djibnet.com: Lettre Ouverte Aux Intellectuels Issaks - djibnet.com

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Lettre Ouverte Aux Intellectuels Issaks Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Un Djib-libre Icône

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Posté 31 janvier 2013 - 06:33

Apres un long absence je reprend ma plume sur un sujet qui me tiens à coeur.

Cher(e)s Djibnautes, nous assistons ces derniers temps, en Somaliland, aux prémices d’un soulèvement des populations de la province de Salal qui dénoncent les discriminations politiques, sociales et économiques dont elles sont victimes. Cette situation pourrait déboucher sur une guerre tribale aux conséquences désastreuses et qui, par effet domino, pourrait avoir des graves répercussions sur la cohabitation pacifique des communautés Djiboutiennes. Pour comprendre cette situation explosive, nous allons réaliser un petit bond en arrière dans l’histoire somalienne.

Naissance de la grande Somalie

Le 26 juin 1960, l'ancien protectorat britannique du Somaliland obtient son indépendance.
Le sud, sous protectorat italien accède à l’indépendance 5 jours plus tard, le 1er juillet 1960.
Les Somalilandais, à leur tête feu Mohamed Ibrahim Egal, désireux de former une grande famille somalienne décident de fusionner avec le sud. C’est ainsi que la république somalienne voit le jour, le 1er juillet 1960.

Le début du calvaire

Après des débuts prometteurs en matière de démocratie (1er alternance démocratique d’Afrique noire en 1967) feu Siyad Barre arrive au pouvoir après un coup d’état militaire.
Outre l’aspect autocratique de ce régime, se met en place progressivement une politique de hiérarchisation éthique dont la principale victime est la tribu des Issaks.
La région du Somaliland subit une discrimination politique, sociale et économique. Mais le plus dur restait à venir. Le régime met en place une politique d’expropriation des Issaks qui consistait à implanter massivement les Darods (ethnie de Siyad Barré) sur les terres des Issaks.

Le début de la révolte des Issaks

Les Issaks ressentirent amèrement le gout de l’ingratitude d’autant plus qu’ils étaient à l’origine de la naissance de la grande Somalie. Ils se mirent à militer pour réclamer leurs droits par les voies légales et pacifiques. Face à l’intensification de la répression dont ils étaient victimes, les politiciens Issaks, en 1er lieu Feu Egal, décidèrent de créer un mouvement armé, en l’occurrence le SNM (Somali National Mouvement). Ce dernier fut financé et entrainé par l’Ethiopie dont l’objectif principal était d’arracher le Somaliland du giron de Mogadishu. Tous les hommes Issaks en âge de combattre prirent la direction des maquis et entrèrent en clandestinité.

Issak Beni Ahmed, Issa Beni Ahmed

La répression allait crescendo et Siyad envoya ses chars et ses avions pour écraser la rébellion. La ville de Hargeisa fut entièrement détruite et garde encore les séquelles des bombardements. Commença ensuite une véritable chasse à l’homme des Issaks.
Par conviction politique, les Samarones (Gadaboursis), autre tribu de la Somaliland, appuyèrent l’armé de Siyad et prirent part à la répression des Issaks.
Isolés et condamnés à la défaite, ils réclamèrent l’aide des Issas, leurs frères les plus proches « généalogiquement » sur la scène tribale somalienne. C’était le temps du fameux slogan Issak Beni Ahmed, Issa Beni Ahmed poétisé par les artistes.
Aussitôt les Issas se jetèrent à corps et âme dans la bataille en sauvant leurs frères Issaks d’un génocide qui aurait conduit certainement à leur extinction.

La chute du régime de Siyad et la renaissance de la Somaliland

La force de frappe de la coalition des 2 principales tribus de la Somaliland, en l’occurrence les Issaks et les Issas, allait définitivement changer le cours des choses.
Le régime de Siyad tomba en 1991 et la Somaliland proclama sa sécession sur la base des frontières de l’ancien protectorat britannique avec Hargeisa comme capitale.
Les Issaks s’installèrent au pouvoir à Hargeisa et Feu Egal fut le 1er président de la Somaliland de 1993 à 2002.


De l’ingratitude à l’ingratitude

Les Issas payeront un lourd tribu dans la creation de la Somaliland moderne exactement comme en 1960 lorsque les Issaks initièrent la naissance de la grande Somalie.
Mais la déception des Issas sera à la hauteur des sacrifices qu’ils ont consentis pour libérer la Somaliland.
Les Issaks vont réserver aux Issas le sort que le régime de Siyad leur avait réservé auparavant. Les Issas sont systématiquement écartés du pouvoir au profit des Samarones jadis alliés de Siyad dans la répression des Issaks.
Les Issaks prennent la place de l’oppresseur Siyad Barré et les Issas prennent celui des oppressés Issaks: de l’ingratitude à l’ingratitude en somme.
La province de Salal (peuplée par les issas) est exclu de tous les programmes de développement. Ainsi, il n’existe aucune infrastructure publique (école, hôpital, puits) à Lughaya, à Zaylac, à Xariirad, à Gerissa, etc.…..



Salal : la Palestine des Issas

Mais le plus dur reste à venir : l’expropriation des Issas.
Elle consiste à implanter les Samarones sur les terres des Issas comme jadis Siyad tentait d’implanter les Darods sur les terres des Issaks. Cette expropriation se déroule en 3 phases :

1) Asphyxiée la province de Salal pour forcer les populations autochtones à quitter les lieux. Cette politique a été mise en place à partir de 1995.
2) l’implantation des Samarones à Salal. Cette installation est encouragée et cofinancée par le gouvernement Somalilandais et par la diaspora Gadaboursi.
3) Organiser des parodies d’élections pour légitimer la prise de Salal par des populations allochtones.

Les élections communales de novembre 2012 devaient couronner le plan en 3 étapes mis en place à Hargeisa et qui consiste à l’expropriation des Issas.
C’est ainsi que dans les 2 plus grande villes Issas à savoir Lughaya et Zaylac, la liste des Samarones, arrive en tête à la faveur d’une fraude massive pilotée depuis Hargeisa par le Vice- Président Somalilandais (gadaboursi).


Le début de la révolte des Issas

Les Issas goûtent à leur tour les saveurs de l’ingratitude. Excédés par tant d’injustices et de discriminations, les Issas commencent à se révolter. Cette a contestation part d’un lieu hautement symbolique : Zaylac, la Jérusalem des Issas.
On entend ces derniers temps des propos fantaisistes où les Samarones s’adonnent à un jeu dangereux qui consiste à la réécriture de l’histoire de la ville Zaylac.
Je ne vais pas rentrer dans la polémique stérile mais les observateurs les plus avisés souligneront qu’il est impossible que 19 Ugaas Issas soient couronnées à Zaylac si cette ville n’appartenait pas aux Issas.
Jusqu’ici, les Issas comme autrefois les Issaks, réclament leurs droits par les voies légales et pacifiques.
Et jusqu’ici, la réponse est la même que celle reçue par les Issaks autrefois. La manifestation pacifique des issas (voir video dans http://www.youtube.c...?v=axucuo2wOLI) du 09/01/2013 a été réprimée dans le sang (2 morts, 15 blessés dont certains graves).


Un appel à la paix et la justice

Un proverbe édité dans la langue de Molière dit : Mieux vaut prévenir que guérir.
C’est dans cette optique que je m’adresse aux intellectuels, aux savants et historiens Issaks.
Chers frères Issaks, comment, en si peu de temps, avez-vous oublié votre propre histoire en passant du statu d’oppressés à celui, peu enviable, d’oppresseurs?
Chers frères Issaks, comment pouvez-vous creuser la tombe de vos frères Issas qui vous ont sauvé hier ?
Il va de soit qu’un massacre des Issas au Somaliland va entrainer inévitablement la réaction des tous les Issas indépendamment de leur lieu de vie (Ethiopie, Djibouti, etc).
Et c’est plus particulièrement le cas de Djibouti qui m’inquiète le plus où cohabitent pacifiquement différentes communautés et particulier des Issaks et des Gadaboursi.
Je lance un vibrant appel aux amoureux de la paix dans la région avant qu’il ne soit trop tard.

Certains se jetteront sur mon écrit en disant: halte au Raciste.
Je leur répond tout simplement: Mieux vaut prévenir que guérir.
Le rôle des intellectuels est de dire la vérité même si elle ne plait pas à tout le monde.[/b]
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#2 L'utilisateur est hors-ligne   djiblali Icône

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Posté 01 février 2013 - 02:53

Voir le messageUn Djib-libre, le 31 January 2013 - 06:33 AM, dit :

Apres un long absence je reprend ma plume sur un sujet qui me tiens à coeur.

Cher(e)s Djibnautes, nous assistons ces derniers temps, en Somaliland, aux prémices d’un soulèvement des populations de la province de Salal qui dénoncent les discriminations politiques, sociales et économiques dont elles sont victimes. Cette situation pourrait déboucher sur une guerre tribale aux conséquences désastreuses et qui, par effet domino, pourrait avoir des graves répercussions sur la cohabitation pacifique des communautés Djiboutiennes. Pour comprendre cette situation explosive, nous allons réaliser un petit bond en arrière dans l’histoire somalienne.

Naissance de la grande Somalie

Le 26 juin 1960, l'ancien protectorat britannique du Somaliland obtient son indépendance.
Le sud, sous protectorat italien accède à l’indépendance 5 jours plus tard, le 1er juillet 1960.
Les Somalilandais, à leur tête feu Mohamed Ibrahim Egal, désireux de former une grande famille somalienne décident de fusionner avec le sud. C’est ainsi que la république somalienne voit le jour, le 1er juillet 1960.

Le début du calvaire

Après des débuts prometteurs en matière de démocratie (1er alternance démocratique d’Afrique noire en 1967) feu Siyad Barre arrive au pouvoir après un coup d’état militaire.
Outre l’aspect autocratique de ce régime, se met en place progressivement une politique de hiérarchisation éthique dont la principale victime est la tribu des Issaks.
La région du Somaliland subit une discrimination politique, sociale et économique. Mais le plus dur restait à venir. Le régime met en place une politique d’expropriation des Issaks qui consistait à implanter massivement les Darods (ethnie de Siyad Barré) sur les terres des Issaks.

Le début de la révolte des Issaks

Les Issaks ressentirent amèrement le gout de l’ingratitude d’autant plus qu’ils étaient à l’origine de la naissance de la grande Somalie. Ils se mirent à militer pour réclamer leurs droits par les voies légales et pacifiques. Face à l’intensification de la répression dont ils étaient victimes, les politiciens Issaks, en 1er lieu Feu Egal, décidèrent de créer un mouvement armé, en l’occurrence le SNM (Somali National Mouvement). Ce dernier fut financé et entrainé par l’Ethiopie dont l’objectif principal était d’arracher le Somaliland du giron de Mogadishu. Tous les hommes Issaks en âge de combattre prirent la direction des maquis et entrèrent en clandestinité.

Issak Beni Ahmed, Issa Beni Ahmed

La répression allait crescendo et Siyad envoya ses chars et ses avions pour écraser la rébellion. La ville de Hargeisa fut entièrement détruite et garde encore les séquelles des bombardements. Commença ensuite une véritable chasse à l’homme des Issaks.
Par conviction politique, les Samarones (Gadaboursis), autre tribu de la Somaliland, appuyèrent l’armé de Siyad et prirent part à la répression des Issaks.
Isolés et condamnés à la défaite, ils réclamèrent l’aide des Issas, leurs frères les plus proches « généalogiquement » sur la scène tribale somalienne. C’était le temps du fameux slogan Issak Beni Ahmed, Issa Beni Ahmed poétisé par les artistes.
Aussitôt les Issas se jetèrent à corps et âme dans la bataille en sauvant leurs frères Issaks d’un génocide qui aurait conduit certainement à leur extinction.

La chute du régime de Siyad et la renaissance de la Somaliland

La force de frappe de la coalition des 2 principales tribus de la Somaliland, en l’occurrence les Issaks et les Issas, allait définitivement changer le cours des choses.
Le régime de Siyad tomba en 1991 et la Somaliland proclama sa sécession sur la base des frontières de l’ancien protectorat britannique avec Hargeisa comme capitale.
Les Issaks s’installèrent au pouvoir à Hargeisa et Feu Egal fut le 1er président de la Somaliland de 1993 à 2002.


De l’ingratitude à l’ingratitude

Les Issas payeront un lourd tribu dans la creation de la Somaliland moderne exactement comme en 1960 lorsque les Issaks initièrent la naissance de la grande Somalie.
Mais la déception des Issas sera à la hauteur des sacrifices qu’ils ont consentis pour libérer la Somaliland.
Les Issaks vont réserver aux Issas le sort que le régime de Siyad leur avait réservé auparavant. Les Issas sont systématiquement écartés du pouvoir au profit des Samarones jadis alliés de Siyad dans la répression des Issaks.
Les Issaks prennent la place de l’oppresseur Siyad Barré et les Issas prennent celui des oppressés Issaks: de l’ingratitude à l’ingratitude en somme.
La province de Salal (peuplée par les issas) est exclu de tous les programmes de développement. Ainsi, il n’existe aucune infrastructure publique (école, hôpital, puits) à Lughaya, à Zaylac, à Xariirad, à Gerissa, etc.…..



Salal : la Palestine des Issas

Mais le plus dur reste à venir : l’expropriation des Issas.
Elle consiste à implanter les Samarones sur les terres des Issas comme jadis Siyad tentait d’implanter les Darods sur les terres des Issaks. Cette expropriation se déroule en 3 phases :

1) Asphyxiée la province de Salal pour forcer les populations autochtones à quitter les lieux. Cette politique a été mise en place à partir de 1995.
2) l’implantation des Samarones à Salal. Cette installation est encouragée et cofinancée par le gouvernement Somalilandais et par la diaspora Gadaboursi.
3) Organiser des parodies d’élections pour légitimer la prise de Salal par des populations allochtones.

Les élections communales de novembre 2012 devaient couronner le plan en 3 étapes mis en place à Hargeisa et qui consiste à l’expropriation des Issas.
C’est ainsi que dans les 2 plus grande villes Issas à savoir Lughaya et Zaylac, la liste des Samarones, arrive en tête à la faveur d’une fraude massive pilotée depuis Hargeisa par le Vice- Président Somalilandais (gadaboursi).


Le début de la révolte des Issas

Les Issas goûtent à leur tour les saveurs de l’ingratitude. Excédés par tant d’injustices et de discriminations, les Issas commencent à se révolter. Cette a contestation part d’un lieu hautement symbolique : Zaylac, la Jérusalem des Issas.
On entend ces derniers temps des propos fantaisistes où les Samarones s’adonnent à un jeu dangereux qui consiste à la réécriture de l’histoire de la ville Zaylac.
Je ne vais pas rentrer dans la polémique stérile mais les observateurs les plus avisés souligneront qu’il est impossible que 19 Ugaas Issas soient couronnées à Zaylac si cette ville n’appartenait pas aux Issas.
Jusqu’ici, les Issas comme autrefois les Issaks, réclament leurs droits par les voies légales et pacifiques.
Et jusqu’ici, la réponse est la même que celle reçue par les Issaks autrefois. La manifestation pacifique des issas (voir video dans http://www.youtube.c...?v=axucuo2wOLI) du 09/01/2013 a été réprimée dans le sang (2 morts, 15 blessés dont certains graves).


Un appel à la paix et la justice

Un proverbe édité dans la langue de Molière dit : Mieux vaut prévenir que guérir.
C’est dans cette optique que je m’adresse aux intellectuels, aux savants et historiens Issaks.
Chers frères Issaks, comment, en si peu de temps, avez-vous oublié votre propre histoire en passant du statu d’oppressés à celui, peu enviable, d’oppresseurs?
Chers frères Issaks, comment pouvez-vous creuser la tombe de vos frères Issas qui vous ont sauvé hier ?
Il va de soit qu’un massacre des Issas au Somaliland va entrainer inévitablement la réaction des tous les Issas indépendamment de leur lieu de vie (Ethiopie, Djibouti, etc).
Et c’est plus particulièrement le cas de Djibouti qui m’inquiète le plus où cohabitent pacifiquement différentes communautés et particulier des Issaks et des Gadaboursi.
Je lance un vibrant appel aux amoureux de la paix dans la région avant qu’il ne soit trop tard.

Certains se jetteront sur mon écrit en disant: halte au Raciste.
Je leur répond tout simplement: Mieux vaut prévenir que guérir.
Le rôle des intellectuels est de dire la vérité même si elle ne plait pas à tout le monde.[/b]



tu peux etre tout sauf un raciste. si le chose devient mal pour les issas de la sl ca va un jour traverse la frontier est venir chez ns. et ce jour la croyez moi le beau temps finira pour les minorites.
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#3 L'utilisateur est hors-ligne   the turtle Icône

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Posté 01 février 2013 - 05:12

Voir le messagedjiblali, le 01 février 2013 - 02:53 , dit :

tu peux etre tout sauf un raciste. si le chose devient mal pour les issas de la sl ca va un jour traverse la frontier est venir chez ns. et ce jour la croyez moi le beau temps finira pour les minorites.

Ce qui est impressionnant avec Djibnetcom, c'est l'alchimie qui se produit chez ses membres. Ces derniers, a certains moments averes, et sans que l'on ne puisse lui trouver une explication rationnelle, deviennent Dieu, tout court.

Djiblali, welcome on board, you the newly born one ..!! =D>
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   Mabrouka Icône

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Posté 01 février 2013 - 06:48

Voir le messageUn Djib-libre, le 31 janvier 2013 - 04:33 , dit :

Apres un long absence je reprend ma plume sur un sujet qui me tiens à coeur.

Cher(e)s Djibnautes, nous assistons ces derniers temps, en Somaliland, aux prémices d’un soulèvement des populations de la province de Salal qui dénoncent les discriminations politiques, sociales et économiques dont elles sont victimes. Cette situation pourrait déboucher sur une guerre tribale aux conséquences désastreuses et qui, par effet domino, pourrait avoir des graves répercussions sur la cohabitation pacifique des communautés Djiboutiennes. Pour comprendre cette situation explosive, nous allons réaliser un petit bond en arrière dans l’histoire somalienne.

Naissance de la grande Somalie

Le 26 juin 1960, l'ancien protectorat britannique du Somaliland obtient son indépendance.
Le sud, sous protectorat italien accède à l’indépendance 5 jours plus tard, le 1er juillet 1960.
Les Somalilandais, à leur tête feu Mohamed Ibrahim Egal, désireux de former une grande famille somalienne décident de fusionner avec le sud. C’est ainsi que la république somalienne voit le jour, le 1er juillet 1960.

Le début du calvaire

Après des débuts prometteurs en matière de démocratie (1er alternance démocratique d’Afrique noire en 1967) feu Siyad Barre arrive au pouvoir après un coup d’état militaire.
Outre l’aspect autocratique de ce régime, se met en place progressivement une politique de hiérarchisation éthique dont la principale victime est la tribu des Issaks.
La région du Somaliland subit une discrimination politique, sociale et économique. Mais le plus dur restait à venir. Le régime met en place une politique d’expropriation des Issaks qui consistait à implanter massivement les Darods (ethnie de Siyad Barré) sur les terres des Issaks.

Le début de la révolte des Issaks

Les Issaks ressentirent amèrement le gout de l’ingratitude d’autant plus qu’ils étaient à l’origine de la naissance de la grande Somalie. Ils se mirent à militer pour réclamer leurs droits par les voies légales et pacifiques. Face à l’intensification de la répression dont ils étaient victimes, les politiciens Issaks, en 1er lieu Feu Egal, décidèrent de créer un mouvement armé, en l’occurrence le SNM (Somali National Mouvement). Ce dernier fut financé et entrainé par l’Ethiopie dont l’objectif principal était d’arracher le Somaliland du giron de Mogadishu. Tous les hommes Issaks en âge de combattre prirent la direction des maquis et entrèrent en clandestinité.

Issak Beni Ahmed, Issa Beni Ahmed

La répression allait crescendo et Siyad envoya ses chars et ses avions pour écraser la rébellion. La ville de Hargeisa fut entièrement détruite et garde encore les séquelles des bombardements. Commença ensuite une véritable chasse à l’homme des Issaks.
Par conviction politique, les Samarones (Gadaboursis), autre tribu de la Somaliland, appuyèrent l’armé de Siyad et prirent part à la répression des Issaks.
Isolés et condamnés à la défaite, ils réclamèrent l’aide des Issas, leurs frères les plus proches « généalogiquement » sur la scène tribale somalienne. C’était le temps du fameux slogan Issak Beni Ahmed, Issa Beni Ahmed poétisé par les artistes.
Aussitôt les Issas se jetèrent à corps et âme dans la bataille en sauvant leurs frères Issaks d’un génocide qui aurait conduit certainement à leur extinction.

La chute du régime de Siyad et la renaissance de la Somaliland

La force de frappe de la coalition des 2 principales tribus de la Somaliland, en l’occurrence les Issaks et les Issas, allait définitivement changer le cours des choses.
Le régime de Siyad tomba en 1991 et la Somaliland proclama sa sécession sur la base des frontières de l’ancien protectorat britannique avec Hargeisa comme capitale.
Les Issaks s’installèrent au pouvoir à Hargeisa et Feu Egal fut le 1er président de la Somaliland de 1993 à 2002.


De l’ingratitude à l’ingratitude

Les Issas payeront un lourd tribu dans la creation de la Somaliland moderne exactement comme en 1960 lorsque les Issaks initièrent la naissance de la grande Somalie.
Mais la déception des Issas sera à la hauteur des sacrifices qu’ils ont consentis pour libérer la Somaliland.
Les Issaks vont réserver aux Issas le sort que le régime de Siyad leur avait réservé auparavant. Les Issas sont systématiquement écartés du pouvoir au profit des Samarones jadis alliés de Siyad dans la répression des Issaks.
Les Issaks prennent la place de l’oppresseur Siyad Barré et les Issas prennent celui des oppressés Issaks: de l’ingratitude à l’ingratitude en somme.
La province de Salal (peuplée par les issas) est exclu de tous les programmes de développement. Ainsi, il n’existe aucune infrastructure publique (école, hôpital, puits) à Lughaya, à Zaylac, à Xariirad, à Gerissa, etc.…..



Salal : la Palestine des Issas

Mais le plus dur reste à venir : l’expropriation des Issas.
Elle consiste à implanter les Samarones sur les terres des Issas comme jadis Siyad tentait d’implanter les Darods sur les terres des Issaks. Cette expropriation se déroule en 3 phases :

1) Asphyxiée la province de Salal pour forcer les populations autochtones à quitter les lieux. Cette politique a été mise en place à partir de 1995.
2) l’implantation des Samarones à Salal. Cette installation est encouragée et cofinancée par le gouvernement Somalilandais et par la diaspora Gadaboursi.
3) Organiser des parodies d’élections pour légitimer la prise de Salal par des populations allochtones.

Les élections communales de novembre 2012 devaient couronner le plan en 3 étapes mis en place à Hargeisa et qui consiste à l’expropriation des Issas.
C’est ainsi que dans les 2 plus grande villes Issas à savoir Lughaya et Zaylac, la liste des Samarones, arrive en tête à la faveur d’une fraude massive pilotée depuis Hargeisa par le Vice- Président Somalilandais (gadaboursi).


Le début de la révolte des Issas

Les Issas goûtent à leur tour les saveurs de l’ingratitude. Excédés par tant d’injustices et de discriminations, les Issas commencent à se révolter. Cette a contestation part d’un lieu hautement symbolique : Zaylac, la Jérusalem des Issas.
On entend ces derniers temps des propos fantaisistes où les Samarones s’adonnent à un jeu dangereux qui consiste à la réécriture de l’histoire de la ville Zaylac.
Je ne vais pas rentrer dans la polémique stérile mais les observateurs les plus avisés souligneront qu’il est impossible que 19 Ugaas Issas soient couronnées à Zaylac si cette ville n’appartenait pas aux Issas.
Jusqu’ici, les Issas comme autrefois les Issaks, réclament leurs droits par les voies légales et pacifiques.
Et jusqu’ici, la réponse est la même que celle reçue par les Issaks autrefois. La manifestation pacifique des issas (voir video dans http://www.youtube.c...?v=axucuo2wOLI) du 09/01/2013 a été réprimée dans le sang (2 morts, 15 blessés dont certains graves).


Un appel à la paix et la justice

Un proverbe édité dans la langue de Molière dit : Mieux vaut prévenir que guérir.
C’est dans cette optique que je m’adresse aux intellectuels, aux savants et historiens Issaks.
Chers frères Issaks, comment, en si peu de temps, avez-vous oublié votre propre histoire en passant du statu d’oppressés à celui, peu enviable, d’oppresseurs?
Chers frères Issaks, comment pouvez-vous creuser la tombe de vos frères Issas qui vous ont sauvé hier ?
Il va de soit qu’un massacre des Issas au Somaliland va entrainer inévitablement la réaction des tous les Issas indépendamment de leur lieu de vie (Ethiopie, Djibouti, etc).
Et c’est plus particulièrement le cas de Djibouti qui m’inquiète le plus où cohabitent pacifiquement différentes communautés et particulier des Issaks et des Gadaboursi.
Je lance un vibrant appel aux amoureux de la paix dans la région avant qu’il ne soit trop tard.

Certains se jetteront sur mon écrit en disant: halte au Raciste.
Je leur répond tout simplement: Mieux vaut prévenir que guérir.
Le rôle des intellectuels est de dire la vérité même si elle ne plait pas à tout le monde.[/b]


Salam frere et franchement c'est de loin l'article que j'ai pu lire ici depuis un moment. C'est un sujet tres sensible et qui touche à la majorité des Djiboutiens quelque soit leur ethnie, car quoiqu'on dit le destin des peuples somale est lié à plusieurs egards.Ce qui se passe actuellement à Zaylac est juste atrocee et la video mise en ligne le prouve, le peuple ISSA sont par moment desunis mais si il y a une chose qui les unis plus que tout c'est la terre, c'est un peuple loyale avec une histoire riche, la justice est chevillé au corps c'est pas un hasard que l'une de leur premiere oeuvre et le XEER Issas. C'est un peuple des gueuriers, tu les attaques la reponse sera à la hauteur de leur soufrance, du sang a été versé injustement mais j'espere que les oppresseurs reviendrons à la raison avant que ca soit trop tard.
Merci frere et welcome back.
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Posté 02 février 2013 - 04:32

Voir le messageUn Djib-libre, le 31 janvier 2013 - 04:33 , dit :

Apres un long absence je reprend ma plume sur un sujet qui me tiens à coeur.

Cher(e)s Djibnautes, nous assistons ces derniers temps, en Somaliland, aux prémices d’un soulèvement des populations de la province de Salal qui dénoncent les discriminations politiques, sociales et économiques dont elles sont victimes. Cette situation pourrait déboucher sur une guerre tribale aux conséquences désastreuses et qui, par effet domino, pourrait avoir des graves répercussions sur la cohabitation pacifique des communautés Djiboutiennes. Pour comprendre cette situation explosive, nous allons réaliser un petit bond en arrière dans l’histoire somalienne.

Naissance de la grande Somalie

Le 26 juin 1960, l'ancien protectorat britannique du Somaliland obtient son indépendance.
Le sud, sous protectorat italien accède à l’indépendance 5 jours plus tard, le 1er juillet 1960.
Les Somalilandais, à leur tête feu Mohamed Ibrahim Egal, désireux de former une grande famille somalienne décident de fusionner avec le sud. C’est ainsi que la république somalienne voit le jour, le 1er juillet 1960.

Le début du calvaire

Après des débuts prometteurs en matière de démocratie (1er alternance démocratique d’Afrique noire en 1967) feu Siyad Barre arrive au pouvoir après un coup d’état militaire.
Outre l’aspect autocratique de ce régime, se met en place progressivement une politique de hiérarchisation éthique dont la principale victime est la tribu des Issaks.
La région du Somaliland subit une discrimination politique, sociale et économique. Mais le plus dur restait à venir. Le régime met en place une politique d’expropriation des Issaks qui consistait à implanter massivement les Darods (ethnie de Siyad Barré) sur les terres des Issaks.

Le début de la révolte des Issaks

Les Issaks ressentirent amèrement le gout de l’ingratitude d’autant plus qu’ils étaient à l’origine de la naissance de la grande Somalie. Ils se mirent à militer pour réclamer leurs droits par les voies légales et pacifiques. Face à l’intensification de la répression dont ils étaient victimes, les politiciens Issaks, en 1er lieu Feu Egal, décidèrent de créer un mouvement armé, en l’occurrence le SNM (Somali National Mouvement). Ce dernier fut financé et entrainé par l’Ethiopie dont l’objectif principal était d’arracher le Somaliland du giron de Mogadishu. Tous les hommes Issaks en âge de combattre prirent la direction des maquis et entrèrent en clandestinité.

Issak Beni Ahmed, Issa Beni Ahmed

La répression allait crescendo et Siyad envoya ses chars et ses avions pour écraser la rébellion. La ville de Hargeisa fut entièrement détruite et garde encore les séquelles des bombardements. Commença ensuite une véritable chasse à l’homme des Issaks.
Par conviction politique, les Samarones (Gadaboursis), autre tribu de la Somaliland, appuyèrent l’armé de Siyad et prirent part à la répression des Issaks.
Isolés et condamnés à la défaite, ils réclamèrent l’aide des Issas, leurs frères les plus proches « généalogiquement » sur la scène tribale somalienne. C’était le temps du fameux slogan Issak Beni Ahmed, Issa Beni Ahmed poétisé par les artistes.
Aussitôt les Issas se jetèrent à corps et âme dans la bataille en sauvant leurs frères Issaks d’un génocide qui aurait conduit certainement à leur extinction.

La chute du régime de Siyad et la renaissance de la Somaliland

La force de frappe de la coalition des 2 principales tribus de la Somaliland, en l’occurrence les Issaks et les Issas, allait définitivement changer le cours des choses.
Le régime de Siyad tomba en 1991 et la Somaliland proclama sa sécession sur la base des frontières de l’ancien protectorat britannique avec Hargeisa comme capitale.
Les Issaks s’installèrent au pouvoir à Hargeisa et Feu Egal fut le 1er président de la Somaliland de 1993 à 2002.


De l’ingratitude à l’ingratitude

Les Issas payeront un lourd tribu dans la creation de la Somaliland moderne exactement comme en 1960 lorsque les Issaks initièrent la naissance de la grande Somalie.
Mais la déception des Issas sera à la hauteur des sacrifices qu’ils ont consentis pour libérer la Somaliland.
Les Issaks vont réserver aux Issas le sort que le régime de Siyad leur avait réservé auparavant. Les Issas sont systématiquement écartés du pouvoir au profit des Samarones jadis alliés de Siyad dans la répression des Issaks.
Les Issaks prennent la place de l’oppresseur Siyad Barré et les Issas prennent celui des oppressés Issaks: de l’ingratitude à l’ingratitude en somme.
La province de Salal (peuplée par les issas) est exclu de tous les programmes de développement. Ainsi, il n’existe aucune infrastructure publique (école, hôpital, puits) à Lughaya, à Zaylac, à Xariirad, à Gerissa, etc.…..



Salal : la Palestine des Issas

Mais le plus dur reste à venir : l’expropriation des Issas.
Elle consiste à implanter les Samarones sur les terres des Issas comme jadis Siyad tentait d’implanter les Darods sur les terres des Issaks. Cette expropriation se déroule en 3 phases :

1) Asphyxiée la province de Salal pour forcer les populations autochtones à quitter les lieux. Cette politique a été mise en place à partir de 1995.
2) l’implantation des Samarones à Salal. Cette installation est encouragée et cofinancée par le gouvernement Somalilandais et par la diaspora Gadaboursi.
3) Organiser des parodies d’élections pour légitimer la prise de Salal par des populations allochtones.

Les élections communales de novembre 2012 devaient couronner le plan en 3 étapes mis en place à Hargeisa et qui consiste à l’expropriation des Issas.
C’est ainsi que dans les 2 plus grande villes Issas à savoir Lughaya et Zaylac, la liste des Samarones, arrive en tête à la faveur d’une fraude massive pilotée depuis Hargeisa par le Vice- Président Somalilandais (gadaboursi).


Le début de la révolte des Issas

Les Issas goûtent à leur tour les saveurs de l’ingratitude. Excédés par tant d’injustices et de discriminations, les Issas commencent à se révolter. Cette a contestation part d’un lieu hautement symbolique : Zaylac, la Jérusalem des Issas.
On entend ces derniers temps des propos fantaisistes où les Samarones s’adonnent à un jeu dangereux qui consiste à la réécriture de l’histoire de la ville Zaylac.
Je ne vais pas rentrer dans la polémique stérile mais les observateurs les plus avisés souligneront qu’il est impossible que 19 Ugaas Issas soient couronnées à Zaylac si cette ville n’appartenait pas aux Issas.
Jusqu’ici, les Issas comme autrefois les Issaks, réclament leurs droits par les voies légales et pacifiques.
Et jusqu’ici, la réponse est la même que celle reçue par les Issaks autrefois. La manifestation pacifique des issas (voir video dans http://www.youtube.c...?v=axucuo2wOLI) du 09/01/2013 a été réprimée dans le sang (2 morts, 15 blessés dont certains graves).


Un appel à la paix et la justice

Un proverbe édité dans la langue de Molière dit : Mieux vaut prévenir que guérir.
C’est dans cette optique que je m’adresse aux intellectuels, aux savants et historiens Issaks.
Chers frères Issaks, comment, en si peu de temps, avez-vous oublié votre propre histoire en passant du statu d’oppressés à celui, peu enviable, d’oppresseurs?
Chers frères Issaks, comment pouvez-vous creuser la tombe de vos frères Issas qui vous ont sauvé hier ?
Il va de soit qu’un massacre des Issas au Somaliland va entrainer inévitablement la réaction des tous les Issas indépendamment de leur lieu de vie (Ethiopie, Djibouti, etc).
Et c’est plus particulièrement le cas de Djibouti qui m’inquiète le plus où cohabitent pacifiquement différentes communautés et particulier des Issaks et des Gadaboursi.
Je lance un vibrant appel aux amoureux de la paix dans la région avant qu’il ne soit trop tard.

Certains se jetteront sur mon écrit en disant: halte au Raciste.
Je leur répond tout simplement: Mieux vaut prévenir que guérir.
Le rôle des intellectuels est de dire la vérité même si elle ne plait pas à tout le monde.[/b]


Salam frere, franchement c'est de loin le meilleur article que j'ai pu lire depuis un moment ici. Ce qui se passe à Zaylac est juste atroce comme le prouve la video mise en ligne. Quoiqu'on dit le destin des peuples somale est lié à plusieurs égards, à un certain moment les Issas se sont desunis mais si il y a une chose qui les unis plus que tout c'est la terre, c'est un peuple ou la justice est chevillé au corps et c'est pas un hasard que l'une de leur premier oeuvre et le XEER Issas. C'est un peuple de guerrier, on les a attaqué et la reponse sera à la hauteur de leur deception et souffrance, mais j'espere sincerement que les oppresseurs reviendront à la raison avant que ca soit trop tard.
Merci frere et welcome back
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#6 L'utilisateur est hors-ligne   Jordie Icône

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Posté 03 février 2013 - 04:30

Voir le messageMabrouka, le 02 février 2013 - 01:32 , dit :

Salam frere, franchement c'est de loin le meilleur article que j'ai pu lire depuis un moment ici. Ce qui se passe à Zaylac est juste atroce comme le prouve la video mise en ligne. Quoiqu'on dit le destin des peuples somale est lié à plusieurs égards, à un certain moment les Issas se sont desunis mais si il y a une chose qui les unis plus que tout c'est la terre, c'est un peuple ou la justice est chevillé au corps et c'est pas un hasard que l'une de leur premier oeuvre et le XEER Issas. C'est un peuple de guerrier, on les a attaqué et la reponse sera à la hauteur de leur deception et souffrance, mais j'espere sincerement que les oppresseurs reviendront à la raison avant que ca soit trop tard.
Merci frere et welcome back


Zeyla est un territoire SOMALILANDAIS, comme les Allemands on exterminé les Juifs d'Europe et bien on va vs faire revivre cette époque avec un immense plaisir Walahiii!!!
(Point Finals)
Vive Silanyo et vive somaliland
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#7 L'utilisateur est hors-ligne   DIVAD Icône

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Posté 03 février 2013 - 01:04

Voir le messageJordie, le 03 février 2013 - 04:30 , dit :

Zeyla est un territoire SOMALILANDAIS, comme les Allemands on exterminé les Juifs d'Europe et bien on va vs faire revivre cette époque avec un immense plaisir Walahiii!!!
(Point Finals)
Vive Silanyo et vive somaliland






:blink: :blink: :blink:
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#8 L'utilisateur est hors-ligne   freeman Icône

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Posté 03 février 2013 - 01:07

Voir le messageJordie, le 03 February 2013 - 01:30 AM, dit :

Zeyla est un territoire SOMALILANDAIS, comme les Allemands on exterminé les Juifs d'Europe et bien on va vs faire revivre cette époque avec un immense plaisir Walahiii!!!
(Point Finals)
Vive Silanyo et vive somaliland


Pour commencer jordie, vue tes propos tu n'as rien à faire dans ce forum!!
Pour les autres, et surtout pour l'auteur de ce post, votre appel tribale n'a pas de ce sens ici.
Et, en lisant entre les lignes, j'ai eu l'impression qu'il s'agit un appel aux pieds des issacks pour qu'ils aident les issas à éliminer les samaronnes.
Je pense que s'il y a des différents c'est entre certains tribalistes issas et certains tribalistes samaronnes sur ce bout du territoire.
Inutile de se voiler la face, il n' y a pas d'unité des samaronnes et une unité des issas sur ce prétendu guerre tribale que certains tribalistes agitent devant nos yeux.

Personne n'a pas le droit de dire que zeyla n'est pas un territoire des issas, comme personne n'a le droit de dire que ce même territoire n'est pas un territoire des samaronnes. Ces deux communautés vivaient, vivent et vivront sur ce territoire aussi longtemps que la terre existera.

Un message pour les tribalistes, arrêter d'allumer une guerre tribale qui risque de faire exploser ce qui reste de la corne de l’Afrique.
Qui que vous soyez, je vous conseille très sincèrement de prêcher la paix entre les communautés.
J'invite les composantes de la nation djiboutienne de prôner la paix.
J'invite les sages, les intellectuels et les hommes politiques de ces communautés d’œuvrer pour la paix.
J'invite la junte installée à la tête de djibouti et le gouvernement autoproclamé du territoire nord somalien de cesser toutes manipulation des communautés les uns contre les autres.
Il est urgent que ce spectacle nauséabond cesse. :( :angry:
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#9 L'utilisateur est hors-ligne   mahad1 Icône

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Posté 03 février 2013 - 05:02

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#10 L'utilisateur est hors-ligne   Jordie Icône

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Posté 03 février 2013 - 05:47

Voir le messagefreeman, le 03 février 2013 - 10:07 , dit :

Pour commencer jordie, vue tes propos tu n'as rien à faire dans ce forum!!
Pour les autres, et surtout pour l'auteur de ce post, votre appel tribale n'a pas de ce sens ici.
Et, en lisant entre les lignes, j'ai eu l'impression qu'il s'agit un appel aux pieds des issacks pour qu'ils aident les issas à éliminer les samaronnes.
Je pense que s'il y a des différents c'est entre certains tribalistes issas et certains tribalistes samaronnes sur ce bout du territoire.
Inutile de se voiler la face, il n' y a pas d'unité des samaronnes et une unité des issas sur ce prétendu guerre tribale que certains tribalistes agitent devant nos yeux.

Personne n'a pas le droit de dire que zeyla n'est pas un territoire des issas, comme personne n'a le droit de dire que ce même territoire n'est pas un territoire des samaronnes. Ces deux communautés vivaient, vivent et vivront sur ce territoire aussi longtemps que la terre existera.

Un message pour les tribalistes, arrêter d'allumer une guerre tribale qui risque de faire exploser ce qui reste de la corne de l’Afrique.
Qui que vous soyez, je vous conseille très sincèrement de prêcher la paix entre les communautés.
J'invite les composantes de la nation djiboutienne de prôner la paix.
J'invite les sages, les intellectuels et les hommes politiques de ces communautés d’œuvrer pour la paix.
J'invite la junte installée à la tête de djibouti et le gouvernement autoproclamé du territoire nord somalien de cesser toutes manipulation des communautés les uns contre les autres.
Il est urgent que ce spectacle nauséabond cesse. :( :angry:


Les Samaronnes comme vs le dite, était les allies du régime de Siad Barreh, et depuis que nos avons reprie notre territoire en 1991 on les a même autorisée à ce présenter comme candidat à la présidence. Alors dite-moi un peut ci je ss le seul fou dans ce forum????...Est ce que vs avez fait la chose quand à fait avec les Samaronnes???...et votre réponse sera NO!!!!!...et la réponse de l'histoire delà somaliland sera NO!!!
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#11 L'utilisateur est hors-ligne   Mabrouka Icône

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Posté 03 février 2013 - 06:25

Voir le messagefreeman, le 03 février 2013 - 11:07 , dit :

Pour commencer jordie, vue tes propos tu n'as rien à faire dans ce forum!!
Pour les autres, et surtout pour l'auteur de ce post, votre appel tribale n'a pas de ce sens ici.
Et, en lisant entre les lignes, j'ai eu l'impression qu'il s'agit un appel aux pieds des issacks pour qu'ils aident les issas à éliminer les samaronnes.
Je pense que s'il y a des différents c'est entre certains tribalistes issas et certains tribalistes samaronnes sur ce bout du territoire.
Inutile de se voiler la face, il n' y a pas d'unité des samaronnes et une unité des issas sur ce prétendu guerre tribale que certains tribalistes agitent devant nos yeux.

Personne n'a pas le droit de dire que zeyla n'est pas un territoire des issas, comme personne n'a le droit de dire que ce même territoire n'est pas un territoire des samaronnes. Ces deux communautés vivaient, vivent et vivront sur ce territoire aussi longtemps que la terre existera.

Un message pour les tribalistes, arrêter d'allumer une guerre tribale qui risque de faire exploser ce qui reste de la corne de l’Afrique.
Qui que vous soyez, je vous conseille très sincèrement de prêcher la paix entre les communautés.
J'invite les composantes de la nation djiboutienne de prôner la paix.
J'invite les sages, les intellectuels et les hommes politiques de ces communautés d’œuvrer pour la paix.
J'invite la junte installée à la tête de djibouti et le gouvernement autoproclamé du territoire nord somalien de cesser toutes manipulation des communautés les uns contre les autres.
Il est urgent que ce spectacle nauséabond cesse. :( :angry:


Eh mec arrete de faire la morale tout le temps c'est juste insuportable, si y a bien un raciste ici c'est toi, qui sous couvert d'opposant à deux balles insulte à tout vas une tribu en l'occurence les mamassane comme si ils representaient à eux seul le gouvernement, la junte par ci, le dictateur par là c'est lourd un moment donné.L'auteur du post a d'une maniere juste rappeller des faits historique en nommant les choses directement sans sous entendu comme tu le fais hypocritement souvent. On sait que ces territoire ne vous concerne pas d'apres votre cousin DAF, c'est parfait donc arreter de jeter votre venin pour un debat digne et de verité.Nous on est des DJiboutiens et tout les territoire ISSAS nous concerne de l'Ethiopie, la somalie et jusqu'à DJibouti. Et malgré le bon sens dont tu crois en avoir la vertu, on a chacun de nous notre sensibilité à notre communauté, c'est sain et veridique. C'est souvent les moralistes comme toi qui sont les tribalistes le plus averés.
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#12 L'utilisateur est hors-ligne   freeman Icône

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Voir le messageJordie, le 03 February 2013 - 02:47 PM, dit :

Les Samaronnes comme vs le dite, était les allies du régime de Siad Barreh, et depuis que nos avons reprie notre territoire en 1991 on les a même autorisée à ce présenter comme candidat à la présidence. Alors dite-moi un peut ci je ss le seul fou dans ce forum????...Est ce que vs avez fait la chose quand à fait avec les Samaronnes???...et votre réponse sera NO!!!!!...et la réponse de l'histoire delà somaliland sera NO!!!


Apparemment, tu as complètement perdu la boule , toi!! Franchement, je ne comprends pas ce que tu racontes.
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#13 L'utilisateur est hors-ligne   DIVAD Icône

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Voir le messageMabrouka, le 03 février 2013 - 06:25 , dit :

Eh mec arrete de faire la morale tout le temps c'est juste insuportable, si y a bien un raciste ici c'est toi, qui sous couvert d'opposant à deux balles insulte à tout vas une tribu en l'occurence les mamassane comme si ils representaient à eux seul le gouvernement, la junte par ci, le dictateur par là c'est lourd un moment donné.L'auteur du post a d'une maniere juste rappeller des faits historique en nommant les choses directement sans sous entendu comme tu le fais hypocritement souvent. On sait que ces territoire ne vous concerne pas d'apres votre cousin DAF, c'est parfait donc arreter de jeter votre venin pour un debat digne et de verité.Nous on est des DJiboutiens et tout les territoire ISSAS nous concerne de l'Ethiopie, la somalie et jusqu'à DJibouti. Et malgré le bon sens dont tu crois en avoir la vertu, on a chacun de nous notre sensibilité à notre communauté, c'est sain et veridique. C'est souvent les moralistes comme toi qui sont les tribalistes le plus averés.




le bon samaritain ou plutot le faut samaritain le probleme avec notre ami freeman ce ke si un jour en pleine rue un fou le gifle ce dont on ne souhaite pas pour lui il dira ke IOG est le commanditaire de ce geste saylac lughaya et Guerisa ont tjrs été et le resteront des terres issa alors pour une fois mr freeman arrete de regarder vers haramous
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#14 L'utilisateur est hors-ligne   freeman Icône

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Voir le messageMabrouka, le 03 February 2013 - 03:25 PM, dit :

Eh mec arrete de faire la morale tout le temps c'est juste insuportable, si y a bien un raciste ici c'est toi, qui sous couvert d'opposant à deux balles insulte à tout vas une tribu en l'occurence les mamassane comme si ils representaient à eux seul le gouvernement, la junte par ci, le dictateur par là c'est lourd un moment donné.L'auteur du post a d'une maniere juste rappeller des faits historique en nommant les choses directement sans sous entendu comme tu le fais hypocritement souvent. On sait que ces territoire ne vous concerne pas d'apres votre cousin DAF, c'est parfait donc arreter de jeter votre venin pour un debat digne et de verité.Nous on est des DJiboutiens et tout les territoire ISSAS nous concerne de l'Ethiopie, la somalie et jusqu'à DJibouti. Et malgré le bon sens dont tu crois en avoir la vertu, on a chacun de nous notre sensibilité à notre communauté, c'est sain et veridique. C'est souvent les moralistes comme toi qui sont les tribalistes le plus averés.


Eh soeur, tu me peux me traiter de tribaliste au tant des fois que tu veux, je sais au fond de toi qui est tribaliste!! Et, tu peux essayer de défendre la junte, tu sais qu'elle est indéfendable!
Pour le reste, il y a quelques choses qui ne colle pas dans ton discours que je viens de te mettre en gros! Justement voila le problème que ces certaines ont dans notre pays. Ils ont du mal à dissocier l'aspect nation djiboutienne et l'appartenance à une tribu.
Au tant que djiboutien, je n'ai pas à gérer le problème des pays limitrophes, je laisse aux responsables de ces pays de régler le problème des communautés de ces pays. Si, ces pays gèrent mal ou prennent partis à une des communautés, les responsables djiboutiens doivent revoir les relations avec ce pays ou territoire. Mais, pour donner ces genres de leçon morale aux autres pays de la corne d'afrique, il faudrait que djibouti soit exemplaire en matière de démocratie et des libertés individuelles ce qui n'est pas le cas actuellement dans notre pays.
Et, je suis entièrement d'accord avec DAF s'il a dit que son intention est pour l'instant vocalisé sur djibouti.

Au niveau communauté, et plus particulièrement, dans la communauté issa, il y a des responsables qui sont aptes à gérer ce problème et en premier chef l'ogass des issas et ses "goudis", ce n'est pas la junte qui doit s'y miser.
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#15 L'utilisateur est hors-ligne   freeman Icône

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Posté 03 février 2013 - 08:57

Voir le messageDIVAD, le 03 February 2013 - 05:13 PM, dit :

le bon samaritain ou plutot le faut samaritain le probleme avec notre ami freeman ce ke si un jour en pleine rue un fou le gifle ce dont on ne souhaite pas pour lui il dira ke IOG est le commanditaire de ce geste saylac lughaya et Guerisa ont tjrs été et le resteront des terres issa alors pour une fois mr freeman arrete de regarder vers haramous


Je vais aller dans ton sens, bien sûr temps qu'il est aux responsabilités du pays, si quelqu'un me gifle dans la rue à djibouti, çà sera la responsabilité d'iog car il est responsable de la sécurité des citoyens djiboutiens dont je fais parti!! :lol:

Pour le reste, la junte est responsable de ce qui se passe actuellement dans le territoire nord somalien, pour une raison très simple, c'est elle qui finance, la république autoproclamé de la "somaliland". Et, à mon avis, si tu finances un groupe et que ce groupe fasse des massacres, tu es responsable! Et, il faudra que la junte assume!

Ce message a été modifié par freeman - 03 février 2013 - 08:58 .

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