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Uguta-Toosa: Decembre 2011 Noter : -----

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Posté 07 janvier 2012 - 04:17

Ali Coubba
Président de Uguta-Toosa


Cakki raagah akkalah, ma baya

"La justice peut tarder mais elle finit toujours par triompher"
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Famine

Au mois d'août 2011, 120.000 de nos frères et soeurs étaient menacés de famine dans les régions d'Obock, de Tadjoura, de Dikhil et d'Ali-Sabieh ?


Chômage et chômeurs :

Le chômage frappe 60% de la population active de Djibouti, soit une population relative de 300.000 personnes.


Droits de l'homme et violence

« L’usage systématique de la torture contre les opposants politiques et les défenseurs des droits de l’Homme est une honte pour Djibouti et une pratique d’un autre temps. Les auteurs de ces tortures devront être poursuivis »

(Me Sidilki Kaba, président d’Honneur de la FIDH).

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« Il y a eu plus de victimes sous les balles et tortures en 20 années d’indépendance à l’ombre de notre drapeau qu’en 120 ans sous le colonialisme ».

Ahmed Dini (2003)
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"Chaque fois, le régime crée des animosités entre les communutés djiboutiennnes pour faire diversion et ainsi les empêche-t-il de se focaliser trop sur l'origine de leur malheur qui n'est autre que le régime. Ismail OMar Guelleh est le seul responsable de notre malheur." (Uguta-Toosa, 2010)

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"Il n’y a que la liberté d’agir et de penser qui soit
capable de produire de grandes choses »
D’Alembert (1717-1783)

BONNES FÊTES DE FIN D'ANNEE


Ce numéro de notre journal est consacré à l'analyse de l'interview donnée par le chef de l'Etat, Ismail Omar Guelleh, au magazine Jeune Afrique (Cf. La Nation du 1er décembre 2011) et les informations relatives à la répression qui s'est abattue sur la société civile depuis février 2011.


Mot du président


Le syndrome du dictateur aux abois

Les interviews et autres déclarations d'Ismail Omar Guelleh sont souvent indigestes, impersonnelles et vides de sens, pour qu'on prenne la peine de leur prête trop d'attention. Toutefois, lorsque à notre grand bonheur, le contexte national et international met en situation défensive le régime aux abois, il serait vraiment dommage de ne pas riposter. Quand je dis riposter, il s'agit de rappeler l'identité de la personne qui parle, la nature de son régime et, surtout, développer nos arguments.
Dans le contexte actuel, rester silencieux est inacceptable. Profitons de la fenêtre d'opportunités ouverte par le "printemps arabe" d'une part et les mouvements sociaux qui secouent quotidiennement la capitale. Il ne se passe pas un jour sans que Jean-Paul Noel Abdi, le président de la LDDH, nous renseigne sur les exactions policières perpétrées à l'encontre de défenseurs des droits de l'homme, de chômeurs, d'étudiants, de fonctionnaires et d'autres catégories professionnelles.

Le silence de l'opposition de l'intérieur est un crime à mes yeux. N'oublions jamais que, par manque d'informations contradictoires de la part de l'opposition démocratique, la désinformation officielle peut faire des ravages auprès du peuple djiboutien qu'on a privé de liberté de s'exprimer et de critiquer pendant 35 ans. Je souhaiterais faire le parallèle entre le citoyen djiboutien et l'ouvrier français tel que le décrivait Fernand Pelloutier en 1895 :

"Que manque-t-il à l'ouvrier français ? Ce qui lui manque c'est la science de son malheur; c'est de connaître les causes de sa servitude ; c'est de pouvoir discerner contre qui doivent être dirigés ses coups "

L'autorité, même quand elle est discréditée, conserve toujours une influence dangereuse auprès des hommes et des femmes qui vivent dans la crainte de perdre leur travail ou d'attirer les foudres des autorités locales sur leurs proches qui ont encore un travail, car percevoir son salaire est devenu aléatoire dans certains secteurs publics. Il n'y a plus d'argent dans les caisses de l'Etat.

Mensonges, démagogie et arrogance

A nos yeux, et cela devrait l'être auprès d'une population mieux informée, la source du discours est disqualifiée à cause de l'expérience que nous avons de l'homme et de ses pratiques. En 35 ans, ce régime est synonyme de l'arbitraire, de la corruption des mœurs et de l'injustice. La dégradation des mœurs humaines a été concomitante à la destruction de l'appareil d'Etat. Les services publics sont transformés en "vache à lait" pour une petite minorité de possédants. La spéculation immobilière, qui tire le taux de croissance économique vers le haut, enrichit exclusivement le chef de l'Etat et sa famille. L'appauvrissement général de la société s'est traduite par la disparition de la classe moyenne nationale. Celle-ci a changé dans sa composante puisque une importante frange d'entre elle est constituée de hauts fonctionnaires "Ethiopiens" qui pillent avec la bénédiction du chef de l'Etat, les biens publics.

" Faut-il rappeler que ces Pirates dont (une majorité d’entre eux sont des originaires ou natifs d’Ethiopie) ont ruiné l’Etat de Djibouti avec tous les risques prochains d’une cessation de paiement des salaires des fonctionnaires ou agents de l’Etat." (Cf. LDDH du 5/12/2011 : Mauvaise gouvernance en république de Djibouti : le FMI tire la sonnette d’alarme après la Banque Africaine de Développement (BAD).

La persistance du chômage endémique (59%, selon les sources officielles) dément le discours sur les réalisations économiques dont se vante le président de la république; réalisations qu'il envisage de concrétiser dans les quatre ans à venir !

Une dictature reste une dictature

Que valent les promesses d'un dictateur qui déclare "je quitterai le pouvoir en 2016" ?

"Si tu veux partir, pars ! Su tu veux rester, reste ! ", disait un personnage de Céline qui n'avait aucune responsabilité publique.

Le choix présidentiel ne vaut pas la pète d'un chien ! Tôt ou tard, il faudra payer des comptes, quel que soit le scéario de sortie choisi ou forcé qu'il connaîtra. Néanmoins, les propos d'un dictateur frappé par le syndrome du "printemps arabe" a quelque chose de pathétique. Le déni aveugle de la réalité nationale et internationale le pousse à dire n'importe quoi. En distribuant des armes aux jeunes désoeuvrés des quartiers à Djibouti-ville (cf. La Tribune Libre), la fuite en avant et le complexe de l'âne gagent le gouvernement. L'âne dit un proverbe afar implore Dieu en ces termes : "si je meurs que l'herbe ne pousse plus" (Anu rabek, qayso aabuke waytay).
Le "printemps arabe" ? "Connais pas" répond-il en substance. Les évènements du 18 février 2011 ayant rassemblé 30 000 manifestants devant l'esplanade du stade Hassan Gouled ? Ce sont "cinq à six cents jeunes" qui se sont livrés à des pillages, le soulèvement n'ayant eu aucune connotation politique. Justement, n'est-ce pas ce "malaise purement social" qui a donné naissance à la révolution tunisienne et égyptienne et non un soulèvement politique ?


Ali Coubba
Président de UGUTA-TOOSA








[b]DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE[/b]

Titre 1: "En 2016, je m’en irai. Cette fois, je peux vous le jurer.." déclare le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh (1)

Les causes du "printemps arabe"


Uguta-Toosa : Avant lire nos commentaires relatifs à l'interview donnée par Ismail Guelleh à Jeune Afrique, (cf. La Nation du 1er décembre 2011) nous vous proposons de vous faire une idée sur les causes qui ont déclenché le "printemps arabe". La révolte dans le monde arabe est partie du ras le bol exprimé par la société civile (chômeurs, étudiants et mouements associatifs...), son caractère total et entier a été observé dans deux pays (Tunisie et Egypte) où les insurgés ne comprenaient pas de partis ou de leaders politiques à leur tête. Cela démontre que le président djiboutien n'a pas compris ou feint d'ignorer la nature du "printemps arabe" qui a été une révolution sociale avant de déboucher sur une révolution politique, résultat inattendu de la détermination des activistes sociaux.

"Les principales causes de ces mouvements à forte dimension sociale sont le manque de libertés individuelles et publiques, la kleptocratie, le chômage, la misère, le coût de la vie élevé ainsi qu'un besoin de démocratie qui ne soit pas une simple façade. Cette vague révolutionnaire est comparée à divers moments historiques, comme le Printemps des peuples de 1848 (d’où le surnom de « Printemps arabe »), la chute du Rideau de fer en 1989 ou encore le Risorgimento italien.

Ces révolutions recourent aux méthodes de contestation non-violente détaillées dans le manuel de Gene Sharp et inspirées de celles de Gandhi ; les révolutionnaires utilisent les technologies modernes de communication (différents outils d’Internet et téléphone mobile) de façon intensive, la télévision satellitaire jouant également un rôle important dans le déroulement des évènements. Les dictatures concernées tentent d'ailleurs de contrer ces moyens de communication (coupure ou brouillage des réseaux, attaque contre les journalistes).

En juin 2011, la contestation se poursuit dans la quasi-totalité des pays arabes, les différents mouvements s’encourageant les uns les autres..."

(Source : http://fr.wikipedia....rintemps_arabe)

UGUTA-TOOSA, décembre 2011

Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal



DJBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 2 : "En 2016, je m’en irai. Cette fois, je peux vous le jurer.." déclare le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh (2)

« Ce dernier mandat, je ne le voulais pas. C’est un mandat forcé, le peuple ayant estimé que la relève n’était pas prête. »

Ce n'est pas un Saddam Houssein ni un Ben Ali ni un Mou'amar Kadhafi qui l'a déclaré, mais bien notre chef d'Etat Ismail Omar Guelleh, qui brigue depuis mai 2011 un 3ème mandat présidentiel illégal.

Qui est Ismail Omar Guelleh ?

L'homme le plus haï de la république de Djibouti, le bourreau de la communauté afar et gadaboursi, le tortionnaire en chef de la Villa Christophe, le commanditaire d'assassinat des officiers supérieurs et du juge Borrel. Et j'en passe sur les crimes les plus impardonable commis par cet homme contre le peuple djiboutien.

Avant qu’ils soient tous chassés du pouvoir ou massacrés par le peuple en colère, les dictateurs déchus soutiennent mordicus que leur peuple les aime et que leur légitimité s'ancre dans cet amour désintéressé que des opposants, des envieux en réalité, ne peuvent pas comprendre.
C'est sans doute par pure perversité que Ismail Omar Guelleh affame et assassine ses concitoyens qui réclament du travail, un peu de liberté et de droit à la parole. Ca doit être également par pure perversité et crime passionnel que les Libyens ont infligé à leur ancien chef, Kadafi, le châtiment suprême.

Conseil gratuit : La seule sortie honorable qui reste à Ismail Omar Guelleh, c'est de démocratiser son pays pendant qu'il en a encore les moyens matériels (le pouvoir et le temps).

Si Ismail Omar Guelleh veut avoir une retraite plus ou moins sereine, je lui conseille de procéder, dans les meilleurs délais, à la démocratisation de la société djiboutienne. En levant la censure administrative sur la presse et les restrictions réglementaires qui pèsent sur les libertés publiques, les partis politiques pourront remplir leur mission d'information et de contrepoids aux abus de la majorité présidentielle. En ne faisant qu'à sa tête, le chef d'Etat djiboutien vivra en fugitif en Arabie Saoudite ou en Afrique du Sud, en ayant à ses trousses la justice djiboutienne et française. La probabilité que le TPI s'en mêle est élevée en raison des charges qui pèsent sur lui dans le cadre du massacre des civils afar de la cité d'Arhiba en décembre 1991. Beaucoup de ses anciens alliés (ministres de Hassan Gouled) l'accusent d'en être le principal commanditaire avec son oncle Hassan Gouled.

"Je quitterai le pouvoir en 2016", déclare-t-il comme si la perspective de son départ dans cinq ans pouvait calmer les mouvements sociaux qui se développent dans le pays. Rappelons lui que c'est tout le système en place, y compris le chef et ses partisans, que nous envisageons de renvoyer à la poubelle de l'histoire. Aujourd'hui, il est encore maître de son destin (partir ou rester) mais demain ce choix pourrait ne plus lui appartenir.

Uguta-Toosa, décembre 2011

Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal



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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 3 : "En 2016, je m’en irai. Cette fois, je peux vous le jurer.." déclare le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh (3)

Nous avons pris l'habitude de lire régulièrement une interview du président djiboutien dans les colonnes du magazine Jeune Afrique. Le journaliste complaisant d'un magazine spécialisé dans la promotion des dictateurs africains pose les questions formatées dont les finalités visent davantage à célébrer la gloriole du chef de l'Etat enfermé dans ses certitudes qu'à nous informer sur ses projets. Mais certaines questions paraissent délibérer et rendent superflues la réponse de l'interviewé.

François Soudan ou Ismail Omar Guelleh ? Le plus ridicule n'est pas toujours celui qu'on croit

Sur les libertés publiques, lorsque le journaliste, qui lui a pourtant mâché la réponse en précisant par complaisance "ni télévision ni radio indépendante", lui demande :

« Pourtant, il n’y a chez vous ni télévision ni radio indépendante, et la presse qui vous est hostile se résume à quelques feuillets agrafés… »

La réponse imaginée par le président de la République est si fragile qu'on éprouve un certain plaisir à le voir proférer des stupidités !

« Ce n’est pas un problème de censure mais un problème d’argent. Il n’y a à Djibouti ni investisseurs ni annonceurs dans ce domaine, et le lectorat potentiel est très réduit. Ici, on préfère parler jusqu’à plus soif. »

En république de Djibouti, La liberté d'exp​ression subit une censure qui ne dit pas son nom. Le cynisme sans borne fait dire au président djiboutien : "Faites un tour place Ménélik et tendez l’oreille : chacun peut y dire tout et n’importe quoi." Bien sûr, sinon il faudrait mettre un policier derrière chaque djiboutien pour les empêcher de parler. Ce qui nous intéresse c'est la liberté d'exp​ression organisée et publique. Les partis politiques légaux n'ont pas accès aux médias nationaux (presse écrite, radio et télévision). Ils n'ont pas le droit de diffuser leurs organes internes d'information à cause des mesures dissuasives frappant les audacieux qui osent braver cet interdit. Souvent, l'entêtement courageux de rares opposants ou défenseurs droits de l'homme met en danger leurs familles et leurs proches. Le système de délation a réussi à détruire les liens familiaux et claniques.
Quel paradoxe que le constat suivant ! Jamais, la solidarité tribale n'a été si prégnante dans la vie d'un Djiboutien ! Et jamais le Djiboutien n'a été si totalement isolé et si désarmé face à l'appareil répressif de l'Etat ! Après avoir détruit les références culturelles au sein de la société afar, les réussites matérielles ostentatoires dressent les clans issa les uns contre les autres.

Le journaliste de Jeune Afrique ne nous informe pas sur ce qui passe à Djibouti puisqu'il s'est rendu directement de l'aéroport de Djibouti à la présidence. On éprouve néanmoins à la lecture de certaines questions l’impression qu'il se moque, d’une manière sournoise, du dictateur djiboutien. Les questions suivantes ne sonnent-elles pas comme une accusation indirecte de la réalité djiboutienne ?

- « Pourtant, il n’y a chez vous ni télévision ni radio indépendante, et la presse qui vous est hostile se résume à quelques feuillets agrafés...»
- « La fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) a publié début novembre un long communiqué dénonçant la « répression tous azimuts » et l’existence de prisonniers politiques dans les geôles djiboutiennes ».
- « Vous avez été réélu en avril dernier avec un peu plus de 80% des voix...» :

Rien qu’en apprenant le score électoral brejnévien du président en exercice, le lecteur, ignorant tout de notre pays, sait à quoi s’en tenir sur la nature du régime. Nul besoin d'information supplémentaire.

Absence de libertés publiques

Revenons à la question de libertés publiques. Qu'a-t-on besoin de nouveaux investissements, d'un journal indépendant ou d'une télévision indépendante ?
Il suffirait que l'accès aux médias officiels soit garanti à l'opposition démocratique et à la société civile pour que la société s'émancipe du carcan dictatorial. Quant à la pénurie de financement pour créer un journal, l'argument est fallacieux. Compte tenu de nouvelles technologies de l'information et de la communication, on peut créer et gérer un journal avec quelques milliers de francs djibouti. Si les restrictions frappant la liberté d'exp​ression sont levées, du jour au lendemain, la place publique sera envahie par des journaux en afar, en somali et en arabe.


Uguta/Toosa, décembre 2011


Ismail Omar Guelleh brigue un 3ème mandat illégal


Les trois principaux objectifs de notre parti sont :

1) provoquer le départ d'Ismail Omar Guelleh ;
2) Engager une transition démocratique dans notre pays avec la participation de tous les partis politiques du pays (y compris le RPP et le FRUD qui devront changer de noms...);
3) Adopter une nouvelle constitution nationale insistant sur les droits et les libertés des citoyens (Etat de droit) et qui établira un partage équilibré des pouvoirs au sein de l'exécutif et de la fonction publique civile et militaire.

La période de la transition démocratique facilitera le débat sur des questions sensibles. Durant cette période, les hommes politiques qui veulent briguer la magistrature suprême auront largement le temps de se faire connaître. L'espace démocratique facilitera l'échange d'idées et d'opinions contradictoires. Par conséquent, chaque chose en son temps.

Résumé : on chasse d'abord le tyran et, ensuite, nous les démocrates, nous pourrons se chamailler librement, dans un Etat de droit, à coups de mots.

Uguta/toosa, avril 2011


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DJBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE


Titre 4 / "En 2016, je m’en irai. Cette fois, je peux vous le jurer.." déclare le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh (4)

Jean-Paul Noel Abdi « n’a à nos yeux aucune crédibilité », dixit Ismail Omar Guelleh.
Le silence est d’or, dit-on en français. Le chef de l’Etat aurait dû garder ce commentaire affligeant pour lui et à sa cour de députés et de ministres serviles. Si le président de la LDDH (Ligue Djiboutienne des droits humains), Jean-Paul Noël Abdi, a si peu de crédibilité aux yeux des autorités djiboutiennes, pour quelle raison est-il harcelé par la gendarmerie nationale et le système répressif au solde du dictateur ? Qu'un président de la république puisse s'exprimer comme un voyou en dénigrant le président de la LDDH - la seule organisation non gouvernementale l indépendante à Djibouti - au lieu de contredire poliement les informations rapportées, en dit long sur la personnalité d'Ismail Omar Guelleh ! Cet homme n'as jamais eu la dignité qui sied à un chef d'Etat

Jean-Paul Noel Abdi est un défenseur des droits de l'homme. Ce n'est pas n'importe quel déf"nseur des droits de l'homme

A plusieurs reprises, Noël Abdi a fait l’objet d’arrestations arbitraire et de jugements complaisant de la part d’une justice au service du chef de l’Etat.
Le 9 février 2011, il a été arrêté pour participation à « un mouvement insurrectionnel », le passeport lui a été retiré durant plusieurs mois. Voilà un homme dont le régime n'a rien à craindre qui lui tout seul, serait complice d'une insurrection populaire. Défenseur infatigable des déshérités, son travail d’information sur la violation des droits de l’homme perpétrée par le régime constitue la seule voix encore audible en contradiction avec les médias officiels qui ne rapportent pas les troubles sociaux qui secouent le pays. La stratégie adoptée par le régime djiboutien vise à dénigrer ou " à criminaliser toute action de défense des droits Humains et toutes activités politiques pacifiques" (ORDHD, le 22 septembre 2011).

Lire la lettre ci-dessous et d'autres documents émanant de la LDH et de Jean-Paul NOEL ABDI.


Comment se faire une opinion sur la déclaration indigne du chef de l'Etat et la personnalité de Jean-Paul NOEL ABDI ? Ne faites pas confiance à moi. Ne faites pas confiance à plus forte raison à la honteuse sortie de Ismaêl Omar Guelleh. Je vous conseille tout simplement de lire les informations livrées par la lettre de la LDDH. Nous vous en donnons ici quelques spécimens. A vous de vous forger votre propore opinion sur l'énormité de la bêtise et de la petitesse présidentielle.

Uguta-Toosa, décembre 2011


Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal

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DJBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 5: LDDH : Lettre ouverte au Ministre de la justice et des affaires pénitencière, Ali Farah Assoweh



Le Président


Lettre ouverte du 10 décembre 2011

Au Ministre de la Justice et des Affaires pénitenciaires
Monsieur Ali Farah Assoweh


C’est avec beaucoup d’étonnement, juste après mon retour de l’inauguration du vaste bâtiment de l’Ambassade des Etats-Unis le 7 décembre, que j'ai trouvé sous le paillasson de ma porte d’entrée au quartier V une enveloppe blanche. A l’intérieur votre invitation officielle à participer à m’afficher lors de votre cérémonie de la Journée Mondiale des Droits de l’Homme le 10 décembre 2011

Je ne peux que considérer que votre invitation comme un nouveau dénigrement à mon égard, tout comme votre patron auteur du coup d’Etat militaro électoral qui depuis des années ne cesse de m’insulter, de me dénigrer, de me diffamer et de publier dans son « chou Jeunes fricafrique aux millions de dollars, avec ses diffusions de fausses nouvelles à mon égard et ceci en toute impunité.

Il m’est franchement difficile de m’afficher à vos côtés compte tenu du contexte actuel, des répressions et tortures sauvages sous votre coupe, en particulier :

- de vos dernières décisions à l’égard d’un Juge intègre, le Juge Mohamed Cheick Souleiman Cheick Moussa que vous écroué arbitrairement et sans respect, avec à postériori de votre décision de radier un juge déjà derrière les barreaux et sans avocats ni possibilité de défense, vous avez pris vos décisions dans vos locaux certainement en présence de votre conseiller pour les affaires pénitentiaires l’ancien procureur de la république, puis procureur général avant d’être affecté à votre ministère, mais aussi de deux membres du Conseil national des droits de l’homme sauvagement torturés par la SDS que vous connaissez parfaitement et dans la brigade de torture de la Gendarmerie.

Comme vous le savez parfaitement la situation des droits de l’Homme a encore empiré depuis votre nomination au poste de Ministre de la justice et des affaires pénitentiaires avec l’envoie d’enfants mineurs loin de leur maman et dans une vielle prison datant de la période coloniale à Obock. Cette prison n’est pas pour les enfants.

Monsieur le Ministre de la justice et des affaires pénitentiaires, même si je garde un agréable souvenir lors de la visite de la Mission d’Enquête internationale de la FIDH dans notre République, il m’est difficile de participer à l’hypocrisie de celui que je considère comme un membre de mafia transrégionale mais aussi et surtout comme un pirate des fonds publics et des biens sociaux.

Toutefois, je reste à votre disposition et réitère la demande d’un permis de communiqué permanent en tant que défenseur des droits de l’homme très crédible sauf aux yeux du dictateur Ismaël Omar Guelleh qui avec ironie a le même âge que moi né à Djibouti en 1947 à l’hôpital colonial à 4 heures du matin

Avec mes sentiments déférents et fraternels

NOEL ABDI Jean-Paul

Uguta-Toosa, décembre 2011

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 7 : "En 2016, je m’en irai. Cette fois, je peux vous le jurer.." déclare le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh (5)


Un président coupé de la réalité politique nationale et internationale

Pour le président djiboutien, le « printemps arabe » n'existe pas.

« Le Saint Coran parle des « voyage de l’été et de l’hiver ». La notion de printemps n’existe pas chez les Arabes. »

C'est la réponse donnée par le président djiboutien interrogé sur les effets du « printemps arabe » dans son pays. Est-ce une manière polie d'esquiver une question dérangeante ? Où bien, pauvres Djiboutiens incultes que nous sommes, cette réponse philosophique dépasse-t-elle notre capacité de compréhension ? Cette pirouette dissimule un syndrome qui affecte les dictateurs et autres tyrans qui, jusqu'à ce qu'ils soient physiquement confrontés à la colère du peuple, refusent de reconnaître la vérité.

Le déni de la réalité sociale et politique


La révolution tunisienne et égyptienne ? D'après notre dictateur, il s'agit des événements qui se sont déroulés dans un monde parallèle. D'ailleurs, il refuse même de prononcer le terme de « printemps arabes ». Il est vrai que ses conséquences ont de quoi effrayer un tyran comme lui enfermé dans sa tour d’ivoire. Cet exercice de déni de la réalité relève des troubles bien connus par les psychiatres. Sans être malade, le patient monomaniaque évacue, soit en le récusant, soit en minimisant son influence, la réalité qui le dérange. Les enfants, face à un événement angoissant, utilisent ce même procédé magique ! La vitesse du changement de régime en Libye, qui a coûté la vie au colonel Mou'ammadr Kadhafi n'a pas retenu son attention mais la mort non héroïque de son homologue l'a perturbée ! « Il n'est pas mort en héros », regrette-t-il, comme si cela avait de l'importance dans un pays où ses adversaires (et la presse occidentale) l'avaient transformé en un monstre sanguinaire ! Le plus sage aurait été qu'il fasse des concessions à ses adversaires en organisant une réconciliation nationale au lieu de ruiner son pays et proviquer la guerre civile.
En se transformant en politologue, notre chef d’Etat, inspiré cette fois, affirme que la révolution en cours au Yémen ne remet en cause le régime de Ali Abdalla Saleh mais traduit une compétition pour le pouvoir opposant les différents protagonistes, issues de la classe dirigeante.

« En fait, le problème yéménite est plus complexe que ce qu’en disent les médias, qui y voient une révolution arabe comme les autres. C’est fondamentalement une rivalité entre gens du même clan avec en arrière-plan le projet contesté d’une succession dynamique entre le président et son fils. Si vous ajoutez à cela les tribus, Al-Qaïda et les tensions latentes entre le Nord et le Sud, nous sommes loin de l’image réductrice d’un quelconque printemps démocratique. »

Cette analyse n’est pas fausse mais elle passe sous silence les causes politiques, économiques et sociales, qui ont provoqué les premiers soulèvements populaires au Yémen. C’est la rue qui a aiguisé les ambitions endormies, réveillé les conflits régionaux latents qui ont un caractère structurel dans ce pays où les tribus jouent un rôle très important dans les ramifications du pouvoir politique et militaire. Tous les mouvements de contestation, y compris Al Qaïda, trouveront des failles et des alliés dans une société à la dérive.


Uguta-Toosa, décembre 2011

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 8/ "En 2016, je m’en irai. Cette fois,
je peux vous le jurer.." déclare le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh (6)


Quoiqu'il arrive, Ismail Omar Guelleh devra répondre des crimes qu'il a commis contre le peuple djiboutien (tortures, massacres et viols des civils afar, tuerie d’Arhiba, charnier de Goda, assassinats ciblés de personnes gênants (officiers supérieurs), disparition d’opposants politiques, etc.). C'est dommage qu'il ne comprenne pas qu'il partira de grè ou de force, en emportant son système avec lui.

A la question du journaliste sur les événements des 18-19 février dernier, le chef de l'Etat manifeste le même déni de la réalité.

« Non. Il s’agissait de l’exp​ression d’un malaise purement social, que certains ténors de l’opposition ont voulu transformer en révolution, sans y parvenir.
Ils ont rassemblé cinq à six cents jeunes et, très vite, tout cela a dégénéré en pillage. Un policier a été tué, un autre grièvement blessé. »

Le rassemblement du 18 février 2011 ? Quel rassemblement ?

S'il y a des troubles sociaux, il leur prête un caractère circonscrit à un quartier ou en fait un évènement anecditique qui traduit les débordeents d'une juenesse désoeuvrée. Mais c'est la faute de qui ?
Le rejet social et politique dont il est l'objet de la part du peuple djiboutien trouve deux types d'explication démagogique. Celon lui, soit c'est le fait d'un ennemi qui vient de l'extérieur (la France pour l'instant, demain les Shebab somaliens) la plupart du temps), soit les hommes et les femmes qui critiquent son régime ne sont pas crédibles parce qu'ils n'ont pas l'appui de leurs compatriotes ! Bien entendu, nous sommes censés croire à ces assertions présidentielles selon lesquelles le peuple l'aime et a placé sa confiance en lui.

La révolution arabe est d'abord une révolte sociale

Rafraîchissons un peu la mémoire du dictateur sur les évènements et les acteurs qui sont à l’origine de la révolution en Tunisie, en Egypte et au Yémen. Ces révolutions n’ont pas été conduites par des responsables politiques mais par des chômeurs, des activistes liées à des associations humanitaires et une frange de la population qu’on qualifiait de marginaux.

La place Tahrir en Egypte a été envahie par les chômeurs, fonctionnaires et salariés du privé, sans aucun chef politique, sans aucune doctrine idéologique. En Tunisie, c’est l’acte de révolte ultime et sacrificielle de Mohamed Bouazid qui a mis le feu aux poudres. Par conséquent, le chef de l’Etat djiboutien ferait mieux de modérer les violences aveugles que ses services de répression infligent aux étudiants, chômeurs, agents de l’Etat, cheminots et aux personnels de la Santé et du Port de Djibouti qui sont engagés dans un processus re revendications sociales et de non de rejet du régime djiboutien. Néanmoins, ainsi que nous le prouve le cas tunisien ou égyptien, ce n’est pas du tout un bon présage pour le dictateur djiboutien. Dans une société bloquée, une manifestation sociale peut déboucher sur une révolution politique sans intervention de partis politiques légaux.
Sur les Etats arabo-musulmans plane un nouvel ingrédient volatile qui favorise cette métamorphose, c'est que nous appelons une fenêtre d'opportunité pour l'Opposition djiboutienne. D’une révolte sociale à la révolution, il n’y a plus qu’un seul pas. Nous le sentons dans l'air. Nous le voyons en Syrie et au Yémen.

L’Opposition djiboutienne que nous représentons entend conduire une transition démocratique qui ne coûterait pas trop cher en vies humaines. Nous voulons éviter (mais jusqu'à quand ?) des débordements de violence à la libyenne avec lynchage du chef de l'Etat et de sa famille !



Uguta-Toosa, décembre 2011

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Titre 7/ Notre positionnement politique
(Février 2005)


Notre logo et notre couleur (nek asta) :

Notre logo : des gens (hommes et femmes debout) - cf. Carte de notre parti.
Notre couleur : marron clair - couleur de gundi (afar) ou gundati (somali)

Notre devise : Madqaay, dimokrasi x-xintow, inkittiino

" Lois, Démocratie et Unité "

Notre attitude politique (nek xiiba)

- rester inébranlables dans nos convictions ;
- demeurer unis dans notre engagement politique jusqu'à l'instauration de la démocratie dans notre pays ;
- faire triompher l'Etat de droit pour le bien de tous les Djiboutiens ;

Nos convictions (nek bagi niya/hangi) :

- Seul un régime démocratique pourrait concilier les Djiboutiens avec l'appareil d'Etat discrédité par le tribalisme ;
- la démocratie garantit la liberté d'exp​ression, d'entreprise et respecte les cultures nationales (afare, arabe et somalie) ;
- la clé du succès politique réside dans l'Unité de l'Opposition djiboutienne ; une unité qui repose sur des vraies alliances politiques.

Nos objectifs (nek mala) :

- Combattre et dénoncer l'injustice qui sévit à Djibouti au plan politique, économique, social, ethnique, etc. ;
- Participer à l'éducation politique de nos concitoyens au sujet des notions de démocratie, de multipartisme, d'alternance démocratique ;
- démystifier le régime djiboutien, sa politique tribale et clanique
- Populariser notre combat et celui de l'ensemble de l'Opposition.

Uguta/Toosa




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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 8 / "En 2016, je m’en irai. Cette fois,
je peux vous le jurer.." déclare le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh (6)


Où est le projet politique d'Ismail Omar Guelleh ?

On est tenté de dire qu'Ismail Omar Guelleh n'a jamais eu de projet politique. Hassan Gouled a mené le pays à la guerre civile, tandis que son neveu-successeur a continué le travail de destruction et démolition de l’appareil d’Etat et du tissu social. Plus divisée, plus atomisée et plus fragile, telle apparaît la société djiboutienne de 2011 par rapport à celle de 1999, date du premier mandat de l’actuel homme fort du pays.

Le peuple djiboutien a été trompé deux fois

Nous fûmes trompés deux fois. Nos aînés politiques qui ont lutté pour la libération de Djibouti en 1977 nous ont trompés. L'indépendance de notre pays a débouché directement sur un régime autoritaire qui tirait sa logique et sa force d’uniformisation du régime de parti unique. Derrière cette façade, la réalité affichait un autre visage hideux et soporifique pour l'ensemble du peuple djiboutien embrigadé, et plus fortement encore elle tirait sa force de la solidarité organique entre Etat et communauté somali-issa :

"C'est la tribu dans son intégralité qui s'est muée en parti politique conseillé de près par les colonialistes" (Frantz Fanon, Les damnés de la terre, p. 117, La Découverte)

Les rebelles du FRUD armé, professant la démocratie et le pluralisme politique, nous ont trompés. La guerre civile de 1991-1994 se voulait une riposte contre la marginalisation de l'ethnie afar et non un projet de démocratisation de la société djiboutienne dans son intégralité. Nous avons cru naïvement à une bande de bandits et des hommes sans honneur que le FRUD armé de Mohamed Kadami, Hassan Mokbel, M. Hoummado, etc. et leur loyauté à la cause nationale ne peuvent faire oublier.
La guerre civile exprimait également l'incapacité de la classe dirigeante à partager le pouvoir avec les responsables politiques afar. De manière plus profonde, le rejet du régime prenait sa source dans la gestion tribale d'un Etat pluri-ethnique, au sein duquel la corruption et le népotisme favorisaient une petite minorité d'Issas en laissant la grande majorité de citoyens djiboutiens de toutes origines (Afars, Arabes et Somalis non Issas) ruminer leurs frustrations. Le régime du parti unique – Rassemblement populaire pour le Progrès (RPP) - au zénith de sa puissance exigeait l’unanimisme absolu.

Ismail Omar Guelleh est l'instigateur de la tuerie d'Arhiba

Alors que les revers militaires subis par les troupes gouvernementales dans l'arrière-pays provoquèrent de la part de la classe politique dirigeante (Hassan Gouled, Ismail Omar Guelleh, Ismail Guédi Hared, Mohamed Dajama Elabé, Moumin Bahdon, etc.) un déchaînement de violence barbare à l'encontre des civils afar, la population somalie de la capitale a conservé son sang-froid. Ce moment a signé la rupture entre le soi-disant "gouvernement issa" et la majorité de la communauté somalie de la capitale. La tuerie d'Arhiba s'est soldée par la mort de 59 personnes tuées et 88 autres blessées (lire le Communiqué ci-dessous de l'ADD). Il reste encore à établir le bilan des crimes commis pendant la guerre et après le cessez-le feu du 14 décembre 1994 par l'armée dite « nationale » (viols, massacre à Gorabous, Randa, Obock, charnier de Goda, etc.).

Sans projet politique, Ismail Omar Guelleh envisage cependant de préparer sa succession à l'issue de son mandat 2016. Il ne cherche pas à éradiquer l'injustice économique et sociale car, il faut bien l'admettre, une nouvelle réalité sociale l'accapare ainsi que les forces de l'ordre. Le peuple djiboutien est en colère. Dans sa colère, il s'est débarrassé de ses identités ethniques, tribales, communautaires. Où est la victime expiatoire afar ou gadaboursi ? Où est la tribu issa passive, repue et complice de la dictature ? On ne torture pas des résistants afars, non on torture des défenseurs des droits de l'homme, on matraque des étudiants, on brutalise des chômeurs, on licencie les fonctionnaires rebelles et parfois la violence étatique tue physiquement et socialement. Aujourd'hui, les Djiboutiens sont debout, prennent conscience peit à petit de leur force et de leur unité. Mais le système en place ne comprend toujours pas que la marmite va exploser. L'opposition peine également à répondre aux attentes de la population djiboutienne qui désire par-dessus tout voir une Opposition unie et crédible.

L'identité des victimes dérange la grille de lecture du pouvoir en place en laissant le roi "nu", tel qu'il est : un dictateur sanguinaire, corrompu, sans aucune compassion pour son peuple qui meurt.



Uguta-Toosa/ décembre 2011
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Titre 9 / Association pour la Démocratie et le Développement (ADD) ADD-Djibouti@hotmail.fr


DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Commémoration de massacre du 18 décembre 1991

18 décembre 1991/18 décembre 2011:


20ème anniversaire de massacre d’Arhiba à Djibouti

L'Association pour Démocratie et le développement (ADD) organise à Paris chaque année depuis 20 ans avec le soutien d'autres organisations la commémoration de massacre qui a eu lieu à Arhiba (Djibouti) le 18 décembre 1991, en représailles à une défaite militaire face au FRUD.
Mercredi 18 décembre 1991 restera à jamais gravé dans la triste mémoire de la République de Djibouti, où les représentants en uniforme de l’Etat (Armée Nationale Djiboutienne, Force Nationale de Sécurité et Gendarmerie Nationale), ont mené une opération militaire contre les civils du quartier populaire Arhiba, (habité par les Afar), les exclus du champ de l’Etat; en représailles à une défaite des troupes gouvernementales dans le Nord face au FRUD.

Bilan connu : 59 personnes tuées et 88 autres blessées.

Il ne s’agit ni d’une bavure, ni d’un dérapage, ni d’acte isolé de vengeance, mais d’une décision politique délibérée et assumée par les plus hautes autorités de l’Etat.Depuis 20 ans, non seulement ce crime d’Etat qui a toutes les caractéristiques d’un crime de guerre, est resté impuni (les auteurs du forfait courent toujours), mais il n’a même pas été reconnu.
Bien au contraire, cette année encore, cette commémoration se déroule dans un contexte marqué par l’escalade de la répression contre des civils, des démocrates, des manifestants jeunes et adultes, des défenseurs des droits Humains, des journalistes et des femmes.

Aussi nous réclamons :

- l’ouverture d’une enquête internationale sur le massacre d’Arhiba ;
- la libération des prisonniers politiques ;
- la reconnaissance officielle de massacre d’Arhiba et de tous les autres crimes commis par l’Etat djiboutien.

Et nous dénonçons :

- les violations permanentes des Droits Humains à Djibouti ;
- les tortures systématiques infligées aux personnes arrêtées.


L’ADD vous convie :

A la mémoire des victimes ;

à participer au rassemblement public qui aura lieu samedi 17 décembre 2011 de 14h à 16h devant l’Ambassade de Djibouti en France -26 rue Emile Meunier Paris 16ème ; M° Porte Dauphine.


En solidarité avec les prisonniers politiques et tous les victimes de la dictature :

à une table ronde sur les droits Humains à Djibouti : avec des témoignages inédits sur les tortures et les prisonniers politiques.

de 17h à 20h à 17 rue Hoche 93 100 Montreuil Sous Bois


Pour l'ADD: Ahmed Kassim Issé

Uguta-Toosa, décembre 2011

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 10 / "En 2016, je m’en irai. Cette fois,
je peux vous le jurer.." déclare le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh (7)

Les grands projets économiques d’Ismail Omar Guelleh d’ici 2016


Les réalisations économiques et sociales au cours du mandat d'Ismail Omar Guelleh ? Le président djiboutien n'a rien fait de probant sur le plan économique entre 1999 et 2011 mais, dans les 5 années qui viennent, il « jure » qu'il vat sortir la république de Djibouti de la dépendance énergétique et le pays atteindra quasiment l'autosuffisance en besoin d'eau potable. Rien moins que ça.

JAM- Il vous reste quatre années et demie de mandat. Qu’aurez-vous réalisé en avril 2016 sur les plans économique et social ?
IOG - Djibouti aura atteint le seuil d’autosuffisance énergétique, avec la mise en service de quatre centrales géothermiques – dont le financement est bouclé – et l’achèvement d’un parc éolien. Djibouti aura presque résolu son problème d’approvisionnement en eau avec la construction de deux usines de dessalement, l’une par les français sur financement Opep-fonds Koweïtien, l’autre par les Chinois.
Djibouti aura considérablement augmenté sa capacité portuaire, avec l’extension du terminal à conteneurs de la capitale, la construction de ceux de Doraleh et de Tadjourah.
Djibouti sera plus que jamais le débouché d’une économie éthiopienne en pleine expansion, avec la modernisation du chemin de fer Addis-Djibouti et l’achèvement de la ligue Mekele-Tadjourah. Djibouti, enfin, sera l’un des bénéficiaires de la route en construction entre la frontière sud-soudanaise et le réseau éthiopien auquel nous sommes connectés, ce qui nous permettra de répondre à la demande d’import-export de ce nouveau pays qu’est le Soudan du Sud. » (cf. La Nation du 1er décembre 2011)

Le ridicule ne tue pas

Cet homme n'a pas de conseillés ou bien il n'écoute personne parce que, comme tout dictateur qui se respecte, il connait tout. Nous avons là la démagogie dans toute sa splendeur et sa morgue pitoyable.
Dans un laps de temps de cinq ans (décembre 2011- avril 2016) qui lui resterait de son dernier mandat présidentiel, Ismail Omar Guelleh promet qu’il va finaliser quatre grands chantiers économiques qui induiront :
- l’autosuffisance énergétique,
- l’autosuffisance en eau courante,
- la construction d’un nouveau terminal portuaire Tadjoura
- la construction d’un nouveau chemin de fer. Pour l’instant.

Premier constat à faire. Aucun de ses projets ne connaît pour l'instant un avancement de travaux qui laisse augurer de leur avenir prochain. Face à ces rodomontades, vient à l’esprit quelques interrogations que l’on peut dire candides de notre part.
Le dictateur, au pouvoir depuis 1999, a-t-il amélioré les conditions de vie matérielles de ses compatriotes ? Dans les faits, depuis 1995, n’a-t-il pas eu la haute main sur l’appareil d’Etat avec la bénédiction de son oncle Hassan Gouled qui entendait récompenser le choix de son chef de cabinet qui avait préconisé la « guerre totale » contre le FRUD armé et la communauté afar. Alors, qui peut croire qu’un chef d’Etat qui n’a réalisé en 16 ans de pouvoir aucun projet d’envergure pourrait-il mener à bon port des réalisations économiques qui exigent la rigueur dans la gestion et le sens de la justice sociale ? La construction du terminal à conteneurs de Doralé a été confié à des investisseurs étrangers, de peur que le despote et sa famille détournent à leur profit les fonds engagés dans ce projet.

Le terminal de Doralé et autres projets économique ont bien été l'oeuvre de l'homme d'affaires, Abdourahman Boreh

Personnellement, je n'ai jamais cru que Abdourahman Boreh ait été le principal initiateur des projets de privatisation et de la construction du Terminal à conteneurs de Doralé. Mais le rappport que vient de rendre public le Fonds monétaire international (FMI) lève quelques secrets que le dictateur souhaitait cacher.

" ... le gouvernement djiboutien a entrepris de défaire de manière systématique vient de défaire tous les partenariats montés avec Dubaï à l'exception de celui sur le terminal à conteneurs de Doralé plus délcat à dénoncer... ont été dénoncées d'une ùanière unilatérale :
- le contrat de gestion de l'aéroport avec effet au mois de juillet 2011;
- le contrat de services douaniers...
- les exonérations fisacles qui ont été accordées à l'hôtel Kempeski...
- le contrat de gestion du Port autonome internationa de Djibouti (PAID) dans la plus grande discrétion, mi-mai 2011. Le nouveau directeur Saad Omar Guelleh, qui a remplacé Johannes de Jong, n'est rien moisn que le président de la république de Djibouti.

(Source : Djibouti, Compte rendu de la mission du FMI à Djibouti du 10 au 24 octobre 2011).

Le rapport va plus loin dans l'analyse économique et les difficultés auxquelles la république de Djibouti est confrontée depuis la rupture du partenariat avec Dubaï. Aucun pays n'a remplacé pour l'instant ce pays indestisseur, la croissance économique est en berne, passant de 5% en 2009 à 3,5% en 2010 et, surtout, les investissemments directs étrangers (EDI) qui provenaient principalement de l'émirat de Dubaïl ont tari. En 2008, ce pays a injecté des fonds équivalent à 95% du PIB de Djibouti pour tomber à 2,4% en 2010 ! Bref, tout va mal économiquement pour croire un instant aux promesses farfelues du dictateur.
D’ailleurs, le peuple djiboutien est toujours en attente de retombées sociales générées par le Terminal à conteneurs de Doralé et la privatisation des entreprises publiques comme le Port Autonome International de Djibouti.
Le peuple djiboutien aimerait bien voir les fruits de la croissance du PIB qui frôle le 5% depuis l’exercice 2008, dont le dictateur est si fier.


La lutte contre le chômage des jeunes ?

En matière de projet social, le président djiboutien va s’attaquer, 12 ans plus tard, à un autre chantier d’envergure : le chômage endémique qui frappe la population djiboutienne, en particulier les jeunes. Rassurez-vous pour l’instant, il n’y a rien de concret. Que peut-il bien réaliser dans une période marasme économique alors qu'il n'a rien fait lorsque le taux de croissance économique atteignait 5% par an ? Pourquoi emprionne-t-il les universitaires qui réclament du travail en manifestant pacifiquement devant le palais présidentiel ? Une drôle de façon de lutter contre le chômage !

" En effet, plusieurs centaines d’universitaires avaient décidé, hier samedi 15 octobre 2011, de manifester, après avoir appris que le chef du gouvernement, (que les vieux Djiboutiens retraités considèrent comme le « mal venu au pouvoir ») avait lancé un appel international, pour un millier d’emplois dans notre pays."
(Source : (Djibouti : Répression des Manifestations des universitaires djiboutiens et chômeurs , Afrique en lutte, 22/10/11.

Deuxième preuve que le président djiboutien se moque de chômeurs et d'étudiants inquiets devant l'avenir qu'on leur préserve :

" Aujourd’hui 30 octobre 2011, à 10 heures (Djibouti), une centaine d’étudiants de l'école de médecine de Djibouti (EMD) ont décidé de manifester pacifiquement en blouse banche (symbole du secours médical qui est portée par les Médecins Sans Frontières et les Médecins du Monde) en commençant par une marche pacifique devant l'hôpital général Peltier (HGP), puis en terminant pas un sit-in aux alentours du Palais présidentiel
Ces étudiants dénoncent le manque de professeurs à l’école et l'absence totale de professeurs encadreurs à l’hôpital. Ce sont les médecins qui ont la charge d'encadrer les étudiants durant leurs stages hospitaliers et ainsi d’autres attributions qui seront détaillées plus tard."
(Source, LDDH : Arrestation des futurs médecins, qui devraient être séquestrés à Nagad - Ecole de Police - 30 octobre 2011)

Troisième preuve que la dictature djiboutienne criminalise l'action pacifique des étudiants au lieu de les écouter et de répondre à leurs attentes sociales:

" Demain jeudi, 3 novembre 2011, à trois jours de la grande fête musulman, trente trois (33) jeunes en majorité des Etudiants de l’Université, des Lycées et des CES, encore arbitrairement incarcérés à la sinistre prison de Gabode, entendront Madame la Présidente de la Cour correctionnelle, qui donnera lecture de son délibéré."
(Source : La FIDH dénonce la répression à Djibouti - 2 novembre 2011°


Les rares structures volontaristes crées par l’Etat (ministère chargé des PME et PMI, fonds de développement et de garantie ainsi que des lignes de crédit pour les investisseurs, accords de formation avec des universités indiennes spécialisées dans les métiers de la mer) sont gangrenées avant même de voir le jour par la gabegie et la corruption. Lorsque l’on confie à un voleur une bourse d’argent ou à un malfaiteur avéré la gestion d’un ministère, il ne faut pas s’étonner qu’au bout de quelques mois les caisses soient vides.
Le Port Autonome Internation de Djibouti est confié au voleur Saad Omar Guelleh, frère du président de la République.
L'électricité de Djibouti (EDD) est gérée depuis 1977 par son cousin Djama Ali Guelleh.
Les projets économiques réalisés au sein d’un Etat malade, gangrené par les considérations politico-tribales, ont une maigre chance de voir le jour ou d’être performants sur le plan de résultats économiques.

Dans le meilleur des cas, Ismail Omar Guelleh est voué à connaître un destin aussi honteux que celui d’un Ben Ali ou d’un Hosni Moubarak. Dans le pire des cas, c'est celui d'un Kadhafi qui l'attend si, dans le contexte actuel où la moindre violence disproportionnée risque d'être interprétée comme un crime, il autorise ses soldats et ses gendarmes à tirer sur les civils. L’Opposition djiboutienne, je me suis déjà exprimé sur ce point, ne lui souhaite pas une fin aussi tragique, ni une justice expéditive ou non qu’un tribunal étranger qui offrirait en pâture un "ancien chef d'Etat djiboutien". Compte tenu de ses crimes, Ismail Omar Guelleh ne bénéficiera pas d’une immunité telle qu’elle vient d’être formulée au profit de son « ami » Ali Abdalla Saleh au Yémen, où la révolution continue... Elle n’a pas encore dit son dernier mot.


Ali Coubba
Président d'Uguta-Toosa



Uguta-Toosa, décembre 2011

Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal


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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 11 /"En 2016, je m’en irai. Cette fois,
je peux vous le jurer.." déclare le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh (8)


Le peuple djboutien sort progressivement de la nuit


La guerre civile de 1991-1994, comme toute guerre, s'est révélée être un accélarteur de l'histoire. Hegel comme Karl Marx, pas pour les mêmes raisons, font de la vioence le moteur de l'histoire. La guerre civile djiboutienne a accentué les clivages entre les communautés nationales mais ces conséquences ont été imprévisibles. Elle a donné aausssitôt naissance à une opposition politique au sein de la communauté somalie qui était tétanisée par le déferlement des sentiemn ts nationalistes (en réalité tribalistes).
Les rebuffades d’Aden Robleh Awaleh, entrecoupées de complicité avec la dictature, ne relèvent pas d’un courant politique mais des états d’âme d’une personnalité motivée uniquement par ses intérêts personnels.

Ismail Omar Guelleh est allé plus loin que Hassan Gouled dans le tribalisme mais obtenir la contrepartie de sa communauté

Le premier mandat d’Ismail Omar Guelleh, de 1999-2005, s’est déroulé dans un état de grâce enviable et en gage de sa bonne foi, en tant que défenseurs des intérêts issa, il a donné 12 portefeuilles minsitériels aux 12 clans de sa tribu. Cette manoeuvre n'a suscité l'amour qu'il espérait recevoir de ses frères de race. De nombreux Somalis-Issas étaient vaccinés contre des propagandes vides de sens et qui remplissent les comptes bancaires de la famille présidentielle, sans donner du travail aux chômeurs et sans améliorer les conditions de vie des ouvriers, des soldats et des agents de l'Etat, qui ont vu leur pouvoir d'achat s'effondrer.
L’opposition dans le milieu somali, trop timide pour inquiéter la dictature, faisait ses premières armes au début des années 90 contre le régime qui avait pour seule tâche de réprimer l’ethnie afar, le front armé et la communauté somali-gadaboursi.
Rapidement, la contestation sociale, institutionnalisée sous forme de partis politiques, est tombée dans la routine à cause de ses leaders, appartenant majoritairement au sérail de l'Etat. Le regretté Ahmed Dini a été le premier, d’une manière bien maladroite, à disqualifier les manifestations de rue en déclarant que cela conduirait inévitablement au vandalisme. Sa disparition en septembre 2002 a accentué ce trait de caractère d’une opposition frileuse, timorée, à l’image de deux personnalités qui l’incarnait : Ismail Guédi Hared et Ahmed Youssouf. Le premier, ayant remplacé Ahmed Dini à la tête de l’UAD, a anesthésié la coalition. Le second sert de paravent aux rivalités de personnes qui déchirent l’ARD. Le statu quo permet de dissimuler toutes les couardises et les calculs politiques de boutiquiers.


L'UAD : une opposition de l'intérieur qui doit être rénovée

Une présidence atone, à la tête d’une structure réduite à deux membres (l'UDJ et l'ARD) dont l’un ne croit pas en sa viabilité, à savoir l’ARD, affaiblit tout le monde. Au final, on un attelage composé du plus traditionnaliste des partis d'opposition et du parti le plus progressiste qui existe dans le pays aujourd'hui.
Pendant ce temps, le dictateur arbitre (non sans hilarité) le conflit à sa manière, interdisant certain parti, donnant de bons points à d’autres. L’institutionnalisation ou non des partis politiques et la réduction de l’espace démocratique dans le pays entre dans cette stratégie. Si demain Uguta-Toosa et le MRS, épaulés les personnalités associaltives et politiques deviennent un parti politique légal, cette création ajoutera certainement à la confusion générale. Si nous le faisons pas - tout citoyen intervient dans sa société avec les moyens qu’il possède – nous risquons de laisser la place à des démagogues et prétendus démocrates qui jouent déjà les « boutiquiers » ... sans rien posséder sauf la légalité octoryée par le dictateur.

Le statu quo actuel tue à petits feux l’opposition de l’intérieur, tout en donnant une image déplorable de l'ensemble de notre famille politique. La mobilisation sociale est gelée, réduite à se manifester sous forme d'actions sporadiques et à caractère corporatiste, faute de bénéficier de la coordination d'une organisation syndicale ou, encore mieux, d'une force politique organsiée.
Je ne crois pas un instant aux velléités de l’ARD de pouvoir mobiliser à elle toute seule le peuple djiboutien (cf. Communiqué de presse du 12 novembre 2011) ! Sur ce point, je partage entièrement les interrogations de Qunxa Daabalo, les propos de notre ami Cassim Ahmed Dini font croire que, en dehors du parti du défunt Ahmed Dini - quoiqu'on dise l'ombre de cette personnalité place sur une formation politique figée - il n'existe pas une force politique crédible et capable de participer à la mobilisation de la population djiboutienne (Cf. Afars-network, Point de vue (Tu mabulu), Omar Gabassé - 20 novembre 2011).

Uguta/Toosa, décembre 2011

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 12/ "En 2016, je m’en irai. Cette fois,
je peux vous le jurer.." déclare le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh (9)


Ismail Omar Guelleh a raison de se moquer de cette opposition djiboutienne stupide qui « se tirer dans les pattes ». En congratulant Ismail Guédi Hared, il se livre à une manœuvre plus sournoise, subtile. Le journaliste de Jeune Afrique, complaisant, lui facilite la tâche d’emblée, en précisant que « la plupart » des opposants « ont, un moment ou un autre, collaboré avec vous ».

JA- Ismaël Guedi Ared fut votre collègue au sein du cabinet de votre prédécesseur, Hassan Gouled Aptidon…
IOG- Lui, c’est le plus raisonnable, le plus modéré d’entre eux.

"Le plus raisonnable" ? Que signifie-t-il ?

« Le plus raisonnable », c’est ainsi que le pouvoir colonial qualifiait les personnalités et les partis politiques qui formaient ses complices objectifs. Dans les faits, le commentaire paraît sonner juste puisqu'il exprime un fait que tout le monde peut constater. L’ancien directeur de cabinet de Hassan Gouled n’a jamais manifesté la grande combativité face à son ancien collègue. Il ne dénonce que modérément ou jamais les violences étatiques commises contre la société civile. L’activité politique de son parti dure quelques semaines… juste à la veille des élections présidentielles. Ce commentaire présidentiel s’apparente également à une manœuvre de dénigrement, ajoutant la confusion à la confusion. Son objectif ne consiste-t-il pas à discréditer le président de l’UAD auprès de ses camarades en faisant croire qu’il est complice du régime ? Il peut s'agir d'une manoeuvre de séduction à l'adresse du sous clan Saad-Muusa auxquel appartient Ismail Guédi Hared; ce clan a a la particularité de posséder de nombreux cadres civils et militaires (Armée, police, gendarmerie, finances) ainsi le lobby de commerçants du khat.
Autre propos et autre commentaire cousu de fil blanc. Vis-à-vis du président du MRD, contrairement à ce qu’on peut croire, la remarque présidentielle n’est pas un cadeau.

JA- Seul l’ancien journaliste Daher Ahmed Farah échappe à cette grille de lecture trèspersonnelle.
IOG- Il est très actif. Mais il vit en Europe. Cela fait des années qu’il n’a pas remis les pieds à Djibouti. Cela se voit, et certains de ses amis de l’opposition ne se privent pour le lui dire. Car tout ce beau monde se tire dans les pattes, bien entendu.

Pour l'instant, je préfère ne pas dire ce que j'en pense. Il importe de savoir que, das la persistance de la division au sein de notre famille politique, DAF n'est pas le seul responsable. Je le dis en connaissance de cause parce que nous avons dans n os rangs des gens qui ont peur de perdre leur notorité au sein d'une opposition unifiée.
Intéressons-nous pour l'instant à notre sujet qui est le déni de la réalité qui transparaît tout au long de l'interview du dictateur. Autant dans sa façon d’analyser le « printemps arabe » que le tri qu’il opère entre ses adversaires, cet homme a perdu tout sens de la réalité et des enjeux. La liste qu’il dresse comprend outre Ismail Guédi Hared et Daher Ahmed Farah, deux autres personnalités : Aden Robleh Awaleh et Abdourahman Boreh. Que pouvons-nous tirer de cette liste noire, de cet inventaire que l'on rencontre davatnage dans une cour d'école que dans les affaires de l'Etat ?

Mon ennemi, c'est mon frère, c'est ma tribu

D’une part, nous voyons que les adversaires d’Ismail Omar Guelleh appartiennent tous à la tribu présidentielle. Le postulat non déclaré est lourd de sens. Il signifie que les seuls responsables politiques présidentiables à Djibouti sont d’origine issa. Pourquoi pas ? La survie de la dictature ainsi que le rapport de force actuel interdisent tout autre type d’alternance. Dans le cadre d’une démocratie, c’est le peuple souverain qui choisira ses représentants. Seuls les vrais citoyens djiboutiens, sur la base de listes électorales refondues, auront droit de vote. Alors faire des pronostics à partir de l’origine tribale ou ethnique des candidats acquerra un caractère banal et ne passionnera que les journalistes et autres politologues.
D’autre part, et c’est là où nous retrouvons les travers communs à tous les dictateurs paranoïaques. Acculé, affaibli, dénigré par son clan - c'est un drame ! - réduit à chercher la solidarité au sein de sa propre famille (fils et fille), le soupçon du despote djiboutien l’emmène à en vouloir exclusivement aux hommes de sa tribu. Et c'est toute sa tribu qu'il veut incriminer, elle ne l'aime pas assez ! Lui qui a tant fait pour elle ! Autre façon d'explciter l'accusation : "Si les Afars arrivent au pouvoir, ce sera la faute de ces hommes ". La logique dans laquelle le despote s’est enfermé n’admet pas un autre type de raisonnement. La mentalité a évolué tandis que le régime est resté figé dans ses anciennes croyances. Le message s'adresse aussi au clan présidentiel, les Mamaasan.
L’« ennemi » afar étant anéanti, l’adversité agissante ne peut émaner que des autres clans issa : Odahgob, Furlaba, Saad-Muusa, etc.

Ali Aref Bourhan et Siad Barré tenaient le même langage

Ali Aref Bourhan n’a jamais cru un instant qu’un Somali allait diriger un jour Djibouti! Ce faisant, il avait la mémoire courte puisqu’il refusait de regarder en arrière. Mahmoud Harbie (1957-1958) et Hassan Gouled (1959-1960) l’avaient précédé à la fonction de vice-président du Conseil de gouvernement.
Pendant les années 60, la seule obsession d'Ali Aref Bourhan résidait dans la surveillance et la neutralisation des dirigeants afar, en l’occurrence les plus talentueux d'entre eux : Ahmed Dini et Abdallah Kamil. En juin 1976, il est évincé de la présidence du Conseil de gouvernement au profit d’Abdallah Mohamed Kamil. Pour être une succession politique bénigne, l’intérim qui a consisté à remplacer un Ali Aref Bourhan par un Abdallah M. Kamil, renfermait néanmoins une dose de perversité. En 1977, chose inimaginable, Hassan Gouled devint le premier président de la république de Djibouti.

En république de Somalie, à la veille de l’effondrement de son pouvoir, le pays allant à vau-l’eau, Mohamed Siad Barré planifiait de quelle façon il allait neutraliser les officiers supérieurs de son clan, les Maréhan (et plus largement les Darod) ! Nous savons ce qu’il en est advenu par la suite. Les Hawiyyé, inconnus au bataillon mais clan majoritaire, se partagèrent la dépouille exsangue de la république de Somalie et le mirent à feu et à sang.

A Djibouti, le pouvoir politique se joue théoriquement entre Afars et Somalis (et non exclusivement issa). Le rapport de force fait pencher la balance du côté que nous savons. Mais la prochaine alternance, démocratique ou non, opposera dans un bras de fer mortel deux courants idéologiques : les démocrates et les partisans de la dictature. En laissant en suspens la question ethnique, sans la dissoudre dans les questions démocratiques, nous commettrons une lourde faute. En mettant sur pied une coalition politique unitaire, où l’on pourra discuter librement de nos divergences et résoudre les sujets épineux au mieux de nos intérêts, nous éviterons de nous engager sur des sujets qui relèvent de la diversion et, dans un contexte de transition démocratique où l’incertitude exacerbe les sensibilités, seront infiniment explosifs.


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Ali Coubba...............................................................................................................Alexis Mohamed
Président de Uguta-Toosa......................................................................................Président du MRS

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Titre 13 : : "En 2016, je m’en irai. Cette fois,
je peux vous le jurer.." déclare le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh (10)

DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE


Pour Ismail Omar Guelleh, Djibouti est un Etat démocratique


Le dictateur djiboutien, Ismail Omar Guelleh, déclare qu’il va quitter le pouvoir en 2016 ! Un despote, qui quitte intentionnellement le pouvoir, n’arrive pas souvent. Lorsque cela se produit, son remplaçant est forcément un dictateur du même acabit, puisqu’il n’y a pas une bonne et une mauvaise dictature.
S’il voulait nous intéresser à son départ, qui risque d’être forcé à mon avis, il aurait mieux fait de faire moins de déclarations cyniques et entreprendre des réformes politiques. « Je quitterai le pouvoir en 2016. Mais avant de partir, j’envisage de mettre en place un Etat de droit ». Une telle déclaration aurait suscité notre intérêt mais Ismail Omar Guelleh est persuadé que la république de Djibouti est un Etat démocratique.

Démocratie ? Nous n'avons pas la même définition

La république de Djibouti est démocratique, c’est pourquoi l’assemblée nationale comprend 100% des membres du RPP, où son émanation l’Union pour la Morité Présidentielle (UMP).
La république de Djibouti est démocratique, c’est pourquoi il n’y a pas de presse libre ni de syndicat autonome.
La république de Djibouti est démocratique, c’est pourquoi, la liberté d’exp​ression relève d’un crime de lèse-majesté.
La république de Djibouti est démocratique, c’est pourquoi les partis d’opposition n’ont pas le droit de manifester.
La république de Djibouti est démocratique, c’est pour cette raison que les associations humanitaires qui osent dénoncer l’arbitraire étatique passent pour des criminels. La LDDH court le risque dêtre interdite.

Le prochain président de Djibouti sera désigné par Ismail Omar Guelleh

Pas de surprise. On est gâté par tant d'attention. Inutile d'organsier d'élections libres et transparentes. Le prochain président sera désigné, sagement, par notre dictateur qui, pince sans rire, ne se rend pas compte qu'il s'aventure sur des sujets très sensibles dans le contexte actuel. Nous savons qu'il appartiendra à la tribu "issa", au clan présidentiel "Mammassan", au sous-clan "Mammaasan
Quand un cirminel patenté ose s'ériger en parangon de politicien qui a appris les Djiboutiens à "vivre ensemble", on a envie de rire ! Relisons ensemble un petit extrait de cette interview :

"JA- Vous allez donc profiter de ce quinquennat pour préparer une succession.
IOG - Oui, je vais essayer, en toute discrétion, avec l’aide de personnalités choisies pour leur sagesse, leur patriotisme et leur désintéressement, d’identifier celui qui pourra le mieux remplir cette lourde tâche.
Je crois avoir appris aux djiboutiens comment vivre ensemble et comment défendre un pays qui était en quelque sorte né pour mourir. Il faudra continuer sur cette voie.
Mais je serai prudent, car dès qu’une personne sera perçue comme mon successeur, je sais qu’elle deviendra une cible.

JA- Avez-vous déjà une idée en tête ?
IOG- Oui, à peu près. Mais je ne vous la dirai évidement pas. Le profil apparaîtra peu à peu.

JA- Sera-ce un membre de votre famille ?
IOG - En aucun cas. Je peux vous le jurer."

(Source : La Nation du 1er décembre 2011)


Avec un chef d’Etat de cet acabit qui, depuis 1999, s’entête à croire que l’opposition n’existe pas et que, avant de quitter le pouvoir il a le culot de dire qu’il va désigner son successeur, le dialoguer relève de l’impossible. La probabilité est grande qu’il quitte le pouvoir, demain ou après demain, par la force. Comment en sorte qu'il ne provoque pas la somalisation de notre pays ?


Uguta/Toosa, décembre 2011

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 14 / Ressources de l'Etat : une hausse significative en 2010


De l’esbroufe, déni de la réalité, monomaniaque, mégalomane et mépris à l’égard de son peuple. On ne peut pas qualifier autrement l’interview pour laquelle le président djiboutien a l’outrecuidance de dépenser 100.000 à 200.000 euros pour sa communication politique dans Jeune Afrique.
Est-il humain et décent de jeter de l’argent par la fenêtre alors que 120.000 de vos concitoyens souffrent de famine ?
A-t-on idée de se livrer à la coquetterie alors 42% de 830 000 habitants du pays vit avec moins de 2 euro par jour et 59% de la population active connaissent le chômage ?

La société civile s'est réveillée

Ismail Omar Guelleh peut radoter, raconter tout et son contraire dans les colonnes de son journal, de sa radio et de sa télévision, officielles, où l’opposition n’a pas accès. D'aileurs, il ne se gêne pas. Si on fait l’inventaire des projets et des investissements célébrés en grande pompe dans les colonnes de La Nation, nous sommes supposés être riches. Il ne se passe un jour sans qu’on nous dise que le Japon ou un autre pays nous a fourni une aide financière. Mais il est difficile d’être vacciné contre le mensonge officiel. Auprès d’une population apeurée, la démagogie présidentielle fait illusion. En outre, l’absence d’informations contradictoires émanant de l’Opposition laisse le champ libre au venin distillé les médias officiels. L’hibernation post-électorale qui frappe nos camarades de l’intérieur augmente la dépendance des Djiboutiens vis-à-vis du réseau informationnel officiel.
Heureusement la société civile s’est réveillée mais manque d'encadrement. Les manifestations perlées qui surgissent dans la capitale, portés par des agents de l’Etat, des chômeurs, des personnels de la santé et du port de Djibouti, et des étudiants, traduisent le ras le bol général. Le peuple djiboutien, tel un gigantesque corps pris de convulsions, est agité de secousses ininterrompues. Que peut faire le dictateur contre ce mouvement, sporadique et bref pour l’instant, mais dont les ramifications traversent les communautés et les catégories sociales frustrées par 35 ans d’un régime violent et répressif ? Les troupes armées acquises au dictateur, ses proches et ses partisans embrigadés, notamment les « naturalisés de Diré-Dawa", pourront-ils vaincre le peuple djiboutien ?

Une révolution sans violence paraît utopique à Djibouti

A notre avis, une société véritablement démocratique ne pourra se construire pour que sur les ruines du système actuel. En 2011, d’une manière imprévisible et parfois tragique, quatre pouvoirs autoritaires arabes (tunisien, égyptien, libyen et yéménite) sont été balayés de la surface de la terre. Le régime syrien s’effiloche sous nos yeux. En saignant à blanc son peuple en révolte, Bachar Al Assad se condamne à une fin violente, sinon sans issue. Changeant de nature, la révolte populaire s’est transformée en une insurrection armée. D'après les Nations-Unises, 4 000 Syriens ont déjà perdu la vie. Après un tel carnage, l'acharnement de Bachar Al-Asad à vouloir rester au pouvoir paraît vain et criminel.
A Djibouti, l’heure est grave. Et pour la dictature et pour le peuple. Je n’ose pas ajouter « et pour l’opposition». Notre famille politique de l'intérieur se divise en deux groupes. Le premier, comprenant les anciens apparatchiks du régime, ne se réveille qu’à la veille des élections. Après cet intermède bref et agité, où l'on peut trouver du khat gratuitement, elle s’endort pendant six ans. Je mesure mes mots en écrivant cela. Une opposition éparpillée, amorphe, frappée de mutisme, ne risque pas de dire de bêtises ou de gêner le pouvoir d’une quelconque manière. On comprend qu’Ismail Omar Guelleh veuille congratule l’un d’entre eux. Le second groupe dont le passé est sans tache, souffre de la mégalomanie. Avant même d’abattre le monstre, ses leaders qui regardent en chiens de faïence se voient déjà dans la peau du « maître du monde ».

Je disais que la dictature djiboutienne traverse une époque dangereuse. Tout le monde s’accorde à dire que la cause des révoltes dans les pays arabes prend sa source dans des questions sociales. On y est. Le peuple djiboutien n’échappe pas à la règle. Le peuple djiboutien a faim. POur l'instant, il ne réclame pas des libertés publiques, n’exige pas la démocratie immédaite, n’écrit des slogans rageurs sur le mur de la cité d’Arhiba ou de Balbala !
Le Djiboutien, d’Ali-sabieh à Dikhil, en passant par Obock et Tadjoura, a faim. Il est tiraillé par des besoins physiologiques : manger à sa faim, se soigner, nourrir sa famille, scolariser ses enfants, etc. Pour rapporter un revenu de misère de 60.000 francs djiboutien (équivalent à 300 euros), il accepte toutes les humiliations. Les prix de produits alimentaires ont été multipliés en moyenne par 6. Le pouvoir d’achat, fortement réduit par cette surenchère, subit une inflation annuelle de 7%. Plus de la moitié de la population vit dans la pauvreté relative. La pauvreté absolue frappe 42% des ménages. A Djibouti-ville, dans certains quartiers populaires, des familles ne mangent pas trois repas par jour ! La richesse la plus insolente côtoie la misère la plus insoutenable.
Président délinquant, Ismail Omar Guelleh a démontré son talent de démolisseur mais pas celui de bâtisseur. L’unité nationale va à vau-l’eau. Les institutions de l’Etat (fonction publique, armée nationale, éducation, santé) sont en faillite. Le tribalisme a changé d’échelle et s’exprime sous forme de clivages de plus en plus atomisés. Inopérant à l’échelle d’une tribu, il a trouvé des niches au sein du clan et du sous-clan. Le rétrécissement des couches dirigeantes pousse le dernier carré des partisans de la dictature à être plus violentes grande vis-à-vis des hommes et des femmes qui menacent leurs privilèges. D’où la torture, l’emprisonnement et les jugements sévères à l’encontre des contestataires ;

Un régime autoritaire, un président mégalomane, un Etat impartial et une crise alimentaire, cela fait un poids trop lourd sur les frêles épaules du citoyen djiboutien qui ne sait plus auprès de qui chercher la solidarité. A Djibouti-ville, il n’y a que Abdi-Noël, le président de la LDDH, qui témoigne jour et nuit des actes de violence que subissent les Djiboutiens. Il le fait sans sourciller, dans des conditions de plus en plus périelleuses.

La révolte est une nécessité

Dans une société démocratique, la révolte sociale s’inscrit dans un processus de régulation des conflits en général sociaux. Dans une dictature, la révolution est une nécessité. La maxime de nos amis de la gauche révolutionnaire s’impose à nous : « pour sortir de la crise, il faut sort du capitalisme ! », disent-ils. Nous disons « Pour sortir de la dictature, renvoyons Ismail Omar Guelleh à la poubelle de l’histoire ». Sans heurts avec les responsables de notre malheur, il n’y aura pas de changement.
Les manifestations perlées qui agitent la république de Djibouti, depuis l’été 2011, nous obligent à faire un constat : la société civile est au bout. La diversité du malaise qu’elle exprime, gérée avec violence par les autorités djiboutiennes, ne trouve pas d’écho auprès de l’opposition de l’intérieur. Les appels à la mobilisation populaire, sansaucune concertation avec les autres partis, ne suffisent pas à exprimer la solidarité avec les victimes de la répression ! Nous ignorons ce que fait l’UAD, décriée par un représentant de l’ARD, confinée dans un silence que le président de la république a tenté de récompenser en déclarant « Ismail Guédi Hared est le plus raisonnable d’entre eux ». On est tenté de dire que c’est tristement vrai que le président de l’UAD ne remplit pas sa mission de représentation de la coalition qui est censée être, à Djibouti-villen en capacité d'encadrer la révolte sociale.

Au niveau de Uguta-Toosa, nous avons tiré des leçons de la façon dont les élections présidentielles se sont déroulées en avril dernier. Toutefois, nous nous critiquons l’Opposition de l’intérieur qui a montré ses limites à cause de son manque de dialigue et de concertation avec les autres formations politiques, les syndicats et les assocations non gouvernementales. Cela n’a plus d’importance. Ce qui importe maintenant est de créer un espace de concertation, une structure de concertation, un rassemblement de partis et personnalités politiques qui ne soit pas une UAD bis. L’idée, lancée par MM. Alexis Mohamed, Ahmed Aden et Moussa Aïnaché de créer une coalition comprenant les démocrates djiboutiens est dans l’air.


Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal


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ADHEREZ A UGUTA-TOOSA

Carte d'adhésion de Uguta (Toosa)


(verso)


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Titre 15 : MRS/ Uguta-Toosa : Rencontre avec Catherine VAUTRIN, Député UMP et Vice-présidente de l'Assemblée Nationale


DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

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Rencontre d’Uguta-Toosa/MRS avec Madame Catherine VAUTRIN, ancienne Ministre de la cohésion sociale, actuellement, Député UMP de la 2ème circonscription de la Marne, Vice-présidente de l’Assemblée nationale et Conseillère municipale de Reims.

Compte tenu de l’urgence sur la situation politique à Djibouti, vu les difficultés des forces démocratiques de l’opposition à se faire entendre, les présidents d’Uguta-Toosa, Ali Coubba et du MRS, Alexis MOHAMED, ont trouvé nécessaire d’opter pour une nouvelle approche dynamique afin de sensibiliser la communauté internationale, notamment la France par le biais de ses élus (es), sur la question djiboutienne et des dérives dictatoriales du régime en place.

Dans cette approche, la mise en œuvre d’un calendrier de rencontres avec les élus français nous a semblé plus que pertinent. C’est pourquoi, le 17 novembre, à la demande d’Uguta-Toosa et du MRS, nous étions reçus par Madame Catherine Vautrin, pour lui transmettre un message fort de l’opposition Djiboutienne dans le cadre de l’alternance démocratique que nous souhaitons en République de Djibouti. Le point de sensibilisation le plus important, parce que le contexte l'impose, a porté sur les violences et tortures perpétrées par le régime djiboutien à l'encontre de la société civile (Défenseurs de droits de l'homme, fonctionnaires de l'Etat, chômeurs et étudiants, etc.) depuis les évènements du 18 février dernier.

Lors de cet entretien, beaucoup d'autres points ont été abordés et tout naturellement, la situation politique, économique et sociale, de plus en plus alarmante à Djibouti, sous la présidence d’Ismaël Omar Guelleh; un chef d'Etat qui ne cesse de violer la loi fondamentale du pays.

Madame Catherine VAUTRIN, très attentive à nos préoccupations, nous a assuré de son soutien avec la promesse de porter notre message au plus haut niveau de l'Etat français.

Uguta/Toosa, décembre 2011

Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal


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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 16 / ARDHD : 11/12/2011 (B634) Chronique du Sergent Ariko. Les "salades" de Guelleh sur Jeune Afrique. Il ressort les mêmes mensonges à l'état pur ! (2ème partie)

A la fin de sa réponse à la première question, IOG affirme que les gens disent ce qu’ils veulent place Ménélik et que son gouvernement respecte la liberté d’exp​ression.
Si cela était vrai, il devra expliquer pourquoi il fait arrêter les démocrates qui ont simplement osé dire la vérité dans un Etat qui ne reconnait pas la vérité. À Djibouti la liberté d’exp​ression est vivement combattue par le régime aux abois.

- La section « Citoyen-espion »

Depuis qu’il est arrivé au pouvoir, IOG a créé la section « citoyen- espion ». Son bureau est au plateau du serpent dans les locaux du SDS. Il distribue des primes qui échappent à tout contrôle financier, en échange d’information sur l’opposition.
À Djibouti-ville, comme dans les districts de l’intérieur, le SDS utilise la délation (comme ce fut le cas en Tunisie, par exemple) pour obtenir des renseignements.
Toute agitation ou tout soubresaut contre l’état est ensuite sévèrement réprimé. Toute voix discordante est punie. Personne n'ose critiquer ouvertement le régime de peur de perdre son travail ou peut être d’y laisser sa vie. Les agents du régime sont infiltrés partout. Ils utilisent les taximen, les prostituées, les jeunes sans emplois. Toute la société est scrutée a la loupe.

Personne n’échappe aux nombreux pièges / sources d’information.

Cela montre l’énormité des « salades » que nous raconte ce monsieur quand il dit que les djiboutiens peuvent se permettre de dire ce qu’ils veulent.
Si c’était vrai, alors pourquoi avoir éliminé des centaines de Djiboutiens dont un haut grader de la gendarmerie nationale ? Pourquoi avoir jeté en prison des centaines de djiboutiens qui ont osé dire non à son régime ?

- Encore un mensonge de plus.

Pourquoi avoir demandé à la sécurité somalilandaise de liquider la femme qui avait servi d’appât pour attirer Mohamed Issa Cheiko au quartier 3 ? Elle a été descendue en Somaliland sur la demande d’IOG alors qu’elle attendait un billet d’avion et un passeport pour Londres.
Pourquoi avoir payé a un prix d’or la sécurité somalilandaise pour l’assassinat du sergent chef Mohamed Hassan Farah de la FNS et ami de Awaleh Guelleh Assoweh un certain Waharta.
Ce sergent-chef avait été capturé et accusé en 1995 (Cf le journal La Nation en date de 1995) d’un faux complot contre l’Etat en complicité avec son ami Awaleh Guelleh Assoweh. Ce sergent-chef après avoir été chassé de la police était reparti à Borama dans la ferme que ses parents lui avaient léguée.
Mais ce n’était pas suffisant pour IOG qui craignait qu’il ne parle. Il lui a fait envoyer 10 hommes pour le cribler de 15 balles. Son gardien l’avait découvert mourant. Personne ne put expliquer pourquoi il avait été assassiné à Borama, ni par qui. Awaleh Guelleh Assoweh a été envoyé à Dire-Dawa.
Craignant que lui aussi ne parle à l’ambassade de France à Addis Abeba sur l’affaire Borrel, IOG avait obtenu que la sécurité éthiopienne l’isole dans un lieu tenue secret et connu seulement de lui.
Comme il refusait de collaborer, le colonel Mohamed Djama avait été chargé de lui régler son compte.
Son corps ne fut jamais retrouvé. Le seul indice est venu du colonel qui, son forfait accompli,s’est présenté chez sa veuve Saada pour lui ordonner de s’habiller en blanc pour le deuil de son mari, sans ne lui donner aucune autre explication.
Pour éviter que la famille ne puisse pas parler, le régime embaucha la fille a DjibTélécom.
Je tiens à dire que ces deux messieurs n’ont pas trempé dans le terrible attentat du Café de Paris qui avait permis à Guelleh d’accuser faussement la communauté Gadaboursi.
Les Français, dont l’Ambassadeur de l’époque, Claude Soubeste savaient qui avait commandité l’attentat.

- Alors pour avoir liquidé ces deux Djiboutiens ?

Avec son frère Idriss Omar Guelleh, IOG a organisé la liquidation en territoire éthiopien des véritables auteurs de l’attentat. N’obtenant pas ce qui leur avait été promis, ils avaient menacé de dénoncer les cerveaux de l’attentat du Café de paris. Aucun n’en a réchappé.
Cela avait plongé l’Ougas Hassan Hersi dans la fureur : il demanda des explications à un vieil Hassan Gouled qui était confus.
L’affaire fut soldée selon le Heer issa par le versement par Djibouti du prix du sang sans ne jamais expliquer la raison des assassinats.
Paris n’attend plus que le jour ou elle conduira IOG à La Haye comme Laurent Gbagbo. En attendant Paris fait traîner l’instruction.

- La liberté de la presse : une affaire de gros sous ?

Notre gros bonimenteur déclare que l’absence de presse d’opposition s’explique par le manque de moyens financiers et non par la censure. Il reproche aux Djiboutiens de ne faire que parler et de ne jamais lire.
Quel funambule ! Il raconte que La Nation rencontre aussi des difficultés de parution. La vérité, c’est qu’il refuse toutes les critiques et il n’aimerait pas que ses crimes soient étalés au grand jour dans une presse d’opposition. Après avoir toléré quelque temps l’émission MAHA KARUNA, le régime l’interrompit très vite. L’opposition l’avait utilisé pour alerter et informer l’opinion nationale que la censure prive d’informations.
Pour tuer les partis de l’opposition et éliminer des concurrents sérieux, il les a tous fait cloner : PRD, PND et FRUD.
Pour tuer la presse d’opposition, il a intimidé les rédacteurs en chef des publications des partis politiques d’opposition qui avaient été légalisés par la constitution du 4 septembre 1992, publiée sur l’insistance de la France et celle de l’opposition armée.
Mais certains rédacteurs ont failli carrément perdre la vie.
Comme le rédacteur en chef du journal du PND « La république » Amir Adaweh Robleh, qui avait osé déclaré en 1999 sur la RTD, pendant le temps d’antenne allouée à l’opposition réunie sous la bannière de l’ODU (opposition djiboutienne unifiée) qu’Ismail Omar Guelleh était derrière les faux complots, les meurtres maquillés en accident, les limogeages sur simple soupçons, etc.
Fou furieux, IOG demanda à la sécurité éthiopienne d’arrêter le rédacteur en chef du PND Amir Adaweh Robleh. Celui-ci y perdra l’usage d’un pied. Grâce à l’intervention de RSF, de Saida Barreh Falcou et de Jean-Loup Schaal il avait pu être évacué sur la France. Depuis Amir Adaweh a retourné sa veste pour se mettre au service de son bourreau au sein de son ambassade de Paris.
Même chose pour le journaliste Maheh de La Nation qui demandait des interviews aux hautes personnalités de l’état et aux ambassades étrangères. Le régime n’a pas apprécié son travail et rapidement il lui a été refusé d’interviewer quiconque même au sein du RPP.

- Donc ou est la liberté de la presse à Djibouti ?

Sous IOG personne n’a plus le droit de s’exprimer.
Toutes les tentatives de diffuser une presse indépendante à Djibouti ont été sévèrement démantelées. Les collaborateurs ont été perdu leur travail, leurs commerces ont été fermés et leur avenir définitivement compromis.
Ne sont tranquilles et heureux que ceux qui applaudissent la reine et le roi lors de leur passage.
L’une des lois organiques de la République stipule que tous les partis politiques doivent être aidés par l’état et par sa presse. Sauf que l’état RPP ne voit dans toutes les tentatives de l’opposition, que la menace d’un concurrent sérieux …

- 3 ème question

Sur les organisations de défense des Droits de l’homme qui demandent des comptes a son régime.
Le dictateur a stigmatisé toutes les ONG et particulièrement celle de Jean-Paul Noël Abdi.
Curieux, selon lui, son régime ne la reconnaitrait pas !
Comment se fait-il que le ministre de l’intérieur dans son gouvernement de l’époque Abdoulkader Doualeh Waiss avait délivré le récépissé de la création de la Ligue djiboutienne des Droits de l’homme a Jean-Paul ?
Peut-être n’imaginait-il pas à l’époque que Jean-Paul étalerait sur la voie publique, les sales affaires qui sentent mauvais dans ce régime d’un autre âge.
Il ajoute qu’à Djibouti, il n’y aurait pas de prisonniers politiques. Ca c’est le comble du ridicule !
Tout le monde sait que des démocrates croupissent dans sa prison de Gabode !
Il ne pourrait pas l’ignore puisque c’est lui-même qui a donné les ordres pour qu’ils soient jetés dans ce trou pourri et qu’on leur refuse les soins appropriés. Le frère Jabhad est toujours détenu à Gabode sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.
Par ailleurs plusieurs démocrates sont détenus dans ses geôles au motif qu’ils se seraient préparer à aller en Érythrée ? Procès d’intention ? Puisqu’ils ont été arrêtés Djibouti ville par sa police politique et non sur le chemin de l’Erythrée.
Après avoir été torturés, ils ont été jetés dans des cellules insalubres.
Notre gros menteur devrait être plus prudent, car il se pourrait bien dans l’avenir, qu’il soit invité à résider dans l’une de ces cellules ou l’une de celle de la prison de la Santé à Paris pour assassinat sur la personne du juge Borrel.
Il y sera en bonne compagnie, avec des collègues comme le terroriste Carlos qui croupit dans cette prison parisienne.
il prétend à tort qu’Aden Robleh Awaleh (ce député qui joue à cache-cache avec l’opposition) aurait demandé à ses hommes d’aller en Érythrée. Il avait accusé DAF d’avoir pris langue avec l’Érythrée et d’avoir demandé à Afeworki de combattre le régime actuel.
Tout le monde sait que DAF n’a jamais mis les pieds en Érythrée et que la lettre qui a été utilisée pour l’accuser, a été rédigée par Ismaël Houssein Tani, le secrétaire général de la présidence.

- Les événements d’Ali Sabieh

Cette question suscite la colère du gros dictateur, qui dément les propos diffusés par la Voix de Djibouti.
S’il ne s’y est rien passé, pourquoi avoir demandé à la garde républicaine de se déployer en nombre pour arrêter (avec la collaboration de la brigade de gendarmerie d’Ali Sabieh et du jeune commissaire Iltireh) les jeunes qui avaient osé lui dire deux mots lors de sa visite d’inspection des travaux de son palais en cours de construction dans les faubourgs de la ville.
Voyez comme il ment ! Un jeune Assajog a été tué par la police. Il le sait bien notre gros menteur.
Qu’il n’oublie pas qu’il a été incapable d’empêcher sa propre fille d’aller retrouver à Paris, son amoureux ?
Quand une mère de famille lui a demandé de lui rendre son enfant qui avait été tué par sa garde républicaine, au lieu de la consoler, il lui tendu une liasse de billets de banque volés.
Avec dignité, cette mère avait rejeté l’argent sale et l’avait maudit en demandant à Allah de le détruire comme il avait détruit son cœur.
Humilié par le geste de cette mère, IOG s’était précipité dans sa voiture noire, gardant en mémoire les paroles du prophète Mohamed qui a dit que les suppliques des opprimés sont toujours reçues par Allah, qui punit sévèrement les coupables.
Cet homme est ensorcelé par l’ivresse du pouvoir. En s’exprimant ainsi, il a démontré qu’il n’avait plus rien à dire. Pensait-il pouvoir calmer les ardeurs d’une population qui est décidée à en finir avec lui et son régime ?
En réponse à certains religieux, dont le cheik Abdourahman Béchir, qui lui demandait de légaliser un parti islamiste, IOG a fait arrêter plusieurs oulémas de la ville de Djibouti qui avaient osé précher à la population le rejet du Pharaon.
Sachant que le peuple écoute les oulémas et non des bonimenteurs comme lui, IOG avait convoqué à Haramous ses hommes de l’ombre.
Hassan Saïd dit Hassan Madobeh, le général Zakaria cheik Ibrahim, le Colonel berger et le Monsieur du renseignement (section féminine) Ismail Tani.

Ils sont tous cousins par leurs origines claniques mais ennemis avec des intérêts personnels ..
Ils ont écouté les paroles du pharaon Ismail Bobard.
Il a certainement parlé de la montée des islamistes qui réclament la légalisation de leur parti politique.
IOG a choisi une nouvelle fois le « tout répressif » pour tenter de sauver son régime qui est près de la chute.
Le jeune prédicateur Falfalos a été placé sous une surveillance étroite. Idem pour Abdourahman Béchir, car le régime a peur d’eux.

Notre gros monsieur sait que la partie est finie et que l’ère de la prison s’ouvre devant lui. La seule question encore en suspens est de savoir lesquelles : les geôles de La Haye, celle de la Santé à Paris ou Gabode ?
Nul doute que la période d’incarcération se prépare pour lui, Inch Allah !

Sergent Ariko
Londres
La lutte continue.

(Source: www.ardhd.org)

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07/12/2011 ARDHD : (B633) Courrier des lecteurs / Ma réaction aux propos d'IOG qui sont irrespectueux pour le peuple ...

IOG vient de donner une interview au journal peigne-cul, Jeune Afrique du 27 novembre

Le hadji bonimenteur invétéré reste toujours égal à lui-même. Ses interventions ne trompent plus personne, sauf ceux qui le soutiennent pour des intérêts purement mercantiles. Et les mensonges se ramassent à la pelle, y' a qu'à demander.
Aucun respect pour les Djiboutiens, dont la grande majorité a du mal à joindre les deux bouts. Il tente à chaque fois de les rouler dans la farine. Il n'a jamais été boulanger et encore moins un confiseur (le grand frère, mort sur une table d'opération, était friand de confiserie et allait piller la pâtisserie"Tom Pouce"dans la rue d'Ethiopie), mais un petit indic de l'ancienne puissance coloniale.

Dans cette interview, il décortique, à sa façon, la situation intérieure du pays, de la Somalie, de l'Erythrée, la piraterie et les révolutions arabes.
Interview dans laquelle, il distribue les bons et mauvais points en se prenant pour une grande âme avec (pourquoi pas ?) Gandhi comme modèle.
Et il y a toujours ses projets "éléphants blancs" : :mise en service de 4 centrales géothermiques, un parc éolien, construction de 2 usines de déssalement, modernisation du chemin de fer Addis-djibouti et l'achèvement de la ligne Mekele-Tadjourah.
Cette politique de grands chantiers ne remplit que son ego surdimensionné ; ça ne va pas plus loin !

- Il nie catégoriquement l'humiliation subie à Ali-Sabieh où la population avait scandé : "Huuro hoo dhul jifka", "Putois, tiens la meilleure des brosses à dents !" Et il minimise le soulèvement populaire du 18 février 2011.

- Il s'acharne sur la LDDH de Jean-Paul Noël Abdi et sur son ancien homme de paille, Abdourahman Borreh: "Je l'ai privé de sa vache à lait".

Et il jure de quitter le pouvoir en 2016 tout en annonçant qu'il allait désigner lui-même son successeur !!!

Comme dit un dicton de chez nous:" Phacochère ne change jamais"

(Source: www.ardhd.org)

Uguta/Toosa, décembre 2011

Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 17 : IOG tremble et transpire à grosses gouttes...



(Caricature transpise par Jeune Djiboutienne Toosa)

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http://www.youtube.c...r/ALICOUBBA#p/u

DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 18 / La Ligue djiboutiens des droits humains (LDDH) SUR LES VIOLATIONS DES DROITS DES MAGISTRATS. Non aux arrestations basées sur la discrimination raciale ou/et religieuse. Actuellement c’est le tour des Mamassans ?


NOTE D’INFORMATION DU 6 DECEMBRE 2011-

Le magistrat du siège Mohamed Scheick SOULEIMAN, Cheick MOUSSA, a été illégalement arrêté le 21 novembre 2011 sans même une décision du Conseil supérieur de la Magistrature alors qu’il est toujours un juge du siège, d’autant plus qu’il a été illégalement arrêté et rapidement mis sous mandat de dépôt pour un simple délit de presse (communiqué qu’il a signé afin de s’exprimer sur les dérives du dictateur-pirate).

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rappelle que, ce juge intègre, alors qu’il était en plein audience a été éjecté des son siège juste après avoir déclaré non coupable une quarantaine de jeunes arbitrairement incarcérés.

Tous ces jeunes avaient exprimé leur appartenance politique et leur libre opinion contre un troisième mandat inconstitutionnel, contre la préparation du Coup d’Etat Militaro Electoral du 8 avril 2011.

Le Juge Mohamed Cheick SOULEIMAN Cheik MOUSSA, sur une décision de l’ancien ministre de la Justice, entrepreneur et patron d’une assurance, avait été muté à la fonction publique sans aucun bureau « comme bras cassé ? », et ce en stricte violation de l’inamovibilité des magistrats et des articles 71, 72 et 73 de la Constitution du Référendum de 1992.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est préoccupée de la situation d’isolement carcérale infligée au Juge intègre Mohamed Cheick SOULEIMAN dans la sinistre prison de Gabode.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est sidérée du silence jusqu’à présent du Bâtonnier Maître Fadouma, qui n’aurait pas daigné répondre au Juge Mohamed Cheick Souleiman. D és le début de son incarcération arbitraire, le magistrat avait demandé au Barreau la désignation de deux avocats d’office pour assurer sa défense.

Faut il rappeler que, la Loi organique n° 3/AN/93/3ème L relative à l’organisation et au fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature en son article 18 stipule que : « le Magistrat est tenu de comparaître en personne. Il peut se faire assister par l’un de ses pairs ou un avocat. En cas de maladie ou d’empêchement reconnu justifié, il peut se faire assister par l’un de ses pairs ou par un avocat ».

Article 19 : « le magistrat a droit à la communication de son dossier, de toutes les pièces de l’enquête et du rapport établi par le rapporteur. Son conseil a droit à la communication des mêmes documents ».

D’après des informations que nous avons obtenues dans le strict anonymat, il semble que le Juge intègre sera traduit demain 7 décembre 2011 auprès du Conseil supérieur de la Magistrature afin de prendre des sanctions préliminaires.
Affaire à suivre car de nouvelles charges semblent être en cours : le premier motif "pour offense" ne tient pas la route et surtout il n’a aucune valeur judiciaire précise.
D’ailleurs le premier Magistrat n’hésite pas à insulter à tout bout de champ, dans son journal bien payé à coup de millions de dollars: « Jeune Afrique » ou dans sa presse RTD et la Nation.
A notre avis le Parquet devrait plutôt s’intéresser aux insultes proférés par l’individu Ismaël Omar Guelleh.et surtout de nous permettre à déposer des plaintes, sans les classer sine die, contre l’individu Ismaël Omar Guelleh passible de haute yrahison, détournements effrénés des fonds publics et des biens sociaux, crimes organisés etc

NOEL ABDI Jean-Paul, Président de la LDDH

Nota bene :
Ce matin nous avons appris très probablement liée à l’affaire du juge, l’arrestation d’une dizaine en majorité des M’amasans, dont nous avons pu obtenir les deux noms suivants :
- Mohamed Moumin Daher Enseignant, frère de l’ancien Trésorier Payeur;
- Mohamed Meraneh



-------- DJIBOUTI / 35 ANS DE DICTATURE TRIBALE ------



Dessin de M. Picon - www;ardhd.com
Uguta-Toosa, décembre 2011

Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 19/ : La Ligue djiboutiens des droits humains (LDDH)

Ce matin nous n'avons toujours pas de nouvelles
du Juge Cheik Souleiman


BREVE ENFORMATION DU 8 ET 9 DECEMBRE 2011

Ce matin nous n'avons toujours pas eu de nouvelles du Juge. Environ 8 inculpés en majorité d'origine Mamasan ont été déférés au tribunal. Parmi eux le frère ou le cousin de l'épouse d'Iftin. Ils vont certainement être expédiés à Gabode.
_________________________

Ce matin 9 décembre, nous avons appris que le Juge intègre Mohamed Cheick SOULEIMA Cheick Moussa, avait refusé de se rendre au ministère de la justice et des affaires pénitentiaires car le Barreau n'a toujours pas désigné deux avocats d'office en réponse à la demande qu'il avait formulé dès le premier jour de son incarcération arbitraire.
Malgré son absence, car privé de ses droits inaliénables à avoir un défenseur, le Conseil Supérieur de la Magistrature l’a radié du corps de la justice alors qu’il était déjà incarcéré.

Faut-il rappeler que l’on ne doit pas incarcérer un Juge sans défense et le radier à postériori.

Le tam-tam autour des Droits de l’Homme du ministre de la justice sous le patronage d’un Magistrat qui viole constamment la Constitution en particulier les articles 71, 72 et 73 l’article sur la liberté et l’inamovibilité d’un magistrat, l’article 10 notamment les alinéas suivants : « Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie par la juridiction compétente ;

Le droit à la défense, y compris celui de se faire assister par l’avocat de son choix, est garanti à tous les stades de la procédure.
Toute personne faisant l’objet d’une privative de liberté a le droit ee se faire examiner par un médecin de son choix ».
Ainsi que l’article 15 sur la liberté d’exp​ression et de diffusion des opinions par la parole, la plume et l’image.
Aujourd’hui nous avons des cas flagrants de violations de tous ces articles de la Constitution du référendum 1992 par l’équipe du ministère public de la République de Djibouti aux ordres d’un premier magistrat notoirement connu comme être le pirate des fonds publics et des biens sociaux dans notre pays..

NOEL ABDI Jean-Paul
président de la LDDH

Uguta/Toosa, décembre 2011


Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal



DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE
Titre 20 : La Ligue djiboutiens des droits humains (LDDH)

Mauvaise gouvernance en république de Djibouti : le FMI tire la sonnette d’alarme après la Banque Africaine de Développement (BAD).


DIFFUSION D’INFORMATION DU 2 DECEMBRE 2011


Le FMI tire la sonnette d’alarme après la Banque Africaine de Développement (BAD).
Dans deux jours exactement le 7 décembre 2011, le FMI rendra son verdict sur l’opacité des gestions financières (diplomatiquement sur le vol à outrance « des pirates des fonds et des biens sociaux par la clique de l’individu Ismaël Omar Guelleh».
Faut-il rappeler que ces Pirates dont (une majorité d’entre eux sont des originaires ou natifs d’Ethiopie) ont ruiné l’Etat de Djibouti avec tous les risques prochains d’une cessation de paiement des salaires des fonctionnaires ou agents de l’Etat.
Reste à savoir si les forces armées seront épargnés, car les menaces de Coup d’Etat se font entendre.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :

Rappelle que, depuis le 8 avril 2011, le pays est dirigé par un dictateur-pirate qui s’est accaparé du pouvoir par un Coup d’Etat militaro électoral ;
Rappelle que, les banques de premier rang comme la Banque Populaire (BRED) va très bientôt lever l’ancre car cette banque tout comme la Banque de l’Indochine succursale du Crédit agricole qui a déjà quitté le pays et a cédé ses actions à une banque de troisième (3ème), ne peuvent plus accepter les transferts pour des blanchiments d’argent en provenance de la mafia régionale sans aucune discrétion et garantie pour les opérations bancaires à hauts risques pour leur crédibilité de banque de premier (1er) rang et les risques de .poursuites pénales.
Rappelle que, Maître Arnaud Montebourg suit parfaitement les opérations frauduleuses et en tant que défenseur des droits fondamentaux, je ne peux que lui demander avec insistance, malgré ses occupations importantes à la campagne présidentielle de l’année prochaine au côté du candidat socialiste Hollande, nous lui demandons d’accorder une attention urgente sur les opérations bancaires d’une mafia régionale qui a pignon sur plusieurs banques de troisième et quatrième rang, en République de Djibouti qu’il connaît bien car il a été Président du Groupe d’amitié parlementaire France-Djibouti.
Rappelle que, discrètement le FMI a fait depuis quelques années des recherches sur certaines opérations financières et monétaires occultes de la Banque Centrale de Djibouti dirigée par le frère de la première dame épouse du dictateur au pouvoir. Toutefois les recherches du FIM font partie des secrets bancaires mais sont accessibles à certaines juridictions spécialisées et quelques organisations de surveillance des opérations des pirates et des membres de la mafia.
Consciente que, depuis 1999 tous les rouages de l’administration sont verrouillés, que le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire sont totalement verrouillés, que la liberté de communication et de la presse libre sont totalement bloqués, que de facto, l’état d’urgence est de rigueur et s’aggrave de jour en jour avec tous les risques d’une guerre civile à nos portes avec des distributions d’armes à une milice à la solde de la SDS ;

Par conséquent

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant à la communauté nationale et internationale d’agir et de poursuivre l’individu Ismaël Omar Guelleh et sa clique pour des opérations mafieux et des crimes organisés et alliance à la mafia régionale et surtout pour ses crimes contre l’humanité.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au FMI, à la BAD ainsi qu’à la Banque Mondiale de resserrer l’étau financier en suspendant rapidement toutes aides ou prêts bancaires, tout en lançant des poursuites contre ce régime des pirates des fonds publics alimentés à 42% par les dons, assistance et supports financiers en provenance de l’Extérieur.

NOEL ABDI Jean-Paul
Président de la LDDH


Uguta-Toosa, décembre 2011

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 21 / La pauvreté à Djibouti (2010)


Cf. Programme de pays avec le Djibouti (2008-2012) 6 - Extraits - Conseil d’administrationdu Programme des Nations Uniespour le développementet du Fonds des Nations Uniespour la population.

Analyse de la situation (page 2)

4. Avec un indicateur de développement humain de 0.494 en 2006, Djibouti se place au 148ème rang parmi 177 pays et fait partie des pays à faible IDH . Malgré des améliorations notables, la situation du développement humain se caractérise encore par : (i)
Une pauvreté et une extrême pauvreté touchant respectivement 70 % et 42 % de la population ; (ii) une scolarisation brute au primaire de 54,8% encore relativement faible et un fort taux d’analphabétisme de 51 % qui, se désagrège en 62,4% pour les femmes et 38,1% pour les hommes ;
(iii) une espérance de vie en légère augmentation à 52 ans et des taux toujours relativement élevés de mortalité infantile (103 pour 1 000) et maternelle (546 pour 100 000 naissances vivantes) ,
(iv) l’épidémie du VIH/Sida est généralisée à Djibouti avec un taux de prévalence qui est estimé à 2,9 % de la population générale,
(v) un chômage massif qui frappe 60 % de la population active et plus particulièrement les jeunes et les femmes,
(vi) la persistance de la pauvreté parmi les femmes, leur très faible accès aux services sociaux de base et les pesanteurs culturelles sont autant de contraintes qui les empêchent d’être une force dynamique de développement. (Extraits)


D'après la caricature de Roger PICON - www.ardhd.org

Uguta-Toosa, novembre 2011


DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 22 / La Ligue djiboutiens des droits humains (LDDH)

Le témoignage des tortures qu'il a subies au SDS, puis à la Gendarmerie par une victime : Houssein Robleh Dabar, défenseur des Droits de l'Homme et journaliste.


M. Houssein Robleh Dabbar


Djibouti, le 1er décembre 2011 : DIFFUSION D’INFORMATION : TEMOIGNAGE DE TORTURE

Tortures commises par la police politique (SDS) rattachée à la Présidence de la République.
Victime : le défenseur des Droits de l'homme et journaliste HOUSSEIN ROBLEH DABAR

Le 21 novembre 2011, j’ai été enlevé à 11 heures 30 par quatre membres des services, que je ne connaissais pas. Je n’ai pas eu le temps de bien les regarder car tout est allé très vite.
J’ai été jeté dans une voiture de l’EDD, immatriculée 1668C. Cela se déroulait en plein centre ville. Je fus immédiatement cagoulé.
Arrivé à destination, on m’a fait monter un escalier qui menait à la salle de torture. Je fus jeté à plat ventre par terre, un pied fut posé sur ma nuque, un autre pied sur mes reins et deux autres pieds sur mes mollets.
Alors commença les séances de tortures, qui ont duré presque une éternité, environ trois heures, avant de m’amener dans un bureau climatisé pour me faire déposer mes empreintes du pouce en guise de signature.

Ces méthodes de tortures, que j’ai subi sont les suivantes :
- Bastonnades sur les cuisses et mes fesses ;
- Suivis par des frappes interminables et très, très douloureuses sur la plante des pieds, non loin des talons, afin de ne pas laisser des traces, je me suis évanoui et pendant un moment j’étais dans le coma ;
- Ensuite j’ai subi des chocs électriques sur mes testicules dont celui de gauche qui a été très atteint et je continue encore à en souffrir.
- Durant tous ces tortures j’ai éjaculé du sperme, puis j’ai pissé sur moi, tellement la douleur était violente ;
- Toutes ces tortures ont été accompagnées des questions notamment et d’emblée sur Jean-Paul Noel pour savoir si c’est lui qui avait rédigé l’article signé par le Juge Mohamed Cheick Souleiman, sur la date de la mobilisation des militants de l’UAD, de mes liens avec la Voix de Djibouti et tant d’autres questions.

Je ne me souviens plus de mes réponses qui ont été contradictoires, en raison de l’intensité des tortures. On m'a traité comme si j’étais un violent terroriste.
A peine repris mon souffle, je fus amené à la Brigade de la Gendarmerie où je fus jeté dans une salle de tortures aux puanteurs insupportables puis la cagoule m’a été enlevé.

Vers 17 heures, l’officier de la Gendarmerie m’a amené dans une autre salle où je fus interrogé.
A la Gendarmerie, je n’ai pas été torturé aussi sauvagement qu’à la SDS.
Le 25 novembre 2011 menottés ensemble, avec Farah Abadid, le Juge et un autre, nous avons été traduits devant les deux Procureurs Maki et Djama Souleiman en présence de l’Officier de la police judiciaire de la gendarmerie qui commandait les auteurs de torture. Il a assisté à tout l’interrogatoire, certainement pour m’intimider, mais je n’ai pas hésité à décrire avec des précisions les tortures atroces que j’ai subies.

Reste à savoir les mesures que prendront les deux Procureurs.

Puis dans la nuit, je fus interrogé par la Juge d’Instruction Ad Hoc de la Cour Suprême. Elle, a demandé au gendarme de sortir et c'est avec avec sérénité qu'elle m’a posé des questions. Je n’ai pas manqué de l’informer que j’avais été sauvagement torturé et risqué de perdre la vie, Madame la Juge a tout noté.
La juge d’instruction de la Cour Suprême nous a placé Farah et moi en liberté provisoire et nous attendons la copie de son ordonnance.
A aucun moment, je n’ai caché ma détermination à combattre la dictature qui nous tue à petit feu. A l'origine, j’avais soutenu Mohamed Djama Elabeh lors des élections présidentielles de 1993, puis Hamarretay lors des élections parlementaires de 1997. J’ai été un membre actif du GDR avant de rejoindre le Frud-armé dirigé par Ahmed Dini.

Actuellement je suis membre fondateur de l’UDJ et membre actif de l’UAD.
En tant que personnalité politique, je suis aussi journaliste et défenseur affilié à titre individuel à la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), membre du Conseil national des Droits de l’Homme.

Houssein Robleh Dabar

Uguta-Toosa, décembre 2011



DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 22 / La Ligue djiboutiens des droits humains (LDDH)

Etat de santé de Farah ABADID HILDID


Hier 27 octobre 2011, Farah Abadid Hildid a été confronté à plusieurs refus de médecins privés de lui établir un certificat médical constatant les tortures corporelles dont il est victime
Même le Dr Buno dell’Aquila qui l’a examiné sérieusement, a dit que son cas était extrêmement grave et que ces deux oreilles étaient sérieusement atteintes. Son audition est-elle compromise ? De façon irréversible ?
Pourtant ce Docteur a refusé d’établir un certificat médical et de mettre par écrit ses constatations. Il s'est borné à remettre à Farah une prescription en lui recommandant de prendre ces médicaments pendant un moi et demi et ensuite de revenir le voir afin de faire une radio du crâne.

La prescription médicale est ci-dessous.

Le tortionnaire de la gendarmerie qui a pratiqué des actes de cruauté serait le sergent Chef Ahmed Moumin dont le père est pourtant un ancien militaire, bien connu pour son sérieux et sa droiture..

NOEL ABDI Jean-Paul
Président de la LDDH

_______________________________ Note de l'ARDHD

On constate malheureusement une fois de plus, que tout le système est désormais grangéné à Djibouti.

Quand les médecins privés se rangent du côté de Guelleh au détriment des victimes de la torture, c'est soit parce qu'ils ont peur, soit parce qu'ils ne contestent pas les souffrances qui sont infligées aux torturés, pour ne pas dire qu'ils les approuvent ....

Nous lançons un appel solennel au corps médical, pour qu'il exerce son travail en toute indépendance, conformément aux serments qu'il a prononcés et qu'il reconnaisse les lésions dont sont victimes les opposants qui sont torturés par les milices à la solde de la dictature.

Pourquoi attendre un mois pour prescrire une radio, si la victime présente des séquelles graves ? Le corps médical sait que les problèmes d'audition doivent être pris en charge très rapidement et que certains symptomes nécessitent même des interventions en urgence.
_____________________________________

Uguta-Toosa, décembre 2011



DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 23 / La LDDH : COMMUNIQUE DE PRESSE DU 13 DECEMBRE 2011

La Juge de la Cour Suprême va-t-elle continuer à entendre les victimes de la dictature dont les faux délits changent constamment de motifs et sans des avocats ?

Hier la juge d’instruction de la Cour Suprême a entendu le Juge MOHAMED CHEICK SOULEIMAN CHEICK MOUSSA sans avocat, qui a été radié par le ministre de la justice et consorts jeudi dernier alors qu’il était déjà incarcéré à la sinistre prison de Gabode, sans que son immunité de juge du siège soit levée.

Faut-il rappeler que dès son incarcération le Juge MOHAMED CHEICK SOULEIMAN avait demandé à Maître Fadouma et aux membres du Barreau, l’assistance de deux avocats commis d’office.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce avec vigueur ce refus aux colorations politiques, dicté au Barreau par le ministère public

Aujourd’hui 13 décembre 2011, vont comparaître à la Cour Suprême les deux défenseurs des droits de l’Homme, membre de la LDDH et journalistes et correspondants de « La Voix de Djibouti ».
HOUSSEIN ROBLEH DABAR et FARAH ABADID HILDID sont aussi des personnalités politiques membres de l’UAD qui militent depuis plus de vingt (20) ans contre les deux régimes dictatoriaux qui se sont succédés et qui règnent par la force et la terreur en République de Djibouti, tout en violant allégrement la Constitution et constamment le Code des procédures pénales, tout en détournant les fonds publics et sociaux, sans oublier les tortures et autres Crimes Organisés.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée des risques de voir Houssein Robleh et Farah Abadid sans avocats car la Juge d’instruction de la Cour Suprême qui les a mis en liberté contrôlé jusqu’à présent n’aurait pas remis à leurs deux avocats la totalité des dossiers.

Difficile à plaider et défendre ses clients dans ces conditions en violation du Code de Procédure Pénale.

NOEL ABDI Jean-Paul
Président de la LDDH

Uguta-Toosa, décembre 2011



DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE
Titre 23 / Qafar Afih Maybalaalaqah Ayyufta
(Qafar Afar Newsletter)

11 hayto bilo. Loowo 11. Liggidak 2011, (November) Ximoli, Bicissaah Xayyossam : Gifta. Macammad Qali - mail : sidiicaamo1@yahoo.com.

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MAYSAXXAGA !

Ah alsal inki adda tawqe, Qafar afih Maybalaalaqa.
Ta Maybalaalaqa,ahak tayse gidah, kulli num gabah assagolla edde yaallem esserna. Ahim dadaltuh, anni yayse itta malaa kee fayu siinik qamballa. Wohûkalah kaadu, esser kee taaxigeenim faxxaanam teelleenik ahak gubal yan. Emeelih sigmal neh rubtaanam siinil esserna.

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GALATO (= GALTO)

Dumah iyyan saaku, Gumay tuuy, Dananaay, Abeesaay, Seehadaytu sittaluk gexsoh ugutte iyyen.

Wadar gaddali, laahi gaddali, gaali gaddali

Gital kaxxa qulul kee satqa ken tibbixe iyyen. Wadar gaddalih yan-numuy, inki baxa lel yemeeteeni’yyen. "Yi toobokoytaw, gexentah kinninooh, kaxxa qulul-lino", kaak iyyeeni’yyen.
Woo numuu, ken cineh, iyyen. Kaak elle gexen ikkel, laahi gaddalih yan-num keenih suge’yyen. Woo num kaadu ken cineh’yyen.
(Gaali gaddalih yan-num ken kaadu mataakiseh iyyen).

Inki saga le num

Gexak raageeniik lakal inki saga le numuy, barra lel yemeeteen’yyen. Ta numuuy, ken oggoleh iyyen.
Kay barra kaak inteemih : "qibina macah oggoltee".
Woh kaak akah intem, saga saaku barrah axaggaluk yeneeh, bar isih axaggalluk yeneemih taaga. Kaadu barra kaat qagitteeh, saaki yiidu kinni waqdi maca keenih abtuuy, kaak itte’yyen.
Ta numuuy, sagak can ixiggilli heeh, misgilil (afeynal) korissi heek lakal midirih inkittoh assacabbuk suge saga yusguudeh iyyen. Qabal akak, Abeesah yeceeh, xulle akak Dananah yeceeh, ulqii kee garba’kak Gumaytuh yeceeh, raqteh tan cado is kee barraay, num akkuk yokmeeni’yyen.
Abeesa barak-gude ugutta inteh, yi toobokoytaw anu gexo faxaamih taagah koo farriimeh-cabam faxa kaak, itte’yyen. Farrimtu teetik ankacse waqdi, Abeesa kaak inteemihii :
- Ali galto koh gacso innaa Adam-baxih galto koh gacsoo ?
Tokkel num teetik iyyeemii :
- Adam-baxih galto yoh gacis.

Ali galto

Woh Abeesa kaak cinteeh, ali galto kaah abte’yyen. Abeesa galtoh kaah abteh-cabtemii, ali-daylih caxa kaah teceeh-cabteeh, woo caxak abaamih fayuh kaak intemii :
- Tama caxa ali edde arinnan marak, gaala le marak sugtek, 10 ala edde keenik beyaay. Wadar-le marak sugtek, wadarak 10 keenik edde beet.

Saaku maaci maacise waqdii, gaali-gaddali baxaay, laahi gaddalih baxaay, wadar gaddalih baxa inkih, Abeesa keenit hayteh maaciisse’yyen. Abeesa caxa akah teceeh cabte num, woo marih daylal kulli numuk lacak taban-taban beeteeh wohuk wadir, akak, kaxxa gaddali yekke iyyen.
Gersi alluwweey, kaak intem nanu tawak koh abnam linoh mananaay, atu neh abte galto kok ma naagima, kaak inteeh, gexxeh iyyen.

Adam baxih galto

Numukuuy atu yollih ukumaay, uquub, anu galtoh kok faxam mayyuk iyyeeh, isilih kaa daffeyse iyyen.
Danan, gersi aracal, num kaal heeh yan dahab lih kudeeh, tama num fanah baahe iyyen. Num, anu ta saaku galato koh gaqsam faxxinta kaak iyye-yen. Buxa le num kaak iyyem anu ku galatoh faxam mayyuk atu yollih buxa-num tik kaak yexce iyyen.
Too numuuy, anu alluwwe koh gacisse galto, koh gacsam yok faxximta iyyeeh, kaxxa booloy, amol akak walalak sugeenik, kaa qide iyyen.
Gumayti, galato kaah, gacse kalah sugeey yen.
Gumaytiiy kaa yeexegeh qaran kee baaxok fanat kaa matreeh, caalih booxal kaa oobiseyyen. Gumayti yoo taaxigee kaak iyyeeh kaa essereh iyyen. Num ka aaxige cineh. Gumayti kaak iyyem :
- Anu, inki sagay buxal dubuk luk sugte akah qidde, qibinak numuk tiya kinniyo.
Buxa le num, too waqdi kaa yeexegeh iyyen. Gumayti kaak iyyem :
- Anu inni galto koh gacsem akkale.
Seehadaytuy, buxal is lih raaqisey, boolok kaa qideh cabee, buxal kaak raqte barral yuduureeh :
- Ku baqli boolok radeeh rabeh teetik yexce iyyen.

Woo num buxal yan gaddaa kee barra nagram faxak kaak sugeyyen. Buxa liy, usug boolok qideh cabee, isi buxâ fan yamaate waqdi allak kaat radeyyen. Qibnayti wiriggiteeh kudak suge waqdi Abeesa, gital kaah sugga inteh, kaat arteeh, rabeh iyyen. Buxa le num kaay rabeh yanil yemeeteh iyyen.

Abeesa kaak intemii :
- Yi kataysaw, ali galto taysenna, Adam baxih galato tayse ?

Macammad Qali
(Qafar afih aybalaalaqa)


Titre 24 / Les Afars ont un nouveau Grand Sultan et font la fête.


Le 22/12/11 par La lettre du sud


Pendant que la planète se bat et que le monde s’agite, il est des coins de terre presque oubliés, hors du temps et qui ressemble à un récit de Joseph Conrad. La Lettre du Sud, qui ne néglige pas ces petits mondes, avait un œil spécial lors de l’intronisation du nouveau Grand Sultan des Afars. L’occasion d’une belle assemblée celle aussi pour nos lecteurs de se rafraichir la mémoire sur un conflit larvé, et triangulaire, qui oppose les Afars aussi bien à Djibouti qu’à L’Erythrée.

L’intronisation du sultan d’Awsa, grand sultan reconnu des Afars (Amoyta), a eu lieu jeudi 10 novembre 2011. Le programme était prévu pour commencer à 8 heures, mais une inorganisation quasi absolue va régner. Pagaïe à l’extérieur, pagaïe à l’intérieur. Les sièges prévus pour la manifestation sont en faible quantité, et de qualité médiocre pour une cérémonie de cette ampleur historique. Les participants sauront par la suite le fin mot de l’histoire : l’État Régional Afar, qui devait fournir les fonds et la logistique, a saboté l’organisation en conservant les fonds alloués jusqu’à l’avant-veille, en mettant sous clé les 4000 chaises prévues, les barrières et tout le reste…

Le résultat fut un gigantesque désordre. En effet, un très important afflux de gens de toutes les parties du pays Afar afflua dans la mosquée en construction qui avait été choisie pour servir de cadre. De toute la terre afar éthiopienne, de Djibouti et même du sud de l’Érythrée, bravant les interdits et les frontières, à pied pour une grande part, des simples gens comme des personnalités traditionnelles s’étaient déplacés. À eux s’étaient joints les représentants des nations et organisations qui rendent au peuple Afar l’hommage de leur reconnaissance. Au gré des arrivées, on notait là les frères du sultan impétrant, les sultans de Tadjoura et d’Obock, l’ambassadeur de France, celui d’Égypte, le premier ministre de Djibouti accompagné de plusieurs ministres, le président et le vice-président de l’État Régional Afar d’Éthiopie, et une multitude de chefs de villages, de tribus, de fiqmas afars. Tout ce monde se pressait en cherchant des sièges introuvables.
Bref, 2 ou 3000 personnes à l’intérieur pour les 400 chaises amenées par des militants afars individuels et autant à l’extérieur, massés autour de l’édifice.
Le programme a commencé avec l’arrivée du sultan avec quelque retard. Et cette arrivée, saluée par des applaudissements rythmés et des youyous, a ajouté, à la bousculade des personnalités, la cohue des photographes et caméramans de tous horizons. Plusieurs chaînes de télévision, des radios, des journalistes accrédités avaient fait le déplacement. Pour la plupart des assistants, ce fut une déception car ils n’ont absolument rien vu de ce qui se passait.
Ils ont cependant entendu les formules rituelles annonçant que le sultan était intronisé et chargeant les assistants de propager la nouvelle : « vous avez vu, vous êtes présents, allez dire à tout le pays, et au monde entier, que le nouveau sultan des afars est intronisé ».
Suivaient la lecture de versets du Coran et les interventions des diverses personnalités de premier plan, toujours cachés à la vue par un mur humain plus ou moins mouvant. Les salutations en forme de reconnaissance et d’hommage se sont ainsi succédé, les unes fort amicales comme celle du représentant du corps diplomatique, d’autres plus ampoulées voire comminatoires comme celles du premier ministre djiboutien ou président de l’État Régional.

La réponse conclusive du nouveau sultan fut incisive. Son analyse de la situation faite au peuple Afar fut sans ambiguïté critique vis-à-vis des autorités en place. Son engagement à tout faire pour en améliorer significativement les conditions de vie et d’existence sur son territoire ancestral fut ainsi solennellement proclamé.

À l’extérieur, patientant dans l’air surchauffé de la mi-journée, l’ambiance était recueillie de tous ces gens assemblés. Il était clair qu’ils communiaient dans leur cœur, dans une même solennité, autour, non pas tellement d’une personne, fut-elle exceptionnelle (ce que tout le monde ignore au moment de son intronisation), mais de ce qu’elle représente.
Une fois de plus l’évidence était là : le peuple afar ne se sent représenté ni par les gouvernements de Djibouti ou d’Érythrée, ni encore moins par les dirigeants de l’État Régional, placés là essentiellement pour leur allégeance absolue au gouvernement fédéral éthiopien.

Or si l’on veut bien regarder les choses en face il faut bien accepter l’évidence : au delà des frontières héritées des guerres et des aventures coloniales, le peuple Afar constitue une Nation. Il faut en effet se rappeler que la nation se définit comme une communauté stable, historiquement constituée, de langue, de territoire, de vie économique et de formation psychique, qui se traduit dans la communauté de culture.

Communauté stable, historiquement constituée, de langue et de territoire :

Quel peuple peut rivaliser avec le peuple afar pour la stabilité au long des siècles, probablement des millénaires si l’on en juge par les bas-reliefs égyptiens qui montrent, venant du sud, des guerriers à la coiffure et au costume tels que l’on peut les rencontrer aujourd’hui au détour d’un chemin du désert sur tout le territoire afar et ce, malgré les aléas religieux, militaires et coloniaux.
Quel peuple peut aligner une pareille communauté de langue alors même que l’accès à l’écriture, qui constitue toujours historiquement un mode de fixation des spécificités linguistiques, n’a pas plus de 30 années d’âge.
Quel peuple peut délimiter aussi remarquablement un territoire non-étatique aussi bien que le peuple afar. Et ce d’autant que la propriété privée de la terre n’existe pas chez ce peuple et que le territoire commun à la nation a une valeur économique qui lui est intimement liée : c’est celui de la vie semi-nomade de ces pasteurs, le semi- étant directement lié à l’existence d’un territoire parfaitement déterminé.

Communauté de vie économique et de formation psychique, qui se traduit dans la communauté de culture : pasteurs-guerriers des premiers âges, avec une économie uniquement basée sur l’élevage extensif, leur mode de vie économique est tellement ancré dans la formation psychique que les progrès économiques exigeant une autre activité sont pour le moment voués à une lenteur désespérante. Du fait justement de cette communauté de formation psychique qui confine les afars dans leur système ancestral de production, elle les met à la merci de tous les autres peuples environnants pour leurs approvisionnements et la commercialisation de leurs productions. La tradition afar -Afar qaadà- a quasiment force de loi non écrite et s’impose à tous, constituant même dans certains domaines, particulièrement médical, un obstacle à l’évolution avec lequel il faut compter. Ajoutons à cela une religion musulmane très particulièrement adaptée depuis le premier siècle de l’Hégire et la pratique (catastrophique) du khat, et nous avons une communauté de culture difficilement discutable.
Ce qui caractérise ainsi ce peuple partagé entre 3 entités étatiques, c’est son unité.
Ce qui cimente cette unité c’est le sentiment d’appartenir à une nation au sens le plus noble du terme (territoire commun, langue et culture commune, histoire commune).
Et ce qui représente à ses yeux cette nation, ce sont les structures traditionnelles de pouvoir politique comme le sultanat, actuellement obsolètes comme pouvoir temporel, mais plus que jamais investies comme pouvoir spirituel et espoir politique. Et il est tout à fait remarquable que cet ensemble national se reconnaisse à la fois dans des structures de pouvoir surannées pour leur valeur symbolique actuelle, et dans la lutte armée populaire menée par une organisation comme le FRUD contre la dictature djiboutienne. Et, ce qui semble encore plus paradoxal, que les structures traditionnelles se sentent tout à fait concernées par cette lutte populaire vécue par tous comme porteuse d’avenir.

Pas surprenant du coup que les structures administratives mises en place par l’état fédéral éthiopien se sentent remises en cause par l’intronisation d’un sultan dont le pouvoir est inexistant, mais dont le caractère symbolique et fédérateur apparaît au grand jour à cette occasion.


La participation à la célébration collective de cet événement apparaît ainsi comme ce qu’elle est :

· affichage au grand jour de la communauté nationale afar habituellement confinée dans une clandestinité entretenue par un véritable rideau de fer idéologique et médiatique. Les afars, objet d’une détestation craintive des autres ethnies dominantes en Éthiopie sont présentés comme de dangereux individus aux réactions imprévisibles, au point de prescrire soit d’éviter leur territoire, soit de ne s’y aventurer qu’avec une escorte armée (cf les guides dits touristiques). Et ce alors que l’expérience montre leur comportement accueillant pour tous ceux qui les visitent.
· contestation des spoliations de territoires mis à l’encan sur Internet#, bien entendu les seuls irrigables, déjà concédés pour la plupart à des compagnies étrangères qui y cultivent le coton, la canne à sucre pour faire du carburant, mais en aucun cas les cultures vivrières qui font si cruellement défaut à ce peuple où le taux de malnutrition avoisine les 98 %.
· contestation du détournement de la seule ressource aquifère des afars, le fleuve Awash (weqayto) par des pompages excessifs ou l’évaporation induite par un invraisemblable barrage sur son cours inférieur.
· contestation de la concession de circonscriptions administratives entières à des ethnies concurrentes (Ahmaras, Oromos, Issas) qui réduit d’autant le territoire ancestral
· revendication d’une retombée économique minimum de la route Addis-Abeba Djibouti, à 80% située en territoire afar, et qui ne rapporte absolument rien aux afars.

Et tant d’autres revendications habituellement étouffées dans leur exp​ression démocratique par une organisation administrative rigide et lorsque l’exaspération est à son comble, par la poudre et les canons.

Ce qui prouve encore une fois que le sentiment national est bien un des moteurs de la mobilisation des peuples opprimés par le système capitaliste dans tous ses avatars politiques, y compris impérialiste et néo-colonial. Et que c’est une trahison permanente de la lutte de ces peuples que de nier cette réalité au profit d’illusions qui ne profitent qu’au système.
Et le peuple Afar a continué à fêter, à travers l’intronisation de son sultan, son unité et sa fierté d’être, pendant les 3 jours de festivités prévues.

Pas étonnant que, en date du 16/11/2011 La Lettre de l'Ocean Indien N°1320 écrive :
« Le choix d'Hanfareh Ali Mirah comme nouveau sultan d’Awsa a été soutenu par Meles Zenawi, de préférence à son frère cadet Habib Ali Mirah, pourtant plus consensuel puisqu'il est le gestionnaire des fertiles terres du sultanat en accord avec les autorités éthiopiennes de l'Afar Regional State. Fidèle à sa réputation d'homme qui ne mâche pas ses mots, Hanfareh Ali Mirah a prononcé un discours musclé lors de son sacre, fustigeant la politique des autorités régionales éthiopiennes, mélange selon lui de négligence sociale et de prédation économique. Il faisait ainsi allusion à la mise en œuvre d’un vaste programme d’irrigation de 100 000 ha à partir de la rivière Awash pour produire de la canne à sucre destinée à la fabrication d’éthanol. Cet accaparement des ressources naturelles est une grosse menace pour les nomades afars, et le sultan a rappelé que leurs ancêtres "étaient morts et avaient tué pour ces terres". Le président de l'Afar Regional State, Ismail Ali Siro, a semblé particulièrement mal à l’aise à l'écoute de ce discours. Il n'avait pas tort. Car dès le 12 novembre, Meles Zenawi lui a téléphoné pour lui reprocher, en termes vifs, ses maladresses dans la gestion de cette cérémonie. »


Caled Ismaïl Makki

Agriculture investment opportunities in Ethiopia. Sur Internet

Source : http://www.lalettred...et-font-la-fete


DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 25 / Commémoration de la tuerie d'Arhiba (18 décembre 1991- 18 décembre 2011)

Commentaire de UGUTA-TOOSA : Peuple martyr de Djibouti, les Afars ont une histoire de sang et de mort avec la dictature djiboutienne. C’est pourquoi la vue des ministres et députés afar qui collaborent, avec une servilité innommable avec ce régime criminel, nous fait honte et jette l’opprobre sur les valeurs, la solidarité et les références culturelles qui gouvernent nos sultanats.
Notre patience, flegmatique, se nourrit de l'idée qu'un jour les responsables de ces crimes (dirigeants politiques et officiers supérieurs), qui sont bien connus, seront châtiés d'une manière exemplaire. La justice rendue au nom du peuple djiboutien contribuera à fermer ces pages sanglantes de notre histoire pour bâtir ensemble une société où régneront la justice et la fraternité. Ce ne sera pas facile. Sans une réconciliation nationale et, tant qu'Ismail Omar Guelleh et ses complices ne seront pas punis, un fossé de sang séparera à tout jamais la classe politique issa et la communauté afare. (...)

Or, sous nos yeux, cette façon passionnelle de présenter les choses est en train d’évoluer.

Le peuple djiboutien dessille les yeux et commence à voir plus loin que le bout de son nez. La Classe politique somalie (Jean-Paul NOEL ABDI y est pour quelque chose) a décidé d'assumer ses responsabilités en rejetant la dictature ! Depuis 2006, faisant l'objet d'une commémoration aussi bien de la part des Afars, des Somalis et des Arabes de l'Opposition, les anniversaires du massacre d'Arhiba offrent une belle démonstration de la solidarité nationale.
La tuerie d'Arhiba n’est plus une affaire de deuil d'un groupe ethnique national ; ce n’est plus un crime perpétré pour des motifs de "vengeance et de haine tribale".
La tuerie d’Arhiba a été commise contre des citoyens djiboutiens innocents par des commanditaires que nous connaissons. Le discours officiel qui nous divise, quand cela répond à son intérêt, en "trois groupes ethniques" ou en "cinq communautés nationales", est mis en échec. Quels que soient les motifs invoqués pour tromper les gens, ce sont des hommes qui ont commis ce crime et ces hommes doivent être punis. Le raisonnement s’arrête là.

D'autres évènements mériteraient que nous les célébrions à l'échelle nationale.
Pourquoi ne pas consacrer une journée de célébration à la mémoire de Mahmoud Harbi et d'Ahmed Dini ?
Plus fort encore : pourquoi ne pas décider de fêter ensemble une journée de "Démocratie et de Droits de l'homme" à Djibouti pour signifier que nous sommes à la fois acteurs de notre histoire présente, capables de nous souvenir de notre passé et de bâtir ensemble un avenir fondé sur l'unité et la concorde nationale ?
Si nous voulons, nous pouvons écrire et faire l'histoire nationale à notre image.
Si nous voulons, nous pouvons réhabiliter les noms véritables héros qui ont lutté pour la libération nationale. Uguta-Toosa a commencé dès sa création à faire cette œuvre de salubrité publique en donnant une place de choix à Mahmoud Harbi et Ahmed Dini pour des raisons historiques et non idéologiques.
Nous pouvons célébrer les évènements historiques qui ont forgé la nation djiboutienne, en transcendant les considérations partisanes

Uguta-Toosa, décembre 2011.

--------------

Hommages aux victimes d'Arhiba et à toutes les victimes des brutalités et des crimes commis par des assassins aux ordres de Guelleh. Contribution d'Omar Gabasse à la mémoire de toutes les victimes civiles innocentes pour la Journée nationale de mémoire aux victimes de la dictature.

A l'occasion du 20ème anniversaire du massacre d'Arhiba à Djibouti ville, il m'a semblé très important de publier la liste la plus complète possible des victimes de l'horreur et de la barbarie.
En soumettant mon projet à l'ARDHD, je soutiens que nous avons à la fois un devoir de mémoire et d'hommage envers eux.
Dénoncer ce massacre, c'est aussi informer tous nos concitoyens des faits qui se sont déroulés non seulement à Arhiba mais dans d'autres villes du pays : c'est dire aussi que cela ne doit plus jamais arriver.
En novembre 1991, l'armee gouvernementale avait subi de lourds revers dans le nord du pays. En particulier certains éléments étaient tombés dans une embuscade tendue par les résistants du FRUD. Combats qui auraient fait plus de 50 morts et permis la capture de plusieurs prisoniers.
Le gouvernement Djiboutien avait décidé de se venger sur les populations civiles d'Arhiba .Mercredi 18 decembre 1991 à 7 h00 du matin.
Arhiba, le quartier peuplé par les Afars a été encerclé conjointement par la police, la gendarmerie et l'armée.
Sorti manu militari des maisons, les habitants ont été regroupés sur un terrain vague et les forces sanguinaires ont commence a tirer sur eux.

1) ARHIBA liste des victimes : prénom et nom.

1-Hamad Ibrahim Said
2-Yasso kate Ali
3-Ali Ibrahim Mourha
4-Nibaleh Aden Mohamed
5-Daoud Mohamed Ali
6-Abdallah Hamad Omar
7.-Said Hamadou Gaas
8-Ali Adam Ahmed
9-Ahmed Moumin Baguila
10-Habile Moumin Baguila
11-Ganibo Ibrahim Yasso
12-Ali Mohamed Weo
13-Adam Dihibo Moussa
14-Mohamed Ali Omar
15-Ali Alelou Assowe
16-Bero Daoud Angade
17-Omar Mohamed Kadabe
18-Abdallah Yayo Ibrahim
19-Hassan Ali Aboubaker
20-Malik Ali Mohamed
21-Hassan Abdou Aboubaker
22-Ali Abdallah Gourate
23-Saboli Abdallah Gaas
24-Ali Kabir Mandeitou
25-Noumane Mohamed Abdallah
26-Ali Said Mohamed
27-Mohamed Moussa Waaye
28-Ali Houssein Harssou
29-Ali Cheiko Hamad
30-Adam Cheiko Hamad
31-Mohamed Ali Houssein
32-Hassan Filadero Hassan
33-Idriss Lale Ali
34-Mohamed Osman Ibro
35-Osman Mohamed Ibro
36-Saada Ahmed
37-Ali Arero Ali
38-Misera Bouchra Chouna
39-Saliha Mohamed Ali
40 -Ali Adam Ali
41-Houssein Ibrahim Mohamed
42-Kilo Yassin Ali
43-Mahameisse Dinbihisse
44-Ali Hamad Doula
45-Here Ali Yasso
46-Fosseya Mohamed Osman
47-Hasna Said Mohamed
48-Hassan Hamid
49-Osman Youssouf
50 -Abdoulkader Mohamed Issa
51-Arisso Onde Arisso
52-Mohamed Moussa Mohamed
53 -Mohamed Ali Ahmed
54-Mohamed Houmed Mohamed .

2°) District de Dikhil (Massacre de KARTA :19 decembre 1991)

1-Gohar Hamadou Med
2-Moumina Mohamed Barkat
3-Alboli Gohar
4-Assia Hammadou Ali
6-Saida Ahmed Cheiko
7-Aicha Houmed Ahmed .


3°) District de Tadjoura (Juillet 93 -septembre 1993)

1-Hamadou Abdallah
2-Hassan Mohamed Ali
3-Mohamed Ahmed
4-Abyaazid Youssouf
5-Fatouma Dileita
6-Houmed Gouda Hera
7-Mohamed Isse Youssuf
8-Ali Hassan Daoud
9-MohameAli Gueda
10-Mohamed Ali Ahmed
11--Adlao Med Bolok
12 -Ali Abdallah
13-Ali Dimbio
14-Kamil Houmed Soule
15-Abakri Gadito Ali
16-Hamadou Daoud Ali
17-Ali Dabale Hamad
18-Moussa Ali Hamadou
19-Mohamed Chehem
20-Ali Adab
21-Adlao Awal
22-Moussa Ibrahim
23-Ali Ahmed Ali
24-Mohamed brahim
25-Ahmed Abdallah Mohamed
26-Mohamed Dimbio
27 -Ahmed Abdallah Otban
28-Mohamed Ali Mohamed
29-Abdo Mohamed
30-Ali Hamadou Ali Hida
31-Houmed Ibrahim Ali
32-Otban Ayra Moussa
33-Mohamed Cheik Borris
34 -Ali Mhamed Hamadou
35-Houmed Ibrahim Ali
36-Ali Kamil Horoodo
37-Hamad Mohamed Ali
38-Daoud Ibrahim Afada
39-Mohamed Hamid Hamadou
40-Hawi Rouffa Afsiiro
41-kamil Mohamed Ali


4°) Massacre de Yoboki : février 1992

1-Abdallah Oudoum Hamadou (okal general)
2-Ahmed Moussa Ahmed (Cadi)
3-Mohamed Araita Hamadou
4-Mohamed Adou Roble dit Hali Hali -commercant.
5-Hamadou Ali Hamadou dit Herma
6-Hassan Farah Meeko
7-Abdo bolok Hamad dit kaxxa Abdo
8-Mohamed Bolok Hamad
10-Lako Kabir Houmed
11-Hamad Abakari Said okal de oulouto modayto
12-Halima Med Hassan
13-Moussa Hebano
14-Abdo Hamad , muezin et maitre de l 'ecole coranique
15-Mohamed Hamadou Said
16-Mohamed Goura dit Asbaraytou .

5°) Massacre de Gouroubous -fevrier 1992

1-Ambaro Assowo
2-Abdallah Hamad Mohamed
3-Obakar Mohamed Farah
4-Mohamed Houmed Ali
5-Ali Adrouh Boreto
6-Obakar Ali Araita
7-Abdo Ibrahim
8-Mohamed Ahmed Moussouba
9-Mohamed Houmed Ali dit HARSA
10-Mohamed Ali Hera
11-Gohar Moussa
12-Roble kiou Abdallah

6°) Massacre de Gagade -Allouli septembre 93 .

1-Ali Houmed dit Arkahidaytou
2-Fatouma Ali Hmed
3-Moumina Oudoum Gohar
4-Koudous Moussa dit Ibaado
5 -Ibid Mohamed Adou
6-Madina Moussa Hared .


7°) Massacre de Hanle Aout 92

1-Iyye Ahmed Ali
2-Abdoulkader Ibrahim Moussa
3-Ibrahim Abdoulkader Ibrahim
4-Med Adrouh Borita
5-Borita Adrouh Borita
6-Basoora Ali
7-Wais Halale Hamad Adou
8-Ali Hoobo Guinili
9-Abdalah Ahmed Sabboum
10 Abdo Ibrahim Ibiro
11-Farah Mohamed
12-Mohamed Houmed Golba

8°) District d'Obock

1-Mariam Ebo Mohamed
2-Mariam Houmed Yacin
3-Saleh Ahmed Kassim
4-Abdo Ibrahim Kassim
5-Ali Hamadou Ibrahim
6-Ali Mohamed Ibrahim
7-Fatouma Ali Mohamed
8-Bourhan Gazar Mohamed
9-Mola Omar Mola
10-Mohamed Bourhan
11-Ali Mohamed Ali
12 -Hamadou Kadafo Ali
13-Hasna Mohamed Ali
14 -Mohamed Chehem Ali
15 -Kassim Bourhan Ali


Ces listes avaient été publiées dans le journal Le Combat daté du 26 decembre 1993.
Ces listes sont incomplètes, car depuis l'accension au pouvoir d'Ismaël Omar Guelleh, les massacres des civils n'ont jamais cessé dans le nord et le sud du pays.

N'oublions pas nos morts !

N'oublions pas les noms ni les visages des auteurs de ces massacres. Certains vivent tranquillement à Djibouiti ville et ils ont pris du galon.... !

Omar Gabasse

(Article paru dans ardhd.org)

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Posté 07 janvier 2012 - 04:24

inshALLAH ns vaincrons et ns intaurerons la sharia a djibouti.
[color="#000000"][size="3"][size="4"][b]Know O Muslims, that you have never seen an army of Rome as you see now.
If ALLAH defeat them by your hands, they shall never again stand
against to you. So be steadfast in battle and defend your faith.
Beware of turning your backs on the ennemy, for then your punishement
will be the fire. Be watchful and steady in your ranks and
do not attack until i give the order[/b][/size][/size][/color]
[u][b]SPEECH AT THE BATTLE OF AJNADAYN[/b][/u]
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Posté 07 janvier 2012 - 07:57

Arrete les mensonges!!! =D> =D>
N'oublie que c'est un forum djiboutien....

Et que ce n'est pas la peine de mentir...
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   bounty Icône

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Posté 07 janvier 2012 - 11:50

Et que ce n'est pas la peine de mentir...


t es le porte parole de kadafi ou de ben ali
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