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Une Élection Présidentielle À L'ancienne Lettre de lOcéan Indien - N° 1306 du 07/04/2011 Noter : -----

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Posté 07 avril 2011 - 05:12

Djibouti
Une Élection Présidentielle À L'ancienne

Le vent démocratique qui a soufflé sur plusieurs pays du Maghreb et du Moyen-Orient n'a fait qu'effleurer Djibouti lors des manifestations de jeunes du 18 février. D'abord affolé par cette protestation inattendue, le président Ismaïl Omar Guelleh (IOG) s'est vite ressaisi pour étouffer toute velléité de contestation de son pouvoir durant la campagne pour le scrutin présidentiel du 8 avril. Dès lors, cette élection à l'issue courue d'avance se tiendra à l'ancienne : avec des dizaines d'opposants emprisonnés en quelques semaines, des partis d'opposition tétanisés par la stratégie répressive du pouvoir et une société civile atone.

De plus, l'unique choix électoral, en dehors du président sortant, est celui d'un candidat "indépendant", Mohamed Warsama Ragueh, qui était le numéro 4 du régime jusqu'en 2009 et dont la candidature a été suscitée en sous-main par le régime. D'ailleurs, le directeur de campagne de Warsama est un cadre de la Banque pour le commerce et l'industrie mer Rouge (BCIMR), Abdourahman Elmi Djibril, considéré comme un proche du couple présidentiel. Dans les derniers jours de la campagne électorale, ce candidat a pourtant réussi le tour de force de durcir un peu son discours envers le pouvoir et d'obtenir le soutien de certains dirigeants de l'opposition légale totalement désorientés.

Les conditions dans lesquelles se tient ce scrutin représentent un revers pour la diplomatie des Etats-Unis qui avait voulu convaincre IOG d'insuffler une certaine dose de démocratie lors de cette campagne électorale. Alors que Paris a plutôt fait le dos rond - en dehors d'une récente lettre du ministre française des affaires étrangères, Alain Juppé, expliquant qu'il serait attentif à ce vote (LOI nº1305) -, Washington a tenté de desserrer l'étau du régime (LOI nº1301) en faisant financer par l'USAID une mission d'observation du scrutin confiée à l'ONG américaine Democracy International (DI). Peine perdue : le gouvernement djiboutien a expulsé DI, le mois dernier, et cette ONG a publiquement critiqué, le 7 avril, cette décision comme étant "le dernier exemple de l'intolérance du gouvernement envers la libre exp​ression".

("encore une fois méa culpa au groupe AfricaIntelligence pour la mise à dispo gratuite de cet article payant")
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."
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