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Les Immigrés Et Nous Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   pilot Icône

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Posté 01 avril 2011 - 02:12

Les immigrés d'aujourd'hui sont partout, mais personne ne veut les voir, ne veut ajouter ce "problème" à une liste déja longue, mais la réalité est brutale, ils répresentent une part réelle et en forte augmentation de la population Djibvilloise.

Comme les européens aujourd'hui, nous devons nous poser la question de l'immigration, et son corollaire, les problèmes d'insécurité, de "concurence déloyale" sur le marché du petit-emploi djiboutien le "yowmiyeh", de régulation, et d'intégration, tout cela sans jouer les vierges effarouchées.

Voilà les questions brûlantes à quoi nous devons nous ateller sans attendre, et pas s'interroger sur le poids de IOG, ou la faisabilité de la revolution khamsine, etc.

Débat dépassionné please, a vous la parole.
La terre n'est qu'une grande boule, les frontières, les barrières, les divisions résultent de l'imagination fallacieuse des hommes. - Abu- Jamal.
When in Rome, do as the romans do.
Je pense que le moment est venu de vous dire ce que j'ai appris, d'en tirer une conclusion non? Et bien ma conclusion, c'est que la vie est trop courte pour passer son temps à avoir la haine. Ca n'en vaut pas la peine. -Dany Vinyard.
Réponse donnée, je clos.


Mon cher, il ne puit vous etre ami, ce rat d'eau !
Un jour, l'ai-je surpris, devenu musaraigne,
Sombre et nocif, vetu de poison et de maux,
Livrant toxine aux gens qui tapaient sur son dos !
Il ne lui sied que pieds au train, d'apres credo,
Non loge avec toi ou moi a la meme enseigne !
-Iledelatortue
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#2 L'utilisateur est hors-ligne   saxarla Icône

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Posté 01 avril 2011 - 01:39

[quote name='pilot' date='01 April 2011 - 01:12 AM' timestamp='1301613145' post='192439']
Les immigrés d'aujourd'hui sont partout, mais personne ne veut les voir, ne veut ajouter ce "problème" à une liste déja longue, mais la réalité est brutale, ils répresentent une part réelle et en forte augmentation de la population Djibvilloise.

Comme les européens aujourd'hui, nous devons nous poser la question de l'immigration, et son corollaire, les problèmes d'insécurité, de "concurence déloyale" sur le marché du petit-emploi djiboutien le "yowmiyeh", de régulation, et d'intégration, tout cela sans jouer les vierges effarouchées.

Voilà les questions brûlantes à quoi nous devons nous ateller sans attendre, et pas s'interroger sur le poids de IOG, ou la faisabilité de la revolution khamsine, etc.

Débat dépassionné please, a vous la parole.
[/quote

Salut pilot,

L'immigraton c'est un phenomène humain depuis la nuit de temp,l'homme est un nomade.
Pour ce qui concerne la conccurence deloyale comme tu dis et petit boulot c'est vacant nous savons tous que les djiboutiens ne supporteront jamais de faire le menage,garde enfant, gardiennage et videur des fosses septiques pour quelques frd ni de bosser 24h/24h.
Mets-toi à leur place tous simplement et tu sauras quoi faire .
Bonne chance tu as du boulot.

Ce message a été modifié par saxarla - 01 avril 2011 - 01:41 .

“Haddii gu’ga kuu kordhaaba
Gabow mooyee ku tarin
Garaad iyo waayo arag
Inlayn waxma dhaantid geed!”
- Gaarriye.
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#3 L'utilisateur est hors-ligne   anonymous2 Icône

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Posté 01 avril 2011 - 01:48

Voir le messagepilot, le 01 avril 2011 - 12:12 , dit :

Les immigrés d'aujourd'hui sont partout, mais personne ne veut les voir, ne veut ajouter ce "problème" à une liste déja longue, mais la réalité est brutale, ils répresentent une part réelle et en forte augmentation de la population Djibvilloise.

Comme les européens aujourd'hui, nous devons nous poser la question de l'immigration, et son corollaire, les problèmes d'insécurité, de "concurence déloyale" sur le marché du petit-emploi djiboutien le "yowmiyeh", de régulation, et d'intégration, tout cela sans jouer les vierges effarouchées.

Voilà les questions brûlantes à quoi nous devons nous ateller sans attendre, et pas s'interroger sur le poids de IOG, ou la faisabilité de la revolution khamsine, etc.

Débat dépassionné please, a vous la parole.


Salut

La majorite des immigres survivent tant bien que mal au pays. Comme vous le savez, ils occupent tout les metiers delaisses par les nationnaux pour des salaires de misere ou soit payer au lance-pierre. Ils sont gardiens, femmes de menage ect... et vivent dans une misere encore plus grande que les plus povres de djiboutiens. Ils sont les souffres douleurs et sont tenus responsables pour tout les maux de la societe et subissent souvent des rackets et de bastons de la part de certains abrutis civiles ou en uniformes. les 2 sont lie, le bilan de IOG et la misere des djiboutiens et des immigres.
Une fois debarasse de IOG nous pourrons ameliorer la vie des immigres en leurs donnants plus de droits et leurs redonner leurs dignites. le chantier est immense, abyssale meme.
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   une sista Icône

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Posté 02 avril 2011 - 06:31

Voir le messageanonymous2, le 01 April 2011 - 11:48 AM, dit :

Salut

La majorite des immigres survivent tant bien que mal au pays. Comme vous le savez, ils occupent tout les metiers delaisses par les nationnaux pour des salaires de misere ou soit payer au lance-pierre. Ils sont gardiens, femmes de menage ect... et vivent dans une misere encore plus grande que les plus povres de djiboutiens. Ils sont les souffres douleurs et sont tenus responsables pour tout les maux de la societe et subissent souvent des rackets et de bastons de la part de certains abrutis civiles ou en uniformes.


que Dieu SWT aide les demunis et les faibles en Afrique ca craint ! si les africains n ont pas pitie et compassion pour leur prochain n'est ce pas alors normal que leurs droits soient bafoues par un plus fort qu eux ( dictateurs et autres chefs qui font la pluie et le beau temps en Afrique)
ou est l humanisme des africains ?
*Best Definition of Life (by the Creator of the Game Himself SWT )
"Sachez que la vie présente n’est que J.E.U, amusement, vaine parure, une course à l’orgueil entre vous et une rivalité dans l’acquisition des richesses et des enfants. Elle est en cela pareille à une pluie: la végétation qui en vient émerveille les cultivateurs, puis elle se fane et tu la vois donc jaunie; ensuite elle devient des débris. Et dans l’au-delà, il y a un dur châtiment, et aussi pardon et agrément d’Allah. Et la vie présente n’est que jouissance trompeuse. " Coran sourate 57, verset 20


*"Allah élèvera en degrés ceux d’entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu LE SAVOIR." Coran sourate 58, verset 11


*"No problem can be solved from the same level of CONSCIOUSNESS that created it." Albert Einstein
*" There are only 2 ways to live your life: one is as if nothing is a miracle and the other is as if EVERYTHING IS A MIRACLE " Albert Einstein
*" Dieu ne joue pas aux dés" Albert Einstein
*" Ce que nous appelons realite n est qu'illusion.. mais une tres forte illusion qui persiste quand meme" Albert Einstein
*"I want to know God's thoughts; the rest are details." Albert Einstein


* "Shift your consciousness to God Consciousness and everything else will follow" by me :)


* GLORIA IN EXCELSIS DEO
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#5 L'utilisateur est hors-ligne   trainer Icône

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Posté 02 avril 2011 - 07:34

Voir le messagepilot, le 01 avril 2011 - 02:12 , dit :

Les immigrés d'aujourd'hui sont partout, mais personne ne veut les voir, ne veut ajouter ce "problème" à une liste déja longue, mais la réalité est brutale, ils répresentent une part réelle et en forte augmentation de la population Djibvilloise.

Comme les européens aujourd'hui, nous devons nous poser la question de l'immigration, et son corollaire, les problèmes d'insécurité, de "concurence déloyale" sur le marché du petit-emploi djiboutien le "yowmiyeh", de régulation, et d'intégration, tout cela sans jouer les vierges effarouchées.

Voilà les questions brûlantes à quoi nous devons nous ateller sans attendre, et pas s'interroger sur le poids de IOG, ou la faisabilité de la revolution khamsine, etc.

Débat dépassionné please, a vous la parole.

PS:je pouvais pas faire mieux pour repondre a ta kestion ke de reprendre notre cher ami CALA,en fait ki peut mieux expliquer ke lui???
La question de la maîtrise des flux migratoires à Djibouti.

A en croire la presse internationale, il n'y a que deux thèmes susceptible de susciter un intérêt médiatique pour Djibouti: l'installation pérenne d'une base militaire américaine et le refoulement des milliers de migrants clandestins ou pas. La recherche de bonne conscience de la part de certains pays européens qui vivent mal l'intrusion de l'Oncle Sam dans ce qu'elle considérait comme leur "pré carré" et le besoin irrestible de masquer à défaut de légitimer la xénophobie persistante de leur population y est sans doute pour quelque chose.

Toute réserve gardée il est important de placer la question des flux migratoires dans une perspective historique. Djibouti qui comptait environ 58 000 habitants en 1956 a vu sa population multiplié par un facteur 14 sous l'effet de l'immigration et de la sédentarisation des populations autrefois nomades. Qu'on le veuille ou pas Djibouti est nouveau pays qui s'est construit et s'est modélé grâce à l'apport démographique des pays voisins et ce n'est pas nous les djiboutiens issus de ce melting pot qui dénonceront cette spécificité de notre bled. D'où vient le carractère polémique par cette donnée structurelle de l'histoire djiboutienne?

Il faut d'abord distinguer les deux volets de ce débat l'immigration et la sédentarisation des nomades. L'immigration sous entend qu'une personne quitte son pays pour s'installer dans un autre fut un pays voisin. La sédentarisation elle est une particularité héritée de notre tradition nomade. Ces deux volets correspondent l'une à l'histoire de Djibouti la métropole qui irradie de plus en plus son hinterland par délà les mers, l'autre au territoire de Djibouti et à ses populations spécifiques.

La gestion de la question par le gouvernement

Le gouvernement Djiboutien a eu au cours des années une approche intuitive de la question se limitant pour l'essentiel à la gestion de la sédentarisation des populations nomades. Il a ainsi maintenu le système de l'attribution de la nationalité à titre supplétif qui par simple déclaration de la naissance de l'individu suir le territoire accorde le précieux sésame au demandeur. Les bénéficiaires de cette mesure se limitait alors aux populations qui nomadisent sur le territoire c'est à dire les Afars et les Issas.

Cependant il existe une autre dimension du problème que le gouvernement feint toujours d'ignorer: il s'agit de l'immigration. Maitriser du temps des colons l'immigration pris une ampleur considérable au lendemain de l'indépendance lorsque notre offrit le gîte aux victimes de la Guerre de l'Ogaden ( 55 000 personnes) puis de la guerre civile somalienne (80 000) et Yéménite (15 000). En dépit de la propagande entretenu sur le sujet l'immigration a modélé le visage de Djibouti 27 ans. Comment et dans quels conditions ces immigrés peuvent ils devenir membre de la communauté?

Normalement après avoir justifié d'un séjour suffisamment long et si ils le souhaitent ces immigrés peuvent prétendre à la nationalité. Cette procédure la plus transparente d'entre toute et celle qui correspondant le mieux à notre idéal républicain démeure dans la réalité la moins usité. Hassan Gouled dans un contrat tacite avec les réprésentant de la communauté afare s'était engagé à figer la part des différentes composantes de la population. Si telle était l'avis de Gouled son ministre de l'intérieur Idriss Farah Habaneh ne l'entendait pas de cette oreille. En effet ce dernier voyait dans l'afflux d'immigrés Issas venus l'occsaion de construire une prépondérance tribale comparable à celle en vigeur sous Ali Aref. Hassan Gouled ne souhaitant pas pour les motifs politiques évoqués la naturalisation de ces immigrés, Idriss Farah se fit un point d'honneur d'attribuer l'acte de naissance à titre supplétif et de manière discrétionnaire par une officine à Ali Sabieh. Cependant on ne saurait voir dans cette mesure autre chose que l'exp​ression d'une manipulation politique de Idriss Farah qui voulait renforcer sa clientèle lignagère dans une perspective myope de lutte de pouvoir politico-clanique. Ansi si un Issa avait plus de chance qu'un Issak, un Samaron ou un Yémenite d'obtenir la nationalité par jugement supplétif tout les Issas n'était pas égaux devant le tribunal des "sages" du mont Arreh. Les Odaxgob à part les Galan n'avaient pas les faveurs du président du tribunal Wabéri et les Mamassans à part les Hassan s'estimaient encore moins bien considérés.

La crise politique que Djibouti traversa à partir de 1991 va ouvrir les boites de pandorre. Hassan Gouled qui s'était tenu au respect de ces engagements se tournera vers les somalis et les arabes quelque que soit leur origine pour trouver des soutiens à sa politique. Ainsi le monopole de Ali Sabieh sur l'attribution des cates de naissance à titre supplétifs sera rompu avec la création de trois autres officines chargés respectivement de régulariser les immigrés venus de Somalis (Damerjog) d'Ethiopie ( Dikhil) et une beaucoup moins défini dans sa vocation celle de Arta. Mais parallèlement à ces officines où les non issas souffrait d'un biais prévisible ( comment un Issak un Samaron ou un Yéménite peut-il prétendre être née dans un campement nomade alors même que ces clans ne nomadisent pas dans l'arrière pays?) l'armé ouvrit son propre service de la nationalité en recrutant sur les compétences militaires et en naturalisant ces recrues par le prcessus de la naturalisation automatique. Mais là la population consernée était limitée car tous les
immigrés à Djibouti ne sont d'anciens militaires somaliens et Ethiopiens ou des miliciens. Se posa donc encore une fois la question de la naturalisation des personnes vivant dans le pays depuis un certain temps et souhaittant s'y installer.

Et là encore Hassan Gouled meurtri par ce qu'il considérait comme une trahison des Afars fit preuve d'un pragmatisme habituel. Dans le but de conserver la loyauté des communauté Samarons et Issak, il demanda aux responsables d'annexes du RPP de quartier 3 et 5 d'établir des listes exhaustifs des demandeurs éligibles et les fit naturaliser au grand scandale de l'opposition politique qui cria à la manipulation électorale et exigea la révision des listes pour exclure la dernière clientèle que Gouled s'était fabriqué. Ainsi le député Said Barkhat est il devenu aux yeux de nombreux observateurs l'incarnation de la politique de récupération du vote des Samarons et des Issaks engagé par Gouled et poursuivi par IOG. Cependant il est à noter que depuis la ralliement des "Ourrous du FRUD" au pouvoir la tendance est à nouveau au resserrement des vices du côté du ministère de l'intérieur.

Ce message a été modifié par trainer - 02 avril 2011 - 07:36 .

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#6 L'utilisateur est hors-ligne   trainer Icône

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Posté 02 avril 2011 - 07:35

suite:

Le poids de l'immigration à Djibouti

Les journalistes de la Nation dans un élan de xénophobie digne de Jean Marie Lepen ont recensé tous les maux que le djiboutien moyen doté d'une intelligence et d'un sens de la réparti tout aussi moyen attribu aux nouveaux arrivants et les ont posé comme des équations vérifiées. Ainsi l'immigré est un jeune délinquant qui lorsqu'il ne s'adonne pas à la prostitition infantile est coupable d'extorsion de fonds. De même cet être horrible fait règné la terreur dans nos quartiers et il pille les caisses de notre prospère cité et appauvri notre pays. Répondre à ce long catalogue d'idées reçus suppose une étude sociolgique de ces populations immigrimés dont on ne saurait pour nier le poids sur le cadre de vie des djiboutiens.

D'abord parmi les immigrés il y a les populations de l'hinterland de l'Ethiopie et du Nord de la Somali. Ce sont des populations somalphones venus à Djibouti trouver l'hospitalité chez des parents djiboutiens. Pour la plupart ils s'identifient volontier à la communauté nationale et respecte les lois de Dieu et de la cité. N'oublions pour la plupart nos parents sont passé par ce stade. Je suis désolé de contredire certain mais je refuse l'amalgame bourré d'arrière pensé qui fait que l'on pose l'équation immigré égale délinquant. Ces populations suivant les cas entre en compétition avec les couches les plus pauvres de la populations djiboutiennes notamment les coolies d'où l'explication économique de la xénonphobie de certain de nos concitoyens. Mais la plupart du temps ces immigrés sont des jeunes femmes braves qui effectuent le ménage dans nos foyers et qui sont loin d'avoir des longues dents sanglantes.

Puis viennent les immigrés qui n'ont pas d'attache à Djibouti. Ils sont essentiellement d'origine éthiopienne et ont deux origines différentes. Les traffic d'être humain qui s'organise autour des réseaux de prostitution et de mendicité et l'exploitation des travailleurs illégaux que les syndicats djiboutiens n'ont cessé de dénoncé au cours des années. L'afflux de ces populations est souvent de problème et doit être réglémenté.

La politique de gestion des flux migratoires doit s'appuyer sur la sociologie de ces migrants pour être opérante.
La question de la maîtrise des flux migratoires à Djibouti (suite).

La dimension régionale de l'immigration

Tout le monde s'accorde à souligner l'intensification des flux migratoires vers Djibouti
au cours de cette dernière décennie. L'ancieneté du phénomène et l'impossibilité de distinguer les migrations de la populations flotantes des déplacements massive de population explique le silence pudique que les djiboutiens - presque tous des fils d'immigrés- ont longtemps gardé sur le sujet. Force est de constater aujourd'hui l'ampleur vécu par nos concitoyens parralèlement à la massification du flux d'immigrants.

En effet le phénomène migratoire vers notre pays a connu une innovation qui a échappé à la plupart des analystes démographiques. Pendant lontemps Djibouti a attiré des populations partageant les mêmes références culturelles, religieuses et linguistiques qu'elle intégrait sans problème au bout de quelques années. Mais l'immigration a changé de visage et son impact sur la vie de la population est autrement devenu plus pésant.

Les deux sources de cet afflux de population essentiellement éthiopiennes vers Djibouti sont d'une part le boom non maîtrisé de l'urbanisation en Ethiopie et les ravages du SIDA chez notre voisin. Le premier phénomène est aisément quantifiable. La proportion de citadins dans la population éthiopiennes est passée de 6% en 1974 à plus de 27% aujourd'hui et l'image de Addis Abeba dont la population a été multipliée par 15 sur la période la moindre bourgade éthiopienne a été submergé au délà de ces capacité d'accueil par l'accélération de l'exode rurale. Ainsi le rapport démographique entre Addis Abeba et Djibouti est passé de 3 à 10 tandis que Dirré Dawa qui ne comptait pas plus du tiers de la population de Djibouti il y a une génération compte aujourd'hui un tiers d'habitant de plus que notre capitale. Et nous ne sommes là qu'au début des problèmes car il est à parié que l'empire abyssin méné à sa ruine par des hordes de dictateurs sanguinaires finira par succonber au poids de sa propre démographie anarchique.

L'autre aspect du problème est le phénomène des orphélins du SIDA. Selon toute les estimations l'Ethiopie est l'un des pays les plus touchés par la pandémie qui y touche 5 millions de personnes, chiffre qui croît chaque année de 15%. En admettant qu'une victime du SIDA sur 3 laisse derrière elle une famille au nombre d'enfant moyen de 6 - c'est qui raisonnable - le SIDA pourrait causer plus d'orphélins à l'Ethiopie que toute les guerres meurtrières et les famines que le pays a traversé au XX ème siècle. En admettant qu'un vingtième de ces 9 millions d'orphélins potentiels arrivent à Djibouti, notre pays ne pourrait y survivre. Nos frontières avec l'Ehtiopie doivent donc être fermé à double tour si nous voulons évité de se retrouver dans la même situation que la Sierra Leone.

De part leur éducation islamique et leur sens de l'hospitalité nomade, les djiboutiens trouvent toujours scandaleux de parler de l'immigration particulièrement celle des enfants et des orphélins en des termes négatives. Dans un éditorial digne l'infantilisme révolutionnaire de l'agence Chine nouvelle à l'époque de la révolution culturelle le comité djiboutien des droits de l'homme s'est élévé avec véhémence contre la xénophobie prétendu des djiboutiens. Il y a beaucoup d'hypocrisie dans ce discours. D'abord la seule communauté djiboutienne structurellement hostile à l'immigration qui a modélé le visage de notre pays est la communauté afar dont ce comité FANTOCHE est l'émanation. D'autre part cette organisation semble ignorer l'ampleur du drame auquel nos compatriotes de quartier du plateau et les quartiers populaires 1, 2, 3, 4, 5, 6 et Arhiba sont confronté. En effet lors de ma jeunesse ces quartiers étaient tenus par des mauvais garçons qu'il fallait mieux éviter de croiser le chemin mais aujourd'hui tous ont été mâté par des pétits brigands Oromos désocialiser et criminelles. Les responsables du comité fantoche, les maîtres Aref et consoeurs prompt à alimenter le moulin de la propagande de l'anti-Djibouti devrait se souvenir que les djiboutiens n'ont pas affrontés les mains nues les brutes de la légion étrangères pour troquer le couvre feu du colon contre celui de hors la loi qortis! En parlant justement des droits de l'homme le d'entre tous n'est il pas celui à la sécurité?

Et pourtant Djibouti a besoin d'immigrant

Plus personne ne discute l'impératif stratégique de peupler notre pays jusqu'à lui donner les ressources démographiques nécessaires à la garantie de la liberté de ces habitants. Pour exister Djibouti doit compter dans 25 ans entre 2.5 et 3 millions d'habitants. Or les mentalités ont changé tellement vite dans notre pays que nous sommes incapables d'atteindre cet objectif par nos propres moyens. Les djiboutiens drogués au khat et accablés par la crise économique boudent le chemin du mariage. Et étant donné que l'âge du mariage a réculé jusqu'à dépassé celui des plus veilles nations d'Europe et que notre taux de divorce demeure quant à lui un record mondial les djiboutiens sont déjà une espèce en voie de disparition digne d'un traité internationale de préservation. S'y ajoute une émigration continue rendue nécessaire par la médiocrité de notre performance économique ( en réalité la stagnation depuis 15 ans) et le drame sans précedent du SIDA. Je fus surpris dans la Nation que le SIDA ne touche que 2.5% 25 -34 ans. On serait tenter de soupirer de soulagement si la véracité de ce chiffre était établi. Il n'existe aucune statistique fiable sur la pandémie à Djibouti et mieux encore les estimations de l'OMS élèvent ce seuil à 15% de séropostif parmi les 18-34 ans à Djibouti. Ce pourcentage n'est pas encore parlant mais il faut demander à Gouled et à IOG pourquoi ils ont condamné à mort un jeune djiboutien sur six par leur silence criminel? Rien ne sert à nier les évidences Djibouti est l'un des pays les plus touchés dans la planète par le SIDA et il faut avoir le courage de rélever le défi.

Bref étant que le prophétie de Bourhan Bey se réalise toujours que: Djibouti dévore en masse ses enfants il faudrait à cette dure marâtre du sang neuf et donc des immigrés. Une politique gouvernemental qui se limiterait à refouler les immigrés serait tout simplement suicidaire à moyen terme. En politique les options déterminantes sont prises sur un horizon de 15 ans aussi IOG et son ministre de l'intérieur lui même un ancien immigré comme un bon tiers de nos députés seraient - ils très mal inspiré de vider coûte que coûte le pays de ces "clandestins".

Pour ne pas subir les vicissitudes de la politique régionale il faut pour ce pays une politique éclairée favorable à l'immigration et basée sur le principe de l'intégration républicaine. Dans cette perspective il faut régulariser toutes les femmes de ménages de Djibouti et au délà toutes les personnes qui peuvent justifier d'une adresse, d'une source de revenu autre que légale et d'une affinité avec les composantes de notre population. Dans le même temps il convient de combattre l'immigration aujourd'hui essentiellement éthiopienne qui pèsent sur notre système de santé ( la moitié des dépenses de ce ministères sont destinées à soigner des mourants venus des pays voisins), notre infrastructure urbaine ( djibouti est synonyme de cité poubelle) et qui nuisent à l'exercice de notre liberté
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#7 L'utilisateur est hors-ligne   bouchra Icône

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Posté 04 avril 2011 - 08:02

Voir le messagepilot, le 01 avril 2011 - 12:12 , dit :

Les immigrés d'aujourd'hui sont partout, mais personne ne veut les voir, ne veut ajouter ce "problème" à une liste déja longue, mais la réalité est brutale, ils répresentent une part réelle et en forte augmentation de la population Djibvilloise.

Comme les européens aujourd'hui, nous devons nous poser la question de l'immigration, et son corollaire, les problèmes d'insécurité, de "concurence déloyale" sur le marché du petit-emploi djiboutien le "yowmiyeh", de régulation, et d'intégration, tout cela sans jouer les vierges effarouchées.

Voilà les questions brûlantes à quoi nous devons nous ateller sans attendre, et pas s'interroger sur le poids de IOG, ou la faisabilité de la revolution khamsine, etc.

Débat dépassionné please, a vous la parole.



Bonjour,

Nous sommes tous des immigrés....venant de quelque part et allant quelque part pour une vie que nous pensons meilleure...à raison souvent mais à tord parfois.
Tous les immigrés (d'ici et d'ailleur) ont un point commun, ils occupent au début les salles petits boullots (pas besoin de papiers pour récurer les toilettes à balbala ou à barbès...)
En bref, un jour, nous sommes exploitants de cette misère puis nous devenons exploités. Parler d'immigration en AFRIQUE me parait toutefois déplacé, puisqu'à l'origine, nul n'était proprietaire des terres et les frontières n'existaient points...Nos ailleux allaient et venaient au gré des saisons.
A MEDITER...
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#8 L'utilisateur est hors-ligne   pilot Icône

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Posté 12 avril 2011 - 10:41

Voir le messagebouchra, le 04 April 2011 - 09:02 PM, dit :

Bonjour,

Nous sommes tous des immigrés....venant de quelque part et allant quelque part pour une vie que nous pensons meilleure...à raison souvent mais à tord parfois.
Tous les immigrés (d'ici et d'ailleur) ont un point commun, ils occupent au début les salles petits boullots (pas besoin de papiers pour récurer les toilettes à balbala ou à barbès...)
En bref, un jour, nous sommes exploitants de cette misère puis nous devenons exploités. Parler d'immigration en AFRIQUE me parait toutefois déplacé, puisqu'à l'origine, nul n'était proprietaire des terres et les frontières n'existaient points...Nos ailleux allaient et venaient au gré des saisons.
A MEDITER...



Ce n'est pas à cela que je pense bouchra, le temps des va et vient est fini, d'ailleurs ces immigrés ne viennent pas de nulle part mais de pays bien déterminés aujourd'hui, on peut me qualifier de cruel, voire de xénophobe, mais je dis que vu la merde dans laquelle on se trouve, nous n'avons pas a être en plus le dépotoir des contrées voisines, et bouchra, si tu passe à Djibouti dans les quartiers populaires aujourd'hui, tu verras que la situation est catastrophique.

Djibouti est un bazar le plus total, ce n'est même plus un état viable pour beaucoup de nos concitoyens qui manquent de tout, et qui n'ont aucune ressource, les jeunes sont réduits à cambrioler, à raquetter les passants parce qu'ils n'ont même pas de quoi vivre décemment grâce à la politique éclairée de notre cher président.

Nous devons parallèllement offrir les moyens de travailler à tout ceux qui n'ont pas d'études suffisantes (mécanique, plomberie, gardiennage) et clairement renvoyer les clandestins chez eux, il y va de notre survie, ce n'est plus une question d'éthique là!!
La terre n'est qu'une grande boule, les frontières, les barrières, les divisions résultent de l'imagination fallacieuse des hommes. - Abu- Jamal.
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Je pense que le moment est venu de vous dire ce que j'ai appris, d'en tirer une conclusion non? Et bien ma conclusion, c'est que la vie est trop courte pour passer son temps à avoir la haine. Ca n'en vaut pas la peine. -Dany Vinyard.
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Mon cher, il ne puit vous etre ami, ce rat d'eau !
Un jour, l'ai-je surpris, devenu musaraigne,
Sombre et nocif, vetu de poison et de maux,
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Il ne lui sied que pieds au train, d'apres credo,
Non loge avec toi ou moi a la meme enseigne !
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