djibnet.com: Légionnaire Mort À Djibouti : Prison Avec Sursis Pour Ses Supérieurs - djibnet.com

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Légionnaire Mort À Djibouti : Prison Avec Sursis Pour Ses Supérieurs Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   ELMI_ Icône

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Posté 04 octobre 2015 - 03:36

Sept ans après la mort à Djibouti du légionnaire Joszef Tvarusko, rebaptisé « Matus Talas », la justice a enfin tranché. La cour d’assises de Paris a condamné, jeudi 24 septembre, à des peines allant de deux à quatre ans de prison avec sursis quatre anciens supérieurs − aujourd’hui radiés − d’un légionnaire mort d’un « coup de chaleur » lors d’un exercice à Djibouti en 2008.
Tous ont été reconnus « coupables de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises en réunion ». Un crime pour lequel ils encouraient vingt ans de réclusion criminelle.
L’ancien lieutenant Médéric Bertaud a été condamné à quatre ans de prison avec sursis, et les trois autres accusés − l’ex-caporal roumain Petru-Sabin Suciu, l’ex-sergent chilien Omar Andrés Martinez et l’ex-caporal mexicain Wigberto Hernandez Canceco − à deux ans de prison avec sursis. Le ministère public avait requis des peines de quatre à cinq ans avec sursis.
« Mauvaise volonté »
Joszef Tvarusko, un Slovaque de 25 ans du 2e régiment étranger de parachutistes (REP), était mort le 5 mai 2008 au terme d’une longue journée de marche par 38 °C, après avoir reçu des coups et été privé d’eau en dépit de ses plaintes répétées de douleurs au genou.
Selon les conclusions de l’enquête, le jeune homme aurait été puni pour avoir fait preuve de « mauvaise volonté ». Il aurait donc été frappé à plusieurs reprises par ses supérieurs et obligé de rester au soleil pendant les pauses. Le soldat se serait alors écroulé sur le sol pendant l’ascension d’une pente à 70 %, son corps ayant atteint la température de 43,7 °C.
« Poursuivre un effort au prix de sa vie »
Lors des réquisitions, l’avocate générale, Maryvonne Caillibotte, avait estimé que l’encadrement était responsable de la mort du légionnaire, pour « l’avoir contraint à poursuivre un effort au prix de sa vie ». Elle avait toutefois tenu compte du fait que les accusés avaient reconnu leur responsabilité et ne représentaient aucune menace.
L’avocat de M. Bertaud, sans nier la responsabilité de son client, voyait des fautes partagées dans « l’ensemble de la chaîne de commandement », comme le rapporte Le Parisien :
« C’est le colonel qui décide de faire l’exercice à ces heures de fortes chaleurs, c’est le capitaine qui décide de priver le lieutenant de son adjoint, et c’est le médecin qui déclare le légionnaire Talas apte. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.f...o8684wV4OoA0.99
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http://www.lemonde.f...19_1653578.html
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#2 L'utilisateur est hors-ligne   ELMI_ Icône

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Posté 04 octobre 2015 - 07:18

Voir le messageELMI_, le 04 octobre 2015 - 07:36 , dit :

Sept ans après la mort à Djibouti du légionnaire Joszef Tvarusko, rebaptisé « Matus Talas », la justice a enfin tranché. La cour d’assises de Paris a condamné, jeudi 24 septembre, à des peines allant de deux à quatre ans de prison avec sursis quatre anciens supérieurs − aujourd’hui radiés − d’un légionnaire mort d’un « coup de chaleur » lors d’un exercice à Djibouti en 2008.
Tous ont été reconnus « coupables de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises en réunion ». Un crime pour lequel ils encouraient vingt ans de réclusion criminelle.
L’ancien lieutenant Médéric Bertaud a été condamné à quatre ans de prison avec sursis, et les trois autres accusés − l’ex-caporal roumain Petru-Sabin Suciu, l’ex-sergent chilien Omar Andrés Martinez et l’ex-caporal mexicain Wigberto Hernandez Canceco − à deux ans de prison avec sursis. Le ministère public avait requis des peines de quatre à cinq ans avec sursis.
« Mauvaise volonté »
Joszef Tvarusko, un Slovaque de 25 ans du 2e régiment étranger de parachutistes (REP), était mort le 5 mai 2008 au terme d’une longue journée de marche par 38 °C, après avoir reçu des coups et été privé d’eau en dépit de ses plaintes répétées de douleurs au genou.
Selon les conclusions de l’enquête, le jeune homme aurait été puni pour avoir fait preuve de « mauvaise volonté ». Il aurait donc été frappé à plusieurs reprises par ses supérieurs et obligé de rester au soleil pendant les pauses. Le soldat se serait alors écroulé sur le sol pendant l’ascension d’une pente à 70 %, son corps ayant atteint la température de 43,7 °C.
« Poursuivre un effort au prix de sa vie »
Lors des réquisitions, l’avocate générale, Maryvonne Caillibotte, avait estimé que l’encadrement était responsable de la mort du légionnaire, pour « l’avoir contraint à poursuivre un effort au prix de sa vie ». Elle avait toutefois tenu compte du fait que les accusés avaient reconnu leur responsabilité et ne représentaient aucune menace.
L’avocat de M. Bertaud, sans nier la responsabilité de son client, voyait des fautes partagées dans « l’ensemble de la chaîne de commandement », comme le rapporte Le Parisien :
« C’est le colonel qui décide de faire l’exercice à ces heures de fortes chaleurs, c’est le capitaine qui décide de priver le lieutenant de son adjoint, et c’est le médecin qui déclare le légionnaire Talas apte. »

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ça n'intéresse pas thorgaal!!
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Posté 13 octobre 2015 - 07:38

Quatre anciens légionnaires comparaissent devant la cour d'assise de Paris pour la mort d'un de leur camarade lors d'une mission d'entraînement à Djibouti en 2008.

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DÉCOUVREZ1/5
L'exigence de la Légion étrangère a-t-elle tué Joszef Tvarusko? En 2008, le jeune soldat slovaque de 25 ans décède lors d'un exercice dans le désert de Djibouti. L'autopsie réalisée révélera un «coup de chaleur» fatal au sortir d'une longue journée d'entraînement. Ce jeudi, la cour d'assise de Paris doit examiner le degré de responsabilité de quatre anciens supérieurs de la Légion. Poursuivis pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises en réunion», seuls deux légionnaires sont présents dans le box des accusés, les deux autres sont en fuite.
Le lieutenant français Médéric Bertaud, âgé de 33 ans, et le caporal roumain Petru Sabin Suciu, 31 ans doivent s'expliquer sur les faits de la journée du 5 mai 2008. Absents du procès, deux autres responsables, un Chilien et un Mexicain, sont visés par un mandat d'arrêt international depuis 2008. Radiés de l'armée, les deux accusés présents au procès sont aujourd'hui rangés. Le premier travaille dans la communication, le second est garagiste. Ils encourent tous les quatre jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle.
Brimade et coups à Djibouti

Ce jour là, dans le désert aride de ce petit pays de [s]l'ouest africain[/s], il fait 38 degrés. L'exercice «Bour Ougoul 2008» se déroule pour la seconde journée et les soldats de la Légion étrangère progressent vers un pic rocheux. Considéré comme un élément faible de l'unité, voire comme un tir-au-flanc par ses pairs, le jeune slovaque s'était plaint de douleurs au genou. Il subit des brimades et reçoit des coups. Il est même obligé de rester en plein soleil pendant les haltes. Après une pause repas, l'encadrement, agacé, fait mine de l'abandonner. Des témoins rapportent également que le lieutenant Bertaud lui a renversé sa gourde et interdit aux autres qu'on lui donne de l'eau. Dans la dernière ascension, sur une pente à 70%, Joszef Tvarusko s'écroule victime de la chaleur. Son corps atteint, à ce moment là, les 43°. Victime d'un «coup de chaleur», Tvarusko n'est cependant pas mort de déshydratation selon le juge d'instruction, mais plutôt du prolongement d'un effort disproportionné par rapport à ses capacités physiques.
Pendant l'instruction, les avocats des accusés admettent que leurs clients ont fait des «erreurs d'appréciation» voire même une «faute de commandement» mais que la place des deux responsables n'est pas en prison. Me Alexandre Varaut, avocat du lieutenant Bertaud, déplore la «précipitation» dans le traitement de l'affaire. «Tout va très vite: c'est peut-être la première fois depuis la guerre d'Algérie qu'un officier est incarcéré et radié de l'armée» estimait-il.
La Légion étrangère, qui réunit 6.800 hommes, est considérée comme une des unités d'élite de l'armée française. L'exigence et le dévouement sont au coeur des valeurs du corps militaire. Pour l'avocat du caporal roumain Suciu, Me Eric Morain, le procès permettra d'«expliquer la vie militaire à des profanes, la discipline de la Légion». Les débats se dérouleront jusqu'au 25 septembre. Huit jours de procès pour expliquer si les conditions de l'exercice et notamment les décisions de l'encadrement ont précipité le légionnaire vers un destin fatal.
http://www.lefigaro....-a-djibouti.php
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