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Uguta-Toosa:la Famine Dans La Corne D'afrique Noter : -----

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Posté 14 août 2011 - 07:40

"Il n’y a que la liberté d’agir et de penser qui soit
capable de produire de grandes choses »
D’Alembert (1717-1783)

Mot du président

La famine dans la corne de l'Afrique

Ce n'est pas un fait nouveau ou une information scandaleuse qui frappe notre imagination. Ce n'est pas un cauchemar que nous venons de découvrir, par hasard, à la lecture de la presse française et internationale. La famine, la malnutrition et le manque d'eau font partie du lot du peuple afar et somali, populations périphériques ou victimes impuissantes des pouvoirs centraux qui entretiennent avec elles des relations conflictuelles. Sur le piémont abyssin, les Oromo (Karrayu et Raya) souffrent parfois des aléas climatiques au même titre que les pasteurs afar. Dans le cas de la Somalie, la destruction de l'Etat et la violence politique rendent très vulnérable la population civile.
Si les Somaliens meurent par dizaines de milliers, il est certain que les nomades afar vont mourir. La géographie physique qui est dominée par une terre aride et le mode de vie (élevage) de ces deux nationalités présentent trop de similitude pour que leur destin ne soit pas lieu. L'absence d'un Etat central à Mogadiscio ont depuis 1991 uniformisé le destin de ces deux peuples frères.
Cette fois, la situation s'annonce pire. Dans la corne de l'Afrique, plus de 12 millions de personnes sont menacées de famine. On compte six pays en situation d'insécurité alimentaire : Ethiopie, Djibouti, Somalie, Kenya, Soudan et Ouganda).
La générosité internationale essaie de soigner les symptômes mortels d'un mal qui a des origines politiques. C'est la mal-gouvernance (comme on dit aujourd'hui) au lieu de dire les dictateurs obsédés par le pouvoir et l'argent qui tuent leurs peuples. De Biafra de 1967-1970 à l'Ethiopie de 1973-1974, nous savons que les Africains meurent de famine à cause de l'incurie de leurs dirigeants et de la violence politique qu'ils suscitent.
Ethiopie: on affame le peuple somali
Il faut bien qu'on se dise la vérité. En Ethiopie, les Somalis sont volontairement privés de nourriture, en particulier dans l'Ogaden et ses environs. Les familles qui se réfugient aujourd'hui dans le camp situé en Ethiopie sont parfois celles qui avaient fui les exactions de troupes éthiopiennes. En république de Djibouti, les populations afar de l'intérieur (Dikhil, Obock et Tadjoura) sont volontairement privées d'aide humanitaire et de services publics de base (dispensaires, écoles, eau, électricité). D'ailleurs, la politique de paupérisation des Afars qui est menée à Djibouti-ville les empêche d'avoir un salaire, salaire avec lequel ils auraient pu venir en aide à leurs familles vivant de l'élevage dans l'arrière-pays.
Le crime absolu de ce régime est que des familles djiboutiennes d'origine somali, ne mangent pas à leur faim dans la capitale.
A Djibouti: il n'y a que le Sud-est qui souffre de la sécheresse
Il faut savoir que les ONG se basent en général sur les chiffres et indications fournis par l'administration locale. Donc, le pouvoir qui affame son peuple est également celui qui définit les victimes qu'il faut aider et celles qu'il faut laisser mourir. D'une manière cynique, le gouvernement d'Ismail Omar Guelleh fait croire à ses électeurs naturels (somali) et aux agences humanitaires des Nations-unies qu'il n'y a que les 3.000km² de la république de Djibouti qui souffrent de la sécheresse. Les camps de réfugiés ne sont installés curieusement que dans le sud-est du pays. Et pourtant le fait est là : le plus grand pourvoyeur de réfugiés de la corne de l'Afrique, ce n'est pas ni le Somaliland ni l'Ethiopie, mais l'Erythrée. Et normalement, Djibouti aurait dû accueillir dès 2002 des réfugiés en provenance de ce voisin du nord. Dans la façon dont le gouvernement djiboutien gère la question de "réfugiés", de "sécheresse" ou de "famine", il y a des considérations politiques immorales.
Pourquoi la persistance de la famine dans un pays comme l'Ethiopie ?

La réponse est donnée par Jean Ziegler, l'infatigable défenseur des opprimés du monde, qui pointe l'irresponsabilité du pouvoir éthiopien. Meles Zénawi "consacre 40% de son budget à l’armée" et des milliers d'hectares de terres arables sont vendus à l'agro-business. (cf. lire son interview ci-dessous).
La solution est politique pour nous : les Etats régionaux (afar, somali, oromo, etc.) doivent acquérir une plus grande autonomie par rapport au pouvoir central, afin de pouvoir se concentrer sur leurs problèmes spécifiques ou se battre pour avoir l'indépendance. Les Afars n'auront bientôt plus de terre agricole...

Pourquoi la famine en Somalie ?

Il faut incriminer l'absence de l'Etat central, la désorganisation des secteurs de production, la violence politique, la sécheresse, le surenchérissement des produits alimentaires. La solution : il est vital de construire l'Etat somalien, s'il le faut avec la collaboration des rebelles shebab.
L'Erythrée fait partie du Triangle de la famine où des milliers d'Afars connaissent la sécheresse, la malnutrition et bien entendu, la répression politique. Au mois de juin 2011, l'éruption du volcan Nabro a empoisonné les sources alimentaires et les points d'eau dans une bonne partie de la Dankalie.

Ali Coubba
Président de UGUTA-TOOSA




Titre 1/La famine dans la corne de l'Afrique : où est l'Erythrée ?

Cette carte a le mérite de nous faire voir les pays menacés par la famine. 120.000 Djiboutiens. 2,85 millions de Somaliens. 4,5 millions d'Ethiopiens. 2,5 millions de Kenyans. Ces populations sont déjà affectées par les conséquences de la sécheresse que sont la malnutrition sévère, l'absence d'eau et d'autres fléaux qui accompagnent les dérèglements climatiques et la violence politique.
Mais où est l'Erythrée ? Combien de nomades et d'éleveurs afar sont en train de mourir dans ce pays, apparemment ignoré ou volontairement boycotté par les agences des Nations-Unies ?


L'Erythrée ne figure même pas sur la carte parmi les Etats sinistrés. Nous savons grâce aux réfugiés afar qui fuient régulièrement ce pays que l'ancienne Dankalie (Sud de l'Erythrée) connaît une sécheresse plus dévastatrice que celle de l'Ogaden et du centre de la Somalie.
L'Erythrée et la population afar d'Erythrée souffre de la sécheresse et de la malnutrition. Les agences des Nations-unies passent sous silence sur des éleveurs afar qui essaient de trouver refuge en Ethiopie, car la république de Djibouti les discrimine.
Les tentatives de colonisation et le nationalisme anachronique "Grand Abyssin" prenent toutes les formes possibles et imaginables. L'ancienne Dankalia (Sud de l'Erythrée) a pris le nom étrange de Debub Khei Bahari pour effacer toute référence au peuple afar. Heureusement les Afars d'Erythrée ont une organisation politique qui tentent de défendre leurs droits : RSADO (Red-Sea Afar Democratic Organisation).

Nous tenons à informer l'opinion internationale que les Erythréens, au même titre que les autres populations qui souffrent de la sécheresse dans la corne de l'Afrique, méritent d'etre secourus. Derrière le black-out et les sanctions qui visent Asmara, il y a bien entendu Addis-Abeba, comme l'écrit le journal Slate Afrique du 8 juin 2011 :
"..l'Ethiopie cherche ainsi à effrayer les Nations unies pour qu'elles maintiennent voire augmentent leurs sanctions à l'égard de l'Erythrée. Ces sanctions ont été prises en 2009 en raison du soutien de l'Erythrée aux rebelles somaliens considérés comme terroristes. Par la même occasion, l'Ethiopie s'assure aussi que l'Ouest continue d'isoler son voisin de la communauté internationale. " (Gaëlle Laleix : Guerre froide entre l'Ethiopie et l'Afrique).

UGUTA-TOOSA, juilet 2011
Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal



DJBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 1 : ... la corne de l'Afrique est menacée d'une caatastrophe humanitaire . Explications.
(Extraits)

Thomas Mukoya/Reuters

Face à une sécheresse exceptionnelle et la flambée des prix des matières premières, toute la Corne de l'Afrique est menacée d'une catastrophe humanitaire. Explications.
Où en est la situation en Afrique de l'Est ?

Le mot famine vient d'être prononcé par l'ONU, qui ne cachait pas ses inquiétudes depuis fin juin. Plus de 300.000 personnes vivant dans deux régions du sud de la Somalie souffrent selon elle de la "plus grave crise alimentaire en Afrique" depuis 20 ans. En tout, entre 10 et 12 millions de personnes manqueraient de nourriture dans la Corne de l'Afrique, dont autour de 6,4 millions en Ethiopie et au Kenya. Djibouti et l'Ouganda sont aussi touchés. "Il est difficile d'évaluer la gravité de ce type de situation, certains acteurs ayant tendance à gonfler les chiffres, mais tout laisse cette fois penser à une crise majeure", confirme Philippe Hugon, spécialiste de l'économie africaine à l'Iris, l'Institut de relations internationales et stratégiques.
Le système d'alerte précoce des famines (USAid/Fews Net) qui scrute le risque des pays en fonction des précipitations, de la production agricole, des prix sur les marchés et de la nutrition, a déjà classé plusieurs régions au niveau 4 : celui de l'urgence alimentaire, dernière étape avant la famine. Plusieurs jours avant l'ONU, les ONG -dont Action contre la faim- parlaient déjà d'une "catastrophe humanitaire" en Somalie, où 250.000 enfants souffrent de malnutrition sévère.

Pourquoi les prix flambent-ils ?

A l'origine, c'est une sécheresse pérenne -la plus sévère depuis soixante ans selon l'ONU- qui a plongé dans la détresse des milliers de ménages déjà fragiles. Les saisons des pluies qui arrivent normalement à la fin de l'année, puis au printemps, sont passées quasiment inaperçues. Les récoltes agricoles ont fondu, privant les producteurs de ressources, et les éleveurs ont vendu leur bétail menacé de mort.
L'envol des prix des aliments de base a fini de mettre à terre le pouvoir d'achat des paysans. Selon l'ONU, les prix des céréales dans les zones touchées par la sécheresse au Kenya sont de 30 à 80% supérieurs à la moyenne de ces cinq dernières années. En Ethiopie, l'indice des prix à la consommation pour l'alimentation a flambé de près de 41% en mai sur un an, mais la hausse la plus dramatique frappe la Somalie : 270% d'augmentation des prix sur la même période. S'y ajoutent des conflits régionaux qui empêchent la circulation des produits, gênent l'action des ONG et les politiques de soutien.

Les spéculateurs sont-ils en cause ?

Le rôle de la spéculation fait débat. Les spéculateurs avaient été pointés du doigt lors des dernières grandes tensions sur les prix alimentaires, en Afrique du Nord notamment. Interrogé par Libération ce mardi sur la situation dans la Corne de l'Afrique, Jean Ziegler repart à l'attaque. (...)
"Dans un contexte de vulnérabilité, avec une très grande pauvreté et une insécurité des territoires, la sécheresse est le facteur déclencheur, nuance Philippe Hugon. Mais la spéculation sur les produits alimentaires peut venir s'y ajouter, puisque quand les prix flambent certains acteurs en profitent et des phénomènes spéculatifs apparaissent souvent. D'où la nécessité pour les gouvernements de stabiliser rapidement les prix des produits de première nécessité."

Que peut faire la communauté internationale ?

D'abord gérer l'urgence. Après plusieurs semaines d'alertes répétées, la FAO, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, ainsi que les ONG, passent à la vitesse supérieure. ...
La FAO, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l'ONG Oxfam signent aussi un appel conjoint en appelant à "une assistance alimentaire d'urgence et durable", mais aussi des "outils, semences, engrais (...) pour accroître la production agricole et soutenir les moyens d'existence ruraux". "Remédier à l'urgence par une assistance alimentaire est la première étape, mais il faut aussi sécuriser le travail des producteurs et des éleveurs, explique Philippe Hugon. Le problème de l'aide donnée gratuitement, c'est qu'elle les concurrence directement. L'idéal c'est de la verser à très bas prix pour ne pas casser complètement les logiques économiques du pays."
Reste à savoir si les promesses internationales seront tenues. (...)

Et les gouvernements locaux ?

Pour Philippe Hugon, de l'Iris, les gouvernements locaux doivent immédiatement prendre des mesures pour stabiliser les marchés et contenir la hausse du prix des denrées alimentaires. Et ce en subventionnant certains prix des produits de première nécessité, blé et maïs en tête. "Le Kenya, qui a un régime politique relativement stable, peut appliquer des mesures de soutien des prix. L'Ethiopie aussi théoriquement, mais encore faut-il qu'elle le veuille, puisque les régions touchées sont parfois des zones rebelles, et que certaines crises alimentaires sont nées de la volonté des autorités de les affamer", observe-t-il. "Une fois sécurisés les territoires, il faudrait aussi des politiques publiques de réinvestissement vers l'irrigation et les techniques agraires, pour protéger des agricultures encore fragiles, conclut-il. L'Ethiopie et le Kenya ont déjà fait beaucoup de progrès depuis plusieurs années." En guerre civile depuis vingt ans, la Somalie est, elle, plongée dans le chaos. Les rebelles islamistes "shebabs" qui avaient poussé au départ la plupart des ONG ont toutefois autorisé la semaine dernière la livraison par l'ONU de cinq tonnes d'aide et de médicaments.
Uguta-Toosa/ juillet 2011
Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE
Titre 2 : Sécheresse en Ethiopie : les Nations-Unies pour des solutions à long terme


La chef des opérations humanitaires de l’ONU, Valerie Amos, a appelé samedi à des solutions à long terme face à la sécheresse en Ethiopie, ainsi qu’à un renforcement de la sécurité pour améliorer l’aide d’urgence.
Nous avons besoin de prévoir sur le long terme pour aider les gens à reconstruire leurs communautés une fois que la situation s’améliorera, a déclaré Mme Amos devant la presse à Addis Abeba.

La secrétaire générale adjointe des Nations Unies en charge des affaires humanitaires a appelé à améliorer l’accès à l’eau, le système de soin et le système éducatif, après avoir passé la journée dans la région de l’Ogaden, à l’est du pays, la plus touchée en Ethiopie par la sécheresse qui frappe toute la Corne de l’Afrique.
Mme Amos a également souligné la nécessité d’améliorer la sécurité dans les régions les plus touchées par la sécheresse, afin de permettre un meilleur accès aux agences humanitaires.
Deux employés du Programme alimentaire mondial ont été détenus pendant un mois, et un autre avait été tué en mai dans une embuscade dans l’Ogaden, une région à majorité somali musulmane, où les forces gouvernementales font face à un mouvement rebelle, le Front national de libération de l’Ogaden (ONLF).

Valerie Amos a discuté avec le Premier ministre adjoint éthiopien Hailemariam Desalegn des moyens de mieux assurer la sécurité des personnels des agences humanitaires.
Selon les Nations Unies, 3,2 millions de personnes ont besoin d’une assistance alimentaire en Ethiopie, en raison d’une sécheresse due à deux saisons consécutives sans pluie, qui frappe également la Somalie et le nord du Kenya.
Près de 10 millions de personnes au total ont besoin d’une aide humanitaire aujourd’hui dans la Corne de l’Afrique, selon les Nations Unies.
Mme Amos est demeurée prudente après l’annonce cette semaine par les islamistes somaliens shebab qu’ils étaient désormais prêts à laisser travailler les agences humanitaires sur le territoire qu’ils contrôlent, en raison de la gravité de la situation.
C’est quelque chose que nous devons mettre à l’épreuve pour voir si nous serons capables d’apporter cette assistance dont la nécessité est si urgente aujourd’hui en Somalie, a déclaré la responsable des Nations Unies.
Les Nations Unies ont appelé à la solidarité internationale pour apporter une aide humanitaire à la hauteur de la crise actuelle dans la Corne de l’Afrique.
L’Ethiopie a reçu aujourd’hui 234,4 millions de dollars, soit 77 % des sommes nécessaire selon les Nations Unies.

Source : Romandie News, 9 juillet 2011
Ismail Omar Guelleh brigue un 3ème mandat illégal

Les trois principaux objectifs de notre parti sont :

1) provoquer le départ d'Ismail Omar Guelleh ;
2) Engager une transition démocratique dans notre pays avec la participation de tous les partis politiques du pays (y compris le RPP et le FRUD qui devront changer de noms...);
3) Adopter une nouvelle constitution nationale insistant sur les droits et les libertés des citoyens (Etat de droit) et qui établira un partage équilibré des pouvoirs au sein de l'exécutif et de la fonction publique civile et militaire.
La période de la transition démocratique facilitera le débat sur des questions sensibles. Durant cette période, les hommes politiques qui veulent briguer la magistrature suprême auront largement le temps de se faire connaître. L'espace démocratique facilitera l'échange d'idées et d'opinions contradictoires. Par conséquent, chaque chose en son temps.
Résumé : on chasse d'abord le tyran et, ensuite, nous les démocrates, nous pourrons se chamailler librement, dans un Etat de droit, à coups de mots.
Uguta/toosa, avril 2011

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DJBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 3 / "Impossible de pomper l'eau "

Interview de Jean Ziegler, des Nations unies.
Il dénonce la spéculation et le manque d’infrastructures.

Jean Ziegler a été rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme de l’ONU pour le droit à l’alimentation. Il est aujourd’hui vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies.
En quoi cette situation de crise alimentaire est-elle différente des autres ?

Nous sommes dans une région où les périodes de sécheresse sont de plus en plus rapprochées. Autrefois, c’était tous les dix ou quinze ans. Depuis peu, c’est tous les deux, trois ans. Cela dit, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ces pays souffrent du manque d’infrastructures.

La sécheresse n’est qu’une partie de la cause ?

C’est le dernier coup qui anéantit les populations. Il y a de l’eau dans les nappes phréatiques, mais ces nappes sont à 50 mètres, ou plus, de profondeur. Impossible à pomper, faute de matériel. En Ethiopie, par exemple, le manque d’infrastructures s’illustre de façon navrante. Ainsi, il est arrivé plus d’une fois, y compris pendant les périodes de famine, que le teff, la céréale de base, pourrisse dans des dépôts de Gondar, dans l’ouest du pays, alors que des dizaines de milliers de personnes mourraient de faim dans l’est, à 600 km de là…

Pourquoi ?

Par manque de routes, de chemins de fer. Et, là, l’aide internationale devient absurde. Ainsi, le blé américain et les autres céréales arrivent par le canal de Suez, puis sont déchargés à Djibouti. De là, ils sont mis sur un train en direction d’Addis Abeba, avant de repartir sur camions vers le nord de l’Ethiopie. Tout ceci, alors qu’il y a du teff dans le pays. C’est une folie ! Au fil des années, ces pays connaissent un allongement des temps de soudure. En clair, entre la dernière denrée produite et consommée sur place et la prochaine récolte, la soudure peut atteindre quatre mois. Quatre mois pendant lesquels il faut importer du riz ou du blé.

Quelles sont les responsabilités ?
Il y en a plusieurs. Celle des Etats locaux, comme celui de l’Ethiopie. Il consacre 40 % de son budget à l’armée. Il y a aussi les hedge funds qui, ayant perdu des sommes astronomiques au moment de la crise de 2007, se sont littéralement jetés sur la spéculation des matières premières agricoles. Avec à la clé des hausses de cours tellement importantes qu’elles empêchent les Etats les plus faibles d’importer ces matières premières. Sans parler des coupes dans le budget du Programme alimentaire mondial (PAM) : il est passé de 6 milliards de dollars en 2008 à 3,2 milliards [2,27 milliards d’euros, ndlr] aujourd’hui. Par contre, ce sont 1 700 milliards d’euros qui ont été trouvés pour sauver les banques. Cherchez l’erreur.
Source : Libération, 19 juillet 2011
Uguta-Toosa, juillet 2011
Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal
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DJBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE

Titre 4 : 120.000 Djiboutiens sont menacés par la famine. Qui sont ces djiboutiens ?

Ismail Omar Guelleh remplit, comme son oncle, une mission importante dans la corne de l'Afrique : mener une guerre qui ne dit pas son nom contre les anciens ennemis des Issas, les Afars. S'il n'y avait pas d'Afars à combattre, les Gadaboursis seraient leurs cibles de prédilection. Entre janvier et mars 2011, des miliciens issas ont tué plusieurs dizaine de bergers afar. Disons qu'il n'y avait pa sun jour où nous ne recevions pas d'informations alarmantes sur cette question. les troupes fédérales d'Addis Abeba veuillent toujours que les Afars ne ripostent pas... Aux milices issas s'ajoute la famine. Il ne faut donc s'étonner que les jeunes djiboutiens d'origine afar évoquent la question de Sécession et de création d'un Etat Afar. (Nous en parlerons une autre fois parce que notre peuple a besoin d'un Etat national dans la corne de l'Afrique, c'est une évidence).

Le malheur de la république de Djibouti, c'est aussi celle de l'Ethiopie, de l'Erythrée et de la Somalie de Mohamed Syad Barré, est d'avoir eu et d'avoir à leur tête des hommes qui raisonnent comme des primates. La haine pousse ces dirigeants à tuer leurs propres frères. Sans les Dilleyta et autres ministres afar de pacotille, soit on vivrait en paix, soit on se serait en situation de guerre civile totale.
Alors qui sont ces 120.000 réfugiés ? Sont-ils venus de la Somalia ou du Somaliland ? Le Somaliland est une entité démocratique et politiquement stable depuis quasiment 1993. S'il s'agit des populations issa qui viennent d'Ethiopie, quel est leur statut ? Peu importe qui ils sont, il faut secourir et accueillir les populations qui fuient la famine. Avec autant d'humanité, sinon plus d'empressement et même en priorité, le gouvrenement doit d'abord secourir ses compatriotes afar qui souffrent de la malnutrition depuis 2010 dans tous les régions de l'intérieur. Il doit aussi fournir de la nourriture à des familles qui souffrent de la famine à Djibouti-ville.
Pour la première fois de leur histoire moderne, après la famine (karmiiqi) provoquée par le blocus anglais de 1941-1942, les Afars de l'intérieur de Dikhil, de Tadjoura et d'Obock n'ont pas assez de nourriture. Les éleveurs affrontent une cohorte de privations : la faim (qulula), la sécheresse (qabaara), le manque d'eau (bakaara) et la malnutrition.


Uguta-Toosa, juillet 2011
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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 5 : Qui va venir au secours du peuple Afar ?

Notre association, AFED, entend particulièrement attirer l’attention du gouvernement français (et de l’Union Européenne) sur la situation du peuple Afar.
Si les Somaliens meurent, les Afars mourront

Les Nations Unies ont déclaré que plus de 12 millions de personnes sont menacées par la famine dans la corne de l’Afrique. Les pays en situation de crise sont au nombre de six : Somalie, Ethiopie, Kenya, Djibouti, Soudan et Ouganda. Il faut également y ajouter l'Erythrée. Des dizaines de milliers de victimes ont déjà succombé en République de Somalie.
La nationalité afar, estimée à 1,5 million d’habitants, habite dans l’une des zone les plus arides de la corne de l’Afrique. Le caractère diffus de la famine commence à faire des victimes dans l’Etat national et régional Afar régional en Ethiopie, en Erythrée et le nord de la république de Djibouti. La malnutrition est un mal si récurrent que les gens ne s'en plaignent plus. Plus longue et plus fréquente ces dernières années, la sécheresse le laisse aucun répit aux éleveurs.
Toutes les sources s’accordent sur un point. Dans les mois qui viennent, la crise humanitaire va s’aggraver en Ethiopie. En raison de la similitude de la géographique de leur pays et de leur mode de vie nomade, les populations afar et somali présentent les mêmes vulnérabilités aux aléas climatiques. Sur certains points, la population afar paraît plus fragile.
La nationalité afar en détresse
La famine frappe déjà la région sud de l'Erythrée, déjà éprouvée au mois de juin 2011, par l'éruption et les cendres du volcan Nabro. On ignore le nombre de personnes affectées dans ce pays par la sécheresse et la malnutrition. D'après l'IRIN, 167,153 personnes avaient été répertoriés vers mi-juin 2011 et :
« ...près d’un mois après l’éruption volcanique survenue dans la région voisine du Nabro, en Erythrée, des milliers d’Ethiopiens de l’Etat d’Afar se trouvent confrontés à de graves pénuries de vivres et d’eau, et leur accès aux soins de santé est extrêmement limité, selon des responsables » (cf. Irin, 7 juillet 2011).
Les sources de nourriture pour hommes et bétail ont été empoisonnées par les cendres. Les sources d'eau que les nomades avaient l'habitude d'utiliser ne sont plus potables - si elles l'ont jamais été ! L'APDA (Afar Pastoralist Development Association) a fait une tournée dans certaines zones administratives sinistrées, elle a compté plusieurs dizaines de milliers de personnes en situation de détresse. En fuyant la sécheresse et l’insécurité alimentaire, les populations perdent une partie de leur bétail. Les plus fragiles d’entre elles (enfants, personne âgées et femmes, etc.) meurent de malnutrition, à cause de leur isolement par rapport aux centes urbains. Les éleveurs afar en détresse sont peut-être 300.000 à 350.000 dans l'Etat régional Afar en Ethiopie. En Erythrée, toute l'ancienne Dankalia est sinistrée. A Djibouti, c'est peut-être 100.000 personnes qui manquent d'eau et de nourriture, puisque les vrais éleveurs du pays sont originaires de Dikhil, d'Obock et de Tadjoura.

Les Afars, en situation de grande fragilité
Fragilité démographique : les Afars ne dépassent pas 1,5 millions de personnes dans la corne de l'Afrique. A Chaque saison sans pluie, ils paient un lourd tribut à la dame nature.
Fragilité économique : la sécheresse et le renchérissement des produits alimentaires de base ont des conséquences catastrophiques. La cession des terres arables dans la vallée d’Awash à des sociétés internationales prive les éleveurs de leurs pâturages traditionnels. Loin du regard des officiels, les commerçants pratiquent des prix exorbitants (Cf. Rapport d'APDA du mois de juillet 2011).
Fragilité sociale : les éleveurs afar vivent dans des zones peu urbanisées où il n’y a pas de services sanitaires de base. La population, marginalisée, est tenue en marge de circuits étatiques.
Fragilité politique : Les Etats centraux qui administrent le Triangle Afar (Ethiopie, Djibouti et Erythrée) sont tous des régimes corrompus, qui minorent les maux qui peuvent affecter une nationalité avec laquelle ils entretiennent des relations conflictuelles.
Visibilité internationale très faible : le peuple afar et ses drames ne sont pas médiatisés. C'est une des raisons qui approfondit son isolement. Le Haut-Commissariat aux réfugiés n’a pas daigné installé un camp de réfugiés pour accueillir les malheureux afar fuyant les répressions politiques des Etats érythréen et djiboutien. Sur les 150.000 km² que fait le Triangle Afar, il n’y a pas un seul centre de nutrition, sous l’égide de la FAO. les agences humanitaires des nations-unies (HCR, FAO, etc.) n’ont pas daigné installer un camp de réfugiés aux malheureux qui fuient la répression de l’Etat érythréen ou la sécheresse. Aussi, dans le Triangle Afar qui a une superficie de 150.000km², on ne rencontre pas une seule agence humanitaire.

Le gouvernement français et l'Union européenne
Notre association AFED (Association des Familles et Exilés Djiboutiens), avec le concours de l'APDA (Afar Pastoralist Developement association, Ethiopie), sollicite le gouvernement français et l'Union européenne. Il ne faut attendre que les genres meurent pour agir. Les mesures les plus urgentes à prendre dans les zones habitées par les éleveurs afar sont de :
- fournir des produits alimentaires et eau (hommes et bétail);
- transporter de l'eau pour les communautés sinistrées;
- fournir des abris, ustensiles de ménage et nourriture et eau pour les personnes déplacées à Soddonta et Bidu;
- créer des centres de nutrition;
- surveiller des maladies et prévention. soins;
- achat de produits de traitement pour animaux et compléments alimentaires pour animaux - transporter certaines personnes vers des zones de regroupement.
Il ne s'agit pas de se substituer aux agences des Nations-unies et des ONG internationales mais de doter l'APDA et d'autres intervenants sur place des moyens de sauver des vies humaines.

Uguta-Toosa, juillet 2011
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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 6/ Les Afars et Somalis : victimes des aléas climatiques et plus
sûrement encore de leurs dirigeants politiques


Si jamais, l'aide internationale est fournie par les pays riches, ce sont les pouvoirs locaux qui en déterminent la gestion, au prétexte que certaines zone ssouffrent d'insécurité.
En Ethiopie, (je parle d'un pays que je connais assez bien), en 2006 comme en 2006, puis en 2008 (d'après les sources fournies par l'APDA), les Afars ont perdu presque la moitié de leur bétail entre Awash-city et Aysa'ita. Autour de la ville de 'Arba (Qarba), les carcasses des boeufs jonchaient la route goudronnée sur des kilomètres. En pénétrant dans la vallée d'Awash, en direction de Malka Sadé, on avait l'impression d'assister à une hécatombe de têtes de bétail. Du côté de la zone administrative de Shifra, on nous a informés que le spectacle était tout aussi insupportable.
Quand la pluie arriva, vers fin juillet, les bêtes furent encore plus nombreux à périr... En tout, c'est ce que j'ai pu constater par moi-même. Cette fois, il y a une accumulation de catastrophes.
En dernier lieu, celui qui affame est celui qui aide
Même si les agences des Nations-Unies et les ONG internationales tentent de sensibiliser l'opinion internationale sur la sécheresse et la mal-nutrition chroniques de certaines régions enclavées - mais pas toujours - de l'Ethiopie fédérale et de la république de Djibouti, y a les agissements des pouvoirs centraux à Addis-Abeba et à Djibouti qui font écran. A deux niveaux, les pouvoirs publics empêchent que les populations reçoivent une aide urgente. D'abord, la retention d'informations sur l'état alimentaire et sanitaire de certaines populations que l'on cherche à affamer volontairement afin de baisser leur velléité de résistance. Les Somalis de l'Ogaden et les Afars de Djibouti se classent parmi ces victimes impuissantes de l'Etat. Ensuite, lorsque l'aide internationale arrive, les réseaux et circuits officiels accaparent la gestion des produits alimentaires et autres articles de soin. Il y a pire. Les critères en fonction desquelles on détermine la situation alimentaire et la vulnérabilité des populations civiles sont à la discrétion des gouvernements locaux. Ainsi Ismail Omar Guelleh, qui fait en général le travail de ses ministres, considère que la région afar de Djibouti ne souffre jamais de sécheresse et de famine ! C'est un postulat de départ au nom duquel, depuis l'indépendance de Djibouti, deux types de blocus sont en vigueur :
- les zones administratives afar (Obock, Tadjoura et Dikhil) sont interdites aux associations humanitaires ;
- les frontières nord et sud-ouest sont fermées au commerce (de crainte que les Afars s'approvisionnent à bon marché en Ethiopie et diminuent leur dépendance économique vis-à-vis du pouvoir tribal installé à Djibouti).
La volonté de réduire le poids démographique de l'ethnie afar et de paupériser ses ressortissants n'est pas un fait nouveau. La guérilla contre les nomades afar vivant le long de la route Djibouti-Addis, avec la complicité de l'Etat fédéral en Ethiopie, est vieille de quatre décennies. Dépuis le début de l'année 2011, les miliciens issa dont une partie est composée de militaires djiboutiens, ont tués plusieurs nomades afar et attaqués des campements isolés au dessus de la ville de Millé. Cette guérilla ne se déroule pas à la frontière de la population afar et somali mais dans le pays Afar ! Au coeur même de l'Etat national et régional Afar, au point que la sécurité du président Ismail Ali Sirro n'est pas assurée s'il emprunte la route Samara-Awash. D'ailleurs, à quoi sert-il ? Certainement pas aux intérêts du peuple afar et de l'Etat national et régional Afar. On peur dire la même chose du Premier ministre Dilleyta Mohamed Dilleyta ! Comme son prédécesseur, Barkat Gourat Hamadou, c'est une marionnette ridicule et qui est là pour servir une idéologie dont les termes même
Uguta-Toosa, juillet 2011
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Titre 7/ Notre positionnement politique
(Février 2005)


Notre logo et notre couleur (nek asta) :
Notre logo : des gens (hommes et femmes debout) - cf. Carte de notre parti.
Notre couleur : marron clair - couleur de gundi (afar) ou gundati (somali)
Notre devise : Madqaay, dimokrasi x-xintow, inkittiino
" Lois, Démocratie et Unité "
Notre attitude politique (nek xiiba)
- rester inébranlables dans nos convictions ;
- demeurer unis dans notre engagement politique jusqu'à l'instauration de la démocratie dans notre pays ;
- faire triompher l'Etat de droit pour le bien de tous les Djiboutiens ;
Nos convictions (nek bagi niya/hangi) :
- Seul un régime démocratique pourrait concilier les Djiboutiens avec l'appareil d'Etat discrédité par le tribalisme ;
- la démocratie garantit la liberté d'exp​ression, d'entreprise et respecte les cultures nationales (afare, arabe et somalie) ;
- la clé du succès politique réside dans l'Unité de l'Opposition djiboutienne ; une unité qui repose sur des vraies alliances politiques.

Nos objectifs (nek mala) :
- Combattre et dénoncer l'injustice qui sévit à Djibouti au plan politique, économique, social, ethnique, etc. ;
- Participer à l'éducation politique de nos concitoyens au sujet des notions de démocratie, de multipartisme, d'alternance démocratique ;
- démystifier le régime djiboutien, sa politique tribale et clanique
- Populariser notre combat et celui de l'ensemble de l'Opposition.
Uguta/Toosa, janvier 2010
I.O.G doit quitter le pouvoir en 2011
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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 8 / AFAR PASTORALIST DEVELOPMENT ASSOCIATION -July
(QAFAR DACARSITTOH DADALIH EGLA)


P.O. Box 592, Code 1,110 Addis Ababa
afarpda@yahoo.com, afarpastoral@ethionet.et, www.apdaethiopia.org
Telephone: (251) 011 5159787, (251) 033 5500002
Fax: (251) 011 5538820, (251) 033 5500352
Afar region’s current crises: the way forward
And development news (Extracts)
July 17th 2011

- Volcanic eruption + drought

Afar Region’s most vulnerable – those living in the drought-belt - were hit with an additional crisis on June 12th when a volcanic peak erupted in Eritrea scattering ash over a wide east - west frontier from Sudan to the Arab Gulf. Locally, ash settled waist-deep poisoning water sources and stopping animals from grazing aside from those killed by flung-rocks, the vast lava flow and the gases that overcame many. The 3 eruptions happened along the farming valley of Siddalu that is part of Bidu, Ethiopia’s border woreda that extends into Eritrea. Over a month on from the first eruption, the 3rd volcano, Ra’a is still putting out lava and gas while Kulkuli and Basa’a have now died down. Affected communities of the 8 kebeles surrounding Bidu are estimated by the woreda government as 9,806 people. APDA visited their woreda administration and found 210 people – mainly women and children who had walked from 6 to 9 nights to reach the settlement of Soddonta. They described being blinded by the gas and ash, unable to drink water as it is now poisonous, all animals are assumed lost, even pack animals, people are highly separated. Eritrea government has tried to take them to Assab but many refused, according to those fleeing the area. Up to 10 people are arriving daily. While APDA did not see any malnutrition around among the arrivals, they come in shock, thirst, and total body exhaustion.
Affected people suffer burning eyes, chest and throat inflammation, abdominal cramps and bloody diarrhea. The arrivals are unable to detail the number of deaths as a result of the eruption: one man spoke of seeing 5 people dead, another 4, mostly killed by falling rocks and another spoke of many who had died of thirst fleeing the area.
The current assistance to these people includes transported water up until August and supplementary food contributed by other NGOs. The urgency is to secure these 210 and those who will come with shelter (Soddonta is one of the hottest places in Afar Region with current constant temperatures of over 50 degrees) and household utensils, ongoing food and water support. With the added political dimension of poor border security, the woreda government would like to assist those in lifethreatening
need inland from Soddonta at Ugum, some 30 kilometers from the main Afdeera road. For this, APDA has assistance to help them construct a feeder-road and then 2 rain-water cisterns to store rain and transported water. This settlement will need further support.
Above described are those affected by the epi-centre of the volcano. Surrounding them in the districts of Eli Daar, Afdeera, Erebti and Teeru, all part of the described drought-belt where malnutrition is very much apparent and animal loss has been as recent as this current hot season, volcanic ash has poisoned water sources, traditional wells have collapsed due to earthquake movement and animal were immediately diseased. APDA has sent out animal treatment teams in Bidu and Eli Daar as well as a special health team in Eli Daar that treated over 400 people who collapsed from poisonous gases overnight in early July.
In the overall picture, APDA is currently treating a total of 1,660 people for severe acute malnutrition in 12 woredas of the region including those described above. This is the result of recurrent herd-loss that has brought an estimated 4,000 households in the affected districts close to absolute destitution having less than 10 goats and no transport animals. Unless these people are assisted to the point of recovery of their assets, their malnutrition remains chronic and killing outbreaks such as measles and acute watery diarrhea remain imminent.
Yet, as of the night of 14th, lightening storms appear to have heralded the start of the main rains (July to September): storms looked widespread and rain has begun in many areas. This does not take away the specter of hunger leading to starvation and the inhumanity of dependency. To face this awesome reality, APDA proposes the following in immediate, medium and long-term answers :
The most vulnerable are :

Short-term
- Shelter, household utensils and secured food and water for displaced coming into Soddonta, Bidu
- Animal treatment, supplementary animal feed
- Nutrition support, disease surveillance and prevention
- Transported water for thirsty communities (conditional to the rainfall)

Medium-term
- Community/ APDA dam and cistern construction, road construction in Bidu, Erebti, Afdeera, Teeru, Eli Daar
- Animal vaccination

Long- term

- Goat-restocking/ alternative income promotion in Teeru, Bidu, Eli Daar, Erebti
- Animal drug-vendors assuring ongoing animal treatment access
- Pasture land rejuvenation using water shed management scheme
The overriding summary of this is that APDA is looking to immediately respond to current disaster at the same time, map out a future that is becoming freer from vulnerability. It is now abundantly clear the Afar herd is extremely small in comparison to 7 to 10 years ago. Assistance by and large has bandaged the sore without treating the reality. Pastoralists must once again stand with viable assets. (...)
(Source : Rapports du mois de juillet 2011, APDA, Ethiopie)

Uguta-Toosa/ juillet 2011
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Titre 9 / En Ethiopie, la famine côtoie l'abondance (Philippe Hedemann)
Alors que des millions de personnes sont gravement menacées de famine dans la Corne de l’Afrique, des investisseurs étrangers récoltent dans la même région des tonnes de céréales à destination de l’Asie ou des pays du Golfe.
Il fait un peu moins de 40°C. Accroupi, un jeune garçon arrache la mauvaise herbe qui a poussé au milieu d’un champ de canne à sucre. Un Indien passe dernière lui en l’observant du coin de l’œil.
Red a 8 ans et il gagne 80 centimes [suisses] par jour de travail dans ce champ de l’ouest de l’Ethiopie. C’est moins cher que les pesticides. Le fermier indien devrait gagner des millions dans les trois années à venir, en exportant ces récoltes loin de l’Ethiopie.
Dans l’un des pays les plus pauvres au monde, l’accaparement des terres agricoles ne fait que commencer, et au pire moment. L’Ethiopie a faim. La sécheresse dévastatrice qui frappe toute la Corne de l’Afrique depuis quelques mois menace plus de 10 millions de personnes.
« Ici c’est encore une région désertique, mais bientôt nous allons y construire de nouveaux champs de canne à sucre et d’huile de palme », confie Karmjeet Singh Sekhon, à bord de son pick-up Toyota.
A droite et à gauche de la piste, la brousse est déjà en feu. A 68 ans, l’investisseur indien est pressé. Son énorme ferme dans l’ouest de l’Ethiopie couvre une superficie de 300 000 hectares, une des plus grandes de la région.

Course aux biocarburants

En 2008, suite à la hausse drastique du prix des produits alimentaires, et aux famines qui en ont résulté, une course sans précédent a été lancée pour s’accaparer les surfaces agricoles en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie.
Selon un rapport de la Banque mondiale, 45 millions d’hectares de terres ont été loués en 2009. On estime que d’ici à 2030, dans les pays en développement, chaque année six millions d’hectares de terres agricoles seront louées en plus, dont les deux tiers en Afrique sub-saharienne et en Amérique du Sud.
Des hectares de terres utilisés non seulement pour nourrir des pays comme l’Inde ou les Etats du Golfe, mais aussi un moyen pour ces pays de jouer les premiers rôles dans la course à la production de biocarburants. « L’accaparement des terres pose un grand risque. Le voile du secret qui règne sur ce commerce doit être levé, afin que les personnes pauvres ne paient pas le prix fort et perdent leur terre », affirme Ngozi Okonjo-Iweala, directrice de la Banque mondiale.
Il y a 26 ans, la terrible famine qui a frappé l’Ethiopie avait tué plus d’un million de personnes, malgré l’aide internationale. Ce scénario pourrait se reproduire. Actuellement, la plupart de la nourriture est importée.

Bradage du pays

En Ethiopie, près de 85 % de la population vit de l’agriculture. Mais la plupart des maigres champs restent stériles et sont toujours travaillés avec des méthodes archaïques. Les terres donnent l’un des rendements les plus bas au monde. Le gouvernement éthiopien espère profiter de la location de ces surfaces agricoles aux investisseurs étrangers pour lancer une vague de modernisation.
Toutes les terres appartiennent au gouvernement d’Addis Abeba qui espère dans les années à venir en consacrer trois quarts à l’agriculture. Un objectif ambitieux, car pour l’instant seulement 3,6 millions d’hectares, principalement dans l’ouest du pays, ont été cédés aux investisseurs.
Mais la donne pourrait changer rapidement, avec un prix modique de location de 5 francs [suisses] par hectare et par année. L’Ethiopie est devenue une terre de prédilection pour les entreprises d’investissement dans l’agro-business. Au désespoir des agriculteurs locaux comme Ojwato.
Le paysan se dresse devant son champ d’à peine un hectare. Il ne lui faut que quelques minutes pour le traverser. Bien loin des heures de routes que doit effectuer Karmjeet Singh Sekhon à bord de sa jeep pour traverser ses champs de canne à sucre.
A l’idée que dans les champs voisins, les récoltes sont exportées à l’étranger, alors que le pays est au bord de la famine, il fulmine. « Les étrangers avaient promis d’apporter l’électricité, de l’eau et des hôpitaux en échange. Mais au final, seuls quelques-uns d’entre nous ont trimé dans leurs champs, pour être mal payés en plus ».
Source : Swiss Info, 21 juillet 2011
Uguta-Toosa, juillet 2011
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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 10 / Les mêmes causes produisent-elles les mêmes effets ?

Le président éthiopien est en train de brader son pays, de vendre aux plus offrants les terres arables qui auraient pu nourrri largement et avec peu d'investissements toute la population éthiopienne. La famine de 1973-1974 en Ethiopie a provoqué la chute du régime de l'empereur Hayle Sellassié. La révolution a balayé l'ancien régime et mis un terme à une administration féodale. Pour autant, la pauvreté extrême n'a pas été résorbée.
En 2011, les circonstances et les acteurs politiques ne sont plus les mêmes. Le changement ne pourra pas venir des étudiants, des chauffeurs de taxi, de l'armée et d'autres catégories sociales. La famine tue des êtres humains. Elle humilie au plus profond de lui le citoyen lamda qui ne comprend pas pourquoi ses frères et soeurs meurent alors que, dans la capitale, des hommes et des femmes vivent dans une abondance insolente. Et puis quelle image, son pays aura-t-il de par le monde ?

Un profond ressentiement existe cependant vis-à-vis du pouvoir fédéral et du gouvernement de Méles Zénawi. Mais il ne sera pas suffisant pour inquiéter la dictature.

Si une révolution n'éclate pas à Addis-Abeba, il y a de fortes probabilités pour que les nationalités périphériques et Etats régionaux remettent en question le système fédéral et ses excès.

Uguta-Toosa, juillet 2011

Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal
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Titre 11 / Lettre ouverte de Jean-Paul Noël Abdi à la communauté djiboutienne du Canada et de remerciements aux organisateurs de son voyage et aux participants qui ont assisté à ses interventions.
27 JUILLET 2011


A NOS FRERES ET SŒURS DE DJIBOUTI A MOGASISCIO,
D’ADDIS ABEBA A ASMARA. DE SANAA A NAIROBI
ET A NOS AMIS D’OTTAWA ET DU MONDE ENTIER.
Le 25 juillet 2011, j’ai quitté et décollé d’Ottawa la capitale des résistants Djiboutiens contre l’Equipe dictatoriale du sanguinaire et son équipe des mafieux transrégionaux, encore au pouvoir dans notre pays la République de Djibouti.
J’ai quitté et décollé d’Ottawa avec la pluie et le vent en poupe, dans un gros avion de la Transat.
Vraiment je suis encore heureux, car à mon départ le 19 juillet de la France j’avais été accompagné par mon fils sous un pluie battante.
Cette brève lettre se résume en un seul mot, en un seul slogan :
Merci à vous tous pour votre chaleureux accueil, merci pour toutes vos visites et pour tous vos conseils. Ce merci du plus profond de mon cœur s’adresse directement à tous nos résidents Djiboutiens, à vous tous les résidents somalis du port de Zeila à Kismayo, à tous les résidents d’Ogaden ou plus exactement de la Somalie occidentale, à tous les résidents Afar et Oromo encore sous colonisation Ethiopienne, car vous mes chers compatriotes, vous avez, durant mon séjour à Ottawa, éclairé ma chandelle et à mon âge c’est vraiment important, c’est formidable.
Merci à tous nos amis Canadiens toujours et toujours à nos côtés afin de nos débarrasser de ce régime atroce, régime mafieux toujours imposé par les Forces étrangères pré-positionnées.
Avec le Comité Djiboutien d’Ottawa notre rapport final sera publié avant mon départ à Djibouti en pleine période du mois Béni du Ramadan
NOEL ABDI Jean-Paul.
(Source : ardhd.org)

Uguta/Toosa, juillet 2011

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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 12/ Le peuple somali a besoin de notre aide
(StepUPforSomalia) - Somaaliya hannoolatto
http://youtu.be/cC_61-YO3sY


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Titre 13 : : Norvège/Norway : Qafar afa : Xaagu
Norweyil kimal mango mari edde rabe qawalaylak tokkel geytimta qafar inkih nagay raqte

(Posted July 23rd, 2011 by AllAfar News)
kimall gumqatti saaku (22.07.11) Norwajiil Oslo magaala kee garat tanih taan jazeeratal inki Norwayih yaabuuke 32 sanatat yan uumeni abeehi bombii bakqessikaee giirah aggra aha faanah 91 amoo yake mari edde rabbeh eyat neek qafarak edde fiinqitem anewataam siin aytet hayynaa.Tonna lemiik QAFARAY NORWEYIL TANIH EYYA ENNKIH NAGAY RAQTE!!
(Yussuf Yassin - afarnetwork)

Qafar Networkih Adoytitye,

Warre juumqatah 22.07.2011 Norwail, Oslô maagalake garit tan Jezeeratal, Andre Breivik deqsita num bakqise bombit, qunxaaneyti mangom edde finqite. Ken addat naf lem kee ni baaxoh mara celtaamak, num edde ma finqtinna inneh sugne.

Away, elle naabbennal, Ismaaqil Cadji Acmad (Ahmed Taalib) deqssita Gabuutil yoobokey, qumrik 19t suge, furrayni, edde rabem nee gufte.
Ismaaqilik abba kee ina inkih, Norwayik, Hamer deqsita qunxa magaalal yaniinim timixxiige. Magaq kaadu wokkel akkelem timixxige.

INNA LILLAH WA INNA ILEYHI RAAJI'UUN !

Rabé numuh Yalli racmatay ! Kay buxah marah, imaan kee sabri yacaay !

Uguta/Toosa, juillet 2011
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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE
Titre 14 / ERITREA-ETHIOPIA: Thousands need aid after volcano eruption

Photo: NASASatellite view of the Nabro volcano

(Commentaire UGUTA-TOOSA : D'après nos informations, confirmées par le rapport mensuel de juillet de l'APDA (Afar Patsoralist Devloppement Association, july 2011), les populations afar qui ont fui les zones à proxmité du volcan Nabro n'ont toujours pas reçu d'aide humanitaire. Quant à l'Etat éthiopien, il a déjà reçu une partie des fonds qu'il a réclamé aux agences des nations-unies.)

ADDIS ABABA/NAIROBI, 6 July 2011 (IRIN) - Thousands of Ethiopians in Afar State are facing critical food, water and health gaps almost a month after a volcano erupted in neighbouring Eritrea's Nabro region, officials say.
The volcano started erupting on 12 June, spewing ash over hundreds of kilometres, affecting food and water sources as well as air travel in some parts. The eruption occurred after a series of earthquakes among them one with a magnitude of 5.7, Eritrea's Information Ministry reported in a communiqué.
According to a report from Ethiopia's Afar Disaster Prevention and Food Security Programs Coordination Office: "The adverse impacts of the volcanic ash increased reports of livestock mortality, migration, critical water shortage, human health problems and rising malnutrition among the worst volcanic affected woredas [districts]: Bidu, Afdera, Erebti, Elidar, Teru and Kori.
"In Bidu woreda, [the] deaths of 31 persons were reported as a result of the volcano ash."
At least 68.6 million birr (about US $4 million) is required to respond to the emergency needs, according to an appeal made by the Afar government, which said 48,000 people were affected in the Bidu, Afdera, Erebti and Teru woredas.
In total 167,153 people, including those from the Elidar and Kori woredas, required monitoring, according to an emergency assessment team deployed there in mid-June.
However, Ethiopia's federal government said it did not endorse the Afar regional government appeal and was assessing the situation.
"We have looked at the [appeal] document and I [would] like to make it clear that it is not a national document and that we have not endorsed it," Aklog Nigatu, a spokesman at the Agriculture Ministry’s disaster management agency, told IRIN. Aklog added that the ministry had no record of casualties, adding that it was still too early to say how many people had been affected and needed help.
Mohammed Amin, a nutritionist in Afar, told IRIN: "The dispatched team [of experts] went deep into the affected areas, up to 10km from [where] the volcano erupted; food there is [contaminated] by the volcanic ash."
He said residents had been advised not to eat locally produced food in case of contamination.
The effects of the eruption had increased the vulnerability of the affected population in the predominantly pastoral region, said the appeal.
''The effects of the eruption increased the vulnerability of the affected population in the predominantly pastoral region''
Amid fears that one of Ethiopia’s largest salt mines in the Afdera area had been contaminated by the volcanic ash, Aklog said: "Experts, including [those] from the Ethiopian Health and Nutrition Research Institute, are going to examine if the salt production in Afdera is contaminated with toxic materials so its consumption and exportation can be halted."
Eritrean response
On 5 July, the Eritrean ministry of information reported that Eritrean nationals displaced due to the volcanic eruption and earthquake were in good health.
Michael Gebrehiwet, head of a ministerial team comprising health, labour and human welfare staff members, said no communicable disease had been recorded in the new settlement site of those displaced.
Regarding the impact of the continued emission of dust and smoke, Michael said this did not pose a serious health concern, with itching having been reported among some of those affected.
Mihreteab Fisehaye, the director-general of social security in Eritrea's Ministry of Labour and Human Welfare, said "concerted action" was being undertaken to help those displaced.

Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal
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Carte d'adhésion de Uguta (Toosa)

(verso)

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Titre 15 : DJIBOUTI :
Decolonized the land and Re-colonizing the People: Post-“independence” Rule
in Djibouti


by Yasin Mohammed Yasin
Some [African rulers] even claim to believe in democracy – democracy defined as one election, one time.
Hillary Rodham Clinton
President Ismail Omar Guelleh will have a double celebration on the coming 27th of June 2011 as his tiny Republic will commemorate the 34th anniversary of independence on the prime time when he is yet rejoicing the 8th April 2011 election result. Regional political observers and analysts argue that the deep-rooted poverty, youth unemployment, rampant politico-economic corruption and undemocratic rule seems to be the fundamental features of Djibouti since it gained independence from the French colonial rule in June 1977. Indeed, prevalent socioeconomic problems and mal-administration in the country led thousands of youths to the streets of Djibouti-ville demanding Guelleh to give up the power he holds for the past four decades as a security chief during the reign of his uncle, Gouled and later as the president of the Republic.
The attempted Arab-style revolution has failed not because the youths have been easily dispersed as the time for khat approaches (a joke by Guelleh circle); however, peaceful protest turned bloody after the police force fired at protestors, killed number of youths and imprisoned opposition leaders. The president, who went as far for securing Ethiopia’s help in case the situation goes out of his control1, finally scored double - first by calming down the protestors and second by gaining a landslide re-election victory over his sole challenger, Mohammed Warsama Ragueh, an Issa- Odahgob sub-clan and former head of the country’s Constitutional Council. The president has fired Mohammed Warsama from his former position due to disagreements on the validity of constitutional amendments demanded by the president to enable him to run for the third mandate. Later on the president assigned his close relative, Ahmed Ibrahim Abdi, an Issa-Mamassan and on April 2010, the National Assembly of Djibouti amended the Constitution to allow president Guelleh to run for a third term. This situation led both the people and opposition camps to be desperate to see any change on the tune of the country’s political life in the near future. Even the sole “independent” presidential candidate who has run for the general election in which the US election monitoring groups are kicked out and thus boycotted by all opposition groups, has complained by stating as “for 33 years, the same family led this country and the people are fed up. We are supposed to be a republic, but in fact we are a kingdom.” Even though, the ruling of the country seems to be reserved as an exclusive Issa job, these days it is becoming clear for a layman citizens as well as opposition politicians that the power circle has been narrowed to the extent of turning the republic into family fiefdom. Before arguing about today’s

1 The former Djiboutian defense minister, Ougoureh Kifle is reportedly paid a short visit to Addis Abeba where he held talks with Ethiopian high level military and intelligence personnel in early February amid calls for mass protest.

page 1
political climate of Djibouti, it’s better to briefly review the political life of the country since its birth.

Profile of Djibouti and Its Strategic Significance

Djibouti is a tiny state in the Horn of Africa covering a land area of 23,200 km². In addition to around 370 kms coastline stretched from Ras Doumeria to the Gulf of Aden and the Indian Ocean, it borders with Eritrea in the north, Ethiopia in the west and south and self-proclaimed state of Somaliland in the southeast. Djibouti is sectioned administratively into five regions and one city. Afars predominately inhabit in regions of Tadjourah, Obock and Dikhil while Somalis dwell in Ali Sabieh and the newly born Arta region. As confirmed by Gamst (2005:182) region of Afar is covering ca. 87% of the territory of the state. The whole political life of Djibouti revolves with these two major ethnic groups. Indeed, small minority of Yemenites are also the social fabric of Djibouti. The capital city, Ville de Djibouti, already absorbs around 75% of theRepublic’s population. According to data from the US Department of State, the population size of Djibouti for the year 2009 is estimated to be 516,055 out of which Somalis (mainly Issa, Gadaboursi, Issaq and other stock) constitute over half of total size while Afars cover the remaining portion with small number of Arab communities. Since its birth, Djibouti serves as an umbilical cord that connects Abyssinia to the sea. In fact, Djibouti retains its historical value by playing the major role as sea outlet to the land locked Ethiopia. The newly constructed natural deep-water port at Doraleh as well as the planned ‘bridge of the Horn’ at the strait of Bab-el- Mendeb that would connect the continents of Asia and Africa, could possibly boost up the geopolitical significance of the tiny but one of “member of IGAD, a seven-member regional organization, one of the fifty-six members of the Organization of the Islamic Conference, one of the five sub-Saharan member countries of the Arab League, and one of the fifty members of the Organization Internationale de la Francophonie” (Rotberg 2005:49). Beyond being a base for the largest French overseas military, the U.S. was also using Djibouti’s air and sea space as a controlling site to monitor all naval traffics in the Red Sea and the Indian Ocean with particular focus on the Soviet’s naval activities. Yet after the collapse of the socialist camp, US rising demand to secure its share of African oil and the campaign against terrorism, derive her to establish a military base, Camp Lemonier, in Djibouti that serves as a headquarter of US-led East Africa Anti-Terrorism Task Force. Moreover, Djibouti’s intervention in the politics of Somalia as a major mediator has further boosted her political role as a ‘stabilizing force’ in the region.
Since its inception, Djibouti has experienced undemocratic rule of the French colonials and later Somali dominated post-colonial administration.

Arrival of the French: Playing the Ethnic Card
Prior to the arrival of French in today’s Djibouti territory, Afar fishermen and South Arabian merchants frequently visited and later settled on the Red Sea coastal areas across the Bab-el-Mendab whence the interior portion of the region were dominated by the traditional Afar sultanates [of Rahayta, Tadjourah, Goba’ad] that still exist to this day. The French whose (...)
page 2
lire la suite sur : http://www.afarforum...1%5D%5B1%5D.pdf

Uguta/Toosa, juilet 2011
Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal
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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE
Titre 16 / XVIIIème anniversaire de l'arrivée des réfugiés djiboutiens en Ethiopie. 09
juillet 1993-09 juillet 2011 = 18 ANS



18 ans c’est l'âge de l'exil des réfugiés Djiboutien sur le sol d’Éthiopie .En juillet 93, les hordes de pseudo-gouvernement Djiboutien, financées par la France et composées de mercenaires qui fuyaient la famine en Éthiopie et en Somalie, ont lancé une grande offensive à l’encontre de la population Afar du nord et du sud-ouest de la république de Djibouti. Le bilan a été terrible : génocides, viols, destructions de cheptel. Les régions nord et sud ont été rasées et anéanties sur tous les plans : économie, santé, enseignement, ....
Pour fuir les atrocités commises sous les ordres de la dictature djiboutienne, des milliers de personnes, hommes, femmes, vieillards, enfants, ont pris la route de l’exil vers l'Éthiopie et vers l’Érythrée (voir leur récit sur www.ardhd.org).
Après 18 ans, seules 20 familles ont obtenu le statut de réfugiés !
Quelques familles ont eu la chance d’être réinstallées en Europe, aux États -unis et en Nouvelle Zélande.
Depuis l'arrivée en France de 4 familles, les réfugiés djiboutiens d'Addis avaient enfin espérer trouver enfin une solution durable à leur calvaire.Malheureusement d'après nos informations, une nouvelle menace se profile à l'horizon et dans les coulisses de l'ARRA (Agence Éthiopienne charge des Affaires des réfugiés) : celle d'être envoyés dans des camps non djiboutiens mais érythréens ou somaliens.
Récemment, 17 familles ont été convoquées au siège du UN HCR pour le 7 juillet. A la dernière minute la réunion a été reportée à une date ultérieure. Les réfugiés ont appris par la bouche d’un fonctionnaire du UN HCR que son agence allait conduire des discussions avec l'ARRA et que par la suite, ils seraient de nouveau convoqués.
Ces familles sont victimes d’une tension psychologique permanente et inacceptable, que certains endurent depuis 18 années. Il y a quelques années, on le menaçait de les reconduire à Djibouti … Aujourd’hui ils sont toujours menacés, mais d’aller dans des camps où ils seront en danger de mort, parce que ces camps ont été créés pour d’autres nationalités.
Il serait insoutenable de constater qu’une organisation internationale, dépendant de l’ONU, se livre à de tels harcèlements, sur des populations qu’elle devrait au contraire protéger, selon ses statuts et sa charte.
Nous espérons que le UN HCR empêchera cela.
Le président de l’ARDHD, qui a été mandaté par les réfugiés pour les représenter dans le monde, a pris contact avec le UN HCR. On lui a confirmé que la police éthiopienne tolérait leur présence a Addis Abeba et on l’a assuré que les dossiers de réinstallation seraient instruits selon les critères de l’organisation.
Nous exhortons le UN-HCR et l'ARRA d’étudier les dossiers des réfugiés avec la bienveillance et la neutralité que l’on est en droit d’attendre de cette organisation et qu’ils soient soumis à des pays d’accueil afin de leur trouver des solutions pérennes pour qu’ils puissent se reconstruire.
18 ans d’exil précaire !
N’ont-ils pas prouvé leur patience durant ces 18 longues années où ils ont tout subi, en passant par l’humiliation et les emprisonnements arbitraires et la difficile survie dans Addis Abeba. N’ont-ils pas le droit enfin à la reconnaissance internationale ?
En attendant, nous souhaitons un bon anniversaire à tous les réfugiés Djiboutiens, bénéficiaires du statut et à tous ceux qui (sur)vivent dans la région 2 Afar et qui n'ont toujours pas de reconnaissance internationale de leur situation de réfugiés.
Source: www.ardhd.org
M. Omar Gabassé
Co-représentant des réfugiés Djiboutiens en Europe.


PS: Il faut cependant souligner que les réfugies afar de Djibouti ou de l'Erythrée sont traités de la même façon en Ethiopie.
A titre d'exemple, parmi les milliers des réfugies érythréens installés en Europe, aux Etats Unis et en Australie, (entre 1998 et jusqu'à ce jour), il n'y a aucun Afar d'origine érythréenne qui a bénéficié de cette faveur. Pourquoi cette politique des « deux poids, deux mesures » ?
Les réfugiés afar en provenance d'Erythrée
Les réfugiés afar en provenance d'Erythrée sont cloîtrés dans des camps de l’Etat Nation et Régional Afar en Ethiopie. On dirait des prisonniers sans perspective d’avoir un jour la liberté. Pourquoi les Américains et les Canadiens ne sont-ils pas sensibles à la question de la nationalité afare, comme ils l’ont été par rapport au drame du peuple somalien ?
Je dois aussi vous dire que ce sont les Afars (rebelles de RSADO) seuls qui combattent sur le terrain militaire le régime de Issayas Afworki. Aucune autre ethnie de l’Erythrée n’a pris les armes pour se débarrasser de la dictature qui sévit à Asmara.
C'est pourquoi le régime d'Afworki s'acharne sur le peuple Afar, victime de multiples exactions. Tentative de génocide sur les habitants de Ti’o. Expulsion des riverains de la péninsule de Bori. Démembrement de la province de la Dankalie, laquelle a été amputée d’une partie de son territoire jouxtant le golfe de Zula.
Par le régime de Issayas Afworki, les Afars forment la première communauté nationale à éliminer. Ceux qui ont la chance de se réfugier en Ethiopie subissent les mêmes déboires auprès des organisations internationales qui ne pratiquent une politique rigoureuse et équilibrée en fonction des origines ethniques des exilés.
Même en tant que réfugiés politiques, nos frères et sœurs ne bénéficient pas de la part du HCR, des droits identiques aux autres exilés.
Qu’est ce qui nous reste ? Que disent nos intellectuels par rapport à cette accumulation de l’adversité que nous subissons partout, à Djibouti, en Erythrée et en Ethiopie, ainsi que de la part des organisations des nations-unies ?

Uguta/Toosa, juillet 2011
Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal
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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE
Titre 17 : IOG tremble et transpire à grosses gouttes...

(Caricature transpise par Jeune Djiboutienne Toosa)
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http://www.youtube.c...r/ALICOUBBA#p/u
DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 18 / Les beautés diaboliques du Danakil
(Extraits)
BERNADETTE GILBERTAS (Figaro le 23/07/2011)
Programmée pour 2014, l'exploitation à grande échelle d'un gisement de potasse menace Dallol, cet étrange mirage géothermal surgi au milieu de la dépression Danakil, au nord-est de l'Ethiopie. Un désert sillonné depuis des siècles par les caravanes du peuple des Afars .
Pièces montées nappées d'un coulis minéral aux couleurs chatoyantes, puddings marbrés d'épices et macarons, coupelles débordant d'un sirop toxique vert angélique, concentré de saumure frémissant, meringues de soufre citron, îles flottantes de geysérite sur liqueur de curaçao, mousses laiteuses, dentelles de caramel ciselé, geysers pétillants, champignons d'évaporites, le tout saupoudré de fins cristaux de sel... Difficile de ne pas succomber à la magie gourmande mais ô combien sulfureuse de Dallol. Car, sous cet îlot de beauté où se mélangent toutes les nuances, du blanc scintillant de sel au lac noir d'acide en passant par les jaunes, oranges, carmins explosifs, les dégradés de vert et tous les reflets du ciel, sous ce dôme surgi du désert, entaillé de canyons, éventré de sources thermales, boursouflé de concrétions, et protégé au loin par une enceinte de remparts et de tourelles de dépôts salins et sédiments empilés, couve le magma du volcan Dallol. Le lieu est unique, ensorceleur, et maintient captif ses visiteurs malgré la réverbération, les fumerolles irritantes et l'implacable soleil.

Un îlot volcanique au cœur d'un lac de sel
(...) C'est la quatrième fois que nous foulons le sol de Dallol, et nous sommes toujours aussi surpris de ce spectacle sans cesse mouvant, ordonné par la circulation mystérieuse des eaux souterraines qui peut ôter toute vie et couleurs d'un lieu pour les répandre plus loin sur un sol pulvérulent. Où sont passées ces buttes immenses, rutilant d'une palette de colorants minéraux, baignant dans une succession de terrasses vert pomme qui nous avaient subjugués en 2000 ? Nous venions de passer six jours au bord du volcan Erta Ale, à 80 kilomètres de là, à contempler son imposant lac de lave dont la surface est aujourd'hui réduite aux trois quarts, et comptions nous rendre sur les zones d'exploitation de sel par les Afars. (...). Une heure plus tard, nous redécollions, les yeux brûlés par le soleil et marqués par ces merveilles que la terre Afar, habituellement austère et desséchée, nous avait laissé voir, bien décidés à revenir avec vivres et bagages, afin d'explorer ce site géothermal encore méconnu du public.
Cette fois-ci, nous sommes arrivés en véhicules tout-terrain depuis la ville de Mékélé juchée à 2 000 mètres d'altitude sur les hauts plateaux, après six heures d'une interminable descente par une piste serpentant le long de l'escarpement. Notre petit groupe, encadré par huit militaires éthiopiens - conflit larvé avec l'Erythrée oblige -, armés jusqu'aux dents de grenades et de kalachnikovs, a installé un campement sommaire sur le versant ouest du dôme, entaillé par un dédale de canyons. Autour se dresse une forteresse étrange et silencieuse, hauts remparts de limons pourpres et tourelles coiffées de gypse peu soluble, dominant un sol chaotique hérissé de bien curieuses mâchoires de sel gemme et d'aiguilles cristallines acérées comme des poignards. (...)
Missionnés par Dario Tedesco, vulcanologue italien étudiant les volcans de la dépression Danakil, nous sommes chargés cette année de collecter les différents liquides sourdant des évents fumerolliens. L'analyse de leur température, acidité et composition doit permettre de mieux appréhender le fonctionnement du site géothermal dont on ne connaît encore presque rien et de connaître les composés minéraux et chimiques de la poche de magma sous-jacente.

La fin des caravanes de sel?
Dire qu'à quelques dizaines de kilomètres de là, au milieu de l'immensité saline qui borde le lac Assalé (lac de Sel en langue afar), dépourvue d'ombre, des mineurs s'affairent à extraire ce qui fut pendant des siècles leur seule monnaie d'échange, le sel. C'est aux Tigréens, peuple chrétien venu de la région de Mékélé, qu'incombe de casser la croûte superficielle et le dégrossissage. A l'aide d'une simple hache, ils découpent de vastes plaques de 30 à 40 centimètres d'épaisseur qu'ils soulèvent ensuite à l'aide de simples perches de bois et débitent en blocs sommaires. Les Afars prennent le relais. A eux les nobles tâches, débitage en plaques, rabotage et finitions. Ce sont les tailleurs, et les mieux payés. Accroupis sur les talons, munis d'un outil unique, une herminette archaïque, ils délitent les blocs mal dégrossis en plaques régulières de 7 à 8 centimètres d'épaisseur, et les mènent au gabarit précis. Visage émacié, corps mince et noueux à peine protégé du soleil, pieds et mains brûlés par la saumure, ces hommes, abreuvés de thé brûlant, arrachent des tonnes de sel au désert, tandis qu'au loin apparaît une cohorte d'ânes et de dromadaires. L'animation suscitée par les chameliers afars arrivés du village d'Ahmed Ela trouble un temps le silence de la plaine et des mineurs. Au milieu de ce joyeux bazar, chacun tient pourtant son rôle. Bientôt, les dalles de sel sont juchées sur le dos des bêtes de somme après avoir été ficelées ; 18 à 24 plaques pour chacune, soit près de 80 à 100 kilos de charge. Les caravanes, qui reprenaient traditionnellement la piste pour remonter sur les hauts plateaux où le sel a toujours cruellement manqué, s'arrêtent aujour d'hui à Bere Ale, au pied de l'escarpement où le chargement passe dans des camions. La fin des caravanes qui grimpaient pendant plusieurs jours à flanc d'escarpement est-elle annoncée, et avec elle la mort d'une activité séculaire de commerce ou d'échange, dont la monnaie découlait des eaux du lac Assalé, renfermant plus de 340 grammes de sel par litre, soit dix fois la concentration de la mer Rouge ?
L'augmentation du va-et-vient des camions sur des pistes constamment améliorées ne fait qu'augmenter nos inquiétudes. Les renseignements pris auprès d'un ingénieur civil en poste pour suivre la construction des routes confirment les rumeurs entendues avant notre départ : l'exploitation à grande échelle de la partie nord du territoire Afar où se situe Dallol débutera bien en 2014. Le partage en 15 concessions, les acquisitions par les plus grandes compagnies minières (Australie, Canada, Afrique du Sud, Inde et Chine) et les aménagements routiers d'envergure reliant la plaine Danakil à Djibouti sont bien réels. L'objectif ? Extraire la potasse de l'énorme gisement de ces roches issues de l'évaporation de l'eau de mer, appelées aussi évaporites, telles que le sel gemme, la sylvine et le gypse que recèle la dépression Danakil. Ouvertes au XXe siècle par les Italiens sous le régime de Mussolini, reprises par les Américains, les mines de potasse de la région ont été fermées en 1967, devant les risques permanents d'inondation des galeries et les tensions politiques. Mais les progrès techniques, l'énorme potentiel minier estimé à 180 millions de tonnes de potasse et l'appétit démesuré de l'industrie agro-alimentaire des pays émergents qui se sert du minerai pour produire toujours plus d'engrais risquent bien d'avoir raison des environs de Dallol. Comment les beautés géothermales résisteront-elles au pompage des nappes souterraines au pied de l'escarpement, à sa mise sous pression, à son injection dans l'épais banc de sel, au pompage des boues liquides qui seront ensuite déversées dans d'immenses bassins de décantation ? Avec la potasse, la modernisation du territoire est en route. L'avenir des Afars qui n'avaient que le sel pour vivre risque bien lui de s'arrêter là.
(Source: Le Figaro du le 23/07/2011)

-------- DJIBOUTI / 34 ANS DE DICTATURE TRIBALE ------


Uguta-Toosa, juillet 2011
Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal
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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 19/ : Eritrean. Navy members defect to Yemen, risk deportation

(En français/résumé : Plus de 30 membres des forces navales érythréennes ont déserté au Yémen ce mois-ci,
Basé en Ethiopie, l'Organisation démocratique Afar - Mer Rouge (RSADO), a déclaré qu'ils courent le risque d'un renvoi forcé vers l'Erythrée par les autorités du Yémen. C'est au total, 38 membres de la marine érythréenne en quatre groupes qui ont fui vers le Yémen au cours des deux dernières semaines. Information donnée par le porte-parole RSADO, Yasin Mohamed Abdela au Sudan Tribune de mardi. etc.)

By Tesfa-Alem Tekle
July 19, 2011 (ADDIS ABABA) – Over 30 members of the Eritrean naval forces have deserted to Yemen this month, an exiled Eritrean opposition group have said.
Based in Ethiopia, the Red Sea Afar Democratic Organization (RSADO), said they are at imminent risk of forcible return to Eritrea by authorities in Yemen.
“A total of 38 Eritrean Navy members in four groups have fled to Yemen during the past two weeks” RSADO spokesperson, Yasin Mohamed Abdela told Sudan Tribune on Tuesday.
“The Eritrean Navy groups fled with their navy boats and weapons across the Red Sea”, said Yasin adding, “The latest defection is the highest number of naval forces ever to be defected in short time”.
The opposition group emailed Sudan Tribune the names of 25 of the 38 navy members it alleges have fled to Yemen. International human rights organisations have accused the Eritrean government of turning the Red Sea nation into a giant prison. Thousands of young Eritreans languish in the country’s harsh and secret detention centers indefinitely, without charge or trial over accusations that they oppose the government, or as the result of an attempt to flee country to escape compulsory military service.
If returned, asylum-seekers are regularly subjected to gross human rights violations including possible death punishment.
RSADO says that since the start of July an increasing number of young Eritrean Afar refugees are attempting to cross the turbulent waters of Red Sea to Yemen. The opposition group expressed concerns on the safety of the recently defected navy members and many other Eritreans who remain in Yemeni detention centers.
It appealed on the international community and the UNHCR to put pressure on Yemeni Government to refrain deporting the Eritreans. UNHCR’s Ethiopia branch could not confirm the allegations on Tuesday. “As political uncertainty and volatile situations of Yemen’s future continues, we are extremely concerned for the safety of these young people in Al-Hudayda and AL-Lehya in Yemen.”
“We urge UNHCR to get access to these refugees and appeal to Yemeng government to respect its obligations to Geneva Convention by not returning these refugees to Eritrea where they will face Torture and Death” the group said.
RSADO extended gratitude to UNHCR in Yemen, and other humanitarian groups who helped with their successful intervention that saved the lives of nine Afar Navy personals who were in similar circumstance from being returned to Eritrean regime in September 2010.
Uguta/Toosa, juillet 2011
Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal

DJIBOUTI : 33 ANS DE DICTATURE
Titre 20 : APDA : Famine et sécheresse en Ethiopie (Extraits)
(Rapport du 28 juillet 2011)

Dans la région de Bidou (Biixu) : Effets cumulés de la sécheresse, de la famine et de l'éruption volcanique de Nabro. Il faut vous souvenir que dans le rapport précédent et le nombre de victimes de l'éruption volcanique est estimé à plus de 160.000 personnes. L'aide urgente apportée par l'APDA est un goutte d'eau dans l'océan... Toutes les ONG afar doivent demander de l'assistance à leurs alliées européennes et à leurs Etats.
(Fin juillet 2011), l'APDA a évalué les arrivées des victimes de l'éruption volcanique dont le nombre atteint un total de 167 ménages dans le centre administratif de Soddonta sur une population de 974 personnes autour de Bidou.
1.400 ménages supplémentaires seraient dans le besoin extrême dans l'arrière pays vers la frontière érythréenne. Seize décès dus à la diarrhée après avoir bu l'eau contaminée de cendres volcaniques ont été signalés dans ces communautés rurales de la semaine dernière.

L'APDA apporte son aide dans :
a) la distribution des nattes traditionnelles pour faire des maisons mobiles pour 143 ménages dans Soddonta;
B) l'alimentation de 13.500 personnes dans Bidou pour 1 mois;
c)le matériel de purification de l'eau des récipients de 300 ménages, du savon et d'eau pour l'hinterland Bidou.
A Teerou et Dalol, la malnutrition est en hausse.
________________________________________________________________
In Bidu (report of july, 28th, 2011)
APDA has assessed the arrivals from the volcanic eruption around Bidu that have reached the administration centre in Soddonta gaining a total of 167 households with a population of 974.
A further 1,400 households are reportedly in utter need of assistance in the hinterland toward the Eritrean border. Sixteen deaths from diarrhea from drinking volcanic ash contaminated water were reported in these rural communities in the past week.
APDA has the following assistance at hand :
a) Funds to distribute traditional mats to make mobile houses for the 143 households in Soddonta
B) Support for 13,500 people’s food in Bidu for 1 month
c) 300 households water containers, soap and water purification material for Bidu hinterland
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Uguta-Toosa, juillet 2011
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DJIBOUTI : 34 ANS DE DICTATURE

Titre 21 / La pauvreté à Djibouti (2010)


Cf. Programme de pays avec le Djibouti (2008-2012) 6 - Extraits - Conseil d’administrationdu Programme des Nations Uniespour le développementet du Fonds des Nations Uniespour la population.
Analyse de la situation (page 2)

4. Avec un indicateur de développement humain de 0.494 en 2006, Djibouti se place au 148ème rang parmi 177 pays et fait partie des pays à faible IDH . Malgré des améliorations notables, la situation du développement humain se caractérise encore par : (i)
Une pauvreté et une extrême pauvreté touchant respectivement 70 % et 42 % de la population ; (ii) une scolarisation brute au primaire de 54,8% encore relativement faible et un fort taux d’analphabétisme de 51 % qui, se désagrège en 62,4% pour les femmes et 38,1% pour les hommes ;
(iii) une espérance de vie en légère augmentation à 52 ans et des taux toujours relativement élevés de mortalité infantile (103 pour 1 000) et maternelle (546 pour 100 000 naissances vivantes) ,
(iv) l’épidémie du VIH/Sida est généralisée à Djibouti avec un taux de prévalence qui est estimé à 2,9 % de la population générale,
(v) un chômage massif qui frappe 60 % de la population active et plus particulièrement les jeunes et les femmes,
(vi) la persistance de la pauvreté parmi les femmes, leur très faible accès aux services sociaux de base et les pesanteurs culturelles sont autant de contraintes qui les empêchent d’être une force dynamique de développement. (Extraits)

D'après la caricature de Roger PICON - www.ardhd.org
Uguta-Toosa, janvier 2011
Titre 22 / Observatoire pour le Respect des Droits humains
à Djibouti (ORDHD)
17 Rue Hoche 93100 Montreuil Sous Bois
ordhd@hotmail.com

NOUVELLES EXACTIONS DE L’ARMEE DJIBOUTIENNE CONTRE DES CIVILS DANS LE NORD DU PAYS
Le 20 juillet, l’armée Djiboutienne a ratissé une nouvelle fois, des localités dans la région de Mabla et de Moulhoulé. C’est ainsi que des nombreux civils ont été arrêtés et transférés à la fameuse SRD (Section Recherches et Documentation de la Gendarmerie) où ils seraient torturés.

L’Observatoire a pu se faire communiquer les noms de personnes suivantes :

Mohamed Ahmed Oudoum, 45 ans, (frère d’un notable de la région)
Mohamed Houmad Ali, 35 ans
Ibrahim Oudoum Ibrahim, 29 ans

Arrêtés tous les 3 à Delako dans la région de Mablas.

Le 4ème Abass Mohamed Ali, né en 1982 arrêté à Moulhoulé (a la frontière entre Djibouti et l’Erythrée, il se trouve actuellement dans les locaux du Service de la Documentation et de Sécurité (SDS) D’autres personnes non identifiées sont également détenues dans les locaux du SDS. L’Observatoire pour le Respect des Droits Humains à Djibouti dénonce :
- les exactions répétées contre les civils du Nord du pays qui vivent un véritable calvaire dans l’indifférence générale.
- demande l’arrêt des exactions à l’encontre des civils et la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement.
L’ORDHD demande une enquête indépendante pour toutes les exactions commises à l’encontre des civils dans le Nord de la République de Djibouti ainsi que dans les régions frontalières et enclavées.
Fait à Montreuil le 23 Juillet 2011
Pour l’O.R.D.H.D

A. Colomba

Titre 22 / "Le prochain président sénégalais ne doit pas
s’installer au pouvoir pour régner ou s’enrichir »

Entretien avec Pape Samba Kane, politologue sénégalais et éditeur du quotidien "Le Populaire"
vendredi 29 juillet 2011 / par Assanatou Baldé

A six mois des élections présidentielles la contestation contre le président Abdoulaye ne s’est pas essoufflée. L’opposition, qui multiplie les manifestations pour réclamer le retrait de sa candidature, dénonce une violation de la Constitution. Cette dernière ne permet pas au chef d’Etat d’exercer au-delà de deux mandats. Pour Pape Samba Kane, analyste politique et fondateur du quotidien indépendant Le Populaire, le charme exercé par Abdoulaye Wade sur la population sénégalaise n’opère plus.
Le nouveau ministre des Elections Cheikh Gueye, nommé ce mardi par le président Abdoulaye Wade pour organiser les élections présidentielles de 2012, a promis d’appliquer la loi électorale afin de garantir un déroulement transparent des élections. Cependant, cette nomination est vivement décriée par l’opposition qui reproche au pouvoir de ne pas l’avoir consultée. Le politologue Pape Samba Kane décrypte l’une des plus graves crises sociales que connaît actuellement le pays.

Afrik.com : Le ministre des Elections Cheikh Gueye est décrié par l’opposition qui le considère trop proche du pouvoir. Cette dernière réclame une personnalité neutre pour ce poste. Pourquoi le président Abdoulaye Wade a procédé à cette nomination sans demander l’avis de l’opposition qui avait demandé à être consultée ?

Pape Samba Kane : Encore une fois, c’est une façon pour lui de montrer qu’il fait ce que bon lui semble. C’est une habitude chez Wade de décider de tout. Il semble oublier que les gens préfèrent la concertation. Il a eu l’avantage d’être arrivé au pouvoir par la voie des urnes. Par conséquent, c’est à lui de faire en sorte que son successeur arrive au pouvoir dans les mêmes et les meilleures conditions qui soient.

Afrik.com : Depuis l’accession d’Abdoulaye Wade à la tête du pays, la contestation à son encontre n’a jamais été aussi vive qu’en ce moment. A-t-il malgré tout des chances de remporter l’élection présidentielle ?

Pape Samba Kane : Ses chances de remporter la présidentielle ne sont pas les mêmes qu’en 2007, bien que le candidat sortant ait toujours une bonne position en général. La présidentielle sénégalaise n’a jamais été aussi ouverte. Le fait que le président Wade ait voulu modifier le système politique sénégalais en voulant faire passer son ticket présidentiel, qui prévoyait que le président puisse être élu à 25% seulement au premier tour et qu’il puisse dans la foulée nommer un vice-président, ne lui a pas été favorable. Cela fait déjà onze ans que Wade est au pouvoir. Son bilan politique s’est avéré décevant pour de nombreux Sénégalais. Le charme est complètement rompu. Et je ne vois pas comment il pourrait à six mois des élections présidentielles reconquérir l’électorat. Si le président Wade est en situation délicate, il n’y a pas en face de lui quelqu’un qui puisse aisément lui faire obstacle comme lui l’était lors de la bataille présidentielle contre Abdou Diouf. La coalition de l’opposition Bennoo Siggil Sénégal est composée de plusieurs partis dont les leaders sont présidentiables. Mais pour le moment, aucune personnalité ne se détache. Benoo travaille actuellement pour trouver plusieurs formules et un candidat à opposer à Wade. Certains au sein de la coalition ont évoqué la possibilité de proposer pour le premier tour plusieurs candidats pour en choisir un qui puisse affronter le candidat du pouvoir une fois arrivé au deuxième tour. Une stratégie qui pourrait se révéler efficace. Je pense que dans cette coalition le candidat unique a souffert d’une mauvaise présentation. L’opposition, que Wade narguait en lui demandant de présenter un candidat unique, refuse de suivre un calendrier qui leur est imposé par le chef de l’Etat. Ils estiment que c’est à eux d’établir leur propre calendrier.

Afrik.com : Les leaders de l’opposition sénégalaise tels que Macky Sall, Moustapha Niasse et Idrissa Seck sont-ils en mesure d’accéder à la tête du pays face à Abdoulaye Wade qui est bien décidé à préserver son fauteuil présidentiel ?
Pape Samba Kane : Quand Wade affirme qu’il ne voit pas qui peut se présenter après lui, c’est insultant pour tous les autres candidats. Idrissa Seck est un ancien Premier ministre. Il a effectué de grands travaux dans sa région natale, Thiès. Il comptait d’ailleurs poursuivre ce projet dans chaque région du pays. Mais il en été empêché lorsqu’il a été éjecté du gouvernement. Moustapha Niasse est aussi une grande figure politique. Il a été Premier ministre deux fois. Il est consultant international au sein de l’ONU. Il y a également Tanor Dieng, le secrétaire général du parti socialiste (PS), qui est actuellement l’un des partis les plus importants du pays. Macky Sall est aussi un ancien Premier ministre de Wade. C’est d’ailleurs en réalité lui qui a sorti de terre le programme de reconstruction des infrastructures dont Wade prétend être à l’initiative. Que faut-il demander de plus à un éventuel futur président ? Le prochain président sénégalais sera un homme d’appareil. Un grand gabarit.

Afrik.com : L’opposition multiplie les marches pour réclamer le retrait de la candidature d’Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle. Elle l’accuse de ne pas respecter la Constitution qui ne lui permet pas d’effectuer un troisième mandat. C’est étrange que Wade, à l’initiative de cette loi qui limite le chef d’Etat à deux mandats, soit revenu sur sa propre décision…

Pape Samba Kane : L’autre handicap de Wade est bien la Constitution qui ne lui permet effectivement pas de se représenter à nouveau. C’est d’autant plus étrange qu’il semble lui-même reconnaître le déni de sa propre parole. En effet Wade est l’instigateur de la Constitution. C’est lui-même qui a proposé par référendum aux Sénégalais de limiter le mandat présidentiel à deux. Au lendemain des élections de 2007, il avait été interrogé par un journaliste à ce propos et avait répondu : « J’ai bloqué mon mandat à deux, donc je ne peux plus me présenter en 2012 ». D’où le fameux : « Ma waxoon, waxéet », un proverbe sénégalais en wolof, qui signifie littéralement « J’avais dit (que je ne me représenterai plus), je me suis dédit », qu’il a utilisé lors de son discours le 14 juillet pour expliquer sa décision.

Afrik.com : Comment expliquez-vous que Wade ait pu réunir 3 millions de personnes, selon les chiffres donnés par la police sénégalaise, lors de son meeting samedi dernier à Dakar alors que l’opposition, qui manifestait quelques mètres plus loin, a rassemblé seulement 50 000 personnes selon ses organisateurs ?

Pape Samba Kane : Il ne faut pas se fier aux chiffres avancés par la police qui sont complètement absurdes. Il y a une impossibilité matérielle à réunir trois millions de personnes sur une rue, celle sur laquelle se tenait le meeting du chef d’Etat est large de 30 m. C’est mathématiquement impossible. Il aurait fallu qu’elle soit large de 83 kilomètres au moins pour qu’il y ait eu de la place pour tout ce monde. Le pouvoir sillonne régulièrement les régions pour distribuer de l’argent à un nombre considérable de personnes en échange de leur présence aux meetings. Il prévoit un nombre important de cars " Diaga Ndiaye" (Ce sont ces vieux cars qui circulent dans tout le Sénégal et dont les tarifs sont très abordables, ndlr) pour transporter tout ce monde à Dakar. Ce sont des moyens employés pour impressionner. Ces cars sont d’ailleurs la preuve que le chef d’Etat n’a pu réunir 3 millions de personnes lors de ce meeting puisqu’il aurait fallu 83 330 cars au total pour les transporter. Or, au Sénégal il n’y a que 30 000 " Diaga Ndiaye". D’ailleurs le pouvoir, qui affirmait que la mobilisation de l’opposition avait échoué, n’a pas apprécié le fait que l’Agence France Presse ait indiqué qu’elle avait réuni 50 000 personnes (le Sénégal a d’ailleurs demande à l’agence de faire un démenti, ndlr). En réalité, je pense que les deux meetings ont dû réunir environ 45 000 personnes.
Afrik.com : Beaucoup de Sénégalais soupçonnent l’entourage d’Abdoulaye Wade d’avoir une influence négative sur lui. Ces soupçons sont-ils fondés ?

Pape Samba Kane : Il n’y a aucun chef d’Etat au monde qui soit complètement à l’abri de la manipulation de son entourage. Nos chefs d’Etats ont un tel pouvoir que vouloir tout mettre sur le compte de cet entourage pourrait être une erreur. L’influence la plus grande que subit Wade est celle de son fils. Depuis qu’il est entré dans la vie politique sénégalaise, Karim Wade est le principal problème d’Abdoulaye Wade car il cristallise le mécontentement populaire, les angoisses, et la question de la succession de son père. Il est en grande partie responsable de l’éjection d’Idrissa Seck de la tête du gouvernement. C’est un tournant dans la mesure où son remplacement n’avait pas été préparé au préalable. Résultat : depuis cette période, le pouvoir n’a pas connu la tranquillité et la sérénité. Selon le quotidien La Gazette, entre 2001 et 2008, 1082 milliards de FCFA sont passés entre les mains de Karim Wade, soit plus de 40% du budget de l’Etat. C’est difficile à concevoir pour quelqu’un qui a à peine quarante ans et n’a pas d’expérience gouvernementale. Beaucoup de Sénégalais estiment que c’était à Karim de dire à son père : « Papa ne me donne pas tous ces pouvoirs car cela risque de te poser des problèmes ».

Afrik.com : Les conditions de vies des Sénégalais se sont fortement détériorées ces dernières années, ce qui explique le mécontentement populaire à l’encontre du pouvoir. Quels sont les priorités auxquelles devra s’attaquer le prochain chef d’Etat pour répondre à leurs attentes ?

Pape Samba Kane : Les secteurs prioritaires actuellement sont : l’éducation, la santé, l’alimentation, l’emploi des jeunes, les problèmes d’électricité. Au moment où je vous parle (mardi 26 juillet 2011), depuis 11h du matin le courant a coupé. Et pourtant je vis dans un quartier qui est loin d’être démuni. Hier, il n’y avait plus d’électricité durant toute la moitié de la nuit. Nous utilisons des groupes électrogènes pour faire face à ce problème. Le prochain président ne devra pas se prendre pour le messie et promettre de régler tous les problèmes. Il ne doit pas s’installer au pouvoir pour régner ou s’enrichir. Il doit penser que demain, après lui, un autre viendra pour continuer son travail. Les peuples ne travailleront jamais si ceux qui sont au sommet ne travaillent pas. Il vaut mieux avancer pas à pas dans différents secteurs plutôt que de faire une grande avancée dans un domaine particulier et délaisser le reste. Cela ne sert à rien par exemple de faire de grands progrès en matière de santé et délaisser le secteur de l’alimentation. Ou encore ériger de grands bâtiments, construire des routes et laisser de côté les autres secteurs. Il faut un juste milieu. La manière dont les gens survivent au Sénégal est terrible. Manger trois repas par jour est devenu un luxe. Dans certains quartiers, considérés comme aisés comme le quartier des Plateaux, les gens achètent du pain kebab qu’il trempe dans du lait en guise de diner. Le pouvoir se paie nos têtes en clamant que le Sénégal est un pays émergeant. Et c’est cela qui est dangereux ! Allez vous promenez les samedis soirs dans les rues de Dakar, vous verrez des gens porter des tee-shirts à l’effigie de Wade offerts lors des meetings : il les porte tout simplement parce qu’ils n’ont rien à se mettre. Les Sénégalais n’aiment pas le misérabilisme. Ils s’habillent bien même s’ils sont pauvres. Ils cirent leurs chaussures, repassent leurs chemises, costumes, robes... Ils se parfument et sortent pour au final prendre un car rapide à 45 FCFA (moins de 10 centimes d’euros . Le "Depeul depeul" - la débrouillardise – est devenu un sport national. Les gens se démènent pour survivre car ils n’ont rien à se mettre sous la dent.

Afrik.com : Selon vous les difficultés que rencontrent les Sénégalais ont-ils été aggravés par l’arrivée au pouvoir d’Abdoulaye Wade où sont-ils le résultat d’une mauvaise gestion du pays bien avant son accession à la tête du pays ?

Pape Samba Kane : Le pouvoir actuelle n’a pas fait énormément de choses qui puissent prouver qu’il ait fait mieux que le parti socialiste qui était auparavant à la tête du pays. Wade se vante d’avoir construit les routes mais depuis son accession à la tête du pays, sur 2 000 km de routes, il n’en a construit que 100. Le PS a fait son temps. On peut penser que le pouvoir actuel était suffisamment en mesure de tirer des leçons de ces prédécesseurs, arrivés à la tête du pays après le départ des colons qui ont tous laissé en pagaille. Ce que les gens regrettent au Sénégal aujourd’hui, c’est le recul sur des acquis fondamentaux, notamment sur la question des libertés par exemple. Nous avions des acquis démocratiques. Tout cela a été remis en question de façon brutale par des méthodes non démocratiques. Sous Abdou Diouf, je n’ai jamais été convoqué une seule fois pour avoir critiqué le pouvoir, pourtant je travaillais à l’époque dans le journal satirique Le Cafard libéré. Sous Abdoulaye Wade, j’ai eu à subir des interrogatoires de la police pour avoir évoqué les changements ministériels. Autre exemple, le jeune rappeur du mouvement "Y’en a marre", Thiat, a également été convoqué par la police pour avoir dit qu’un vieillard de 85 ans, qui ment, n’est pas digne de diriger le pays. Ce dernier n’a pourtant cité aucun nom même si tout le monde savait qu’il faisait référence à Wade. Le pouvoir est venu avec l’idée de mâter la liberté d’exp​ression. D’autant plus que les affaires de corruption, d’acquisition de biens à l’étranger, de détournement d’argent auxquelles le pouvoir est mêlé n’a fait que renforcer la frustration et le ras-le bol de la population sénégalaise. Sans compter le déclin dans l’éducation : les universités de Dakar sont surpeuplées, les enseignants toujours en grève. Lundi (25 juillet 2011) ; les étudiants manifestaient encore. Les gens ont voté pour Wade car ils pensaient qu’il aurait fait mieux que le PS en répondant à leurs attentes. C’est-à-dire en réglant les problèmes liés à l’alimentation, au logement, à l’emploi des jeunes, à l’approvisionnement en électricité qui manque plus que jamais. L’espoir qu’ils portaient en lui s’est évaporé.
source : http://www.afrik.com/article23373.html

Titre 23 / QFAR AGATTINOH RAKAAKAYIH DOOLATA (Etat national et régional Afar)

QAFAR RAKAAKAYAK AWSI RASUK QAD XAQAR XAQAARAK KUTBE KEE UMMATTA MASSOYNAH BUXAK TEWQE MAYSAXXAGA
Samara, Agda-Baxisso, 7, 2011,

Qafar rakaaakayak, (Zone 1), Awsi rasuk Qad Xaqar xaqarak, Leedi,
Yaldi kee Bussidiimi Awdoodii kee Qiisi fanat garuq, garuquh yakke qeebi yakkem warsen
Qad Xaqar Xaqaarih Saqalah yan, Gifta QALI DILLE, iyyeemih, Qad Xaqar Xaqaarih Qafarak nanu mango taqabii kee gibxaabinitte net boodak geytimnaah, axcihiiy, nee kee Qiisi fanat kulli saaku akkuk geytimah yan qeebi dadal kee midiril taamal kaxxa taqbi yekke.

Tatre sidiica ayyaamih addat, 6 ayro, baraa barsa le’ ikkel qeebi yekkem qaddoyse, Xacarsitto kee Buqre Buxah Saqalah yan, Gifta, KADIR NUR. Gifta Kadir NUR, qagisaak iyyeemih, ammaacin saaku kini way Leedil lacat sugte say num qideeh, namma’ (2) idalto xaaguqal cabe. Ta Agda-Baxissoh Alsak 1, 2011, Weeqatul Buqre abak suge marat kaxxa qeebi abeeh, too qeebit namma num kaak rabeeh, Qafar tisillimih, iyyanam katayse Gifta Kadir NUR.

Qad Xaqar Xaqaarak Qaafiyat Buxah Saqalah yan Gifta ACMAD QABDO, iyyeemih, ta saaku, baatilih, Qiisi net abah yan qeebi meqekket cabewaywaam koh warsa. A Xaqqaral daddos kee dalal taamah taddiiraa kee taamal kaxxa taqabii kee gexem qaddoowak maacisse. Gifta ACMAD QABDO kataysaak iyyeemih, Qad Xaqar Rasi, abuuy, akaakayyo, baaxo kinnim way mawaagisooy, way mabukooy, mabukaay, sinni baaxol rabele, qidele, aysele.
2009, EPRDF, Qiisa kee Qafarah, Soodarel abte daffeyna kee, tatre Alsih ellacut keenih (Qafar kee Qiisah) abte daffeynak baar le addafakot kee kusaq siinih kataysak raaqenno.
Yable rabbow ella cabo eymeeqey !

Xaagossem : TAAHIR BARULE

Titre 23 / LDDH. BREVES INFORMATIONS SUR LES DROITS DE L'HOMME A DJIBOUTI
BREVE INFORMATION DU 3 MAI 2011
La Cour Suprême a remis sa délibération au 4 mai 2011
L’audience prévue pour le 3 mai 2011 de la Cour Suprême dans l’Affaire de FARAH ABADID HELDID et consorts, n’a pas eu lieu et cette Affaire est reportée pour demain matin 4 mai 2011.
Rappelant que, le dossier de cette Affaire judiciaire est :
- basée sur un Faux Motif d’inculpation ;
- que les avocats dans leur Mémoire Ampliatif ont soulevé un grand nombre de nullités et autres défauts ;
- que ce Procès est un procès purement politique contre des responsables de Partis politiques de l’Opposition et deux Défenseurs des Droits de l’Homme, ces derniers ont été incarcérés afin de faire obstruction aux activités de témoignages surtout sur les refus populaires contre le 3ème mandat illégal et anticonstitutionnel, sur les divers répressions notamment contre les universitaires, les cheminots, les dockers etc…
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande aux membres de la Cour Suprême d’ordonner un non lieu des inculpés pour insuffisance des charges basées sur un Faux Motif imaginé par le Ministère Public.
Rappelant que, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) témoigne sa Solidarité aux détenus depuis 9 février 2011 encore incarcérés arbitrairement à Nagad, à savoir :
1) FARAH ABADID HILDID défenseur associé à la LDDH à titre individuel :
2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de DAF ;
3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR ;
4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU ;
5) MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN;
6) MOHAMED IBRAHIM WAISS.
Les Défenseurs des Droits de l’Homme ne vous oublient pas.
NOEL ABDI Jean-Paul
BREVE INFORMATION DU 2 MAI 2011
La Cour Suprême va délibérer demain 3 mai 2011
Pour la mise en Liberté du Défenseur FARAH ABADID HELDID et consorts.
Le dimanche 17 avril 2011, la Cour d’Appel de Djibouti avait confirmé, sur forte recommandation du Procureur Maki, le rejet de la demande d’Appel du Juge d’Instruction du 28 mars 2011.
Rappelant que, les avocats Maître Foulié et Maître Zakaria avaient déposé immédiatement un Recours, contre cette Décision, devant la Cour Suprême.
Rappelant que, le dossier de ces cinq détenus est totalement vide, d’ailleurs la juge d’Instruction avait, dans l’Ordonnance de rejet, soulevé le point suivant : « Vu les réquisitions du Ministère Public tendant à s’y opposer;…
… Attendu que la détention provisoire est I ‘unique moyen :
De mettre fin au trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public qu’à provoquer l’infraction en raison… ».
Qu’aucune insurrection n’a eu lieu en République de Djibouti depuis son indépendance ;
Que, seul un conflit armé de 199O à 2001, s’est opéré dans le Nord et l’Ouest de notre République avec le lot des Crimes de Guerre, Crimes de Génocide avec les blocus alimentaires et sanitaires, les Crimes d’Exécutions Extrajudiciaires, les Crimes de Disparitions Forcées, tous ces Crimes restent jusqu’à présent Impunis ;
Que dans le contexte actuel, et depuis la première et dernière manifestation sauvagement réprimée, le vendredi 18 février 2011, aucune autre manifestation n’a été constatée sur l’ensemble du Territoire national.
Que, NOEL ABDI Jean-Paul Défenseur des Droits de l’Homme libéré pour raison de santé, Farah ABADID HELDID Défenseur des Droits de l’Homme et cinq autres détenus Arbitraires ont été incarcérés le 9 février 2011 sur un motif imaginé par le Ministère Public chargé par le Premier Magistrat candidat illégal et inconstitutionnel, afin de semer la peur et la terreur dans un contexte de préparation d’un complot du Chef de l’Etat, afin de mettre en exécution un Coup d’Etat Electoral, afin de se maintenir au pouvoir et bénéficier de l’immunité Présidentielle et par là tenter d’échapper aux procès auprès des Juridictions Pénales aux Compétences Internationales, sans oublier le Procès sur l’assassinat du Juge Borel à Paris.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à la Présidente de la Cour Suprême d’accorder une attention particulière à cette « sérénade judiciaire » sous la houlette d’un Tortionnaire, qui continue ses Abus de pouvoir grâce aux Forces armées depuis 1999.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à tous les Défenseurs des Organisations Internationales des Droits de l’Homme, ainsi que l’Observatoire des Droits de l’Homme et l’Observatoire des prisons d’accorder une attention particulière à tous les Abus de pouvoir du Dictateur Ismaël Omar Guelleh.
NOEL ABDI Jean-Paul
NOTE D’INFORMATION DU 29 AVRIL 2011.
Un mort dans la Brigade de la Gendarmerie de Cheick Osman…
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a appris avec stupéfaction la mort de feu DIRIR IBRAHIM BOURALEH, après vérifications, en tant que Défenseur des Droits de l’Homme, j’ai vivement conseillé à la famille de déposer une plainte et de prendre éventuellement dans la mesure de leur moyen un avocat.
Les faits :
La Gendarmerie de Cheick Osman de Balbala ont arrêté le 23 avril 2011 DIRIR IBRAHIM BOURALEH suite à une plainte d’une vendeuse de Khat à qui il devait la somme de quinze mille francs Djibouti (15 000FD)
Après deux jours de Garde à vue probablement sans l’autorisation du Parquet, le frère de la victime Monsieur Ali IBRAHIM BOURALEH est parti, pour payer les 15 000 FD.
Il a vu le Commandant de la Brigade de la Gendarmerie l’Adjudant Chef Abdourahman Omar Saïd, qui a refusé d’accepter le règlement à l’amiable de cette dette.
Après quatre jours de garde à vue dans des conditions insoutenables la victime est décédée, son corps n’a pas jusqu’à présent été remis à la famille, même si le Procureur a du constater le mort.
Ce père de cinq enfants et d’un sixième en cours se trouve toujours à la morgue de l’Hôpital et la famille ne sait plus quoi faire.
A combien se chiffre le nombre de disparitions forcés, de décédés dans les cellules de la Gendarmerie ?
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel à tous ses compatriotes dans la mesure du possible de collaborer avec nous Défenseurs des Droits de l’Homme, pour que nous puissions, noms, dates et lieux à l’appui saisir les Organisations Internationale pour la Défense des Droits de l’Homme et de l’Observatoire des Prisons et lieux de détentions secrètes et illégales, l’observatoire des Défenseurs des Droits de l’Homme et de l’Organisation contre la Torture et les Disparitions Forcées.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) suit avec attention cette Affaire.
NOEL ABDI Jean-Paul
BREVE INFORMATION DU 17 AVRIL 2011
Le dimanche 17 avril 2011, la Cour d’Appel de Djibouti a confirmé, sur forte recommandation du Procureur Maki, le rejet de la demande d’Appel du Juge d’Instruction du 28 mars 2011.
Le Défenseur des Droits de l’Homme FARAH ABADID HELDID et les cinq autres détenus arbitrairement depuis le 9 février 2011 aient interjeté Appel.
Les avocats Maître Foulié et Maître Zakaria ont déposé immédiatement un Recours, contre cette Décision, devant la Cour Suprême.
Le dossier de ces cinq détenus est totalement vide, d’ailleurs la juge d’Instruction avait, dans l’Ordonnance de rejet, soulevé le point suivant : « Vu les réquisitions du Ministère Public tendant à s’y opposer;…
… Attendu que la détention provisoire est I ‘unique moyen :
De mettre fin au trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public qu’à provoquer l’infraction en raison… ».
Depuis la première et dernière manifestation sauvagement réprimé, le vendredi 18 février 2011, aucune autre manifestation n’a été constatée sur l’ensemble du Territoire national.
C’est à se demander où vit le Procureur Maki ?
Le véritable refus à la liberté pour les six (6) prisonniers politiques émane directement du couple présidentiel, dans le cadre tribal, car ils veulent donner une leçon non seulement au clan tribal de FARAH ABADID HELDID, mais à travers la famille tribale l’ensemble de l’Opposition Djiboutienne qui ne bouge pas suffisamment.
A force de réprimer les Afars et les Fourlaba, l’éclatement tribal avec tous ses conséquences dangereuses risquent d’entraîner dans un très proche avenir des conflits armés dans la capitale, aux conséquences incalculables.
Dans le contexte actuel, le Chef de l’Etat suite à son Coup d’Etat Electoral du 8 avril 2011 a perdu toute crédibilité, ce qui rend très fragile la stabilité de notre pays.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige la libération immédiate de ces prisonniers politiques qui ont vaillamment combattu et ont lancé le refus populaire d’un 3ème mandat imposé par les Forces Armées Djiboutiennes dont une partie non négligeable est à la solde du groupe mafieux encore au pouvoir par la force.
NOEL ABDI Jean-Paul
NOTE D’INFORMATION DU 28 AVRIL 2011
« Battu et dépouillé de tout, le Réfugié de Mogadiscio face à la prépondérance de la Police"
La prépondérance de la Police et les épreuves que subissent le Réfugiés dans les camps mais aussi dans la capitale, cette prépondérance de la Police est tout à fait contraire au rôle de la Police en principe chargée de la protection des Réfugiés et au soutien humanitaire en faveur de ces personnes fragilisées.
A entendre les paroles et le ton insolent devant la Cour Correctionnelle de l’Adjudant Abdillahi Farah Mohamed connu par les Réfugiés de la Somalie du Sud au Camp d’Ali ADEY non loin d’Ali Sabieh, il est difficile de ne pas constater l’une des formes de violations récurrentes des droits des justiciables.
Au cours de ces deux dernières années dans le cadre de la mise en place du Coup d’Etat Electoral du 8 avril 2011, on assiste à une « passivité quasi-systématique de la part du pouvoir judiciaire face aux dénonciations de pratiques de torture par des agents de l’Etat lors des interrogations, des arrestations, ou en détention. Les enquêtes et les poursuites à l’encontre d’agents accusés de ces crimes sont quasiment inexistantes ».
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) diffusera, dans les jours qui suivent, le Rapport de la FIDH sur l’Instrumentalisation de la Justice et mettra en relief les points comparatifs avec notre Justice, hélas encore, sans aucun Syndicat de la Magistrature, et un Parquet de la République qu’il est normal de considérer comme des « complices silencieux », qui à notre connaissance n’ont jamais déclenché des poursuites pour Crimes de Disparition forcée, de Crimes de Torture, de Détention et de Garde à vue Arbitraire, de violations de domicile abusive, des rafles brutales, incontrôlés et quotidiennes.
Aujourd’hui, jeudi 28 avril 2011, l’Affaire du Réfugié de Mogadiscio a été renvoyée au 5 mai 2011 à la demande du Cabinet de Maître Dini absent du Territoire.
La vraie victime dont les cicatrices ont été montrées en pleine audience la semaine dernière a mis en relief le fait qu’il a été dépouillé de tout son argent en sa possession, avant d’être battu farouchement directement dans le Camp d’Ali ADDE. La disparition de son fils mineur a été soulevée, par la Police ou ?
La LDDH réitère sa demande au HCR de Djibouti de suivre ce procès inique, dilatoire et de prendre soins du Réfugié ABDI NOUR ALI OMAR encore arbitrairement incarcéré, et faire appel à un Médecin pour le consulter, afin de prouver au monde entier les conditions intolérables de certains éléments de la Police et de la Gendarmerie, qui outrepasse leurs prérogatives d’Institutions Républicaines.
NOEL ABDI Jean-Paul
Titre 24 / Mouvement des républicains solidaires (Alexis Mohamed)
Pour une république de Djibouti libre et souveraine



Alexis MOHAMED, président du MRS
Le Président déchu de la Côte d’Ivoire vient d’être ramener à la réalité dans un contexte ou la communauté internationale, et particulièrement la France, s’engage à petit pas, mais de manière ferme, pour tordre le cou aux régimes dictatoriaux de l’Afrique francophone et d’ailleurs, qui ruinent leurs pays et affament leurs peuples
Cet engagement, même s’il ne faut pas tomber dans l’angélisme, de la communauté internationale auprès du peuple souverain de la Côte d’Ivoire, doit aujourd’hui servir de cas d’école pour toutes les dictatures africaines, qui font fi des régles démocratiques et des aspirations des millions d’africains.
Dans la situation Ivoirienne, la France et l’ONU ont affirmé aujourd’hui, leur attachement profond à l’Afrique, en s’acquittant de leur responsabilité politique et morale par cet engagement, afin de rendre possible, les libertés, la stabilité et l’apaisement.
Pour la France, depuis les indépendances en Afrique, a eu pour seul soucis, la détermination de situer l’intimité des rapports personnels directs au-dessus de la réalité institutionnelle de l’État, comme si en Afrique, l’État n’était rien et l’individu était tout.
Pour preuve, le « Monsieur Afrique » de l’époque, Jacques Foccart, avait cru trouvé la justification à cette forme d’exp​ression physique directe, que nous pourrons qualifier bien évidemment de réducteur, par la seule « nature de l’Africain ». D’ailleurs Il avait pour coutume de dire « ce qui compte le plus en Afrique, ce sont les hommes », comme si l’État, à partir du moment où il devient africain, perd brutalement sa nature d’institution d’utilité publique et ne continue plus à survivre que par la grâce de ceux qui le gouvernent.
Mais aujourd’hui, le monde a bel et bien changé, et la mondialisation oblige les grandes puissances à œuvrer d’avantage pour une stabilité planétaire, surtout dans un contexte des soulèvements populaires contre les dictatures, juxtaposés par une crise économique mondiale.
Mais l’Afrique et notamment la République de Djibouti a besoin qu’un accompagnement dans une vision « partenariale » soit appliquée par les puissances étrangères, pour éradiquer de manière durable, l’immobilisme Africain qui perdure encore, cinquante ans après les indépendances.
Aujourd’hui, la discrétion de la communauté internationale et particulièrement celle de la France, depuis l’indépendance de la république de Djibouti, a largement contribué à cette situation que nous connaissons. C'est-à-dire, l’inexistence de l’Etat et de la chose publique.
Cette Entreprise-Etat familiale « drapeautée », qui relève d’une farce historique, doit-être replacée dans le respect de l’histoire du peuple Djiboutien, en lui reconnaissant le droit à l’émergence d’un véritable Etat au service des citoyens.
Cette Entreprise-Etat, est depuis 1977, le théâtre des phénomènes néfastes pour la République, comme les fraudes électorales, la corruption à grande échelle, la mauvaise gestion des deniers publics, la gabegie financière, l’immigration clandestine et l’explosion de « l’anarchie étatique » encouragée depuis ces douze dernières années.
Cette volonté de "découdre" la République, a mis en péril, comme nous pouvons le constater, la souveraineté et l’identité nationale.
Et c’est dans une telle situation, que nous exhortons également la communauté internationale, particulièrement la France et les Etats-Unis d’Amérique, de faire preuve de la même responsabilité morale qu’en Côte d’ivoire, en n’acceptant pas cette auto-proclamation du Président sortant, à la tête de cette Entreprise-Etat.
Nous leur demandons de rendre possible, l’exp​ression libre des « Réfugiés natifs de la République » dans leur choix à prétendre à un Etat viable, juste et conforme aux droits internationaux.
Ils doivent aussi accorder du crédit, à la responsabilité de la nouvelle génération des femmes et des hommes politiques, car nous estimons utile de préserver des relations durables au bénéfice de tous.
Le Président du MRS
Alexis MOHAMED
Source : http://www.republica...e-71539749.html
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