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Pourquoi La Transition Démocratique A Échoué? Uguta-Toosa Noter : -----

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Posté 25 avril 2011 - 01:44

Uguta-Toosa dans sa publication d'Avril, s'interroge sur l'échec de la transition démocratique à Djibouti.
Les raisons évoquées à cet égard me paraîssent tellement pertinentes qu'elles métritent d'être portées à la connaissance du grand public par le biais d'un site aussi démocratique que Djibnet, d'autant plus que le Uguta- Toosa est censuré à Djibouti.




Mot du président

Uguta-Toosa milite pour une transition
démocratique


Le 3ème mandat d'Ismail Omar Guelleh est illégal. C'est notre position politique par rappport à la prétendue victoire présidentielle sanctionnée par le scrutin du 8 avril. Au moins trois morts, plus de 1.000 interpellations de civils et des dizaines d'opposants torturés dont les cas emblématiques sont MM. Mohamed Ahmed dit Jabha, Mohamed Abdallah Satta (disparu), Mohamed Boré Ali et M. Hildid, voilà le prix payé pour que Ismail Omar Guelleh brigue un 3ème mandat.
Nous allons continuer à combattre ce dictateur illégitime. Cela ne veut pas dire qu'il faut pratiquer le défaitisme, le nihilisme ou l'extrémisme. Le défaitisme revient à dire : on peut rien faire contre ce régime. Le nihilisme, c'est de croire en rien et brouter du khat. L'extrémisme, c'est prôner la violence à tous crins.

Les résultats de l'élection présidentielle étaient connus d'avance.
Le conseil constitutionnel a validé le 13 avril 2011 les résultats de la présidentielle du 8 avril dernier à Djibouti sous la supervision "désintéressée", s'il vous plaît, des observateurs internationaux.

"...le président sortant et candidat de l’UMP, M Ismaïl Omar Guelleh, a été réélu à la tête du pays pour un 3ème mandat de cinq ans avec 80,63% des voix des citoyens... " (La Nation du 14 avril 2011).

Le score brejnévien ne gêne aucunement le dictateur sortant ni ses conseillers occultes, obnubilés comme leur maître par l'argent et le pouvoir. Ce score, vous le savez, est la preuve irréfutable de l'amour du peuple djiboutien pour Ismail Omar Guelleh ! Alors pourquoi laisse-t-il la misère et le chômage endémique anéantir 75% de la population du pays ? Parce que "qui aime bien châtie bien".

Le "candidat indépendant soutenu par l’opposition (sic!), M. Mohamed Warsama Ragueh, a recueilli 19,37% des suffrages exprimés." (La Nation du 14 avril 2011)

Ses résultants ne correspondent pas pour nous à l'exp​ression démocratique et libre du peuple djiboutien mais aux calculs anticipés du président sortant. Pour les membres de mission d'observation internationale, le scrutin s'est déroulé dans "le calme, la dignité, l'équité, la sérénité et la transparence". A-t-elle été démocratique ? Non. Sur ce point, nous n'avons pas besoin des appréciations extérieures. Mais cela ne changera rien à la réalité des choses.
Quoique nous le traitions d'un non-évènement politique, la réélection du président sortant est un fait, un constat incontournable, aux yeux de l'opinion internationale et de l'opposition de l'intérieur.
Le terrain a été préparé de longue date. L'étouffement de l'opposition de l'intérieur, l'émergence d'une opposition bidon du nom de l'UMD à la veille de l'élection présidentielle, l'expulsion de la mission américaine de Democracy International, suspectée de complicité avec l'opposition djiboutienne, n'en sont que des épisodes marginaux. Ils ne nous apprennent rien de plus que ne sachions déjà.
Le dispositif américain "Djibouti Elections et processus politique" est-il mort et enterré ? Soutenir le processus démocratique, sous le parrainage d'un Etat dictatorial, relevait de la poudre aux yeux. Il faut aider séparément l'Etat et les organismes non étatiques.

Uguta-Toosa et le "Collectif pour la Démocratie à Djibouti" (CODED) dénoncent bien entendu cette mascarade électorale. Si nous n'avons pas voulu réagir à chaud, c'est parce que nos communiqués précédents ayant suffisamment décrit la nature dictatoriale du régime et dénoncé l'illégalité du scrutin présidentiel du 8 avril, il nous a paru inutile de porter des jugements sur un évènement dont les résultats étaient connus d'avance.

Uguta-Toosa et le Collectif militent pour une transition démocratique pacifique. Nous remettons en question le fonctionnement de la société. Les "élections", le "suffrage universel" et les "débats démocratiques", ne sont que de grotesques spectacles destinés à célébrer l'homme fort du pays. Ils visent à détourner l'opinion publique de l'activité politique et des préoccupations liées au chômage.
La société djiboutienne est verrouillée par un système répressif et tribal depuis plus de trente-trois ans.

En six ans, de 2005 à 2011, l'opposition légale réunie au sein d'une coalition inaudible n'a eu le droit de manifester que deux ou trois fois.

A la place des citoyens djiboutiens, aussi bien dans la fonction publique civile que militaire, la dictature a promu des étrangers pour qui l'argent facile et le statut de djiboutien abusivement accordé suffisent à témoigner une allégeance totale au chef de l'Etat.

Pour se reproduire, le régime n'a plus besoin de citoyens du pays, afars, somalis et arabes, originaires du pays.

Sur la nature du système politique en place est établie depuis quelque temps une unanimité de la part de l'opposItion. Il faut se tourner maintenant vers l'exploitation de nos immenses possibilités. Ce que nous appelons les possibilités, ce sont nos devoirs par rappport à notre pays et à notre peuple.

Maintenant, la seule question qui vaille la peine d'être posée est :

" Pourquoi la transition démocratique à la tunisienne n'a pas réussi à Djibouti ? "

Ali Coubba
Président de UGUTA-TOOSA






Titre 1/La transition démocratique a échoué à Djibouti à cause du retard dans le développement politique

La société djiboutienne est-elle une société moderne ? Si l'on fait une analyse globale sur la société djiboutienne afin de déterminer les facteurs politiques, économiques et sociaux qui peuvent être des freins à la transition démocratique, on est contraint de dresser un inventaire bien connu. Emmanuel Todd, historien et démographie français, avait écrit dans son livre Après l'empire, Essai sur la décomposition du système américain, (Gallimard, 2002) que les pays arabes allaient connaître des révolutions du fait de deux phénomènes : alphabétisation de masse et baisse de la fécondation, les deux facteurs étant corrélés. A Djibouti, le niveau d'éducation atteint par la société et la transition démographique permettent-ils de vérifier cette thèse ? Un autre critère que nous ajoutons porte sur la nature du régime qui a joué un facteur déclencheur dans la révolution tunisienne et égyptienne.

1) Un régime dictatorial désuet aux pratiques moyenâgeuses

Le troisième critère trouve une transposition totale sur la société djiboutienne. A Djibouti, une fraction très importante de la population souffre du chômage endémique. Les diplômés n'échappent pas à ce fléau (le martyr tunisien Mohamed Bouazizi dont l'immolation a été à l'origine des vagues de contestation qui ont rendu possible la révolution tunisienne avait terminé ses études universitaires). La population urbaine vit dans une grande misère. Dans les quartiers et la banlieue de Balbala, des centaines de milliers de familles s'agglutinent dans des logements insalubres. Les conditions d'hygiène sont exécrables dans la cité Arhiba, Hayyablé, Wahle Daaba, etc. Cette misère est d'autant plus difficile à accepter que, non loin de chez eux, la famille présidentielle et ses proches vivent dans un luxe insolent, amassent des fortunes colossales, construisent des villas hors de prix, s'accaparent des secteurs rentables de l'Etat et du privé.
Dans le domaine politique, le régime pratique le délit d'opinion. La liberté d'exp​ression n'existe pas depuis trente-trois ans. Tous ceux qui osent réclamer le changement de régime sont frappés d'ostracisme. La répression revêt mille visages et maintient la société civile dans un état de tension permanente.

Si l'on se base sur ce critère, existence d'une dictature moyenâgeuse, la société djiboutienne était mûre pour faire sa révolution démocratique. Liberté publique inexistante. Pillage de la richesse nationale. Pauvreté extrême de la majorité. Cette situation ne suffit pas à susciter une révolution sociale organisée et déterminée. Sinon l'Afrique aurait balayé depuis longtemps les dinosaures comme MM. Paul Biya, les Bongo, les Eyadéma et autres présidents à vie.

2) Le niveau d'instruction et de culture (+)

C'est sans doute, le critère le plus déterminant dans la révolution démocratique, telle qu'on l'a observé en Tunisie et en Egypte. Le démographie Or, à Djibouti, le taux d'alphabétisation moyen atteint 67,9%, avec un pourcentage de 67% pour les hommes et 57% pour les femmes. Ces statistiques sont complètement fausses. Les mêmes sources signalent que les Djiboutiens restent en moyenne 4 ans à l'école. L'espérance de vie, 43,3 ans à la naissance, reflète mieux la triste réalité de la société djiboutienne...
La contestation repose sur la présence d'une population urbaine, jeune et issue de la moyenne bourgeoisie. 43,3% de nos concitoyens ont moins de 15 ans. D'après la pyramide des âges, l'âge médian des Djiboutiens s'établit à 18,1 ans. La manifestation du 18 février 2011 a réussi surtout cette frange de la population. Le taux d'urbanisation est élevé : 87%. Mais l'instruction est le point faible ainsi que la présence d'une classe bourgeoise. A Djibouti, l'instabilité de la société provoquée par le licenciement abusif rend difficile une étude pertinente sur les catégories sociales. Les Djiboutiens n'ont pas accès aux moyens de communication moderne. Avoir accès à internet et autres réseaux sociaux est un luxe à Djibouti. L'émergence d'un véritable mouvement de contestation au sein de la société civile, victime de solidarités ethniques, tribales et claniques, s'avère une gageure. Même les partis d'opposition légaux n'échappent pas à cette logique.

Le niveau d'instruction paraît insuffisant pour provoquer une prise de conscience massive de la part de la majorité de la population.


La transition démographique (+)

définition : "Évolution d'une population passant d'un régime démographique à natalité et mortalité élevées à un régime nouveau où natalité et mortalité sont faibles." (source : http://www.fao.org).

Quand un pays entre dans la modernité, son développement s'accompagne d'un régime de taux de natalité et de mortalité forts à des taux de natalité et mortalité faibles. Ce phénomène a été observé dans tous les pays du Maghreb. Le cas iranien, un pays musulman chi'iste, constitue un cas d'école pour ceux qui étudient l'évolution des populations dans le monde. Dans notre pays, "le taux de croissance naturel est de 3% et le taux d'immigration annuel est estimé à 3.1 %, soit un taux annuel de croissance de la population de 6.1%". L'indice de fécondité est de 5,01 enfants par femme. A cause de leur vie professionnelle et des études universitaires, les femmes diplômées font moins d'enfants et les font tard dans leur vie.

La république de Djibouti est loin de la transition démographique. Les valeurs traditionnelles conditionnent encore la vie de nos femmes. Le renouveau religieux mal compris par nos frères et soeurs, je le crains, risque d'aggraver le statut de la femme.


CONCLUSION

La société djiboutienne n'a pas, sur les deux critères énonsé par Emmanuel Todd, les caractéristiques d'une société moderne. L'alphabétisation y demeure précaire. La femme n'est pas encore libérée des superstitions traditionnelles et religeises. S'attendre que la rue ou une révolution sociale renverse la dictature djiboutienne en 2011 était une attente prématurée. L'opposition démocratique avait et a encore les moyens de le faire si elle se restructure sur de bases saines.

(+) Chiffres sur la démographieie :
Source :http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_Djibouti






Titre 1 (bis) : La transition démocratie a échoué parce que l'opposition djiboutienne est divisée

C'est l'absence d'unité de l'opposition djiboutienne qui est, à notre avis, à l'origine de notre échec. Si nous n'avons pas réussi à éradiquer la dictature, c'est en premier lieu à cause des partis légaux qui ont surestimé leurs forces. D'où leur arrogance à faire cavalier seul. Serait-ce par solidarité tribale ? Je n'ose y penser. Plus difficile à comprendre a été leur empressement coupable à se rapprocher plus d'un Abdourahman Boreh et d'un Aden Robleh Awaleh... que de l'opposition de l'extérieur.

L'opposition djiboutienne n'a pas surmonté ses divisions

Entre 2005 et 2011, l'opposition djiboutienne a raté l'occasion de former une force politique unie. Pour des motifs souvent subjectifs dont certains sont difficiles à surmonter parce qu'ils forment une tache indélébile dans la carrière politique de ces dirigeants en vue, on a boycotté l'opposition extérieure.
Vivant à Djibouti, l'UAD était en position de force par rapport à des partis comme le nôtre (Uguta-Toosa).

Qui est membre de l'opposition djiboutienne ?

L'opposition djiboutienne comprend les partis légaux et les organisations politiques nées à l'étranger, la plupart du temps en Europe. Parmi ceux que nous pouvons considérer comme appartenant à notre famille politique, il y a trois formations politiques ayant pignon sur rue à Djibouti : ARD, UDJ et PDD.

L'opposition de l'intérieur

L'ARD est le parti du défunt Ahmed Dini. Il milite pour une transition démocratique. Les Djiboutiens continuent à le qualifier par défaut à partir de son fondateur parce que son nom en français n'est pas euphonique en afar, en arabe et en somali. Aucune personnalité politique ne s'est imposée en son sein. D'où le caractère opaque de cette formation politique dont la force se situe à la fois au niveau de la qualité de ses cadres politiques et de leur expérience. Pour l'instant, sur le plan organisationnel et de compétences, aucune organisation politique ne rivalise avec lui.

L'UDJ tire sa notoriété de son président, Ismail Guédi Hared. En tant que président de l'UAD, coalition informelle qui n'a pas de véritable structure d'après ce que nous savons, il jouit d'une certaine respectabilité. De plus, sa fidélité à la cause démocratique depuis son éviction de la fonction de directeur de cabinet de Hassan Gouled, en 1998, n'a pas fléchi. Le silence dans lequel il s'est enfermé a cristallisé son image d'apparatchik. D'où le peu de crédit qu'il a auprès des gens instruits qui ne lésinent pas avec la démocratie.

Le PDD et en particulier son président, Mohamed Daoud Chehem, s'est fait un nom en se désistant au dernier moment à la présidentielle de 2005. Ancien directeur du ministère des finances, il s'est illustré pendant la guerre civile de 1991-1994. Je peux me tromper mais l'impression que donne ce responsable est qu'il aspire davantage à assumer des responsabilités au sein du régime que de militer pour une transition démocratique. Il n'est pas étonnant qu'il se soit associé à Aden Robleh Awaleh en décembre 2010.

Le PND d'Aden Robkeh Awaleh est-il membre de l'opposition démocratique ? Je dirais non. Ceux qui rêvent de devenir "calife à la place du calife" ne méritent pas notre considération.

L'incohérence et la faiblesse de l'UAD et de ses dirigeants sont telles que n'importe quel collaborateur d'Ismail Omar Gueleh peut du jour au lendemain s'improviser "opposant" et "démocrate". Cela doit changer si on veut donner une certaine crédibilité à notre famille politique. Le cas de Abdourahman Boreh a démontré l'autre travers de l'UAD. Dire qu'il est opposant, c'est son droit le plus élémentaire. Se réclamer "démocrate" est une usurpation de nom de notre point de vue.

L'opposition de l'extérieur

A l'étranger, en particulier en Europe, on rencontre plusieurs partis et mouvements politiques parmi lesquels le FRUD armé occupe une place à part.
Uguta-Toosa que j'ai l'honneur de présider a vu le jour en 2005. Elle engrange toutes les faiblesses et forces des organisations qui naissent au sein de la diaspora. Peu structurée. Pas ou peu de cadres politiques en son sein. La personnalité du fondateur domine et fait de l'ombre aux militants, sourcilleux et ... incompétents. Les rares cadres qui osent s'engager politiquement rêvent d'étiquettes et de responsabilités ronflantes. Les plus pressés, ce sont ceux qui sont incapables de pondre un article en français, afar, somali. Parce qu'ils sont fainéants et paresseux.
Le GED (Gouvernement en exil) est un ancien parti de fonctionnaires dissidents du régime. Le choix d'un nom malencontreux en fait la risée de tout le monde. Parmi ses membres, Ali Iftin, ancien garde du corps de Hassan Gouled, a acquis une certaine renommée.
Le MRD, présidé par Daher Ahmed Farah dit DAF, est un ancien parti légal dissout par le régime en 2008. Son statut actuel n'est pas des plus enviables. Cette organisation a perdu de son aura politique et de sa popularité d'antan. Ces dernières années, jouant à l'Arlésienne, son parcours a été chaotique. A la veille de la présidentielle, par son activisme, DAF a montré sa capacité de rebondir et de revenir sur le devant de la scène médiatique.

Le MRS (Mouvement des républicains solidaires), présidé par Alexis Mohamed, est le dernier venu dans notre famille politique. Son président est un homme de communication accompli qui mise sur la jeune génération.

Le Collectif pour la Démocratie à Djibouti (CODED) est, comme son nom l'indique, un collectif qui est né au mois de février 2011. Dans les années qui viennent, il pourrait devenir une des forces politiques du pays. Certains membres souhaitent qu'on le transforme en parti politique... légal. Pourquoi pas avec le consentement de ses membres.

Que ce soit à l'étranger ou à l'intérieur du pays, l'opposition djiboutienne n'a pas réussi à surmonter les rivalités de personne. Si l'UAD a vocation à rassembler les partis légaux pourquoi ne s'est-elle pas empressé d'intégrer le PDD de Mohamed Daoud Chehem ? Le rapprochement que l'ARD a effectué avec Uguta-Toosa, le MRD avec le FRUD armé, s'est avéré être de la pure diversion.

Maintenant, pour combattre un régime illégal, la conscience de la communauté d'intérêt doit nous conduire à unir nos forces au sein d'une large coalition comprenant les partis dits "légaux" et les membres de l'opposition extérieure.

Direction de Uguta-Toosa




Titre 2 : La transition démocratique a échoué à cause de l'ostracisme de l'UAD

Lorsqu'on envisage d'affronter une dictature, le préalable n'est-il pas de renforcer ses rangs et d'avancer en rangs serrés contre l'adversaire ?
La plus grande responsabilité de notre échec incombe donc aux dirigeants de l'UAD (MM. Ismail Guédi Hared et Ahmed Youssouf). En tant que vétérans et dirigeants de formations politiques légales, ils n'ont pas daigné fait l'effort de dialoguer et de rassembler les forces démocratiques autour d'eux. Ils ont eu pourtant six longues années pour le réaliser; six longues années à se préparer avant l'échéance de 2011. Cette échéance, à la différence du passé, nous mettait en position de force.

Réunir les forces politiques organisées

A la veille de la présidentielle, la politique d'ostracisme pratiquée par l'UAD était toujours en vigueur. Non seulement elle a entravé l'unité des forces politiques (partis et associations humanitaires) qui aspiraient à une transition démocratique pacifique dans notre pays, mais elle s'est distinguée par son immobilisme.
En Europe, les membres de l'UAD ont empêché la formation d'une vaste coalition comprenant des organisations et personnalités politiques de la diaspora djiboutienne d'une part et les ONG et personnalités politiques de l'intérieur d'autre part.
J'ai appelé personnellement à ce que, à l'étranger, une structure commune fédère toute l'opposition civile et militaire. En adoptant un discours homogène par rapport à la dictature, nous aurions pu mobiliser la population derrière nous.
En six ans, notre parti Uguta-Toosa n'a pas pu contacter et discuter avec le président de l'UAD, Ismail Guédi Hared. Nous n'avons pu rencontrer le vice-président de l'UAD, Ahmed Youssouf.
En six ans - c'est la durée du mandat présidentiel avant la révision anti-constitutionnelle opérée en avril 2011 par le régime - nous appels à l'unité sont restés lettre morte. Nos courriers et propositions adressées aux membres de la coalition n'ont pas obtenu une seule réponse. Pourquoi ? Je ne veux pas répondre à la place des intéressés mais il est certain que des questions d'ordre générationnel et de carrière politique entrent en ligne de compte. Ismail Guedi Hared, principal architecte de la dictature de Hassan Gouled, peut avoir le sentiment qu'il n'a pas bonne presse auprès des des gens comme moi. Mais quelle prévention à notre égard a empêché Ahmed Youssouf de l'ARD de faire le travail de son camarade ? En politique, je tiens à le dire ici, nous ne cherchons pas des amis mais des alliés.

L'UAD, responsable de l'échec de l'unité de l'opposition

Dans tous les domaines, l'Union pour l'Alternance démocratique (UAD) a brillé par ses échecs. Son refus de dialoguer, on peut le vérifier en faisant le bilan de son travail en six ans. Sa seule réussite a été le processus de Mobilisation générale, entamé dans le pays et abandonnée à la veille des élections présidentielles. Le légalisme mal venu l'a empêché d'exploiter la dynamique née de la manifestation du 18 février 2011. Cette critique a été émise par Cassim Ahmed Dini :

"Aucun peuple au monde n’a demandé à une dictature l’autorisation de la renverser! C’est malheureusement ce qui se passait à chaque demande de manifestation de l’opposition civile." (Source : "De 1967 à 2011: Le combat continue")

En six ans, l'UAD, au lieu de gagner de nouveaux membres et de renforcer ses rangs, a vu ses rangs se clairsemer. Si bien qu'au mois de janvier 2011, la coalition UMD fondée à l'instigation du régime pouvait rivaliser avec elle sur au moins deux points. Primo, en matière de poids politique, l'UMD réunissait deux partis légaux: le PDD et le PND. C'était tristement le nombre de partis auquel était réduite l'UAD dont le troisième a été dissout par décret présidentiel en 2008. Secundo, le président Ismail Guédit Hared faisait piètre figure dans le milieu issa par rapport à Aden Roblé Awaleh. Celui-ci, en dépit de ses accointances avec Ismail Omar Guelleh, avait pour lui la verve et le passé de nationaliste, alors que l'ancien directeur du cabinet de Hassan Gouled n'est jamais parvenu à effacer son image d'ancien apparatchik du régime. Pourtant, depuis 1998, sa fidélité à la cause démocratique n'a pas varié. Mais son discours politique, comme celui d'Ahmed Youssouf, est inaudible. C'est cette lacune qui maintient l'UAD dans un état de léthargie.
En France et en Belgique, je parle en connaissance de cause, les membres de l'UAD se sont illustrés par leur esprit de clocher. L'ARD s'est approchée de Uguta-Toosa (sur notre initiative). Le MRD, boudant tout le monde, ne collaborait qu'avec le FRUD armé. Cela a induit davantage de clivages, de nouvelles divisions. De toute manière, dans le premier cas comme dans le second, ce rapprochement n'a pas dépassé le caractère symbolique.


L'UAD, responsable de la division de l'opposition

La vérité est que l'UAD n'est pas la seule responsable de l'échec politique de notre famille. Uguta-Toosa a commis l'erreur de faire confiance à ses partenaires de l'ARD, et voire à la coalition UAD. Nous aurions dû légaliser notre parti et être présent à Djibouti-ville et dans les autres agglomérations du pays. Ne pas être sur le terrain s'est avéré un grand handicap. L'opposition de l'extérieur est un beau concept si, à l'intérieur du pays, elle trouve des partenaires responsables et sincères. Mais ce n'était pas le cas.
La coalition UAD croyait et croit encore pouvoir renverser seuls la dictature. Des ambitions malsaines motivent ce comportement irréaliste. L'opposition légale voulait récolter seule les bénéfices d'une alternance démocratique. Pour cette raison, en six ans - c'était la durée du mandat présidentiel avant sa réduction à 5 ans au mois d'avril 2010 - elle n'a pas daigné prendre langue avec Uguta-Toosa.
Lorsqu'ils venaient passer leurs vacances d'été en France, au lieu de prendre langue avec nous, les président Ismail Guédi Hared (UDJ) et Ahmed Youssouf Ahmed (ARD) jouaient les "imams cachés" ou les "Tadjouriennes". Confidence de ses proches : le premier jouait le malade imaginaire" (Molière).
Pendant six ans, les partis dits "légaux", au lieu de se concerter avec les forces politiques existantes, ont semé la zizanie au sein de la diaspora. Leur travail a consisté à démobiliser, sur des bases claniques et tribales, les militants acquis aux organisation en place. Les militants les moins compétents avaient la tache délicate de sensibiliser les membres de la diaspora. Le plus clair de leur temps, ils dénigraient Mohamed Kadami, Ali Coubba, Cassim Ahmed Dini, DAF.
Malgré cela, notre parti et les membres du CODED, avons essayé d'apporter notre contribution à la mobilisation sociale qui était en cours dans le pays.

Notre devoir est de trouver un terrain d'entente avec toutes les sensibilités de l'opposition djiboutienne, quels que soient les noms qu'il se donnent. Leur passé politique, une fois qu'ils se sont enracinés dans l'opposition, n'a pas à contrarier le travail commun.
Notre intérêt, qu'on prône la lutte pacifique ou l'alutte armée, est de rassembler ses forces, sinon de trouver une stratégie cohérente sur la meilleure façon de combattre la dictature. Sur ce point, nous n'avons pas la prévention que Cassim Ahmed Dini, a exprimée vis-à-vis du FRUD armé.

Uguta-Toosa, avril 2011







Titre 3 / La transition démocratique n'a pas échoué à cause du FRUD armé


Qui est le plus à blâmer ? le FRUD armé ou l'UAD ?

Nous refusons de nous immiscer dans cette querelle suscitée par le témoignage de solidarité exprimé par Maki Houmed Gaba au FRUD armé. La lettre adressée au président de l'ARD est rendue publique. Ses propos secouent un peu le petit monde de l'opposition de l'extérieur. Je sais mes collègues n'en diront rien. Ils préfèrent dénigrer et assister sans exprimer leurs opinions. Cependant, personnellement, je tiens à dire que je ne partage pas, au sujet du FRUD armé, la vision de M. Cassim Ahmed Dini. Ses propos me paraissent trop sévères dans la qualification même du front armé.

" Déjà, oser dire que FRUD-armé-exilé-clandestin (qui, au passage, m'accuse d'avoir livré des noms au SDS) incarne cette option militaire relève de la forfaiture la plus inadmissible."

Refusant toute idée d'associer le nom de l'ARD à un FRUD armé qu'il qualifie de tous les noms d'oiseau, il fulmine :

"..l'ARD vous prie instamment d’inviter votre radio LVD à ne plus associer son nom à une telle fumisterie d'un FRUD-armé-exilé-clandestin dont la fréquentation, soit dit en passant, n'est peut-être pas tout à fait étrangère à la délégalisation du MRD."

J'aurais aimé que notre ami dont on connaît la qualité de la plume nous dise pourquoi le FRUD armé est "exilé" ? Ne sommes-nous tous exilés ? "clandestin", pourquoi "clandestin" ?

Après le passage en force du président sortant, conforté par une élection présidentielle bidon mais reconnue par les Etats internationaux, n'était-il pas déplacé de s'invectiver sur la place publique ?
D'une part, le contexte ne se prête pas à des critiques de cette nature. D'autre part, pour l'instant, s'il y a un partenaire à critiquer sur l'absence de dialogue au sein de l'opposition civile et l'incohérence stratégique, c'est davantage l'UAD que le frud armé.
L'organisation polico-militaire n'a pas failli à l'acte de solidarité de principe envers les forces démocratiques luttant dans le pays contre la dictature. A deux reprises, elle a apporté un soutien publique à l'opposition de l'intérieur.
Que peut-on lui reprocher ? Peut-être un certain immobilisme. Peut-être de se comporter en parti politique plutôt qu'un front armé.
Entre 2005 et 2011, le FRUD armé et l'UAD se sont murés dans un superbe isolement par rapport à notre parti. Ce n'est qu'au mois de février que nous avons pu nouer les liens avec la direction du FRUD armé. Et depuis, nous essayons de trouver quelles sont les meilleurs façons de nous ré-organiser sur de bases nouvelles.

Aujourd'hui Uguta-Toosa est prête à apporter son aide au FRUD armé. La nécessité nous dicte d'en tenir compte. Toutefois, notre stratégie politique n'a pas changé. Uguta-Toosa (et le CODED) prône le renversement de pouvoir illégal en usant des moyens pacifiques.

Uguta-Toosa, avril 2011







Titre 4 : La Transition démocratique a échoué
à cause de notre dispersion


Dans les feux de l'action, toutes les organisations politiques, devenues euphoriques après les évènements du 18/19 février 2011, ont cherché à apporter leur contribution au processus de transition démocratique. Mais notre faiblesse résidait dans notre dispersion. Dès lors nos appels, nos manifestations, nos communications s'avéraient aussi inutiles que des coups d'épée dans l'eau.

L'UAD a réalisé le coup de force que tout le monde a pu noter. C'est à la suite de son appel à manifester que le 18 février 2011, plus de 30.000 djiboutiens et djiboutiennes sont descendus dans la rue et ont occupé l'esplanade du stade Hassan Gouled. Par la suite, elle a été dans l'incapacité de renouveler cet exploit. Signalons d'abord les interdictions à manifester et les mesures répressives mises en place par la dictature. Ensuite, le rassemblement du 18 février a été, par son ampleur, une heureuse coïncidence entre plusieurs facteurs. Facteur politique. La mobilisation générale de l'UAD, allant crescendo, commençait à donner ses fruits. Le meeting du 1er janvier 2011 avait attiré quelque milliers de personnes. Il faut reconnaître que la manifestation "tolérée" par le régime et chapeautée par l'UMD, Aden Robleh Awaleh et Mohamed Daoud Chehem, avait préparé le terrain. La société civile a eu le sentiment qu'une brèche était ouverte dans la censure officielle. Facteur économique. Les mécontents de cette journée, en majorité composés d'une population excédée par le renchérissement de la vie, exprimaient sa colère. Facteur extérieur. Le vent du changement, soufflant à partir de la Tunisie et d'Egypte, a donné des ailes à tous les acteurs présents.
Le FRUD a rédigé deux communiqués dans lequel il soutenait la lutte menée à Djibouti par l'opposition de l'intérieur. Dans le cadre des activités que le Collectif pour la Démocratie à Djibouti, a entrepris à Paris, le FRUD armé nous a aidés de son mieux ainsi que Mme Aicha Dabalé.
Le MRD, de son côté, n'a pas lésiné sur les moyens de communication en multipliant les communiqués et les "appels" à la jeunesse, à l'armée nationale, à la société civile et j'en passe. Il ne s'est pas contenté de produire deux ou trois communiqués insipides.
Le Collectif pour la Démocratie à Djibouti (CODED) a privilégié les communications audio-visuelles, invitant la population à redoubler leurs efforts à manifester. Ses dirigeants (MM. Alexis MOHAMED, Hassan Ali Aden, Abdirazak Wabéri, Ibiro, Kadar Abdillahi, , ali coubba...), dispersés entre la France et le Canada, ont créé un espace démocratique et ouvert à toutes les sensibilités. Le Collectif nourrit aujourd'hui des ambitions nationales.

Tout ce travail a été mené sans concertation, chaque formation politique s'agitait dans son coin. Chacun s'évertuait à lancer une pierre sur la bête... sans résultat.

Uguta-Toosa ou le Collectif n'a pas reçu un seul courrier de la part de l'UAD et de ses membres.

Uguta-Toosa, avril 2011




Titre 5 : La transition démocratique a échoué parce que
le régime a verrouillé la société civile


Cet argument n'est pas solide. Mais il importe d'en souligner l'aspect le moins connu. En effet, en Tunisie et en Egypte, le caractère policier du régime n'a pas empêché la société civile d'entreprendre son héroïque révolution démocratique. Pour ce faire, des sacrifices humains ont été nécessaires.

Sur le plan politique, le régime a créé un vide dans le pays. Les partis politiques et les personnalités les plus dynamiques et les plus charismatiques ont été contraints à quitter le pays.
Le MRD offre un cas exemplaire de ce que nous voulons démontrer. Ce parti jouissait d'une certaine popularité dans le pays ainsi que son président. Mais petit à petit, en pratiquant le harcèlement et l'intimidation, la dictature a réussi à censurer son journal, à condamner au chômage les cadres du parti et en dernier à pousser à l'exil Daher Ahmed Farah.

Sur un autre registre, nous avons le cas ARD. Tous ses cadres sont au chômage (MM. Aden Mohamed Abdo, Kassaim A. Dini, Mohamed Ali Abdo, etc.) à Djibouti. Ce sont les rivalités internes à cette organisation qui l'ont empêchée d'occuper l'espace politique, laissé complètement vide par l'effondrement du FRUD légal. Dans le milieu afar, une véritable opportunité s'est offerte à elle. A-t-elle approché les mécontents du FRUD légal ? Au niveau de la direction, y a-t-il eu des pourparlers entre Jean-Marie et Ahmed Youssouf.

A Djibouti-ville, le vide ainsi créé a débouché sur une situation qui ne peut que favoriser le président sortant. Ses principaux challengers se trouvent être au final son ancien collaborateur (Ismail Guédi Hared) ou l'un de ses obligés (Aden Robleh Awaleh). A tout cela, il convient d'ajouter l'absence de liberté d'exp​ression, le musellement des libertés politiques et syndicales, la paupérisation intentionnelle de la communauté afare et des hommes ayant la velléité de contester le régime, l'indigence financière du côté de l'opposition, les moyens colossaux dont dispose le président sortant. Il aurait dépensé un milliard de francs djibouti dans le cadre de la présidentielle ! Comme l'a noté Jean-Paul Noel Abdi, la marginalisation des Fourlaba, après celle des Gadaboursis, a consisté à dépouiller financièrement les adversaires potentiels d'Ismail Omar Guelleh.

Si l'opposition était parvenue à s'unir, tous ses obstacles se seraient effondrés comme un château de cartes.

Uguta-Toosa, avril 2011




Titre 6/ La transition démocratique a échoué
parce que l'opposition djiboutienne a manqué
des moyens financiers


L'opposition djiboutienne, par rapport à la dictature en place, a un immense handicap qu'elle doit surmonter dans les meilleurs délais. Nous n'avons aucun allié dans la région et auprès des démocraties occidentales. Comme nous l'avons maintes fois signalé ce fait, les grandes démocraties qui ont leurs bases militaires dans notre pays - (je les nomme : France, Etats-Unis et Japon) - font confiance exclusivement à la dictature en place. C'est un triste mais indéniable constat. Il faut que nous corrigions d'une manière ou d'une autre ce déséquilibre.

Comment les emmener à reconsidérer ce positionnement ? Cette question doit être résolue résolu au niveau de toute l'opposition djiboutienne. Allons-nous accepter que ces Etats déversent des milliards de francs de djibouti au profit de la dictature en place, au nom de la bonne gouvernance et de droits de l'homme, sans avoir notre mot à dire. L'aide internationale, dans la façon dont elle est distribuée, est une arme contre nous et nos intérêts. Cela doit cesser.

La France (Etats-unis, Japon) alliée de la dictature

Nous prenons ici l'exemple de la France. On aurait pu se baser sur les Etats-Unis ou le Japon sans altérer la portée de nos propos.
Compte tenu de notre proximité historique et culturelle, La France est le pays qui est à même de comprendre les enjeux traditionnels sur lesquels se focalise l'intérêt de la population djiboutienne et ses dirigeants politiques. Dans la colonie créée par ses soins, sa présence date de 1884. S'il y a un pays qui connaît la nature dictatoriale du régime djiboutien, c'est bien elle. C'est elle, l'experte en anthropologie qui fournit les renseignements sensibles à ses alliés occidentaux sur le "profil" afar, arabe et somali de Djibouti .
Autres informations précieuses à commenter :

"La France est le premier donateur devant les Etats Unis et la Banque mondiale. Un Document Cadre de Partenariat (DCP) signé entre la France et Djibouti le 3 mars 2006, d’un montant total compris entre 53 et 76 M€, définit la stratégie française en matière de coopération pour la période 2006-2010."

La location de la base militaire à la France rapporte à l'Etat djiboutien 30 millions d’euros auxquels il faut ajouter les 150 millions d'euros par an dépensées par les forces françaises de Djibouti (FFDJ). Ce qui équivaut à 39 milliards de francs djibouti. Ces fonds (comme ceux réglés pour la même raison par les Etats-Unis et le Japon) sont détournés au vu et au su de l'ambassade de France par le président de la république et ses proches.
Les autorités françaises savent que les associations humanitaires indépendantes du régime n'obtiennent pas l'agrément du ministère de l'intérieur.
Dès lors, interdite de s'exprimer dans les médias publics (radio, télévision et presse écrite), l'opposition démocratique ne dispose d'aucun moyen de se procurer des fonds qui lui permettraient d'organiser des meetings, animer un journal au niveau national, diffuser sur des supports cassettes ou vidéos ses programmes politiques. Ses militants appauvris, contrôlés et surveillés par la police politique n'osent plus cotiser de peur d'être radiés de la fonction publique ou de l'entreprise privée dans laquelle ils travaillent.

Les opposants seront les futurs interlocuteurs de la France

Ce n'est qu'une question de temps. Tôt ou tard, Paris, Washington et Tokyo devront discuter avec nous. Ne seraient-ils pas plus sage de témoigner un peu de respect vis-à-vis de nous, notamment en répondant à nos courriers et en discutant avec nous sur l'avenir de notre pays ? Vos comportements et votre collusion avec la dictature démentent les principes démocratiques qui vous animent. C'est l'absence d'une juste équilibre, en particulier sur la thématique de la démocratie, des droits de l'homme et de la bonne gouvernance qui intéresse tout le monde, que nous regrettons. Les Français, les Américains et les Japonais devraient réviser leur politique de coopération, surtout dans ces domaines où il y a possibilité d'un dialogue ouvert sans qu'on puisse parler de l'ingérence étrangère. Ailleurs, sur d'autres points, qu'ils fassent ce qu'ils veulent avec le dictateur en place.
Demain, il y aura forcément une transition démocratique. Que les Français, les Américains et les Japonais sachent que nous serons leurs interlocuteurs. Ce jour viendra tôt ou tard. comment vont-ils justifier leur cynisme actuel, leur mépris et leur hypocrisie vis-à-vis de nous ?

Uguta-Toosa, avril 201
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#2 L'utilisateur est hors-ligne   Barrah Patrol Icône

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Posté 25 avril 2011 - 08:58

Ce que je retiens de cet article est: L'opposition Djiboutienne n'est que du bordel !

En tant que personne eduquee je ne comprends pas la difference entre TOUS ces partis et d'ou vient le besoin de creer autant de partis pour une tres tres petite population qui en plus est a majorite illettree. C'est insense!
Tous ce que ces partis prouve est la division au sein de l'opposition et l'usurpation de la Democratie afin que n'importe quel clown se nomme democrate et cree un parti avec ses copains dans le but d'etre legaliser un jour pour avoir un poste de Directeur.
Voici ce que dit l'auteur a propos de son parti Uguta-Toosa:

Uguta-Toosa que j'ai l'honneur de présider a vu le jour en 2005. Elle engrange toutes les faiblesses et forces des organisations qui naissent au sein de la diaspora. Peu structurée. Pas ou peu de cadres politiques en son sein. La personnalité du fondateur domine et fait de l'ombre aux militants, sourcilleux et ... incompétents. Les rares cadres qui osent s'engager politiquement rêvent d'étiquettes et de responsabilités ronflantes. Les plus pressés, ce sont ceux qui sont incapables de pondre un article en français, afar, somali. Parce qu'ils sont fainéants et paresseux.

Franchement, c'est ca l'opposition qui veut diriger le pays et remplacer le RPP?

Walaahi, je me dis que peut etre le peuple a eu raison de laisser IOG gagner les elections car il n'y a pas d'opposition credible.

Le fait meme qu'ils sont nombreux pour un petit pays et qu'ils ne se font pas confiance entre eux pour des raisons tribales nous dit clairement qu'ils ne sont pas encore mature pour diriger le pays.

Le RPP est un parti qui dirige le pays pendant plus de 30ans et qui a de l'experience. Les gens ont besoin d'une alternative forte, tres forte pour qu'ils delaissent le RPP, une alternative tres forte pour les rassurer sur la stabilite du pays au niveau international, territorial, social, economique, politique etc... et ni l'opposition de l'interieur ou de l'exterieur n'offre jusqu'a present cette alternative, tout ce qu'elle offre est une bande de soi-disant opposants opportunistes raleurs qui effraient le peuple et garde IOG et le RPP au pouvoir.

A mon avis, il faut un changement radical de cette opposition. Il faut seulement avoir 1 parti ou un parti de l'interieur et un de l'exterieur, c'est tout. S'il y a plusieurs partis d'opposition, les gens ne sauront pas pour qui voter, en plus ca divise l'opposition et l'affaibli politiquement et financierement, alors c'est quoi cette frenesie d'avoir autant de partis quand des pays des milliards et des milliards des fois plus riche que Djibouti et plus grand ont simplement 1 ou 2 partis?

Il faut que l'opposition se reforme car c'est du bordel !









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#3 L'utilisateur est hors-ligne   PuntlandGeezer Icône

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Posté 25 avril 2011 - 10:35

Pourquoi La Transition Démocratique A Échoué?

parce qu'en premiere place, elle a mal demarè par une interpretation eronè du terme "democratie" guidè par des acteurs amateurish.


le probleme

1. Le systeme

en bref, le systeme c'est la culture djiboutienne inspirè par les arabes (je les nomme parce que c grace a eux que nous avons du clanism a djbouti, l'histoire nous di que ce virus nous a ete transmis par la civilzation ancienne qui etait trop influencè par la religion ISLAM qui d'ailleur n'a jamais progressè et a rien a voir avec la modernitè).

nous avons besoin d'une legislation qui sépare le mosquè de l'État. ALL THESE HAJIS NEED TO QUIT IMMEDIATLY :angry:

2. Les politiciens (y compris le président NOTOIRE)

la gauche contre la partie droite permet a des debats intellectuel au vue du development du pays, Contrairement a Djibouti ou on trouve, Tous ces mini party politique (qui sont d'ailleur des racists, tribalist, qui ont des agendas personels) ne font plus du mal que L'UMP/RPP qui est a blamer aussi (Elle prefere s'enrechir en ses interets et garder son monopolie que de faire face en sa responsabilitè de LONG TERM SURVIVAL et sauver notre pays de ce chemin qu'on s'y trouve aujourd'hui).


la solution:

comme mon frere afar ALI COUBA a bien precisè, nous ne sommes pas encore la, mais on y sera un jour grace une nouvel generation qui WON'T FEED THE BEATS.

Ce message a été modifié par PuntlandGeezer - 25 avril 2011 - 11:17 .

le monde tremblera quand la chine se reveillera
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   PuntlandGeezer Icône

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Posté 25 avril 2011 - 11:16

Double post

Ce message a été modifié par PuntlandGeezer - 25 avril 2011 - 11:16 .

le monde tremblera quand la chine se reveillera
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