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A Londres, Le Président Guelleh Exprime Sa Vision De L’Avenir De La S Noter : -----

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Posté 27 février 2012 - 01:24

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A Londres, le Président exprime sa vision de l’avenir de la Somalie

Le président Ismaïl Omar Guelleh- qui a regagné le pays vendredi soir- a prononcé jeudi dernier à Londres un important discours lors de la conférence internationale sur la Somalie organisée dans la capitale britannique. Il n’a pas manqué de féliciter le gouvernement britannique pour ses efforts en vue de permettre une sortie de crise rapide en Somalie. Son discours, qui était très attendu en raison de sa connaissance particulière du dossier somalien, a porté sur l’avenir des institutions somaliennes et la nécessité de permettre à ce pays de mettre en place ses propres forces armées. Il a plaidé pour un renforcement de l’AMISOM afin qu’elle puisse remplir pleinement ses missions.

Après avoir participé jeudi dernier à Londres à la conférence internationale sur la Somalie, le président Ismaïl Omar Guelleh a regagné la capitale vendredi dernier vers 22 heures. Une cinquantaine de pays et autant d’organisations internationales ont été représentés au Lancaster House de Londres où a eu lieu la Conférence.

Et le discours du président Ismaïl Omar Guelleh était attendu puisqu’au cours des dix dernières années, le chef de l’Etat djiboutien n’a eu de cesse d’alerter la communauté internationale sur la gravité de la situation dans ce pays et sur l’impérieuse nécessité d’agir au plus vite.

Et cette conférence de Londres a été précédée, rappelons-le, du processus de paix dit de Djibouti qui a permis, en 2008, la signature d’un accord de paix entre le Gouvernement somalien de Transition et les forces de l’Alliance pour la (re) libération de la Somalie.

Dans son discours devant les délégués d’une cinquantaine de pays, le Président a d’emblée tenu à remercier le Premier ministre britannique David Cameron d’avoir initié et concrétisé une telle conférence, une conférence inédite à maints égards.

Il a applaudi le caractère unique de cette conférence qui, pour la première fois en deux décennies, a réuni une part importante de la communauté internationale autour d’un seul et même leitmotiv : mettre enfin un terme à la tragédie somalienne.

«Si je suis là aujourd’hui, c’est parce que je suis convaincu que cette conférence se propose de réaliser une nouvelle approche de la question somalienne», a dit le Chef de l’Etat.

Tout en rappelant la contribution de Djibouti qui a envoyé des troupes pour renforcer la mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM), M. Ismaïl Omar Guelleh a plaidé pour que la communauté internationale puisse apporter davantage un appui financier et logistique à l’AMISOM afin de lui permettre de remplir pleinement sa mission dans ce pays.

Il a par ailleurs sollicité pour la Somalie un appui international destiné à lui permettre, in fine, de développer ses propres forces de sécurité. Sortir la Somalie de l’ impasse politique et militaire. Au cours de la Conférence de Londres, de nombreux engagements ont été pris.

Selon les termes du communiqué final, la communauté internationale s'est engagée à donner un nouvel élan au processus politique, à renforcer la Force Africaine de maintien de la Paix en Somalie, ‘’l’'Amisom’’, et à mieux coordonner l'assistance humanitaire.

Elle promet également d'aider le pays à former ses forces de sécurité et à intensifier les actions contre les pirates et le terrorisme. Une réunion de suivi est prévue en juin prochain à Istanbul.

Les shebab reculent sous la pression militaire, les attaques de pirates ont diminué et la Somalie est officiellement sortie de l'état de famine. Les participants à la conférence de Londres ont convenu de l'urgence de renforcer ces fragiles progrès.

Sur le plan sécuritaire, selon eux, cela passe par une intensification de la lutte contre les combattants islamistes en offrant notamment davantage de moyens à la force de l'Union africaine.

Cette fois-ci, la communauté internationale semble s’être mobilisée pour ne plus rester indifférente au problème somalien. Et afin d’éviter que la conférence ne se transforme en une simple réunion de donateurs, elle a tenté de tracer un avenir politique au pays.

Elle entend tourner la page des institutions de transition et pousser les Somaliens à se doter d’un nouveau projet en vue de créer un Etat fédéral représentatif qui succéderait à l’actuel Gouvernement Fédéral de Transition (TFG) dont le mandat expire fin août 2012.

Des sanctions ont été prévues par l’ONU contre les acteurs somaliens qui pourraient retarder l’installation des nouvelles autorités. Les Shebabs en porte-à-faux à toute solution. Reste que la réorganisation d’un Etat en Somalie passe aussi par la volonté de résoudre des différends locaux, allant de la propriété terrienne à des rivalités claniques qui sont loin d’être réglées.

Reste aussi la question des shebabs qui sont les grands absents de cette conférence internationale, inédite par son ampleur ; ces derniers, même affaiblis militairement, ont refusé d’entreprendre le moindre dialogue avec le Gouvernement Fédéral de Transition.

Ils ont par contre déclaré leur allégeance à ‘’Al-Qaïda’’, se mettant ainsi en porte à faux à toute solution devant mettre un terme au conflit.

A la veille de cette conférence internationale de Londres, le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé, le mercredi 22 février, à l’unanimité, une résolution portant sur une augmentation des effectifs de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom) qui atteindra un maximum de 17 731 hommes.

Les 5 000 soldats kényans, déjà engagés sur le terrain somalien depuis octobre 2011, pourront ainsi intégrer l’Amisom. Cette augmentation des effectifs implique également un accroissement du budget qui devra passer de 300 à 550 millions de dollars par an.

L’opération militaire en Somalie, conduite par l’Union africaine est financée par l'ONU - l'Union européenne étant le principal bailleur de fonds.
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