djibnet.com: La Voix De Djibouti Du 26 Février 2012 -Edition No 108 - djibnet.com

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La Voix De Djibouti Du 26 Février 2012 -Edition No 108 La Voix de Djibouti du 26 février 2012 -Edition No 108 Noter : -----

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Posté 27 février 2012 - 01:13


La Voix de Djibouti “LVD”

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La Voix de Djibouti du 26 février 2012 -Edition No 108

www.lavoixdedjibouti.com

Nouvelles nationales de Djibouti


Échec de la visite du dictateur Guelleh à Londres


Le dictateur Guelleh s'est rendu à Londres en fanfare à bord de son avion dit présidentiel et en compagnie d'une foule de courtisans. Il venait avec la ferme intention de jouer les vedettes dans la conférence sur la Somalie du 23 février 2012. En vain. Les organisateurs britanniques de la conférence l'ont relégué au second plan. Il n'a eu droit qu'à son siège et à deux autres places. Out, garde de corps et autres courtisans à meubler.
De plus, les démocrates djiboutiens exilés au Royaume Uni et de nombreux Somaliens ont manifesté contre cette présence dictatoriale à Londres. Au point que le petit dictateur qu'il est, a dû se calfeutrer dans une salle d'hôtel pour rencontrer quelques clients expatriés qu'il a payés pour chanter à sa gloriole.

18 février 2012: La Répression de Guelleh a tué à Balbala


Comme nous l'avons écrit dans ces colonnes, le 18 février 2012 a vu une protestation populaire contre la dictature de Guelleh, notamment à Balbala. Pour la réprimer, le dictateur a déployé tous ses sbires. C'est ainsi qu'à Balbala un véhicule de marque Landrover de la mal nommée garde républicaine (GR) de Guelleh a écrasé à mort un paisible habitant. Cet événement tragique s'est produit près du lycée de Balbala où le véhicule de la GR était lancé à vive allure (140km/heure selon nos informations) à la poursuite d'opposants venus animer la manifestation anti-dictatoriale. Notre enquête se poursuit pour identifier cette victime.

Le 18-Février marqué malgré la répression


A l'appel de nombreux démocrates djiboutiens, le premier anniversaire de la manifestation historique du 18 février 2011 a été courageusement marqué dans notre pays. De nombreux Djiboutiens ont bravé la répression du régime, notamment dans la capitale. A Balbala, Arhiba et dans d'autres quartiers populaires, des démocrates sont descendus comme ils ont pu dans la rue. Ils ont brandi pancartes et banderoles anti-dictatoriales.
C'est dans l'après-midi du samedi 18 février 2012, après la journée de travail, que les manifestants ont choisi de crier leur ras-le-bol de la dictature.
Comme prévisible, la répression a frappé. Ainsi, le vice-président du Parti djiboutien pour le développement (PDD), Hassan Mohamed, a été arrêté par la police dans la capitale. Il est toujours détenu au moment où nous bouclons cette édition.
En ce 18 février 2012, le régime a vu que les Djboutiens étaient capables de courage.
La lutte continue.
Plus de trois cent personnes rendues sans abris à Balbala par Guelleh

Le dictateur a encore frappé à Balbala, ce concentré de quartiers populaires et populeux de la capitale. Jeudi 16 février 2012, toutes les masures proches du parc à bestiaux ont été rasées et plus de trois cent personnes ont été arrêtées et jetées en prison sur instructions du dictateur Guelleh. Il reproche à ces habitants d'être trop pauvres pour acquérir des parcelles de terrain et de les construire en dur.

Nouveaux détournements de fonds à DjibTélécom ?


Parmi les sociétés d'État et autres établissements publics que sucent le dictateur et ses proches, figure la société nationale des télécommunications, Djib-Télécom. Le dictateur, son envahissante épouse, le ministre de tutelle, la direction de la société, tout le monde se sert dans les caisses de Djib-Télécom. Sous couvert de marchés bidons et autres prestations fictives, voire sans le moindre prétexte.
Ces jours-ci, des informations concordantes font état de nouvelles ponctions sur les ressources de Djib-Télécom. A suivre.

Les nouvelles villas des ministres Tiji sortent déjà de terre à Haramouss


Les jeunes et diplômés ministres que le dictateur Guelleh a nommés le 12 mai 2011 dans la foulée de son auto-reconduction pour un troisième mandat anti-constitutionnel et présentés comme les redresseurs de la gestion publique, ont vite assimilé la logique du régime qui consiste à se servir au lieu de servir. Ils se sont mis à capter l'argent public à tout va. De sorte que les plus rapides d'entre eux font déjà surgir de terre des villas cossues du côté de Haramouss, près du palace de Guelleh. Sous l'œil approbateur du couple dictatorial.

Encore un immeuble volé par le couple dictatorial à l'État ?


Un ancien immeuble de l'armée dans la capitale, sur les rives du Boulevard de la République, immeuble appelé Marine pour avoir abrité le poste de commandement de la petite marine djiboutienne et les familles de quelques cadres militaires, a été récemment rasé. A la place, va bientôt être construit un nouvel immeuble que des témoignages concordants attribuent au couple dictatorial. Alors, encore une propriété publique volée ?

Le vol inaugural des nouveaux «élus» locaux d'Arta-Wea


Fidèles à leur maître et dictateur Ismaël Omar Guelleh, les pseudo-élus du district d'Arta-Wea, en place depuis seulement quelques semaines, se sont eux aussi empressés de voler. Ils ont ainsi détourné des vivres que leur a remis l'Office national d'assistance pour les réfugiés et sinistrés (ONARS) pour venir en aide aux populations frappées par la faim de leur région. Écoulés sur le marché, les vivres ont ainsi alimenté, non pas les ventres vides de leurs destinataires, mais les poches indignes de ces vrais faux élus. Telle hyène, tels petits.

Mahamoud Ali Youssouf, un ministre honteusement amnésique


«Il n'y a pas de prisonniers politiques à Djibouti; la liberté d'exp​ression existe; la torture n'a jamais été rapportée...; ces deux personnes (Farah Abadid Hildid et Houssein Robleh Dabar de la Voix de Djibouti arrêtés le 21 novembre 2011 et torturés) ne sont pas des journalistes mais deux personnes qui allaient vers l'Érythrée, ce sont deux expatriés vivant en Belgique avec de faux papiers et qui se sont fait passer pour des Somaliens pour demander l'asile; nous n'avons jamais interdit les journaux ni les organes de presse; lisez le rapport de Human Rights Watch...». Ce n'est pas un extraterrestre qui s'exprime ainsi mais le ministre des Affaires étrangères du dictateur Guelleh, un certain Mahamoud Ali Youssouf. Et ce ne sont pas là des propos off mais des paroles prononcées le 18 janvier 2012 au microphone et devant la caméra d'une chaîne de télévision internationale, Africa24 dans une édition de l'émission Le talk

Mon lien

Si le ridicule tuait, ce ministre et son maître Guelleh ne seraient plus de ce monde, tant ils se vautrent sans retenue dans le ridiculement faux. Le ministre peut-il nous dire depuis quand Farah Abadid Hildid et Houssein Robleh Dabar sont réfugiés en Belgique et quand ils ont tenté de se rendre en Érythrée via Djibouti ? Peut-il nous dire ce qu'il fait de ces détenus politiques qui croupissent à la prison centrale de Gabode ? Peut-il nous expliquer pourquoi l'accès des sites non gouvernementaux

(www.lavoixdedjibouti.com, www.mrd-djibouti.com, www.ardhd.org, etc. ) est bloqué à Djibouti ? Peut-il nous dire pourquoi il n'y a ni radio libre, ni télévision libre, ni titre de presse libre à Djibouti ? Que fait-il des actes de torture couramment subis par les démocrates djiboutiens, qu'ils soient opposants, défenseurs des droits humains, journalistes ou autres ?
Il est vrai que le ministre Mahamoud Ali Youssoud n'en est pas à son premier coup d'essai. Il lui est déjà arrivé de pousser le zèle jusqu'à nier l'existence du Phare de Balbala (Blikblik) à Djibouti lors d'une interview au service somali de la Voix de l'Amérique en mars 2011. Mais quand même ! Indignité, quand tu tiens...
Pour rafraichir la mémoire à ce ministre honteusement amnésique, voici les noms des détenus politiques de Gabode et deux textes de Human Rights Watch, une ONG qu'il invoque à l'appui de ses mensonges éhontés:


Détenus d'opinion: la prison centrale de Gabode ne désemplit pas

(Source la voix de Djibouti: www.lavoixdedjibouti.com )


Tandis que le dictateur Guelleh claironne qu'il n'y a pas de détenus politiques à Djibouti, la prison centrale de Gabode ne désemplit pas. Qu'il s'agisse de prisonniers politiques ou de personnes ayant protesté contre des abus de pouvoir, les Djiboutiens qui y croupissent sont sans cesse plus nombreux. Parmi ces détenus d'opinion, figurent:
-Mohamed Ahmed Abdillahi, opposant et frère de l’opposant Mahdi Ahmed Abdillahi (mort le 14 avril 2009 à la prison centrale de Gabode), interpelé en mars 2009 à Djibouti-ville, torturé et condamné à 5 ans de prison en juin 2010;
-Mohamed Hassan Robleh, militant du parti d'opposition MRD (Mouvement pour le renouveau démocratique et le Développement), et Adan Mahamoud Awaleh, interpellés le 25 février 2011 à Djibouti-ville et torturés;

-Hamoud Elmi Ahmed dit Gedaleh, militant du parti d'opposition UDJ (Union pour la démocratie et la Justice), interpellé en février 2011 et torturé;
-Mohamed Ahmed dit Jabha du mouvement armé d'opposition FRUD (Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie), interpelé en mai 2010 au nord du pays et torturé ;
-Hassan Amine Ahmed, défenseur des droits de l'Homme et membre du Parti djiboutien pour le développement (PDD), parti d'opposition, arrêté en août 2011;
-Ismaël Hassan Aden dit Madheedh et Ismaël Abdillahi Doualeh dit Sitiin, militants du Parti national démocratique (PND), parti d'opposition, tous deux arrêtés en août 2011;
-Abdi Osman dit Indabuur, membre du parti d'opposition UDJ, arrêté en août 2011;
-le magistrat Mohamed Souleiman Cheik Moussa, écarté de son métier puis emprisonné en novembre 2011 pour sa conscience professionnelle et ses opinions politiques;
Seul le grand artiste Abdi Robleh dit Qarshiile a été libéré. Il n'est autre que le compositeur de la musique de l'hymne nationale, arrêté en décembre 2011 avec beaucoup d'autres pour avoir protesté contre des abus de pouvoir du directeur d'Électricité de Djibouti, Djama Ali Guelleh.

Djibouti : Le gouvernement devrait autoriser les manifestations pacifiques
Les violences visant l’opposition peu avant les élections du 8 avril doivent cesser


Human rights watch (http://www.hrw.org)

(Londres, le 4 avril 2011) - Le gouvernement djiboutien devrait immédiatement mettre fin à la répression systématique qu'il mène à l'égard de l'opposition politique et de ceux qui émettent des critiques pacifiques, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch. Un scrutin présidentiel est prévu le 8 avril 2011, mais depuis le mois de février, le gouvernement a interdit toute manifestation et a procédé à des arrestations et poursuites arbitraires de manifestants pacifiques et de dirigeants de l'opposition.
«À l'approche des élections à Djibouti, le gouvernement a porté atteinte aux droits qui confèrent précisément à un scrutin son caractère libre et équitable », a expliqué Rona Peligal, directrice adjointe de la division Afrique de Human Rights Watch. « Les mouvements de contestation pacifiques organisés ailleurs dans la région ne justifient nullement le déni, par le gouvernement, des droits fondamentaux des citoyens. »
Depuis la dispersion, dans la violence, d'une manifestation pacifique organisée le 18 février et l'arrestation de dizaines de manifestants et de spectateurs, le gouvernement djiboutien a empêché à diverses reprises les rassemblements de contestataires. Les forces de sécurité ont réagi par la violence et procédé à des arrestations lorsque les manifestants ont quitté le périmètre assigné au rassemblement pour se diriger vers le stade national.
Le rassemblement du 18 février avait été convoqué pour protester contre un amendement à la constitution djiboutienne autorisant le Président Ismaël Omar Guelleh à briguer un troisième mandat le 8 avril. Les partis d'opposition s'élèvent également contre un système électoral opaque qui, à leurs yeux, privilégie injustement le président et son parti.

Parmi les personnes arrêtées le 18 février figurent trois dirigeants de partis de l'opposition politique qui ont été maintenus en garde à vue pendant un jour. Le gouvernement a ouvert des enquêtes judiciaires pour sédition à l'encontre de ces trois leaders mais ne les a pas inculpés. Plus de 100 personnes appréhendées ce jour-là ont été inculpées d'atteintes à l'intégrité physique ou psychique de la personne et de participation à une manifestation non autorisée.

Le 27 février, quelque 80 personnes ont été traduites devant un tribunal pour y être jugées. Après que le juge eut relaxé 40 accusés, les audiences ont été suspendues et le ministre de la Justice, Mohammed Barkat Abdillahi, a révoqué le juge et l'a remplacé. Des avocats de la défense ont signalé à Human Rights Watch que le nouveau juge s'était empressé de reconnaître coupables 25 accusés et les avait condamnés à des peines d'emprisonnement. Deux d'entre eux ont besoin de soins médicaux mais se sont vu refuser la visite d'un médecin. D'autres sont toujours incarcérés. Selon la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), principale organisation de défense des droits humains à Djibouti, ces détenus comptent parmi un total de 71 prisonniers politiques à Djibouti.

L'opposition avait prévu des actions de protestation chaque vendredi jusqu'à l'élection. Cependant, aucune manifestation n'a eu lieu le 25 février en raison d'une présence policière massive sur la place située près du stade national, lieu des manifestations précédentes, et dans la rue menant à la place. Le 3 mars, le ministre de l'Intérieur, Yacin Elmi Bouh, a refusé d'octroyer une autorisation de manifester le lendemain, invoquant les violences du 18 février.
Le 2 mars, le gouvernement a expulsé du pays Democracy International (DI). Cette organisation, qui envoie des missions internationales d'observation électorale et est financée par l'agence américaine pour le développement international USAID, avait fourni des experts au gouvernement djiboutien pour l'assister dans la préparation du scrutin. L'ordre d'expulsion accusait DI d'être une « organisation illégale » appuyant les activités « séditieuses » de l'opposition.

Le harcèlement de l'opposition se poursuit à l'approche du scrutin présidentiel, a déclaré Human Rights Watch. Le 11 mars, les autorités ont appréhendé quatre dirigeants de partis politiques et les ont emmenés comme par enchantement hors de la ville quelques heures avant la tenue d'une manifestation qu'ils avaient prévue plus tard dans la journée. Rien ne semble indiquer que le gouvernement avait obtenu des mandats d'arrestation. Les quatre dirigeants ont été libérés en début de soirée ; aucune manifestation n'a eu lieu en leur absence.

Les partis de l'opposition politique, faisant valoir que le gouvernement Guelleh a rendu impossible la tenue de tout scrutin démocratique, ont choisi de ne pas présenter de candidats à l'élection présidentielle, se livrant de fait à un boycott. Le gouvernement s'est servi de cette décision comme excuse pour refuser de délivrer des permis autorisant la tenue de rassemblements devant le siège de l'opposition le 25 mars. Même si les rassemblements étaient destinés à attirer l'attention sur ce que l'opposition considère être des politiques contestables plutôt qu'à soutenir un candidat, le Ministère de l'Intérieur a déclaré que seuls les partis présentant des candidats pouvaient organiser des rassemblements publics au cours des deux semaines de cycle électoral.
L'interdiction générale frappant les manifestations enfreint l'article 15 de la constitution djiboutienne, qui protège le droit à la liberté d'exp​ression. Elle viole également les articles 19 et 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel Djibouti est un État partie, qui consacrent le droit à la liberté d'exp​ression et le droit de réunion pacifique.
« Le harcèlement constant et les menaces répétées à l'encontre des leaders de l'opposition, ainsi que le refus de délivrer des autorisations de manifester, constituent des abus de pouvoir flagrants », a souligné Rona Peligal. « Manifester pacifiquement est un droit fondamental inhérent à toute société démocratique. »

Contexte
Depuis l'indépendance de Djibouti en 1977, la présidence du pays est assumée par une dynastie politique. En 1999, le Président Guelleh a succédé à son oncle, seule autre personne à avoir occupé la fonction de président. Guelleh a été réélu en 2005, alors que les partis de l'opposition boycottaient le scrutin, soutenant qu'ils n'auraient pu avoir librement accès à l'électorat et que le système électoral permettait aisément de frauder.
En avril 2005, immédiatement après sa réélection, Guelleh a déclaré au quotidien français Le Monde qu'il ne serait pas favorable à un amendement constitutionnel l'autorisant à assumer un troisième mandat. En 2008, la coalition de Guelleh a remporté tous les sièges au parlement djiboutien, après un nouveau boycott des élections par les partis d'opposition, ces derniers invoquant le caractère antidémocratique du système. En avril 2010, le parlement a modifié la constitution, abolissant la limitation du nombre de mandats.
À la suite de la décision de l'opposition de ne pas présenter de candidats contre Guelleh lors du prochain scrutin, seul un autre candidat reste en lice pour la présidentielle, l'ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohammed Warsama Raguah.
Fin 2010, DI a publié un rapport recommandant vivement au gouvernement de mettre sur pied une commission électorale indépendante et de réformer par ailleurs un système électoral opaque afin de répondre aux normes internationales minimales. Aucune des recommandations de DI n'a été mise en œuvre.
Djibouti ne possède pas de médias indépendants. C'est le gouvernement qui dirige le seul journal, la seule station de radio et la seule chaîne de télévision du pays. Un journal indépendant, Le Renouveau, a été fermé en 2007 après que son rédacteur en chef eut été poursuivi en justice pour diffamation et eut fui le pays.
La LDDH, dirigée par Jean-Paul Noël Abdi, est la principale organisation de défense des droits humains à Djibouti. Noël Abdi a été arrêté à de nombreuses reprises en raison de son travail en faveur des droits humains. Il est actuellement inculpé de participation présumée à un mouvement insurrectionnel et encourt jusqu'à 15 ans de réclusion criminelle. Human Rights Watch n'a obtenu aucun élément crédible démontrant une quelconque implication de Noël Abdi dans un mouvement insurrectionnel. Noël Abdi a été remis en liberté pour raisons de santé, mais l'inculpation à son encontre n'a pas été levée.
Les gouvernements français et américain disposent de bases militaires à Djibouti et fournissent une assistance importante au gouvernement djiboutien. Ni l'un ni l'autre n'ont condamné publiquement les récents événements et la détérioration de la situation des droits humains dans le pays.

Djibouti : Abandonner les poursuites pénales contre Noël Abdi, Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains
Lettre adressée à Son Excellence Ismail Omar Guelleh, Président de la République de Djibouti
Human rights watch (http://www.hrw.org)
17 FÉVRIER 2011
Monsieur le Président,
Human Rights Watch est une organisation internationale non gouvernementale qui surveille et communique au public les violations des droits humains dans le monde.
Nous vous écrivons pour faire part de notre vive inquiétude concernant l'arrestation de M. Jean-Paul Noël Abdi en violation de ses droits humains et demandons à vos services de prendre toutes mesures pour que ses droits soient respectés ainsi qu'il est indiqué ci-dessous.
M. Noël Abdi a été arrêté le 9 février 2011, peu de temps après avoir mené une enquête et signalé les arrestations d'étudiants et de membres de partis de l'opposition politique à la suite des manifestations des 5 et 6 février. Nous savons aussi qu'il a tenté de rendre visite aux détenus à la prison centrale de Gabode, mais en a été empêché. Les manifestations d'étudiants du 5 février contre la politique d'éducation, qui avaient commencé dans le calme, ont dégénéré et il se serait produit des pillages. La police a utilisé des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser la foule. Une douzaine de personnes au moins ont été arrêtées.

M. Noël Abdi n'a pas organisé ces manifestations et il n'y a pas pris part. Il n'a pas non plus excusé les désordres, les pillages ou les jets de pierres allégués. Mais, en tant que président de la principale organisation des droits humains de Djibouti, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), il s'est publiquement élevé contre ce qu'il a jugé être des arrestations arbitraires, notamment celle d'un membre de la LDDH, M. Farah Abadid Heldid, le 5 février.
Human Rights Watch est profondément préoccupé par l'inculpation de M. Noël Abdi pour « participation à un mouvement insurrectionnel » au titre des articles 145 et 146.4 du Code pénal de Djibouti, même s'il semble n'exister aucune preuve pour corroborer cette accusation.
Nous croyons que M. Noël Abdi a été arrêté et qu'il est détenu pour avoir exercé son droit à la liberté d'exp​ression, droit qui est protégé par le droit international, par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (ratifié par Djibouti) et par la constitution de Djibouti.
M. Noël Abdi est depuis plusieurs années la cible d'une campagne de harcèlement des autorités. En 2006, il a été empêché d'assister à une conférence de journalistes en Ouganda. En 2007, il a été arrêté, reconnu coupable et condamné à six mois d'emprisonnement et à une amende de 100 000 DJF pour « diffamation » après avoir dit que les forces de sécurité étaient complices de l'assassinat, en 1994, de sept personnes dont les restes ont été découverts en 2007. Nous constatons que l'appel de ce jugement, bien que déposé, n'a jamais été entendu. En avril 2009, M. Noël Abdi a été arrêté et détenu pour « injures publique à l'autorité judiciaire » après avoir critiqué le manque d'indépendance de la justice. Il a été libéré en juin 2009, sans que les accusations aient été rejetées.

M. Noël Abdi est de santé fragile. Il a plus de soixante ans et il est diabétique. Après sa condamnation de 2007, il a été libéré pour raison de santé et a été autorisé à se rendre à l'étranger pour y être soigné. La poursuite de sa détention aggraverait ses problèmes de santé et mettrait sans aucun doute sa vie en en danger.
Monsieur le Président, nous demandons à vos services d'examiner les circonstances générales de l'arrestation de M. Noël Abdi, à la lumière de ses activités de défenseur des droits humains et compte tenu de son état de santé fragile. Nous vous demandons d'user de votre pouvoir exécutif pour abandonner les poursuites pénales contre M. Noël Abdi et ordonner sa libération et, ce faisant, d'agir conformément aux obligations juridiques internationales de Djibouti, signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
En vous remerciant de l'attention portée à cette grave affaire.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'exp​ression de ma haute considération.
Rona Peligal Directrice adjointe de la division Afrique.

Ce message a été modifié par watson - 27 février 2012 - 01:22 .

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Posté 27 février 2012 - 01:31

[quote name='watson' date='26 février 2012 - 11:13 ' timestamp='1330294391' post='211642']

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Nouvelles nationales de Djibouti [/center]

Échec de la visite du dictateur Guelleh à Londres


Le dictateur Guelleh s'est rendu à Londres en fanfare à bord de son avion dit présidentiel et en compagnie d'une foule de courtisans. Il venait avec la ferme intention de jouer les vedettes dans la conférence sur la Somalie du 23 février 2012. En vain. Les organisateurs britanniques de la conférence l'ont relégué au second plan. Il n'a eu droit qu'à son siège et à deux autres places. Out, garde de corps et autres courtisans à meubler.
De plus, les démocrates djiboutiens exilés au Royaume Uni et de nombreux Somaliens ont manifesté contre cette présence dictatoriale à Londres. Au point que le petit dictateur qu'il est, a dû se calfeutrer dans une salle d'hôtel pour rencontrer quelques clients expatriés qu'il a payés pour chanter à sa gloriole.
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Elmenteur n'a pas la même version que toi sur la visite de son maitre à Londres!!
B)
"Le boeuf est lent..
Mais la terre est patiente"
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