djibnet.com: La Voix De Djibouti Du 17 Juin 2012 -Edition No 124 - djibnet.com

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La Voix De Djibouti Du 17 Juin 2012 -Edition No 124 La Voix de Djibouti du 17 juin 2012 -Edition No 124 Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   watson Icône

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Posté 17 juin 2012 - 07:32


La Voix de Djibouti “LVD”

*****************
La Voix de Djibouti du 17 juin 2012 -Edition No 124




Nouvelles nationales
(Édition LVD écrite du dimanche 17 juin 2012)
Consultable aussi sur le blog http://lavoixdedjibouti.blogspot.com
et le site www.lavoixdedjibouti.com
Pour nos lecteurs de Djibouti, le site suivant permet de contourner la censure du régime http://lavoixdedjibouti.rsf.org



Atteintes à la liberté syndicale à Djibouti:
Embarrassé, Guelleh opte pour la chaise vide à la conférence de l'OIT



Depuis des années, l'Organisation internationale du travail (OIT) suit de près le dossier syndical à Djibouti où le régime piétine la liberté syndicale, notamment en déclarant illégaux les vrais syndicats et les vraies centrales syndicales, tout comme il piétine les autres libertés fondamentales. Depuis des années, il lui est demandé à chaque conférence annuelle de l'OIT de respecter les conventions internationales et ses propres engagements. Et depuis des années, le dictateur n'en fait rien, espérant que l'OIT finira par se lasser et fermer les yeux sur ses agissements liberticides. Mauvais calcul, car l'OIT ne peut fermer les yeux sur ce qui constitue sa raison même d'être, à savoir la liberté syndicale sans laquelle la notion de travail (libre) perd son sens. Ainsi, le suivi renforcé du dossier syndical de Djibouti a été renouvelé lors de la 100ème conférence annuelle de juin 2011 et le régime s'est vu demander pour fin 2011 de régler le problème de la représentativité, c'est-à-dire de laisser les travailleurs désigner leurs représentants et défendre leurs intérêts. Mais encore une fois, le dictateur Guelleh n'a rien fait. Aussi a-t-il purement et simplement demandé à son ministre du Travail, Ali Hassan Bahdon, de ne pas se rendre à la 101ème conférence annuelle qui s'est tenue du 30 mai au 14 juin 2012 et où il n'avait rien à proposer alors qu'il était attendu de pied ferme par l'OIT et les représentants légitimes des deux centrales syndicales, le secrétaire général de l'Union djiboutienne du travail (UDT), Adan Mohamed Abdou, et le premier secrétaire général adjoint de l'Union générale des travailleurs djiboutiens (UGTD), Mohamed Doubad Waiss. Sans oublier le secrétaire aux relations internationales de l'UDT, Hassan Cher Hared, exilé en Suisse. Pas même l'ambassadeur de Djibouti en Suisse et auprès des instances internationales là-bas, Mohamed-Siad Doualeh, n'a osé paraître à la conférence annuelle par peur du ridicule. Quant à l'affidé syndical Abdo Sikieh Dirieh, usurpateur du titre de secrétaire général de l'Union générale des travailleurs djiboutiens (UGTD), qui a voulu précéder la délégation dictatoriale à Génève, il a passé son temps à roder aux abords du lieu de la conférence faute de ministre dans la valise duquel se cacher pour entrer.
Avec cette absence qui vaut aveu de culpabilité, Guelleh est plus attendu que jamais par l'OIT sur le dossier syndical.

Djibouti-ville toujours en pénurie d'eau et d'électricité


Sous la malgouvernance de Guelleh, les années se suivent et se ressemblent à Djibouti. Vie chère, eau rare, coupures d'électricité, absence de démocratie, corruption, état de non-de droit...les choses vont de mal en pis. Ces jours-ci, délestages et pénurie d'eau défraient à nouveau la chronique dans les rues et sous les masures de Djibouti-ville, notre capitale. L'eau vient à manquer, comme le montre sa quête éperdue dans les quartiers populaires et populeux. Le peu d'eau disponible est siphonné par la minorité aisée (souvent proche du régime), minorité équipée de suppresseurs et dont certains membres n'hésitent pas à revendre à prix élevé le surplus ainsi capté. Indécent, pour ne pas dire plus. Quant à l'électricité, l'interconnexion avec le réseau éthiopien ne semble pas avoir mis fin à la pénurie puisque les délestages ont déjà repris. Avec leur lot de souffrances par ces temps de canicule.
Ainsi va Djibouti...sous Guelleh.

PK50: la société BIO ne ravitaille plus la population locale


Depuis quelques années, une société appelée BIO, créée par des natifs du coin, exploite à des fins lucratives le forage public du secteur PK50 non loin de Wea sur la Route nationale n°1 (RN1). Grâce à une concession accordée par l'ancien ministre de l'Agriculture et des Ressources hydrauliques, Abdoulkader Mohamed Kamil, aujourd'hui ministre de la Défense et candidat à la succession du Premier ministre Dileita Mohamed Dileita dont l'arrogante Première dame réclame la tête. Pour justifier cette concession, le ministre Kamil, que l'on dit indirectement associé à ladite société, a avancé que le Génie rural n'était plus en mesure de fournir du carburant au forage et que BIO s'engageait à ravitailler la population locale en eau gratuite. Seulement, BIO ne respecte plus son engagement: le niveau de l'eau ayant récemment baissé pour cause de sécheresse, la société a tourné le dos à la population, gardant pour ses ventes ce qui reste d'eau. Assoiffés, les habitants protestent contre cet égoïsme. Ils barrent notamment la RN1, bloquant la circulation vers l'Éthiopie comme vers le Sud de notre pays. A suivre.

Santé publique: un autre cas qui en dit long sur le délabrement


La Santé publique n'est plus que l'ombre d'elle-même à Djibouti sous le régime de Guelleh. On ne compte plus les cas tragiques qui en témoignent, c'est-à-dire les souffrances et autres morts par non-assistance médicale. Une dernière illustration en est donnée par ce qui est récemment arrivé à une jeune fille. Victime d'un accident de la circulation sur la Route d'Arta à hauteur de la Maternité Dar-El-Hanan, alors qu'elle se rendait à son travail vers 7 heures, elle n'a été évacuée qu'à 9 heures et demie vers l'hôpital général Peltier. Une fois sur place, elle a attendu vainement jusqu'à 14 heures et demie d'être soignée. De guerre lasse, sa famille a dû l'évacuer vers l'hôpital Al-Rahmane qui l'a traitée.


Le personnel de la Poste de Djibouti sans salaire


Le personnel de la Poste de Djibouti connaît chaque jour davantage le sort des agents djiboutiens du Chemin de fer djibouto-éthiopien (CDE). Les postiers ne sont pas payés depuis déjà quelques mois suite à la cessation par Djib-Télécom de son concours financier à l'Office de poste. Résultat: les postiers crient à la faim.

Les employés des Hydrocarbures protestent contre les arriérés de salaires


Les 200 employés de la Société internationale des Hydrocarbures de Djibouti (SIHD), société d'État, ne sont pas payés depuis deux mois (avril et mai). Comme d'autres salariés de l'administration centrale. N'en pouvant plus, ils ont protesté contre ces arriérés jeudi 14 juin 2012. Ils ont notamment crié leur colère chez le Premier ministre et le ministre des Finances. En vain, jusqu'ici.

Cheik Abdourahman privé de son salaire


La Voix de Djibouti vient d'être informée que le dictateur Guelleh a coupé son salaire de fonctionnaire à Abdourahman Bechir, religieux bien connu à Djibouti. Il s'agit d'une mesure de représailles liées aux prises de position démocratiques de Béchir, qui a déjà été fait «bras cassé», c'est-à-dire empêché d'exercer ses fonctions. Nous condamnons fermement ces persécutions et demandons que ce fonctionnaire soit rétabli dans tous ses droits.

Et, loin de cette misère, le dictateur Guelleh s'offre un nouveau yacht


Selon nos informations, le dictateur Ismaël Omar Guelleh vient de s'offrir un nouveau yacht pour son plaisir personnel. Il est bien plus luxueux et plus high tech que celui qu'il avait jusqu'ici. Ce, après avoir récemment remplacé son avion 727 par 767.
Le peuple peut mourir de faim et de soif, Guelleh reste tout tourné vers ses intérêts privés et ses petits plaisirs personnels.
Aux Djiboutiens de réagir.


Visé par la Première dame, le Premier ministre Dileita se rebelle


Ce n'est un secret pour personne, le Premier des ministres Dileita Mohamed Dileita n'est plus en odeur de sainteté auprès de l'arrogante Première dame, Kadra Mahamoud Haïd, à qui son dictateur de mari est incapable de dire non. Les ministres le savent et beaucoup le font sentir au premier d'entre eux. De sorte que les disputes se multiplient qui opposent Dileita à tel ou tel ministre. Lassé de cette situation, le sieur Dileita a fini par se rebeller. Mardi 12 juin 2012, il n'a pas voulu paraître au conseil des ministres. Résultat: ledit conseil des ministres a été purement et simplement annulé par le dictateur Guelleh. Comme quoi, la réaction contre l'arrogance n'est pas inutile.
A bon entendeur...

Football: le ministre Okieh prend le contrôle de la fédération de football


Peu après sa nomination du 12 mai 2011, le jeune ministre de la Jeunesse et des Sports, Djama Elmi Okieh, est entré en conflit avec le président de la Fédération nationale du football, le capitaine de gendarmerie Houssein Fadoul Dabar, par ailleurs membre dirigeant du conseil des fédérations de football d'Afrique centrale et orientale (CECAFA). Objectif du ministre ? Mettre la main sur la présidence de la fédération mais aussi et surtout sur ses sous. Déjà, en novembre 2011, le ministre a réussi, avec le soutien du dictateur Guelleh qui n'apprécie pas que Fadoul fasse valoir ses prérogatives, à mettre aux arrêts le capitaine de gendarmerie. Il vient de lui assener le coup de grâce en imposant un de ses protégés à la présidence de la Fédération nationale de football lors d'un simulacre d'élection tenu lundi 11 juin 2012 en l'absence de Fadoul éloigné à Doumeira à la frontière djibouto- érythréenne.
La FIFA rejette ce coup de force contre le président de la FIFA. Soit un embarras de plus pour le dictateur Guelleh.
Signalons que Houssein Fadoul Dabar a intégré début avril 2012 la Commission de développement de la Fédération internationale de football association (FIFA), qui est une instance fort importante. Soit une première dans l'histoire footballistique de Djibouti.

Abdourahman Tx: entre conflit de compétence et course aux sous


Le nouveau «maire» de Djibouti, le jeune dignitaire Abdourahman Mohamed Guelleh dit Abdourahman Tx, ne perd décidément pas de temps pour s'assurer d'une parcelle de pouvoir et d'une terre généreuse en sous. Il court donc dans tous les sens au risque de se heurter à de solides mûrs d'enceinte ou de tomber sur tel ou tel os. C'est ainsi que, après la querelle avec le ministre des Finances, Ilyas Moussa Dawaleh, au sujet des quittances qu'il a émises pour lever les taxes locales (Cf notre édition du 10 juin 2012), il se heurte au ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, Hassan Darar Houffaneh, à propos d'une parcelle de terrain. Cette parcelle, ledit «maire» l'a attribuée à un de ses proches devant la brigade de la gendarmerie de Balbala Cheik Moussa. Mais, même s'il s'est empressé de bâtir la parcelle, mal en a pris au protégé de Tx car les engins de la Voirie, qui relèvent du ministre de l'Intérieur, ont détruit ce qu'il a construit.

Trop pressé pour prendre le temps de réfléchir, et sous prétexte d'embellissement de la capitale en vue de la fête de l'Indépendance du 27 juin prochain, le jeune «maire» vient également de sommer les commerçants de la place, du moins les 50 les plus significatifs d'entre eux, de non seulement ravaler leurs façades mais aussi de lui remettre la somme de 300 000 francs Djibouti chacun. Inutile de dire que les commerçants n'apprécient pas cet assaut contre leurs sous. «Que compte-t-il faire de cet argent puisque c'est nous qui ravalons nos façades et que les rues sont déjà nettoyées par la Voirie ?» s'interrogent, agacés, les intéressés.

BCI: Ali Abayazid Moussa et son directeur général point inquiétés


Le directeur général adjoint de la Banque pour le commerce et l'industrie (BCI) Mer Rouge, banque dont l'État de Djibouti est actionnaire à 33%, Ali Abayazid Moussa, par ailleurs neveu de l'ancien ministre et ancien ambassadeur de Guelleh à Bruxelles, Mohamed Moussa Chehem, n'a finalement pas été inquiété par le régime. Pas plus que son directeur général, le franco-mauritanien Ould Amar Yahya. Ils n'ont pas été inquiétés en dépit de la découverte de complicités dans des détournements d'argent public du Fonds Sida via la BCI par l'enquête de gendarmerie qui valu une mise aux arrêts au patron de cette institution, le colonel Zakaria Hassan Aden. Pour qui connaît le régime djiboutien, cette impunité n'est point étonnante car les deux hommes sont protégés par le couple dictatorial à travers le gouverneur de la banque centrale de Djibouti, Djama Mahamoud Haid, qui n'est autre que le frère de la Première dame.

Rien ne va plus à la société Djibsat



Les actionnaires de la société Djibsat, à savoir la Radiotélévision de Djibouti (RTD) et deux opérateurs privés proches du régime (l'un protégé par la Première et l'autre par le dictateur), sont dans tous leurs états. Pourquoi ? Ils ne parviennent pas à se défaire de celle qu'ils ont nommée à la direction de leur société et qu'ils soupçonnent de malversations. Laquelle est une protégée de la Première dame dont elle graisserait les pattes.
Parmi les bizarreries en cours à Djibsat, figure le paiement par la RTD de certains frais de fonctionnement de cette société de droit privé, apprend-on.

Des détenus politiques croupissent encore en prison à Djibouti


Si cinq des détenus politiques (Hassan Amine Ahmed, Ismaël Hassan Aden dit Madheedh, Ismaël Abdillahi Doualeh dit Sitiin, Abdi Osman dit Indabuur et Idriss Mohamed Hamadou) qui croupissaient à la sinistre prison centrale de Gabode depuis août 2011 ont été libérés, si le juge Mohamed Souleiman Cheik Moussa, incarcéré en 2012, a été mis en liberté provisoire, le régime n'en détient pas moins encore des prisonniers politiques. Ces personnes qui croupissent toujours à la sinistre prison de Gabode pour des raisons politiques, sont:

-Mohamed Hassan Robleh, militant du parti d'opposition MRD (Mouvement pour le renouveau démocratique et le Développement), et Adan Mahamoud Awaleh, interpellés le 25 février 2011 à Djibouti-ville et torturés;
-Mohamed Ahmed dit Jabha du mouvement armé d'opposition FRUD (Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie), interpelé en mai 2010 au nord du pays et torturé ;
-Mohamed Ahmed Abdillahi, opposant et frère de l’opposant Mahdi Ahmed Abdillahi (mort le 14 avril 2009 à Gabode), interpelé en mars 2009 à Djibouti-ville, torturé et condamné à 5 ans de prison en juin 2010;
-Hamoud Elmi Ahmed dit Gedaleh, militant du parti d'opposition UDJ (Union pour la démocratie et la Justice), interpellé en février 2011 et torturé.


Appel à manifester à Bruxelles contre la dictature de Guelleh


A l'appel du Congrès Djiboutien pour la solidarité (CDS), une organisation de la société civile djiboutienne exilée que préside Ismaël Bouh Robleh, aura lieu une manifestation des démocrates djiboutiens en exil contre la dictature d'Ismaël Omar Guelleh le 23 juin 2012 à Bruxelles. Voici le texte de cet appel à manifester.
«A quelques jours du 35ème anniversaire de l'accession de notre pays à l'Indépendance, et après concertation avec les principales forces politiques djiboutiennes d'opposition membres de la CNDD, de l'UAD, de l'UMD ainsi que d'autres, le CDS (société civile) lance un appel à manifester le samedi 23 juin 2012 de 14 heures à 16 heures à Bruxelles devant les Institutions Européennes, Rond Point Schuman. Métro: Schuman.

Cette manifestation a pour but de redire NON à la dictature d'Ismaël Omar Guelleh (IOG). NON à la confiscation de l'État et à la répression arbitraire. NON aux violations massives des droits de l'Homme et au déni de démocratie. NON à la logique du parti unique et aux mascarades électorales. NON à l'accaparement mafieux de l'économie et à la misère sociale. NON aux risques d'une nouvelle guerre civile. OUI à la paix. OUI à la justice. OUI à de vraies réformes démocratiques. OUI à de vraies élections.

Démocrates djiboutiens et amis démocrates de Djibouti sont attendus nombreux à cette action de masse.»
Parmi les personnalités politiques qui soutiennent cet appel à manifester à Bruxelles, figurent Daher Ahmed Farah, qui est exilé en Belgique, mais aussi Abdourahman Boreh, Mohamed Kadamy Youssouf, Mohamed Moussa Aïnache, Ismaël Guedi Hared, Mohamed Daoud Chehem et Aden Robleh Awaleh.

Ce message a été modifié par watson - 17 juin 2012 - 07:36 .

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#2 L'utilisateur est hors-ligne   thorgal Icône

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Posté 18 juin 2012 - 02:23

En rèsumer, rien change sous le soleil de Djibouti...
B)
"Le boeuf est lent..
Mais la terre est patiente"
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#3 L'utilisateur est hors-ligne   verite Icône

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Posté 20 juin 2012 - 02:27

Voir le messagewatson, le 17 June 2012 - 05:32 PM, dit :


La Voix de Djibouti “LVD”

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La Voix de Djibouti du 17 juin 2012 -Edition No 124




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et le site www.lavoixdedjibouti.com
Pour nos lecteurs de Djibouti, le site suivant permet de contourner la censure du régime http://lavoixdedjibouti.rsf.org



Atteintes à la liberté syndicale à Djibouti:
Embarrassé, Guelleh opte pour la chaise vide à la conférence de l'OIT



Depuis des années, l'Organisation internationale du travail (OIT) suit de près le dossier syndical à Djibouti où le régime piétine la liberté syndicale, notamment en déclarant illégaux les vrais syndicats et les vraies centrales syndicales, tout comme il piétine les autres libertés fondamentales. Depuis des années, il lui est demandé à chaque conférence annuelle de l'OIT de respecter les conventions internationales et ses propres engagements. Et depuis des années, le dictateur n'en fait rien, espérant que l'OIT finira par se lasser et fermer les yeux sur ses agissements liberticides. Mauvais calcul, car l'OIT ne peut fermer les yeux sur ce qui constitue sa raison même d'être, à savoir la liberté syndicale sans laquelle la notion de travail (libre) perd son sens. Ainsi, le suivi renforcé du dossier syndical de Djibouti a été renouvelé lors de la 100ème conférence annuelle de juin 2011 et le régime s'est vu demander pour fin 2011 de régler le problème de la représentativité, c'est-à-dire de laisser les travailleurs désigner leurs représentants et défendre leurs intérêts. Mais encore une fois, le dictateur Guelleh n'a rien fait. Aussi a-t-il purement et simplement demandé à son ministre du Travail, Ali Hassan Bahdon, de ne pas se rendre à la 101ème conférence annuelle qui s'est tenue du 30 mai au 14 juin 2012 et où il n'avait rien à proposer alors qu'il était attendu de pied ferme par l'OIT et les représentants légitimes des deux centrales syndicales, le secrétaire général de l'Union djiboutienne du travail (UDT), Adan Mohamed Abdou, et le premier secrétaire général adjoint de l'Union générale des travailleurs djiboutiens (UGTD), Mohamed Doubad Waiss. Sans oublier le secrétaire aux relations internationales de l'UDT, Hassan Cher Hared, exilé en Suisse. Pas même l'ambassadeur de Djibouti en Suisse et auprès des instances internationales là-bas, Mohamed-Siad Doualeh, n'a osé paraître à la conférence annuelle par peur du ridicule. Quant à l'affidé syndical Abdo Sikieh Dirieh, usurpateur du titre de secrétaire général de l'Union générale des travailleurs djiboutiens (UGTD), qui a voulu précéder la délégation dictatoriale à Génève, il a passé son temps à roder aux abords du lieu de la conférence faute de ministre dans la valise duquel se cacher pour entrer.
Avec cette absence qui vaut aveu de culpabilité, Guelleh est plus attendu que jamais par l'OIT sur le dossier syndical.

Djibouti-ville toujours en pénurie d'eau et d'électricité


Sous la malgouvernance de Guelleh, les années se suivent et se ressemblent à Djibouti. Vie chère, eau rare, coupures d'électricité, absence de démocratie, corruption, état de non-de droit...les choses vont de mal en pis. Ces jours-ci, délestages et pénurie d'eau défraient à nouveau la chronique dans les rues et sous les masures de Djibouti-ville, notre capitale. L'eau vient à manquer, comme le montre sa quête éperdue dans les quartiers populaires et populeux. Le peu d'eau disponible est siphonné par la minorité aisée (souvent proche du régime), minorité équipée de suppresseurs et dont certains membres n'hésitent pas à revendre à prix élevé le surplus ainsi capté. Indécent, pour ne pas dire plus. Quant à l'électricité, l'interconnexion avec le réseau éthiopien ne semble pas avoir mis fin à la pénurie puisque les délestages ont déjà repris. Avec leur lot de souffrances par ces temps de canicule.
Ainsi va Djibouti...sous Guelleh.

PK50: la société BIO ne ravitaille plus la population locale


Depuis quelques années, une société appelée BIO, créée par des natifs du coin, exploite à des fins lucratives le forage public du secteur PK50 non loin de Wea sur la Route nationale n°1 (RN1). Grâce à une concession accordée par l'ancien ministre de l'Agriculture et des Ressources hydrauliques, Abdoulkader Mohamed Kamil, aujourd'hui ministre de la Défense et candidat à la succession du Premier ministre Dileita Mohamed Dileita dont l'arrogante Première dame réclame la tête. Pour justifier cette concession, le ministre Kamil, que l'on dit indirectement associé à ladite société, a avancé que le Génie rural n'était plus en mesure de fournir du carburant au forage et que BIO s'engageait à ravitailler la population locale en eau gratuite. Seulement, BIO ne respecte plus son engagement: le niveau de l'eau ayant récemment baissé pour cause de sécheresse, la société a tourné le dos à la population, gardant pour ses ventes ce qui reste d'eau. Assoiffés, les habitants protestent contre cet égoïsme. Ils barrent notamment la RN1, bloquant la circulation vers l'Éthiopie comme vers le Sud de notre pays. A suivre.

Santé publique: un autre cas qui en dit long sur le délabrement


La Santé publique n'est plus que l'ombre d'elle-même à Djibouti sous le régime de Guelleh. On ne compte plus les cas tragiques qui en témoignent, c'est-à-dire les souffrances et autres morts par non-assistance médicale. Une dernière illustration en est donnée par ce qui est récemment arrivé à une jeune fille. Victime d'un accident de la circulation sur la Route d'Arta à hauteur de la Maternité Dar-El-Hanan, alors qu'elle se rendait à son travail vers 7 heures, elle n'a été évacuée qu'à 9 heures et demie vers l'hôpital général Peltier. Une fois sur place, elle a attendu vainement jusqu'à 14 heures et demie d'être soignée. De guerre lasse, sa famille a dû l'évacuer vers l'hôpital Al-Rahmane qui l'a traitée.


Le personnel de la Poste de Djibouti sans salaire


Le personnel de la Poste de Djibouti connaît chaque jour davantage le sort des agents djiboutiens du Chemin de fer djibouto-éthiopien (CDE). Les postiers ne sont pas payés depuis déjà quelques mois suite à la cessation par Djib-Télécom de son concours financier à l'Office de poste. Résultat: les postiers crient à la faim.

Les employés des Hydrocarbures protestent contre les arriérés de salaires


Les 200 employés de la Société internationale des Hydrocarbures de Djibouti (SIHD), société d'État, ne sont pas payés depuis deux mois (avril et mai). Comme d'autres salariés de l'administration centrale. N'en pouvant plus, ils ont protesté contre ces arriérés jeudi 14 juin 2012. Ils ont notamment crié leur colère chez le Premier ministre et le ministre des Finances. En vain, jusqu'ici.

Cheik Abdourahman privé de son salaire


La Voix de Djibouti vient d'être informée que le dictateur Guelleh a coupé son salaire de fonctionnaire à Abdourahman Bechir, religieux bien connu à Djibouti. Il s'agit d'une mesure de représailles liées aux prises de position démocratiques de Béchir, qui a déjà été fait «bras cassé», c'est-à-dire empêché d'exercer ses fonctions. Nous condamnons fermement ces persécutions et demandons que ce fonctionnaire soit rétabli dans tous ses droits.

Et, loin de cette misère, le dictateur Guelleh s'offre un nouveau yacht


Selon nos informations, le dictateur Ismaël Omar Guelleh vient de s'offrir un nouveau yacht pour son plaisir personnel. Il est bien plus luxueux et plus high tech que celui qu'il avait jusqu'ici. Ce, après avoir récemment remplacé son avion 727 par 767.
Le peuple peut mourir de faim et de soif, Guelleh reste tout tourné vers ses intérêts privés et ses petits plaisirs personnels.
Aux Djiboutiens de réagir.


Visé par la Première dame, le Premier ministre Dileita se rebelle


Ce n'est un secret pour personne, le Premier des ministres Dileita Mohamed Dileita n'est plus en odeur de sainteté auprès de l'arrogante Première dame, Kadra Mahamoud Haïd, à qui son dictateur de mari est incapable de dire non. Les ministres le savent et beaucoup le font sentir au premier d'entre eux. De sorte que les disputes se multiplient qui opposent Dileita à tel ou tel ministre. Lassé de cette situation, le sieur Dileita a fini par se rebeller. Mardi 12 juin 2012, il n'a pas voulu paraître au conseil des ministres. Résultat: ledit conseil des ministres a été purement et simplement annulé par le dictateur Guelleh. Comme quoi, la réaction contre l'arrogance n'est pas inutile.
A bon entendeur...

Football: le ministre Okieh prend le contrôle de la fédération de football


Peu après sa nomination du 12 mai 2011, le jeune ministre de la Jeunesse et des Sports, Djama Elmi Okieh, est entré en conflit avec le président de la Fédération nationale du football, le capitaine de gendarmerie Houssein Fadoul Dabar, par ailleurs membre dirigeant du conseil des fédérations de football d'Afrique centrale et orientale (CECAFA). Objectif du ministre ? Mettre la main sur la présidence de la fédération mais aussi et surtout sur ses sous. Déjà, en novembre 2011, le ministre a réussi, avec le soutien du dictateur Guelleh qui n'apprécie pas que Fadoul fasse valoir ses prérogatives, à mettre aux arrêts le capitaine de gendarmerie. Il vient de lui assener le coup de grâce en imposant un de ses protégés à la présidence de la Fédération nationale de football lors d'un simulacre d'élection tenu lundi 11 juin 2012 en l'absence de Fadoul éloigné à Doumeira à la frontière djibouto- érythréenne.
La FIFA rejette ce coup de force contre le président de la FIFA. Soit un embarras de plus pour le dictateur Guelleh.
Signalons que Houssein Fadoul Dabar a intégré début avril 2012 la Commission de développement de la Fédération internationale de football association (FIFA), qui est une instance fort importante. Soit une première dans l'histoire footballistique de Djibouti.

Abdourahman Tx: entre conflit de compétence et course aux sous


Le nouveau «maire» de Djibouti, le jeune dignitaire Abdourahman Mohamed Guelleh dit Abdourahman Tx, ne perd décidément pas de temps pour s'assurer d'une parcelle de pouvoir et d'une terre généreuse en sous. Il court donc dans tous les sens au risque de se heurter à de solides mûrs d'enceinte ou de tomber sur tel ou tel os. C'est ainsi que, après la querelle avec le ministre des Finances, Ilyas Moussa Dawaleh, au sujet des quittances qu'il a émises pour lever les taxes locales (Cf notre édition du 10 juin 2012), il se heurte au ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, Hassan Darar Houffaneh, à propos d'une parcelle de terrain. Cette parcelle, ledit «maire» l'a attribuée à un de ses proches devant la brigade de la gendarmerie de Balbala Cheik Moussa. Mais, même s'il s'est empressé de bâtir la parcelle, mal en a pris au protégé de Tx car les engins de la Voirie, qui relèvent du ministre de l'Intérieur, ont détruit ce qu'il a construit.

Trop pressé pour prendre le temps de réfléchir, et sous prétexte d'embellissement de la capitale en vue de la fête de l'Indépendance du 27 juin prochain, le jeune «maire» vient également de sommer les commerçants de la place, du moins les 50 les plus significatifs d'entre eux, de non seulement ravaler leurs façades mais aussi de lui remettre la somme de 300 000 francs Djibouti chacun. Inutile de dire que les commerçants n'apprécient pas cet assaut contre leurs sous. «Que compte-t-il faire de cet argent puisque c'est nous qui ravalons nos façades et que les rues sont déjà nettoyées par la Voirie ?» s'interrogent, agacés, les intéressés.

BCI: Ali Abayazid Moussa et son directeur général point inquiétés


Le directeur général adjoint de la Banque pour le commerce et l'industrie (BCI) Mer Rouge, banque dont l'État de Djibouti est actionnaire à 33%, Ali Abayazid Moussa, par ailleurs neveu de l'ancien ministre et ancien ambassadeur de Guelleh à Bruxelles, Mohamed Moussa Chehem, n'a finalement pas été inquiété par le régime. Pas plus que son directeur général, le franco-mauritanien Ould Amar Yahya. Ils n'ont pas été inquiétés en dépit de la découverte de complicités dans des détournements d'argent public du Fonds Sida via la BCI par l'enquête de gendarmerie qui valu une mise aux arrêts au patron de cette institution, le colonel Zakaria Hassan Aden. Pour qui connaît le régime djiboutien, cette impunité n'est point étonnante car les deux hommes sont protégés par le couple dictatorial à travers le gouverneur de la banque centrale de Djibouti, Djama Mahamoud Haid, qui n'est autre que le frère de la Première dame.

Rien ne va plus à la société Djibsat



Les actionnaires de la société Djibsat, à savoir la Radiotélévision de Djibouti (RTD) et deux opérateurs privés proches du régime (l'un protégé par la Première et l'autre par le dictateur), sont dans tous leurs états. Pourquoi ? Ils ne parviennent pas à se défaire de celle qu'ils ont nommée à la direction de leur société et qu'ils soupçonnent de malversations. Laquelle est une protégée de la Première dame dont elle graisserait les pattes.
Parmi les bizarreries en cours à Djibsat, figure le paiement par la RTD de certains frais de fonctionnement de cette société de droit privé, apprend-on.

Des détenus politiques croupissent encore en prison à Djibouti


Si cinq des détenus politiques (Hassan Amine Ahmed, Ismaël Hassan Aden dit Madheedh, Ismaël Abdillahi Doualeh dit Sitiin, Abdi Osman dit Indabuur et Idriss Mohamed Hamadou) qui croupissaient à la sinistre prison centrale de Gabode depuis août 2011 ont été libérés, si le juge Mohamed Souleiman Cheik Moussa, incarcéré en 2012, a été mis en liberté provisoire, le régime n'en détient pas moins encore des prisonniers politiques. Ces personnes qui croupissent toujours à la sinistre prison de Gabode pour des raisons politiques, sont:

-Mohamed Hassan Robleh, militant du parti d'opposition MRD (Mouvement pour le renouveau démocratique et le Développement), et Adan Mahamoud Awaleh, interpellés le 25 février 2011 à Djibouti-ville et torturés;
-Mohamed Ahmed dit Jabha du mouvement armé d'opposition FRUD (Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie), interpelé en mai 2010 au nord du pays et torturé ;
-Mohamed Ahmed Abdillahi, opposant et frère de l’opposant Mahdi Ahmed Abdillahi (mort le 14 avril 2009 à Gabode), interpelé en mars 2009 à Djibouti-ville, torturé et condamné à 5 ans de prison en juin 2010;
-Hamoud Elmi Ahmed dit Gedaleh, militant du parti d'opposition UDJ (Union pour la démocratie et la Justice), interpellé en février 2011 et torturé.


Appel à manifester à Bruxelles contre la dictature de Guelleh


A l'appel du Congrès Djiboutien pour la solidarité (CDS), une organisation de la société civile djiboutienne exilée que préside Ismaël Bouh Robleh, aura lieu une manifestation des démocrates djiboutiens en exil contre la dictature d'Ismaël Omar Guelleh le 23 juin 2012 à Bruxelles. Voici le texte de cet appel à manifester.
«A quelques jours du 35ème anniversaire de l'accession de notre pays à l'Indépendance, et après concertation avec les principales forces politiques djiboutiennes d'opposition membres de la CNDD, de l'UAD, de l'UMD ainsi que d'autres, le CDS (société civile) lance un appel à manifester le samedi 23 juin 2012 de 14 heures à 16 heures à Bruxelles devant les Institutions Européennes, Rond Point Schuman. Métro: Schuman.

Cette manifestation a pour but de redire NON à la dictature d'Ismaël Omar Guelleh (IOG). NON à la confiscation de l'État et à la répression arbitraire. NON aux violations massives des droits de l'Homme et au déni de démocratie. NON à la logique du parti unique et aux mascarades électorales. NON à l'accaparement mafieux de l'économie et à la misère sociale. NON aux risques d'une nouvelle guerre civile. OUI à la paix. OUI à la justice. OUI à de vraies réformes démocratiques. OUI à de vraies élections.

Démocrates djiboutiens et amis démocrates de Djibouti sont attendus nombreux à cette action de masse.»
Parmi les personnalités politiques qui soutiennent cet appel à manifester à Bruxelles, figurent Daher Ahmed Farah, qui est exilé en Belgique, mais aussi Abdourahman Boreh, Mohamed Kadamy Youssouf, Mohamed Moussa Aïnache, Ismaël Guedi Hared, Mohamed Daoud Chehem et Aden Robleh Awaleh.


Wi DAF, finissons avec le dictateur comme Moubarak, ouuuuh, qui veut rire avec moi. 27 juin 2012, c'est bien ton défilé hein mon ptit gros.
Toute la science est basée sur l'impression que les choses sont vraiment telles qu'elles nous apparaissent, mais un peu de réflexion nous fait comprendre l'erreur de cette supposition, car l'aspect des choses ne dépend pas seulement de ce qu'elles sont réellement à nos yeux. Le plus grand obstacle que rencontre l'individu sur son sentier de l'évolution est d'abandonner cette croyance erronée. Il doit considérer les choses non pas d'un point de vue relatif donné par son ego limité mais comme provenant de l'Infini et de l'absolu.
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   verite Icône

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Posté 20 juin 2012 - 02:34

Voir le messageverite, le 20 June 2012 - 12:27 AM, dit :

Wi DAF, finissons avec le dictateur comme Moubarak, ouuuuh, qui veut rire avec moi. 27 juin 2012, c'est bien ton défilé hein mon ptit gros.


Anaa holleh, war han iska dabno raga, dintooda wassoyin.
Toute la science est basée sur l'impression que les choses sont vraiment telles qu'elles nous apparaissent, mais un peu de réflexion nous fait comprendre l'erreur de cette supposition, car l'aspect des choses ne dépend pas seulement de ce qu'elles sont réellement à nos yeux. Le plus grand obstacle que rencontre l'individu sur son sentier de l'évolution est d'abandonner cette croyance erronée. Il doit considérer les choses non pas d'un point de vue relatif donné par son ego limité mais comme provenant de l'Infini et de l'absolu.
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#5 L'utilisateur est hors-ligne   ELMI_ Icône

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Posté 07 octobre 2018 - 08:34

« Je m’en irait 2016 »il faut lire le calendrier
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