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L'afrique Centrale Raconter par un descendant de chef ethiopien Noter : -----

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Posté 23 septembre 2010 - 08:48

Serrera : la jonction. (Les photos sont d’époque)
Le grand esclavagiste de l’époque s'appelait Tippo Tip, un arabisé du Tanganika, homme de main de Léopold II, chef-poste des Falls et gouverneur militaire itinérant. Il eut, par la volonté du roi, plus de pouvoirs que n'eut jamais aucun Belge. A un point tel que le souverain belge en eut peur et finit, avec raison, par le destituer au profit d’Européens plus larvaires, ou plus fidèles..

Pour Zanzibar, cependant, ce n’était qu’un fournisseur parmi d’autres.

Quasi tous les esclaves étaient emmenés au grossiste Rumaliza de Zanzibar. Lui, les exportait vers la Mer Rouge, le Golfe Persique, les côtes iraniennes et indiennes. Aujourd’hui encore le type physique de certains habitants de ces régions témoigne de ce passé.

On trouve des caractères négroïdes jusqu’en Bulgarie. Vendus aux Turcs, les esclaves remontaient en Europe. Certains rivages indiens et parfois indonésiens sont peuplés d’un reliquat de métissés. La grande différence avec les esclaves noirs des Etats-Unis est que le racisme islamique était très rare. Il n’y avait qu’un problème de dominants et dominés.

Les noirs maliens, nigériens, éthiopiens et somalis ont toujours tenu le haut du pavé à Damas, Le Caire, Bagdad et même Istanbul. L’arrivée d’esclaves noirs ne signifiait pas que cette race était inférieure mais que les esclaves appartenaient à des tribus inférieures et non islamisées.

La majorité des esclaves de Turquie était composée de Français, Italiens, Espagnols, parfois Anglais mais surtout Slaves. De tout temps l'Europe centrale fournit au reste du continent la plus grande partie des esclaves qui y furent vendus. Ce n’est pas pour rien que les Romains appelèrent cette classe sociale slave du nom des Slaves. L'histoire moderne de cette partie de l’Europe est un peu comparable à celle de certaines régions d’Afrique, en tenant compte des évidentes différences culturelles. Le point commun est que ces deux régions, n’ayant jamais connu la liberté de l’individu, semblent incapables d’imaginer ce que représente La Liberté. Des pays comme la Suède et l’Æthiopie, n’ayant jamais vécu d’occupations véritablement coloniales, gèrent cette notion de manière différente : la Suède en développant une démocratie sociale et l’Ethiopie en tapant sur tout ce qui bouge, y compris eux-mêmes.

Pour en revenir à la campagne arabe des grands-pères, il fut un temps où les Belges furent sur le point de bouter les mauvais "esclavagistes", c'est-à-dire ceux qui ne leur fournissaient pas de chair humaine mais l'exportaient hors du Congo. Cette victoire imminente força le grossiste en humains, Rumaliza, à intervenir personnellement.

Etant le plus riche des potentats locaux, il était le seul à pouvoir se payer des armes modernes et une armée entraînée. L'Anglais Henri Stokes les lui fournissait. Rumaliza profita de son infrastructure immobilière du Tanganyika pour y installer une véritable occupation militaire. L’île de Mafia, au sud de Zanzibar était la source d’approvisionnement en nourriture en cas de problèmes sur le continent, l’île de Pemba, au nord était l’arsenal.

Il débarqua à Daar‘Es-Salaam où il rallia à sa cause tous les marchands d’esclaves, victimes de la pénurie d’approvisionnement, puis remonta vers son “ Boma ” (fort) de Tabora. C’était une étape de repos où les esclaves récupéraient afin de ne pas tous mourir en route.

Il ne faut pas oublier que l’on profitait des colonnes d’esclaves pour transporter l’ivoire, l’or, le bois précieux et parfois des passagers en siège à porteur. Les caravanes étaient rentabilisées au maximum.

Tabora était donc une vaste prison qu’il fut facile de transformer en citadelle. La main-d’œuvre était sur place. Le Sultan Rumaliza fortifia Udjiji, son port personnel de la rive orientale du lac Tanganika, puis se rendit à Bujumbura où il passa des accords avec les chefs locaux. L’arrière pays étant fortifié, il lança son attaque contre les Belges.

En 1892, Rumaliza écrasait l'homme de Léopold II, Alexis Vritoff à Lukuga. En peu de temps ce fut la débandade dans les troupes royales. Elles abandonnèrent les hauts plateaux pour se replier vers la capitale le temps de se réorganiser.

Seul le Lieutenant Emile Evrard, isolé en pleine brousse, ne sut pas que la retraite était de mise. Il faut se rendre compte que le Congo était immense. Quasi aussi grand que l’Europe occidentale. Yvan Evrard était le seul Blanc dans un territoire aussi vaste que l’Ardenne où les ordres ne circulaient que par porteurs. Pour peu que l’un d’eux soit intercepté, trahisse ou décide tout simplement de rentrer chez lui, l’ordre en question n’arrive jamais. Evrard resta donc avec ses Bantous de la force publique dans les montagnes du Ruwenzori. Après quelques mois, il s’aperçut qu’il était encerclé de toutes parts. Il chercha à se replier mais l’opération se révélait trop risquée, les vilains-méchants Arabes tenaient tout le fleuve du Haut Congo et ses affluents.

Un jour il reçut la visite d’un homme arborant un drapeau blanc qui parlait une langue inconnue. Il fut surpris de trouver dans la région un groupe tribal d’un type physique différent, tous armés, y compris les femmes qui semblaient préférer les djambia ( couteaux ) et les fusils aux habituels bijoux et colifichets futiles si prisés par les femmes en général. Hommes et femmes étaient tous bien entraînés et disciplinés, ils semblaient également se cacher des esclavagistes devenus fort nombreux. Il décida d’en savoir plus et entra en contact avec un très très jeune chef africain aux traits physiques particulièrement fins, au langage mystérieux, possédant une croix apparemment chrétienne dans ses décorations fantaisistes personnelles. Après trois jours d’incompréhension totale, les deux interlocuteurs s’aperçurent qu’ils avaient une langue en commun : le grec ancien ! Le gamin extra-terrestre était Æthiopien. Leur conversation dût tenir du surréalisme le plus total.

On imagine la scène : Les deux guerriers, "crados", entourés d’Arabes et de Bantous hostiles, se parlant grec, s’envoyant moult hoplites et se plaignant de leurs ilotes !

Il apprit donc que le chef éthiopien s’appelait Serrera, qu’il avait fui son pays d’origine et tentait de se constituer un territoire pour y vivre avec son clan dans la région des Nilotiques, hommes des collines (Bania-Mulengué) de l’Est du bassin du Congo. Ces derniers, arrivés lors de l’expansion de l’empire Nilo-Gallas, s’y étaient installés dès le dix-septième siècle et s’étaient peu à peu mélangés à la population bantoue. Ce qui, pour les nouveaux arrivants, était contre nature. Les mélanges familiaux se faisant avec les clans de même souche, c'est-à-dire d'Ouganda, Ruanda et Burundi, qui n’étaient, à cette époque, pas encore réellement délimités. Ces Bania-Mulengués n’étaient pas une quantité négligeable, ils furent les seuls Africains à avoir écrasé les troupes de Saka Zoulou, vers 1823, ce génie militaire bantou que seuls les Britanniques arrivèrent à vaincre de justesse.

La méthode du chef Serrera était simple : On tue tout ce qui n’est pas de la même origine et on s’installe. Tout se serait bien passé si les Arabes n’étaient revenus. Les territoires étaient à ce point vastes que les Belges, présents eux depuis des années, ne s’étaient pas encore rendus compte de la présence des Æthiopiens.

Pour éviter de se faire trucider par les esclavagistes, Evrard et Serrera décidèrent de s’allier. Contubernalites par nécessité tout d'abord puis par franche camaraderie, ils gagnèrent Stanleyville à coups de fusil et firent la jonction avec les Européens qui revenaient au pas de course. Manquant d’hommes, ceux-ci assimilèrent les Nilotiques, répertoriés dans leurs rangs sous le nom « d’Abyssins », et qui, assimilés aux arabisés pro-Belges, continuèrent leur reconquête sous le nom de « ralliés ».

Rumaliza perdait sur tous les fronts. Ses alliés n’avaient aucune expérience de la bataille organisée. Ce n’est qu’au contact des troupes personnelles du Sultan, bien plus aguerries, que les choses tournèrent plus mal. C’est là que se situe l’épisode bien connu de la prise du Boma d’Udjidji vers 1894 - Mon futur grand père maternel Serrera, devenu occasionnellement mercenaire de Léopold II, participe, en compagnie de mon futur grand père paternel Emile Evrard et des officiers belges, à la prise de la forteresse du Sultan (Général) Rumaliza à Udjiji.

En ce jour de 1894, en effet, les troupes coalisées sous les ordres des Belges attaquent le fortin du chef pakistano-omanite Mohamed ben Khalfan, appelé : Rumaliza, (celui qui achève) en langue Swahili et dénommé par les coloniaux : le glaive d’Allah.

Les officiers belges mènent l’assaut, dont Lothaire, le remarquable chef de l’expédition Jacques ( qui deviendra de Dixmude), Evrard tous à la tête de Bantous de la force publique et le Ras Serrera. Ce dernier commandait une troupe d'Arabisés pro-Belges détachés par le Sultan Tippo-Tip (de son nom arabe : Hamed ben Mohamed) et des Æthiopiens, tous dénommés “ arabizés-ralliés ” par les autorités confortablement installées à Léopoldville qui ne savaient ni ne pouvaient faire la différence entre un bougnoule Æthiopien, un bougnoule arabisé et un bougnoule bougnoule.

Dès le départ l’assaut tourne à l’avantage de Rumaliza. En effet celui-ci, armé par les Allemands et le contrebandier anglo-irlandais Stokes, bénéficiait d’une puissance de feu nettement supérieure. Les troupes belges furent balayées par une contre-attaque esclavagiste. Celles d'Evrard et du Ras Serrera furent décimées et suivirent le même chemin que les premiers.

Après une journée de combat le capitaine Lothaire sauva l’armée de Léopold II du désastre total en mettant en batterie un vieux canon à poudre qui servait de décoration sur un ponton perdu d’un port du lac Tanganyka. Bourré de grenailles, de vieilles ferrailles et d’objets contondants il fit plus de dégâts dans les rangs ennemis que les armes modernes de l’époque. A la tombée de la nuit Rumaliza rassemblait ses troupes pour évacuer les ruines du fort et escorter les familles arabes vers Tabora, sa principale citadelle.

L’évacuation fut si rapide que la fille cadette du Sultan, âgée de 14 ans, se perdit, les armes à la main, au milieu de volontaires restés pour couvrir la fuite du sultan. Evrard et le Ras Serrera firent leur jonction dans l’aile sud du fort capturant les derniers occupants, hommes et femmes tandis que la force publique investissait le reste.

La tradition de l’époque et du lieu voulait que les hommes et les enfants soient égorgés afin de ne laisser aucun prisonnier et que les femmes soient livrées à la troupe comme récompense de leur victoire, et achevées le lendemain, du moins celles qui vivaient encore.

Le sort de ces dernières était scellé d’avance car la logistique et l’intendance permettaient à peine de nourrir les troupes coalisées qui devaient quitter les rives du Tanganika afin de poursuivre Rumaliza vers Tabora.

Khargha, la fille de Rumaliza, réussit à sauver sa vie en se faisant remettre à ses vainqueurs en “ tonitruant ” ses origines familiales. Ce fut le Ras Serrera qui la prit comme butin de guerre.

Pour la beauté de l’histoire on voudrait qu’ils tombassent amoureux l’un de l’autre mais je ne le pense pas. Je crois plutôt qu’il la viola sur place et l’expédia dans son harem vu que seuls les chefs, qu'ils soient blancs ou autres, emmenaient leur harem personnel en campagne.

- Le nom de la jeune femme réapparut plus tard dans le rapport d’un officier anglais lorsqu’il mentionne la reddition de Rumaliza aux troupes du Général Henri. Le Ras Serrera y apparaissait accompagné d’une de ses femmes qui s’avérait être une des filles du Sultan. Celle-ci participa activement à la négociation, ce qui n’était certainement pas courant à l’époque. Bien plus étrange encore, elle et son époux vainqueur ne faisaient pas partie de la délégation belge mais bien de celle des Anglais. Les Allemands, colonisateurs officiels des lieux, que je sache, n’apparaissent que peu de fois dans les rapports militaires de l’époque, ce qui est particulièrement étrange vu que tous ces évènements se déroulent sur leur territoire colonial, je ne puis dire pourquoi.

Après la prise d’Udjiji par les Belges, ceux-ci reçurent l’autorisation de la future Société des Nations de continuer la chasse "au Rumaliza" vers Tabora.

Serrera, qui suivait les troupes ralliées, ne voyait pas très bien ce qu’il venait faire dans cette page d’histoire. Il n’avait aucune confiance envers les autorités royales. Pour l’instant, tant que ses amis militaires commandaient, tout se passait très bien, mais dès que les immigrants belges, ceux qu’il dénommait méprisamment « les ratés de Belgïe » ; les politiciens, les commerçants blancs et l’Eglise catholique de Léopoldville prendraient le pouvoir, le racisme envers Bantous, Nilotiques, Hamites et autres concolores reprendrait également ses droits.



D’autant plus que des bruits couraient déjà que l’on voulait forcer Léopold II à céder le Congo à l’Etat belge. Il était hors de question que le razzieur autonome qu’il était se soumette à un quelconque pays. Tout au plus il acceptait d’être l’allié du roi des Belges, de Grande-Bretagne ou de l’empereur d’Allemagne, mais il était hors de question qu’il devint colonisé.



C’est pourquoi, il prit contact avec les Anglais qui occupaient l’Ouganda et les côtes de l’océan Indien sous un régime de protectorat. Il leur proposa ses services en contrepartie de lieux d’habitation pour les Æthiopiens, hommes, femmes et enfants, plus les petites communautés de Nilotiques Massaï, Tutsi et autres qu'il avait assimilés en promenade, tous en armes et dépendant en principe, et en partie seulement, de son autorité. Les tractations aboutirent plus ou moins bien. Leur nombre posait des problèmes de sécurité car il était impossible de les désarmer sans provoquer un nouveau bain de sang.



Une partie des Æthiopiens fut disséminée en territoires nilotiques, c’est-à-dire auprès des Massaï, Tutsi, etc. pour y établir une structure commerciale en compagnie des musulmans ismaéliens. Le reste fut éparpillé à l'est du Congo et du Tanganika. Les nouveaux arrivants formèrent un foyer permanent d'instabilité dans les régions d’Uvira, Boma et de Bukavu. (en 2008, c’était toujours le cas)

Les Belges acceptèrent, « pressés » par les Anglais.

Mon grand-père maternel s'installa sur les rives idylliques du nord du lac Edouard, en zone germano-britannique. Il installa son beau-fils Boga dans les montagnes du Ruwenzori ougandais, avec l'appui des colons anglais qui recherchaient la protection de ses fusils contre les pillards, les soldats britanniques étant occupés ailleurs, déjà prêts à en découdre avec les Allemands.

Les Anglais importaient des Indiens pour remplacer les commerçants arabes vaincus par la campagne anti-esclavagiste. Ces nouveaux immigrants ne connaissaient ni la langue ni la topographie des lieux. Quoi de plus simple que d’utiliser la petite communauté nilotique, plus sûre et plus « efficace » que les autochtones bantous, pour servir de guides et d’intermédiaires ? De plus, les Britanniques n’étaient pas fâchés de posséder, en territoire belge et allemand, des tribus qui leur seraient favorables en cas de conflits frontaliers. Ce qui fut le cas.

Serrera et son clan avaient sauvé leur existence. Les Æthiopiens se mélangèrent aux Tutsi de la région, mais ne s’intégrèrent jamais aux Bantous qu’ils méprisaient, hélas, souverainement. Le racisme et la mesquinerie n’est pas l’apanage des blancs, comme on voudrait le faire croire…

Parmi les enfants nés de l’union entre le Ras Serrera et Khargha il y eut la cadette : Balkis Makeda n Serrera al Tshamusah Mugene née en 1920. Celle qui deviendra ma mère 24 ans plus tard naquit dans la résidence Ismaélienne de Zanzibar. Pour bien marquer le lignage, on lui donna un nom arabisé : Tshamusah, un nom swahili : Mugène, un nom Æthiopien, probablement de langue Copte: Makéda, un nom musulman persan : Serre-ras et un nom sabéen : Balkis, d'origine pré-sémitique de l’ancienne province Æthiopienne du Yémen : probablement en souvenir de la mythique reine de Sabba. (Reine de légende, qui n'a jamais existé)

C’était la tradition, je vous ai passé les innombrables autres patronymes et matronymes des membres de la famille, c’est assez compliqué comme cela.

Son père commença alors une carrière en se faisant l’intermédiaire entre les commerçants Indiens (qui prenaient petit à petit la place des Arabes battus par les puissances coloniales), les Anglais et les indigènes nilotiques. Les Bantous n'étant que de la main d'œuvre négligeable. Nul mieux que lui, hormis les vaincus, ne connaissait les pistes, les clans et surtout les différentes forces tribales qui hantaient l’Afrique orientale.

Lorsque Léopold II décida de récompenser les artisans de sa victoire sur l’esclavagisme arabe de Zanzibar, il anoblit quasi tous ses chefs de guerre belges et les dota d’immenses territoires aux fins-fonds du Congo. Le commandant Evrard fut un de ces privilégiés. La mission guerrière se terminait, commençait l’œuvre civilisatrice. Et c’est ici que les bavures devinrent plus flagrantes.

Le Congo de Léopold II vit mourir plus de 12 millions d’indigènes. L’Eglise se substituait aux Arabes faisant opérer de nombreuses rafles dans les tribus locales. Il n’y avait plus d’esclaves mais des ouvriers payés en nature. Bien d’anciens officiers européens se divertissaient en organisant de véritables horreurs à l’instar de celles qu’ils avaient vécues lors des campagnes précédentes.

Un ordre venait du roi lui-même : l’ivoire, le caoutchouc et les autres richesses devaient prendre la route de Léopoldville et non plus celle de Zanzibar et ceci par tous les moyens. Les administrateurs royaux s’y activèrent avec un zèle si monstrueux que la population belge, elle même, y prit ombrage.

C’est ainsi que, pour la première fois et probablement la seule fois dans l’histoire, en Europe, un petit peuple manifesta avec violence afin que les exactions de leurs propres ressortissants cessent, alors qu’elles étaient à la source de leur richesse. C’est cela la grande noblesse de ma Belgique, une noblesse que nulle nation n’a jamais eue.

Que ceux qui s’en moquent et rêvent de sa destruction s’en souviennent.

Le régime colonial royal fut si dur que des soulèvements eurent lieu dans bien des régions du Congo, notamment dans le Ruwenzori où les tribus nilotiques supportaient mal le joug royal. Dans cette région, à la frontière de l’Ouganda, s’étendait la propriété du commandant Evrard. Celle-ci était occupée par les rebelles et par conséquent totalement inexploitable. Son propriétaire étant, avec la force publique, en mission aux frontières des territoires musulmans du Soudan afin d’y combattre un Mahdi de plus, Evrard confia à son ami le Ras Serrera, le soin de rétablir l’ordre chez lui et d’y amener du bétail acheté aux tribus Tutsi du Rwanda et Ouganda.

Le Ras Serrera et son ami le chef Kinioni, étaient devenus les auxiliaires du commandant belge du poste militaire de Mtowa, le commandant Henri Debergh. Il organisait déjà bien des expéditions commerciales dans la région pour le compte des Indiens de la côte Est.

En 1897, Serrera chargea son beau fils, Boga, de passer la frontière et de nettoyer la propriété de son ami Evrard.

Tonton Boga, Tonton Cauchemar.
Boga détestait les Belges. Il avait des précepteurs Indiens et Britanniques qui lui donnèrent une éducation où se mêlaient raffinement, brutalité, mépris et cruauté. Pour lui, les Belges étaient des sauvages incultes, des alcooliques et des ratés qui n'ont que le fusil comme culture et de moyen d’exister. En résumé, il cultivait l'art de voir la paille dans l'œil de son voisin en refusant de percevoir le colombage qui obstruait ses globes oculaires.

Ce mépris total et obstiné qu’à la famille de ma mère pour les Belges perdure encore de nos jours. C’est probablement la cause principale de leur indifférence chronique à mon égard.

Il accéda cependant à la demande de son beau-père. On aurait dû se méfier. Lui, la grande brute civilisée, fit preuve d’une si grande conscience professionnelle qu'il n’y laissa âme qui vive. Il y amena un important cheptel de zébus et d’humains volés aux tribus des hauts plateaux. Sur sa lancée, il razzia le poste de Beni. Les autorités belges auraient, peut être, fermé les yeux face à cette répréhensible facétie mais qu’il se soit permis de détourner le commerce sur la partie orientale de l’Afrique, cela dépassait les bornes.

Au même moment, comme par hasard, Serrera et son copain Kinioni s'allient aux Allemands qui les appuient militairement contre les Belges dès 1897 dans les régions d'Uvira et de la Ruzizi, prétextant hypocritement mener des représailles contre leurs exactions gratuites contre les populations civiles d'origine Tutsi au Tanganika.

Les colons belges s'y divertissaient, en chassant le crocodile. Pour ce faire, ils utilisaient des enfants pour appâts. Serrera, Kinioni et son ami allemand, le comandant-baron Hoffmann, razzièrent la frontière du Congo et massacrèrent la garnison de Mtowa ainsi que les fermiers blancs de la région. Les combats se terminèrent en 1898 par un accord entre l'Allemagne et le roi des Belges.

Serrera, l'homme des Anglais, devenu de nationalité britannique, était également l'âme damnée des Allemands. Belle mentalité ! Il le fut par intérêt car il n’était certainement pas meilleur que les autres.

Durant ce temps, son beau-fils Boga sévissait à nouveau en territoire belge. Une mission royale belge se présenta le 24 Juillet 1899 devant la délégation britannique de Bruxelles pour se plaindre des exactions des Ougandais. Le 27 Février 1890, les Britanniques prennent fait et cause pour le chef Boga, prétextant que celui-ci était venu au secours de populations locales nilotiques exterminées par les Belges. Ceux-ci, en effet, enlevaient pour leur usage personnel les plus belles femmes des tribus locales et, pour leur plus grand plaisir, brûlaient vivantes les autres. Le 16 Août 1900, le beau-fils du ras Serrera contrôlait l'Uélé, Boma et une région coïncidant étrangement aux territoires contrôlés par la rébellion nilotique de 1996 en territoire Zaïrois et encore en 2008 à la révision de cet ouvrage.

Le roi exigea le départ de ce barbare. L'Angleterre menaça d'intervenir officiellement afin de le protéger si les Belges l'attaquaient. Le roi d'Angleterre était soutenu par l'Eglise protestante qui, écœurée par les agissements des coloniaux en général, désirait une mise sous tutelle du Congo par l’ancêtre de la Société des Nations. Pour éviter une guerre anglo-belge et se débarrasser de la menace du beau-fils de Serrera, les Belges achètent son départ. Il accepta. Pour ce faire, il passe par Faradj.

Là, Boga, que j'aime appeler "grand-tonton", séquestra les envoyés de Léopoldville, massacra tous les soldats bantous du poste et tenta de joindre les bandes armées de "son-oncle-à-lui" Sémio, retranché en zone française.

Youpie, c’est reparti comme au bon vieux temps ! … Une rechute quoi...

Il y fut empêché par la force publique qui le repoussa dans les volcans du Ruwenzori qu'il transforma en véritables camps retranchés, aidé en cela par certaines tribus Bania-Mulengué des frontières de l’Ouganda.

Curieusement la situation resta ainsi sans qu’aucune poursuite ne soit entamée. Pour comprendre pourquoi, je pense qu’il faut avoir vécu cette période d’histoire où une poignée de Belges tenait un territoire grand comme l’Europe. Tant que le jeune chef ne bougeait pas, c’était toujours cela de gagné. De toutes manières, il avait relâché les blancs en s’excusant et promettait de laisser rétablir l’ordre royal...

A peu près à la même époque, Sémio, l’autre prétendu fils de Markos faisait des siennes :

Super-Grand-Tonton contre Léopold II : 2 – 0
Au même moment, Léopold II rêvait de devenir le Pharaon du Nil. Il chargea Vankerckhoven de conquérir le Bar el Gazal. Ce dernier, à court de militaires belges, s'allie au soi-disant demi-frère de Serrera : Sémio, qui, rappelez-vous, rêve lui aussi de Khartoum.

« Ce cher Sémi » est un concentré de brutalité pure. Un monument de fourberie dont la méchanceté s’allie à un sadisme évident. Tout se réglait par la violence, la torture et le meurtre. Son principe de domination était la terreur. On mettait des esclaves à mort dans des souffrances atroces pour le seul plaisir de se divertir. Il était escorté d’une garde de femmes guerrières qui, dit-on, dévoraient les suppliciés. Qu’en penser ? Faut-il céder à l’inévitable mythe des Amazones sado-maso ? Cela semble entrer dans le domaine du fantasme de chroniqueur, cependant, dans de telles conditions tout est possible !

A deux, ils entrent dans les régions du haut Nil. Le 10 août 1892, Sémio fait assassiner Vankerkhoven par un domestique, et prend le port de Wandelai, à la naissance du Nil.

Manquant d'armes et de munitions Sémio est forcé d'accepter la présence du représentant royal Jules Milz à ses côtés. Il fait donc exécuter le domestique assassin, déclare que justice est faite et reçoit les plus sincères considérations de Jules. Mon Dieu que la vie est simple !

En 1894 Sémio, armé jusqu'aux dents accepte les propositions françaises de devenir officier dans un corps expéditionnaire de la République. (Aussi ahurissant que cela puisse paraître, ce sadique sanguinaire recevra discrètement la nationalité française en 1895). Il se retourne donc une fois de plus contre les Belges.

Il faut comprendre que pour ces aventuriers africains, la colonisation n’avait aucun sens. Les Blancs n’étaient que des prédateurs comme eux. Ils n’avaient pas plus de droits qu’eux-mêmes sur les territoires qu’ils razziaient.

Sémio, comme tous les autres, était une bonne brute très relativement cultivée, ce qui probablement facilita ses bonnes relations avec le chef d'expédition Monteil, une brute française cette fois, également très relativement cultivée, qui occupait déjà tout le Bomu et qu’il sauve d’un désastre face à un corps expéditionnaire anglais. Après avoir exterminé la colonne commandée par quelques rares Britanniques, mon grand oncle « sent » qu’il se doit de trouver très vite une occupation lointaine avant que les militaires de sa gracieuse majesté ne lui en veuillent de trop… et ne reviennent accompagnés d’Ecossais ou de Gourkas indiens.

En 1895, Sémio attaque les Belges, qu'il considère comme à peine plus civilisés que les Bantous et extermine les hommes du lieutenant de Donkier, puis se retourne vers l'ouest du Soudan qu'il contrôle au nom de la république française. Après cela il déferle au nord du fleuve Congo qu'il conquiert aux hommes de Léopold II, y crée un petit territoire indépendant qui sera rattaché au Congo français après sa mort. En 1897, il épouse une Française dont il aura deux fils. Ses autres épouses africaines seront enregistrées comme "secrétaires ou ménagères". Il partagera sa vie entre son hôtel de maître de Paris et sa propriété de Bangui ou il mourra en 1912… l’âme en paix.

L'hôtel de maître du Marais appartiendrait toujours à un de ses descendants, devenu totalement blanc, ainsi que sa somptueuse résidence de Bangui qui viendrait d'être restituée à un autre membre de sa famille après avoir été confisquée par l'empereur Bokassa et par les gouvernements successifs jusqu'en 1995. Les autres enfants, issus du harem de “ secrétaires ”, ont tous des professions libérales dans les Antilles françaises. Il est curieux que seul un de ses fils ait choisi de retourner en Afrique.

Retour à la famille.

Durant ces batailles, Lothaire et Evrard, les inséparables prédateurs royaux, mettaient un tel zèle à massacrer les populations qui refusaient de se soumettre aux quotas d’exploitation du caoutchouc qu’ils furent rappelés par Léopold II. Trop c’est trop d’autant que la cruauté de leurs exactions était parvenue à choquer les Britanniques et la future Société des Nations, pourtant pas très regardants à ce sujet.

Crucifier des villages entiers hommes, femmes et enfants, attacher des populations en les abandonnant dans des régions où sévissaient encore des félins affamés, jouer au tir au clays sur des nouveaux nés qu’on jetait du haut des arbres, tout cela finissait par faire jaser et ne servait pas la cause de l’œuvre civilisatrice de l’église catholique et du roi mégalo. (Bibliothèque du musée de Tervuren).

Sous la menace des Britanniques qui s’apprêtaient à envahir le Congo pour sauver les noirs et surtout nous voler nos mines de cuivre, Léopold II les assigna à résidence à Rochefort sans que leurs titres de noblesse leur soient remis en main propre, titres qui ne leur furent probablement jamais octroyés, contrairement aux allégations familiales.

Contrairement aux idées reçues, ce sont les aristocrates belges qui, alliés aux hommes d’affaires et aux francs-maçons, firent pression sur l'Etat afin qu’il reprenne les territoires du Congo pour que cessent les divertissements locaux.

Durant ce temps le Ras Serrera avait regagné l’Ouganda, et ses Mwami anglophiles, où il développa un commerce plus que fructueux avec l’empire britannique, les commerçants indiens et son beau-père Rumaliza, son ancien rival. Seuls restaient sur les terres d’Evrard, désormais vides d’Européens, son fils cadet, Ilkhan, et sa fille cadette Balkis dont il n’avait trouvé que ce moyen pour s’en débarrasser tant son caractère était “ difficile ”. Elle vivait comme une sauvage en compagnie de bantous… un comble !

Ô tempora Ô mores… enfin… presque…

En ce 21ème siècle, que reste-t-il de ces aventures…

Un grand marasme !

En effet, ces communautés nilotiques n’acceptèrent jamais vraiment les dominations européennes et surtout pas bantoues. Chacune de leurs côtés appliquèrent des méthodes de résistances différentes.

Les Massaï s’en f… et flèchent tout ceux qui les contrarient, les Tutsi arrivèrent à sauver leurs royales autonomies grâce à l’habileté de leurs souverains : les Mwami.

Il y avait cinq royaumes mwami. Devant l’arrivée des Allemands, trois royaumes demandèrent la protection des Anglais. C’est l’Ouganda actuel.

Les deux royaumes du sud n’échappèrent pas aux Germains mais réussirent à imposer un respect moral aux des brutes sanguinaires teutonnes en échange d’une collaboration militaire et politique. Ce furent le Rwanda et le Burundi, déclarés ; protectorat allemand.


Pourquoi l’empire germanique n’écrasa-t-il pas ces deux enclaves de leur mépris génétique et de leurs forces armées ? Justement grâce à cette communauté nilotique, issue de la volonté visionnaire de mon grand-père, qui était disséminée dans toute l’Afrique orientale. Elle représentait une menace permanente de révolte organisée, ce que les Bantous étaient incapables de réaliser.

De plus, les Anglais n’attendaient qu’une occasion pour entrer au Kénia. Les Arabizés de Zanzibar, bien que vaincus restaient une force toujours prête à en découdre au nom de l’Islam…et de la grande Bretagne. Dans les protectorats, régnaient les deux « seigneurs de la guerre » Kinioni et Serrera, les « gardes corps » des Mwami du Rwanda et Burundi.

En mariant sa multitude de filles et fils, issus de son Harem, aux familles des Mwami des royaumes d’Ouganda ainsi qu’à toutes les personnalités, tant occidentales que nilotiques susceptibles d’avoir un rôle prédominant dans la politique locale et même internationale, Serrera avait, à lui tout seul, la maîtrise du grand jeu sanglant qui allait se perpétuer jusqu’à nos jours.



En effet, après l’évacuation allemande, consécutive à leur défaite de 1918, les royaumes des Mwami du sud revinrent à la Belgique. Non comme colonie mais comme protectorat. L’autorité locale restait aux mains des rois locaux, c'est-à-dire des Tutsi et de leurs âmes damnées, organisateurs des basses œuvres, les « exécutors » : les Pygmées.



Après le départ officiel des Belges, 1960 si je ne me trompe, une série de coups d’état bantous renversèrent les Mwami. Les gouvernements socialisants de Bruxelles entérinèrent cet état de fait sans que les milliers de morts tutsis ne les traumatisent.

En Ouganda, le vent de la démocratie souffla après des siècles de cruelle dictature Tutsi. Au début, de petites républiques succédèrent aux royaumes. Le pouvoir restaient cependant aux nilotiques, généralement de la famille des Mwami.

Soudain, arriva, d’un régiment britannique, un bantou musulman du nom de Amin Dada.

Un type complètement fou, cannibale sanguinaire qui décida de chasser les Indiens et les nilotiques d’Ouganda. Ces derniers se réfugièrent au Tanganika, devenue Tanzanie.

Réorganisés, Nilotiques, Arabisés, Indiens, Massaï et Tutsi, ré-envahirent l’Ouganda et en chassèrent le cannibale qui, enfin, avait déplu aux Anglais.

Le pouvoir nilotique se réinstalla tranquillement dans le paradis Ougandais. On allait s’ennuyer…



Mais, par bonheur pour les uns et par malheur pour les autres, un épouvantable génocide devait survenir au Rwanda, éliminant les deux tiers de la population Tutsi de ce pays.

Le peuple Tutsi ne faisant qu’un, les Ougandais chargèrent un de leur généraux, le plus jeune et le plus talentueux d’entre eux, le général Kagamé et son staff de chefs surdoués, de sauver ce qui restait de Tutsi au sud de leur pays.

Kagamé et ses hommes furent formés dans les grandes académies militaires américaines mais reçurent une formation d’élite dans l’armée israélienne.

Intelligence et professionnalisme faisant loi, la reconquête fut faite en peu de temps. Tellement rapidement que les Français, initiateurs du génocide, durent intervenir militairement afin de protéger les bourreaux.

En effet, la majorité des Tutsi étant anglophone, si un gouvernement de cette ethnie s’était installé au Rwanda et Burundi, ces deux nations auraient quitté la zone francophone pour rejoindre le Commonwealth, il fallait donc liquider les Tutsi.

Une fois au pouvoir, Kagamé reprit les vielles méthodes de ses grands parents. Il s’appuya sur les entités nilotiques du Congo, les Bania Mulengué, envahit le Congo en compagnie de ses amis et collègues Ougandais.

C’est là que certaines âmes sensibles trouvèrent sujet à protestation. Le mépris nilotique envers les Bantous s’exprima assez « librement ». Au point que les Nations Unies exigèrent l’évacuation des forces nilotiques, tant Rwandaises qu’Ougandaises.



Cela ne départit en rien les « surdoués » de Kagamé. Ce dernier démilitarisa ses troupes qui se transformèrent d’une seconde à l’autre en mercenaires. Ce qui avait un avantage considérable. En tant que militaires, ils se devaient de faire semblant de respecter les droits de l’homme, ce qui devenait totalement inopportun en tant que mercenaires.

Du jour au lendemain, l’Ouganda et le Rwanda devinrent deux grands exportateurs de diamants, eux qui n’ont aucune mine sur leurs territoires.

Les occupants prirent en effet la gestion des ressources des territoires, entre autre des mines de diamants de Kilo Moto, de manière « efficace », en recrutant des esclaves dans la population locale « comme au bon vieux temps ».



C’est ici que je vais profondément choquer mes lecteurs en disant que si ma mère génitrice m’avait élevée elle-même, j’aurais un niveau social au moins égal à mes chers cousins qui vivent dans de somptueuses villas méditerranéennes avec yachts et avions privés, tout en se baignant de temps à autres dans des piscines de diamants de sang… Je crois que je plaisante…



Vous comprendrez peut-être mieux pourquoi lorsqu’on me demande : Mais pourquoi ne veux-tu pas revoir ta famille maternelle ? Je réponds que je suis profondément Mosan, fier de descendre par mon père des Eber hard de Stadburgum, qui, vers les années 1100, après avoir brûlé le château du comte de l’époque et passé toute sa famille, hommes, femmes, enfants et nouveaux nés au fil de l’épée, fit fortune dans le commerce et le transport fluvial. Je préfère, en effet, me dire descendant des humanistes qui firent cette Europe d’aujourd’hui, bâtie après les camps d’extermination de nazis bien blancs donc bien civilisés.

Que ceux qui m’ont lu ne me posent JAMAIS PLUS la question…

Toute cette biographie est quasi faite pour cela

Je n’ai plus rien à voir avec les descendants des empires de l’Æthiopia. Je ne me considère pas, comme eux, appartenant à une race supérieure, même si celle-ci peut s’enorgueillir de n’avoir jamais été conquise depuis l’apparition de l’homme sur terre…

Mais… j’en conviens, c’est en partie ce sang là qui coule dans mes veines, je le sais, j’en suis fier, je l’assume… Il faudrait que je sois fou pour renier ces gênes là.

Lorsque j’ai un interlocuteur devant moi, quel qu’il soit, je m’en souviens toujours.

Ne vous demandez pas si vous pouvez être fiers de vos ancêtres mais si ceux-ci peuvent être fiers de vous.



En 2008, le Congo, exsangue, dépecé par les seigneurs de la guerre, ne cesse de mourir sans gloire. Mais c’est la caractéristique des bantous : ils ne cessent de mourir depuis leur existence, mais ils sont toujours là… Respect !
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