djibnet.com: La Voix De Djibouti Du 12 Février 2012 -Edition No 106 - djibnet.com

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La Voix De Djibouti Du 12 Février 2012 -Edition No 106 La Voix de Djibouti du 12 février 2012 -Edition No 106 Noter : -----

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Posté 12 février 2012 - 07:27


La Voix de Djibouti “LVD”


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La Voix de Djibouti du 12 février 2012 -Edition No 106



Mascarade électorale communo-regionale:
Le dictateur Guelleh plus que jamais nu
!



Décidément, les Djiboutiens sont définitivement vaccinés contre les mascarades électorales du dictateur Guelleh. A l'appel de l'Opposition, ils ont encore massivement boycotté les urnes dictatoriales vendredi 10 février 2012 lors du second tour des pseudo-élections communales et régionales dans les communes de Boulaos et de Balbala de la capitale, toutes les autres communes et régions du pays ayant été directement raflées au premier tour du 20 janvier 2012 par l'UMP, c'est-à-dire par le RPP dictatorial et ses quelques satellites. Cette fois encore, le boycott a été impressionnant avec un taux d'abstention atteignant les sommets. Plusieurs sources indépendantes estiment l'abstention à pas moins de 80% à ce second tour. Le régime reconnaît, lui, un taux d'abstention de 60%. Pour qui a fait la tournée des bureaux de vote vendredi 10 février 2012, l'absence des électeurs était à couper le souffle. Les injonctions dictatoriales répétées à aller voter n'y ont rien fait.
Pas moins de 80% d'abstention à ce second tour donc, et autant au premier round du 20 janvier 2012, voilà qui se passe de commentaire.
Face à cet échec devenu total le 10 février 2012, le dictateur Guelleh a cru habile de décréter que ce sont les prétendues listes indépendantes qui ont gagné les communes de Balbala et de Boulaos de la capitale. C'est oublier que tout le pays et les observateurs extérieurs sérieux savent qui sont les pseudo-candidats de ces prétendues listes indépendantes. Il s'agit de jeunes clients et autres agents des services spéciaux du régime. Ces listes ont été inspirées, financées et supervisées de bout en bout par le dictateur Guelleh à travers le trio de confiance Hassan Saïd Khaireh, chefs des services spéciaux, Saad Omar Guelleh, frère d'Ismaël Omar et directeur du port de Djibouti, ainsi que Ismaël Houssein Tani, secrétaire général du palais de la dictature.
Ismaël Omar Guelleh est ainsi fait qu'il s'accroche toujours au même disque rayé et aux mêmes ficelles usées pour se maintenir au pouvoir.
Mais le dictateur est plus que jamais nu !

Le régime joue la tension intercommunautaire à Dikhil

A travers le préfet du district de Dikhil au sud-ouest de notre pays, Mohamed Cheiko Hassan, plusieurs fois épinglé dans ces colonnes pour ses méfaits, et le jeune ministre de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Moussa Ahmed Hassan, tous deux originaires de la région, le dictateur Ismaël Omar Guelleh joue la tension entre les deux principales communautés locales. A cet effet, le dictateur a ordonné que l'on retire des titres fonciers à des membres d'une communauté au profit d'habitants de l'autre communauté. De même, il a ordonné au préfet de faire payer une taxe locale aux pasteurs nomades qui viennent vendre quelques bestiaux pour gagner de quoi acheter des vivres en ville et survivre, ce que refusent les ruraux déjà malmenés par la misère et la sècheresse.

Le lycée hôtelier d'Arta dans le collimateur du dictateur Guelleh

Le dictateur s'en prend aussi au lycée hôtelier d'Arta, encore à travers son ministre de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Moussa Ahmed Hassan. C'est ainsi que l'établissement a été privé de deux formateurs tunisiens hautement qualifiés, l'un conseiller du chef établissement et l'autre professeur d'hébergement et d'accueil. Les deux formateurs ont été mis à la disposition du Centre de recherche et d'information du personnel de l'Éducation nationale (CRIPEN). Comme ils étaient de trop au lycée hôtelier d'Arta où ils laissent un grand vide ! Les deux Tunisiens ont saisi l'ambassade de leur pays à Addis-Abeba de cette affaire absurde. De plus, le dictateur a ordonné le limogeage du directeur de ce lycée, le professeur Abdillahi Saïd, originaire de la région.
Comme à Dikhil, l'utilisation du ministre Moussa Ahmed Hassan contre Arta relève d'une volonté de diversion du dictateur qui ne trouve rien d'autre que la ficelle usée du divisionnisme.

Associations: Bender Jedid et Al-Bir roulent aussi pour le dictateur

A Djibouti, c'est bien connu, une association libre du pouvoir ne peut guère naître, encore moins agir. Le verrouillage est tel que le dictateur Guelleh a mis en place ce qu'il appelle le Réseau national des associations djiboutiennes (Renad). Du reste, ces associations sont trop souvent des coquilles vides juste destinées à capter des fonds publics ou à être mises en scène dans les relations extérieures du régime. Les rares associations ayant quelque substance sont aussi soumises au pouvoir. Ainsi Bender Jedid et Al-Bir, qui viennent encore, à l'occasion de la mascarade électorale communo-régionale, de s'illustrer dans leur allégeance au régime. Le ministre de l'enseignement supérieur et celui des affaires musulmanes, ne sont-ils pas respectivement issus de ces deux associations ?


Détenus d'opinion: la prison centrale de Gabode ne désemplit pas

Tandis que le dictateur Guelleh claironne qu'il n'y a pas de détenus politiques à Djibouti, la prison centrale de Gabode ne désemplit pas. Qu'il s'agisse de prisonniers politiques ou de personnes ayant protesté contre des abus de pouvoir, les Djiboutiens qui y croupissent sont sans cesse plus nombreux. Parmi ces détenus d'opinion, figurent:
-Mohamed Ahmed Abdillahi, opposant et frère de l’opposant Mahdi Ahmed Abdillahi (mort le 14 avril 2009 à la prison centrale de Gabode), interpelé en mars 2009 à Djibouti-ville, torturé et condamné à 5 ans de prison en juin 2010;
-Mohamed Hassan Robleh, militant du parti d'opposition MRD (Mouvement pour le renouveau démocratique et le Développement), et Adan Mahamoud Awaleh, interpellés le 25 février 2011 à Djibouti-ville et torturés;
-Hamoud Elmi Ahmed dit Gedaleh, militant du parti d'opposition UDJ (Union pour la démocratie et la Justice), interpellé en février 2011 et torturé;
-Mohamed Ahmed dit Jabha du mouvement armé d'opposition FRUD (Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie), interpelé en mai 2010 au nord du pays et torturé ;
-Hassan Amine Ahmed, défenseur des droits de l'Homme et membre du Parti djiboutien pour le développement (PDD), parti d'opposition, arrêté en août 2011;
-Ismaël Hassan Aden dit Madheedh et Ismaël Abdillahi Doualeh dit Sitiin, militants du Parti national démocratique (PND), parti d'opposition, tous deux arrêtés en août 2011;
-Abdi Osman dit Indabuur, membre du parti d'opposition UDJ, arrêté en août 2011;
-le magistrat Mohamed Souleiman Cheik Moussa, écarté de son métier puis emprisonné en novembre 2011 pour sa conscience professionnelle et ses opinions politiques;
Seul le grand artiste Abdi Robleh dit Qarshiile a été libéré. Il n'est autre que le compositeur de la musique de l'hymne nationale, arrêté en décembre 2011 avec beaucoup d'autres pour avoir protesté contre des abus de pouvoir du directeur d'Électricité de Djibouti, Djama Ali Guelleh.

Le SDS a reproché cet article à notre confrère Farah Abadid Hildid


Lors de son arrestation par les services spéciaux du dictateur Guelleh, le criminel Service de documentation et de sécurité (SDS), et de la torture qui a suivi, notre confrère Farah Abadid Hildid s'est vu reprocher ses activités de journaliste, de défenseur des droits humains mais aussi son appartenance au MRD. Parmi les reproches, il y avait cet article paru le 22 janvier 2012, preuve que le SDS a bien des crimes à cacher. Que le dictateur le sache, la Voix de Djibouti ne se taira pas face à ses turpitudes et autres crimes. Voici l'article qui a fait trembler le SDS:



«Les services spéciaux de Guelleh s'abattent sur un jeune Djiboutien récemment recruté et sa famille


Il s'appelle Aboubaker Nour Mohamoud et a récemment été recruté par les services spéciaux du régime, à savoir le très criminel Service de documentation et de sécurité (SDS), pour rejoindre les rangs des bourreaux du peuple djiboutien. Au bout de quelques temps, probablement choqué par les pratiques cruelles et criminelles du SDS, il a quitté son poste. Fureur de la hiérarchie du SDS (le service est directement dirigé par le palais présidentiel), réputée pour manier la mort contre les agents qui quittent sa méprisable maison aux mains couvertes du sang des Djiboutiens. Des agents du SDS ont alors été lancés aux trousses du jeune homme. Mercredi 11 janvier 2012, ils ont fait irruption dans le domicile familial d'Aboubaker et brutalisé tout le monde, y compris son père hémiplégique, Nour Mohamoud Ali, qu'ils ont blessé jusqu'au sang. Ils ont interpellé la mère Fatouma Miganeh Chireh, sa fille Neima Nour Mohamoud, son fils Ali Nour Mohamoud ainsi que son neveu Ahmed Djama Waberi. Ils n'ont pas trouvé le jeune Aboubaker Nour Mohamoud qui a pu leur échapper ce jour-là. L'ont-ils finalement retrouvé et tué sous la torture, comme bien d'autres tels que le jeune agent Saïd Abdillahi Moumin dit Saïd Le Lait tué en juin 1980 sur ordre d'un certain Ismaël Omar Guelleh ? En tout cas, depuis lors, le jeune homme est introuvable et les quatre membres arrêtés de sa famille sont toujours détenus et probablement torturés voire violés. A suivre».

Ce message a été modifié par watson - 12 février 2012 - 07:33 .

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