'idéal la paternité du SYL avec le FLCS est évidente, il n'en va pas de même avec l'ancrage sociologique du mouvement. En effet le SYL auxquels Mahamoud Harbi s'opposait en 1948 était une mouvance reprsenté des élites urbaines aux sens larges du terme: on y trouve aussi des commerçants, des léttrés, que des employés. Or le FLCS de Mahamoud Harbi à cause de son interdiction ne pourra pas développé un véritable réseaux de mobilisation incluant les élites de la société civile. Au contraire au délà de la poignée d'intellectuelle d'avant garde du mouvement , l'essentiel de ces troupes est composé des Adhi Jabeen: les nomades Issas chassés par les persécutions de Hailé Sélassié et refoulés de Djibouti par Ali Aref. Cette démographique n'ayant jamais pu s'éléver à un niveau de conscience politique de l'Avant Garde, le mouvement ne sera aucunement démocratique ( le comble pour un mouvement de libération et travaillé par les dissensions d'ordres claniques qui motiveront la mainmise des autorités somaliennes ). C'est donc à Djibouti que se jouera en dépit la destinée poltique du SYL et ce fût toute l'intelligence politique de Hassan Gouled d'avoir renoncé au clientélisme clanique alors que le PMP autre avatar se reclammant de Mahamoud Harbi jouera jusqu'au bout la carte d'un monolitisme clanique Issa à Djibouti.

La politique étant une science où le hasard n'a pas sa place, Hassan Gouled qui depuis 1953 s'est donné pour ambition de démeurer au centre de gravité de la politique djiboutienne recolte les fruits de sa patience. Le traumatisme et l'humiliation subis par les somalis durant "la semaine de la poudrière" lui donneront au même titre que ces séjours répetés à la prison de Gabode cet aura qu'il avait perdu une décennie plutôt. Il sait mieux que quiconque la nature ubuesque de l'ambition aréfiste qui vise à installer aux forceps la prépondérance de la communauté la moins avancée ( au plan de l'IDH) du territoire et de surcroît dont l'aire de peuplement est excentrée par rapport au centre économique. Il sait aussi la fragilité congénitales du FLCS dont le développement en dépit du soutient de l'internationle socialiste et de la Somalie reste modeste. Autre avantage Hassan Gouled a également les moyens financier de son ambition et est entouré par des autorités civiles et religieuses dont le soutient lui garantie la stature d'un homme d'Etat.

Mais il n'a pas que des avantages et il sait bien. D'abord Hassan Gouled sait que depuis l'immigration des Adhi Jabeen la prépondérance démographique des Mamassans parmi les Issas appartient au passé. IL en tire comme conclusion la nécessité de s'appuyer sur les autres clans Somalis mais là c'est la mémoire historique qui pèse de tout son poids: il a été le fossoyeur de la prépondérance somalie à Djibouti. De plus les autorités somaliennes dont les élites depuis la prise du pouvoir par MSB sont majoritairement nordistes veulent le mettre hors jeu pour cause de négationisme. Dans le territoire même, les français de la colonie cupide et toujours attachés à leur privilège se méfient de son discours aux accents socialisants. Pour en rajouter au quiproquo Hassan Gouled ne boît pas, il est assidû dans sa prière à la différnce entre autre d'un Ali Aref et d'un Barkhat Gourad dont le penchant pour le Pastis 51 sont devenu légendaire.

Par son discours moderne mais non d'avant garde Hassan Gouled a su se poser comme l'hériter d'une certaine interprétaion du message de SYL: une république soeure aux côtés de la Somalie. Idée audacieuse d'autant plus que depuis 1967 Djibouti est au bord de la ruine: la fermeture du canal de Suez limite le transbordements tandis que l'Ethiopie inaugure en 1972 son propore port d'Assab et décide de se passer de celui Djibouti. Ces difficultés seront les ingrédients essentielles de la libération de Djibouti car on comme tout le monde le sait rien n'arrête un peuple qui a faim.
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#9 L'utilisateur est hors-ligne   CALA Icône

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Posté 02 juin 2003 - 05:23

Slt ELY,

Je n'arrive pas à copter le clou dans ton nom ...mais tant pis! Tu pourras me faire part de ta critique sur mon email:

djibouticala@yahoo.fr

A bientôt.
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#10 L'utilisateur est hors-ligne   Ely Icône

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Posté 02 juin 2003 - 08:23

=D> =D> =D>

Salut CALA,

Bravo, bravo, bravo. Superbe et fascinant. Sans fausse modestie, tu es le meuilleur qui puisse contribuer a ce forum.

Merci pour les lecons d'histoires, et je te fais la confidence que tu es entrain de developer une audience virtuelle. En effets, nous sommes un petit groupe tenue en haleine et impatient de retrouver tes articles.

Le clou dans le pseudo est une gourde sans importance mais.. passons.

Personnellement, je te suggere de regrouper ton texte en ouvrage historique en publication et a ce propos, en conseuil - si tu me permets - . L'hitoire est un un art difficile a manier. Tout le monde a toujours raisons avec le recul et il est extremement difficile d'etre objective. Je crus percevoir dans tes textes - quoique je puisses me tromper - quelques qualificatifs qui pourraient y laissser croire des soupcons de subjectivites. Je comprend l'ingratitude de la ttache et je saluts ton courage.

Nous attendons avec impatience la suite... et Philippe Oberle peu aller se rehabiller.
"C'est une erreur de croire nécessairement faux ce qu'on ne comprend pas."
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#11 L'utilisateur est hors-ligne   waaberi Icône

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Posté 03 juin 2003 - 12:40

Bonjour,

Je me joins à Ely pour te féliciter de la qualité de tes messages. J'aurai juste une question d'ordre pratique : d'où tires-tu ces infos ? Sans être un spécialiste de notre histoire - comme malheureusement beaucoup d'autres djibs - à ma connaissance il n'existe pas tant de livres que ça qui abordent ces questions.

w.
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#12 L'utilisateur est hors-ligne   azraf Icône

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Posté 03 juin 2003 - 02:07

même question que waaberi,donne nous tes source qu'on puisse se faire une idée à nous et je trouve moi aussi qu'il est presque impossible de trouver des livres parlant de l'histoire de notre pays!!!
donc une petite bibliograohie serait la bienvenue!!
autre question j'ai cru comprendre que tu pronait une grande somalie,j'aimerais savoir comment et autour de quel pôle tu la conçoit?

azraf
ragna waa ragii hore ,hadalna waa intu yidhi!!

"l'occident est un accident,sa culture,une anomalie" roger garaudy.

"rien ne sert de partir à point, il faut courir." coluche
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#13 L'utilisateur est hors-ligne   CALA Icône

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Posté 03 juin 2003 - 07:56

Chers compatriotes,

En poursuivant dans l'exploration de notre histoire contemporaine et plus particulièrement le crépuscule du régime coloniale, j'aborderai aujourd'hui la concrétisation de la vision goulédienne d'édifier une Nation indépendante sur les berges de la Mer Rouge et les viscissitudes rencontrées dans son projet.

Nous l'avons dit Hassan Gouled a crû jusqu'au bout pouvoir négocier avec le pouvoir coloniale les conditions d'une émancipation négociée mais le soutient sans borne apporté par le ministère des colonies à un Ali Aref engagé dans une politique jusqu'au boutiste dont le seul ressort est la conservation du pouvoir, l'a convaincu du décalage entre sa conception de la Republique Française ( député il avait pour coutume de se recueillir devant le momunent édifié en l'honneur du Bataillon Somali à Kutz en Alsace) et la conduite sénille des fonctionnaires coloniaux qui le représentait à Djibouti. Quand est ce Hassan GOuled devient un leader indépendantiste? La question fut longtemps un secret car la propagande RPP façon Gabayo aurait inculquer à une population analphabète à 95 % en 1977, le mythe du héros visionnaire et qui n'a jamais douté et qui ne s'est jamais trompé. En faisant les comptes que Hassan Gouled ne découvrit une âme de libérateur que quand il réalisa que la rupture entre les Somalis et le pouvoir coloniale était désormais définitive.... c'est à dire après la funeste semaine de la poudrière en 1967. Dix ans de combat politique feront de lui l'homme que nous avons connu c'est à dire un leader respecté.

Nous avons déjà mis en perspective comment Hassan Gouled avait réussi à reintégrer le club des notables somalis. Maintenant nous verrons comment l'Homme de Guérissa surmontera le clanisme Issa Cassajog. En effet, la disparition de Mahamoud Harbi créea un vide politique dans le Sud qui en dehors du fondateur du FLCS n'avait produit aucun homme de haute stature. Ali Aref tentera d'exploité la brèche en mobilisant le Club Arrey.

A l'origine, cette organisation était un club de soutient à Mahamoud Harbi en pays Casajog puis après l'interdiction du FLCS à Djibouti elle tente de se poser comme le rival du PMP de Moussa Ahmed sur le crénau porteur du séparatisme Issa. Mais voilà alors que le PMP décide de jouer le rôle de lien entre le LPA et le FLCS, le Club Arrey intègre malgré lui le lit de Ali Aref dans une opposition virulente à l'idée d'une Grande Somalie et pire encore contre une prétendue prépondérance des clans non Issa à Djibouti. En justifiant la politique de Ali Aref, un de ces représentant aprostrapha le pdt du Gandé Omar Alin qui jouait un rôle de modérateur (en application des consignes de l'Ougas Hassan Hersi ) et déclara qu' "avant de rentrer dans la poltique à Djibouti les Mamassans devaient netoyer leurs draps!" Traduisez se conformer au dogme aréfien "d'un Djibouti territoire des afars et des Issas". Omar Alin fin tel un vieux Zayla'i se prononça en faveur d'un rapprochement charnel avec les Casajog et il laissa Osman Handé un notable Fourlaba de Zaylac leur administrer la leçon qui s'imposait:

" Cassajoogu cissaha ka dhalay, wana cane kalaee
Cadagay dhex joogan, ilkaha kama cadaystanee
Wan cududowayn bay qashaan, kaman casheyaane"

C'est d'abord l'évolution du contexte internationale qui consacrera la ruine de la présence de la présence française à Djibouti.

En effet, depuis que les pays de l'Opep sous la houlette du shah d'Iran organisèrent le hold up des pays riches, l'idée d'une indépendance djiboutienne désormais solvabilisée par la manne de l'aide de nos frères arabes n'étaient plus un projet fou.

Ensuite, la révolution éthiopienne emporta ce vieux féodale qu'était Haîlé Sélassié et le remplaça par un régime à l'origine moins oppresseur. Syad Barre président de l'OUA en 1974 surfa lui même sur cette fibre anti impérialiste et panafricaine et aracha à Afnatu Abaté l'idée d'une autodétermination des djiboutiens et le respect de leur volonté.

Enfin, l'effondrement du régime éthiopien sonna le glas des ambitions néocolonialistes prédominantes au ministère de la défense car dans la nouvelle configuration pour maintenir sa présence à Djibouti, la France aurait dû mobiliser masser 28 000 hommes pour contrer une Somalie surarmée, soutenue par l'URSS et de surcroît belliqueuse. La multiplication des attentats révolutionaires à Djibouti, lesatteintes répétées aux intérêts à Djibouti et à l'étranger étaient autant de signe révélateur que Mohamed Syad Barre n'allait Djibouti sous la botte du légionnaire impi!

Vint ensuite l'accélération des événements d'ordre intérieurs. Pour que Djibouti accède à l'indépendance ( et qu'elle se développe aujourd'hui) la cohésion des Issas est une donne fondamentale. Il ne s'agit pas ici de triablisme primaire mais l'histoire nous apprend qu'on construit jamais quelque sur des ribalités lignagères sénilisantes. Ce fut l'intelligence de l'Ougas d'avoir usé de toute sa majesté pour les membres du Club Arey rallie Hassan Gouled et la promesse de celui ci faite sur le tombeau du Cheikh Moussa à Aïchaa d'associer ses adversaires au pouvoir .... ce à quoi Mahamoud Harbi s'était réfusé en 1953.

Puis le monolithisme apparent de la population afare vola en éclat. Ali Aref avait misé tout sur une opposition prétendue irréconciable entre afare et Issa. Or dans les Issas n'ont jamais eu jusqu'à son arrivé aux affaires un différent avec les afars Adoyamara c'est à dire avec 99% des afars de Djibouti. Ali Sinlay pouvait bien se prendre pour un cow boy en tirant du toit de sa maison contre des manifestants somalis désarmés avec un fusil à lunette RFF1 et cela en toute inpunité, les somalis pour leur grandeur morale réfusèrent d'entrer dans le jeu des violences ethniques...quant à Hassan Gouled il remomera à Ahmed Dini que ce sont des Issas qui défendirent la liberté des afars adoyamaras contre le Sultant de l'Awsa qui voulait leur imposer le paiement d'un tribut. De même Syad Barre lors d'un passage à Paris convoque tous les étudiants djiboutiens en Europe et rapella aux afars notre passé commun et notre destinée commune mais ils découvrit après 110 ans de Brain Wash coloniale que la jeunesse afare avait perdu la mémoire de son histoire! ( confère là dessus au livre publier par notre ministre de la justice.)


Mais le coup le plus violent porté au pouvoir de Ali Aref restera l'oeuvre de la jeunnese afare elle même. En effet, 1963 lorsque Ali Aref accède aux responsabilités la communauté afare avait un taux d'urbanisation relativement faible. La sédentarisation des afars à Djibouti voulu par Ali Aref permit aux jeunes afars de se rendre compte combien à quel point était érroné le mythe d'un Ali Aref se battant contre des étrangers qui veulent chasser les afars de Djibouti que ses services de propagande avait colporté. La réailté qu'il découvrirent tenaient à toute chose: les somalis étaient chez eux à Djibouti et voulaient libérer leur pays avec le soutient et l'aide de leurs frères afares. Comme la jeunesse est toujours sensible aux idéaux d'avant garde Ali Aref perdit dès 1972, le soutient de la jeunesse afare au profit de Ahmed Dini reconcilié avec Hassan Gouled. Pour compenser sa perte d'audience Ali Aref s'entêta dans son obstination et se lança dans le rêve périlleux d'un Etat afar avec Djibouti pour capitale. Il a accueillit à cet effet Ali Mirah qui en bon féodale lui monaya son soutient : 30 millions de francs de l'époque soit à peu près 160 de nos francs! Le Sultant déchu en partance vers son exil doré Saoudien exhorta donc les afars à rester fidèle à Ali Aref et son phantasme de Triangle Afar.

Mais en procédant de la sorte Ali Aref se mettait à dos l'Ethiopie révolutionnaire qui s'est donné pour objectif de débarasser l'Afrique des oripeaux de cette espèce et par conséquent la France qui ne voulait pas avoir deux Etats enemis pour voisin à Djibouti. Valéry Giscard D'Estang qui est de tous les président français le seul qui crû à la Françafrique décida alors de désamorcer la bombe du TFAI. L'hsitoire de la marche vers l'indépendance est connue: les français acceptent la régularisation des Adhi Jabeen qui apporte aux somalis une prépondérance démographique à Djibouti et Hassan Gouled promet au Sultant de Tadjourah qu'il n'y aura de chasse aux sorcières à Djibouti. Les collaborateurs de Ali Aref et lui même ne seront pas banni en dépit de tous leur car l'homme de Guérissa a un objectif saisir cette opportunité et servir son pays!
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#14 L'utilisateur est hors-ligne   CALA Icône

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Posté 04 juin 2003 - 02:59

A propos de mes sources,

Tout d'abord et contrairement aux apparences, je ne suis pas un spécialiste de l'histoire de Djibouti mais celui du nationalisme somali qui englobe et dépasse une partie de l'histoire de Djibouti. A ce titre, je me suis intéressé il y a 5 ans au développement du nationalisme somali à Djibouti ( SYL et FCLS) et au raison de l'échec de ces organisations.

A propos de mes sources, je n'ai pas recopié de libre déjà édité mais j'ai dépouillé tous les archives disponnibles sur pays jusqu'en 1991, les journaux de Djibouti, les revues éditées par les services de renseignement français comme la fameuse Lettre de l'Océan Indien, les archives sonores de la BBC ( je vous dit pas la qualité des chansons de Mohamed Souleiman Toubeh conservées à Londres), la presse françaises de l'époque et les archives de la RFI.

POur les ouvrages bien peu sont de bonne qualité parmi eux, je citerai l'autobiographie de Omar Osman Rabeh : "le cercle et la spirale". Le livre de Philipe Oberlé " Djibouti des origines à la république" et celui d'une hsitorienne française dont le nom m'échappe. J'ai lu avec moins d'intérêt les livres de Aden Robleh Awaleh ( difficile à lire et peu brouillon) et pas d'autres que j'ai en tête.
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#15 L'utilisateur est hors-ligne   CALA Icône

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Posté 04 juin 2003 - 05:54

1977 - 1987 La décennie "Gulaysto Guleed": Gouled le victorieux!

Beaucoup de gens avaient douté de l'aptitude de Hassan Gouled à excercer un leadership politique et de sa capacité à méner à son terme son projet de fondation de nouvel Etat.

En effet, l'homme n'a pas les qualités d'un orateur, sa maîtrise du somali est notoirement insuffisante d'autant plus que Hassan Gouled n'a pas appris à lire sa langue maternelle! Fils d'un nomade que rien ne prédestinait à gouverner Hassan Gouled avait des connaissances en poésie presque anecdotique en dehors des poètes de génération rien sur les momuments de la culture Somalie tel Sayyed Mohamed Abduleh Hassan, son adversaire acharné Ali Djama ou encore Abdillahi Dhodaan ou encore un Timacadee dont les vers ont sertit de gloire l'histoire du nationalisme Somali. De même Hassan Gouled ne pouvait riavliser avec ADen Abdulle Osman, Omar Arteh Ghaleed, Mohamed Ibrahim Igaal ou encore Abdirashid Ali shermarkeh en matière d'aptitude politique et de gouvernance économique.

Mais Hassan Gouled démeure un personnage hors pair. C'est un solitaire et un insomniaque. Tout comme Mohamed Syad Barre, Hassan Gouled dort très pas plus de 4 heures par jour. Il travaille beaucoup énormement: 14 à 16 heures par jour! Ce n'est pas un homme approchable mais à sa manière un moine soldat, ses goûts sont simples et à part 3 parquets de Craven A par jour on ne lui connait pas d'autre vice.

En politique comme dans la vie c'est un homme fidèle. Mari moderne, il a promis a Aicha Bogoreh de ne l'humilier par un seconde épouse et il a tenu sa parole. Et en politique sa fidélité à son parti le LPA et à ses dirrigeant - même lorsque ceux ci sont totalement incompétent- a quelque chose de touchant. Une anecdocte à ce sujet: un des gardes de Hassan Gouled prend sa retraite sans l'avertir, le jour la gade de ce dernier il remarque son absence et démande de ses nouvelles à ses collègues "Où est il donc passé?" et ils lui répondent qu'"il est désormais à la retraite". Alors Hassan Gouled téléphone au domicile de celui ci et prend de ces nouvelles sur le ton de la plaisanterie " alors toi aussi tu m'as lâché?" et l'homme un surpris de lui dire qu'il a pris sa retraite contre sa volonté. Alors Hassan Gouled lui demande de venir prendre ses fonctions immédiatement!

A cet image Hassan Gouled est un homme qui tient avant tout autre à la stabilité de son environnement. Cela a un avantage, elle limite théoriquement les comportements de prédactions de la part des reponsables politiques assurés de la pérennité dans leur fonction. Et deux inconvénients. D'abord elle l'enferme à terme dans une tour d'ivoire et l'éloigne des préoccupations de l'homme de la rue. Ensuite, elle l'empêche d'exploiter de nouvelles compétences apparus dans le pays. Hassan Gouled a confié à l'establishment que nous connaissons les rênes du pays et les membres de celui ci ont tout fait pour s'opposer à l'accession d'une génération mieux formée dès les années. C'est le paraodoxe goulédien, l'homme voulait la stabilité or en définitive il aura l'instabilité crée par l'incompétence de ces ministres. Mais la question centrale, jausqu'à quel point Hassan Gouled était- il conscient de ces dérives de son système de gouvernance? Avant de répondre à la question étudions ensemble le processus de partage du pouvoir intervenu en 1977.

L'indépendance de notre pays, constitue aux yeux de tous les observateurs un paradoxe de l'histoire coloniale: Djibouti était un des premiers territoires où les français se sont installés et dans le même là où ils ont investit le moins durant leur occupation. Il a fallu être Hassan Gouled pour penser raisonnablement que l'on pouvait créer un Etat viable avec seulement 22 bacheliers dans le pays et à l'étranger et pour cela l'homme de Guérissa mérite qu'on lui tire le chapeau. Alors
que les administrations territoriales et nationales françaises sont démantélées, Hassan Gouled se retrouve avec environ 750 poste de chef de services à pourvoir....mais Djibouti n'avait même pas autant de de diplômés du collège à cette époque!

L'organisation de la distribution du festion.

Hassan Gouled a utilisé les promotions individuelles et collectives pour asseoir son pouvoir. Il y a eu d'abord la promotion des collabortateurs de l'admnistration coloniale que certains ont qualifié de scandaleuse et que l'homme de GUérissa a appuyé pour deux motifs. D'abord les collaborateurs somali du régime d'Ali Aref
était tous des djiboutiens de longue date. Secondo, ces individus avaient l'avantage d'avoir une expérience dans leurs fonctions. C'est le cas notamment de l'armée où 8 anciens sous officiers de l'armée française sont collectivement nommés au garde de capitaine: Zakarya cheikh, Doualeh, Qarboteh, Hoche Robleh, Omar Barreh,
Omar Kayad, Haïssama tandis qu'Ali Maïdal prigressa en nuit du modeste statut de sergent à celui de Colonel. En fait cette nomination est la plus révélatrice de la politique d'équilibre clanique car Ali Maîdal a été nommé à la place d'un Mamassan le plus gradé de l'armée française: "Corbeau". Ce dernier quittera alors Djibouti et restera sous le drapeau français!

La sécurité intérieure et le monopole du "Rat Pack"

Le "Rat Pack" est le nom que se sont donné le groupe d'ami compsé de Shayb, IOG, Tani et Yassin Yabeh. Tous sont nés à Diré Dawa, ont fait leur études primaires à l'alliance française de cette ville ....avant de venir s'installer à Djibouti en 1967. A leur arrivée, ils se considèrent comme des citoyens à part entière de Djibouti où Yassin Yabeh a une tante ( mais il n'a pas alors la nationalité) alors qu'IOG se prévaloir d'une citoyenneté transmise par son père et surtout par la notoriété de
de sa tante Amina Guelleh Betal et même celle de son frère Idriss Omar Guelleh
héros de la mouvance indépendantiste qui dirrige la riche cellule du plateau
Q1 et de Q2 ....quand il n'est pas enfermé par Ali Aref! Mais en dépit de leur niveau d'étude correcte pour l'époque les membres du "Rat Pack"éprouve de grande difficultés d'intégrations au plan social ( ils sont tous au chômage) et sociétal ( ils n'ont pas d'autre amis qu'Idriss Arnaoud et Kaltoum Miad qu'IOG aurait courtisé l'a envoyé balader!).

En 1969 deux membres du "rat pack" rompent les bonnes manières de la société d'accueil lorsque IOG et son ami Yassin s'engage l'un dans la police de Ali Aref, l'autre dans les renseignements généraux. Cet épisode mérite une attention particulière car lorsque IOG accédéra à des responsabilités politiques ces opposants Moumim Bahdon ( resp alors de la jeunesse de la cellule Q6) et son ami
Gabayo ( un militant actif) brandiront le passé trouble du locataire actuel de Beit Wali. IOG était il un espion? La nature même de sa fonction et sa promotion en 1974 au rang d'inspecteur laisse penser qu'il a rendu au pouvoir en place des services digne d'intérêts. Cependant sa nomination semble être toute logique puisque qu'IOG vu son passé à Diré Dawa était l'un des rares à connaître la plupart des obscurs membres du FLCS dont les rangs avaiaent grossi jusqu'à 2700 membres...et dont à part les membres de la cellule dite Abdirahman Candoleh bien peu étaient effectivement originaire de Djibouti Ville. Par ailleurs, vu l'engagement de son frère Idriss Omar Guelleh et de sa tante dans la lutte pour l'indépendance, il est peu probable qu'IOG a été un homme de confiance des renseignements français. Au délà de la polémique le "Rat pack" s'étendra à de nouveaux membres tel Abdulkader Dooualeh Waiss qui de son sécrétariat du ministère de l'intérieur jouera un rôle fondamental dans l'intégration des réfugiés de 1977.

L'intégration des militants du FLCS

Djibouti manquait de tout en 1977 et Hassan Goueld en dépit de son aversion pour les intellectuels de haut vol qui dirrigeaient ce parti n'a pas lésiné sur les moyens pour intégrer les militants venus de Somali dans le paysage de la société djiboutienne. Les cadres du parti dont beaucoup étaient fomés relativemlent mieux que les Galo kadheenka furent désigné à des fonctions de responsabilités quand ils avaient suivis leurs études en français. Les anglophones formés dans les universités des pays arabes, communistes et de la Somalie eurent quant à eux le choix entre une fonction dans l'administration et une carrière dans l'enseignement après un stage de langue en France. C'est ainsi que Djibouti a pu multiplier par 7 les nombres de ces enseignants dans le secondaire dans les années 80 ...et de nombreux djiboutiens de ma génération se souviennet que des problèmes de prononciation des professeurs que nous avons eu au collège d'Ambouli: Sahal, Abdillahi Mahamoud.

Hassan Gouled et le vérouillage de la scène politique.

Hassan Gouled étaient conscient en 1977 de la fragilité des finances de notre pays. Lui même y mit versa le trésor du LPAI 3 millions de dollars et une contribution
patriotique personnelle d'un peu moins de 2 millions de dollars. Il a vendu alors un bâtiment bourgeois qu'il possédait sur l'avenue De Gaulle pour renflouer un peu les caisses de l'Etat. Pour exister Hassan Gouled sait que Djibouti ne peut se passer de l'aide extérieure et pour cela la paix est une condition sinequanon car on voit mal qui investirait dans un pays déchiré par la guerre. Selon ces termes il eut donc une approche pragmatique et dans un entretien donné à un journal français en 1978 il déclara qu'il "ne considère pas comme un chef d'Etat mais comme un chef d'entreprise".

Pour convaincre les donnateurs il a fallu stabiliser la scène politique en purgeant sur sa droite les pansomalistes radicaux qui voulaient un gouvernement d'alliance des forces progrésistes de Djibouti (LPAI, FLCS, MPL) mais qui excluerait les anciens collaborateurs de Ali Aref. En somme un gouvernement de rupture. Mais dans cette configuration Ahmed Dini craignait la marginalisation des afars qui serait écartés du pouvoir au nom d'une purété de type révolutionnaire. Hassan Gouled lui donna raison au prix de la rupture avec le courant pansomaliste dont le peuple et les militants réjoindront la base populaire (et donc "hier venu") du LPAI. Autre difficulté rencontré par Hassan Gouled le MLD. A l'origine il s'agit d'une mouvance ultraminoritaire qui regroupe environ 60 membres et dont le but avoué est d'installer à Djibouti un gouvernement de type soviétique. Le MLD se tourne vers l'Ethiopie de Mengistu et dès lors devient le cheval de troie de l'influence de l'Ethiopie révolutionnaire à Djibouti. La base d'influence restera limité par l'hostilité des musulmans à l'égard du matérialisme historique accru chez les afars par le ressentiment des exactions des communistes éthiopiens.

Si le MLD en tant que force politique n'avait aucune chance d'émerger sur la scène politique vu la longue hostilité entre nomades musulmans et Amharas, il sera la cheville ouvrière de l'anti djibouti chez les éthiopiens qui auraient qu'après la Cité des Saints Harrar, que les français leur donne l'héritière de Awdal : Djibouti!

La mise hors jeu de Ahmed Dini

Dini et Gouled se connaissent en 1977 depuis plus de 30 ans. Ils ont commencé tous les deux carrières en manipulant les rivalités claniques et s'en sont répentit. Mais alors que Ahmed Dini avait démeuré tout au long des années 60 le chef d'un parti sans militant et associer pour le nom seulement à Hassan Gouled, il se fît le champion de la cause afare à la veille de l'indépendance. Selon Ahmed Dini les afars dont la proportion était démographique réelle était alors voisine de 23% si l'on prend pas en compte les contingents Erythréeens naturalisé qui n'ont émigrés à Djibouti demande le poste de premier ministre, 50 % des sièges de députés et la moitié des postes ministérielles. Selon la critique de Omar Osman Rabeh des accords de Paris, "d'après Ahmed Dini chaque afar vaut un peu plus que 2 somalis ! " et d'ajouter de manière "en voulant s'opposer obstinément aux somalis, les afars se retrouvèrent les fesses dans la poussière". Le FLCS claque la porte et dénonce la libanisation de Djibouti tandis que Hassan Gouled par pur calcul politique accepte le diktat de Ahmed Dini au nom de la priorité à la libération de Djibouti.

L'indépendance obtenu l'homme de Guérissa se refuse à instititionaliser son régime ce qui lui donne des pouvoirs spéciaux. Mieux encore il nomme Ahmed Dini premier ministre avec aucun pouvoir à part celui d'éxécutant de la politique du président. Connaissant la nature de Ahmed Dini tiraillé entre des glorioles tribales et une piété islamique, Hassan Gouled rejette les prétentions de Ahmed au consultat politique. La rupture entre les deux hommes suite à l'attentat du palmier en zinc contre la présence des troupes françaises à Djibouti commis par le MLD mais dont l'énquête révêle la participation de certains membres du MLP dont Mohamed Adoyta Youssouf. Comme le MLP est considéré par beaucoup comme la mouvance centralm de la jeunesse afare Ahmed Dini s'oppose à la fouille de cette fourmillière d'Arhiba et donne sa démission pour prosterter contre le désavoeux de Hassan Gouled. En fait dans son calcul Ahmed Dini avait anticipé l'ouverture de Djibouti au pluralisme qui favorise les afars au dépend des somalis divisés et une prochaine crise du régime travaillé par des rivalités de personnes prolongées par des dissenssions claniques. Or Hassan Gouled fera exactement le pari inverse le parti unique et la naissance du RPP en 1979 à Dikhil.
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