djibnet.com: Un Message A Notre Frère Arreh! - djibnet.com

Aller au contenu

  • (2 Pages)
  • +
  • 1
  • 2
  • Vous ne pouvez pas commencer un sujet
  • Vous ne pouvez pas répondre à ce sujet

Un Message A Notre Frère Arreh! Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Warsameh Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
751
Inscrit :
08-janvier 09
Gender:
Male

Posté 15 juillet 2010 - 04:36

Cher Caareh,

T'es dans le fond un homme pieu et bien mais 't'as aussi cette culture Somalie qui exalte la fierté collective et qui très souvent s'identifie a un groupe tribal ou ethnique. Être fier est notre talon d'Achille et notre calamité. Nous sommes tellement fier au point de préférer la mort au déshonneur très souvent psychédélique.

Tout le monde est passé par la ( y compris moi-même) mais avec les années, j'ai compris que c'est de la pure chimère.

Alors, saches qu'aujourd'hui les batailles rangées Afars, Issas ou Issa et Cousbayan ou xyz contre wuv sont finies. Le monde est beaucoup plus complexe, plus subtile et plus dangereux. Aujourd'hui, un idiot avec un AK47 sur une colline peut aligner 200 personnes. Les Hawiyeh et les Darodes de la région Banadir l'ont appris a leurs dépends et aujourd'hui ce sont les Hawieh entre eux qui en font l'expérience. Il n'y a plus de vainqueur et de vaincu. C'est le jeu annihilation ou, en bref, le jeu de "tout le mon en meurt". Ce jeux, les gens du Somaliland l'ont appris aussi mais dans le bon sens du terme et c'est pour cela que je pense, a mon avis, que la guerre est morte en Somaliland. Bien sur, il y aura toujours un groupe de rétrograde illuminé et assoiffé de sang pour essayer d'initier une nouvelle, mais la guerre rangée entre clan est du passée dans cette région. En plus, tous les clans de la région se suivent fans le bon exemple; c'est ainsi donc que les Mamassan viennent, eux aussi, de comprendre le jeu et se réunissent bientôt a Lughaya afin de participer a la démocratie somalilandaise et je m'en réjouis car jusqu'à date, ils avaient abandonné tout pour vivre dans les taudis de Belbela mais aujourd'hui, ils reviennent pour développer leur région avec leur cousins Mahad Casseh de la région.

Tout ceci nous apprend que nous ne sommes pas forcement condamnés a la guerre et suspicions éternelles; a Djibouti viendra un temps pas trop éloigner que la démocratie règnera et ou les élections libres et le projet des partis politiques feront qu'on préfère un président Afar, et un premier ministre Issack a un président Issa et un premier ministre Samarone car leur projet ne convainc pas. Je suis très optimistes et j'ai confiance aux gens a commencer par toi, Arreh.

Alors un conseil de grand frère, va a la mosquée Vendredi, et devant Allah, jure que tu vas toujours être du cote du faible, du petit, du dominé, du assujettis et opprimé. Ainsi, par cette promesse devant Allah et ton tallent apparent sur ce forum, qui sait, tu deviendras peut-être un des hommes qui vont faire de notre chère patrie un idéal de république et un oasis de paix et de prospérité. Je ne voudrais pas faire une comparaison superflus mais, notre grand (AH) Mohamoud Harbi avait commencé sa vie a être d'abord un chef tribal Issa ( club de la Jeunesse Issa) avec (AH) Hassan Gouled sauf que Harbi, lui, a utilisé sont intelligence et qualités au service du peuple jusqu'au sacrifice de sa vie. Alors, des Harbis en herbe, il doit certainement exister dans notre pays.

Que Dieu nous préserve de toutes les faiblesses humaines, amine.

Ce message a été modifié par Warsameh - 15 juillet 2010 - 04:36 .

0

#2 L'utilisateur est hors-ligne   Arreh Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
905
Inscrit :
16-novembre 04
Gender:
Male
Location:
Terrien
Interests:
speculation contemplative, extatique

Posté 16 juillet 2010 - 02:44

Frere Warsamoow

J'ai commence un cheminement depuis mon arrivee en Europe, durant les premiers mois, a cette epoque le projet europeen parvenait a ses aboutissemnts a grand pas exactement comment l'ont prepare les initiateurs les Schuman, les Adenauer(premier chancelier allemand apres la guerre) au lendemain de la seconde guerre mondiale. Cette effervescence de l'europeeanite ne me laissait pas indifferent, je voyais des peuples si different qui cherchait un seul passport, une seule identite. Un jours une affiche de publicite pour une bourse avec stage m'a profondement interpelle, une des conditions etaient que le postulant soit de race helenique, je suis reste perplexe.

Et tres vite j'ai traverse des crises de remise en cause de toutes les demi-verites que mon milieu clanique et familiale m'a imbibe jusqu'aux os. C'etait tres difficile au debut car je suis devenu un peu depressif tellement que je reflechissais a ces problemes et en meme temps que je tentais a m'affranchir des ces lectures claniques des evenements.

Mes reflexions petit a petit me metaphorsais et alimentaient un rejet de la violence et de la barbarie, c'etait difficile car souvent j'entrais en collision avec les autres amis issas qui connaissaient mes positions tres tribales de ma jeunesse. Et meme maintenant quand je regarde en retrospective je n'etais jamais confortable avec le fanatisme de mon entourage, je peux dire que je subissais comme tout le monde en raison de l'absence d'une autre grille d'analyse alternative et moins injuste.

Il ya quelque jours j'etais avec un jeune issa de l'age dans les vingtaine de la region d'Ali-Sabieh, je conduisais un long trajet depuis Glasgow et on discutait, walaahi je l'ai laisse parle et a la fin je me suis apercu qu'il etait dans les memes errement de ma jeunesse. Alors je commence a parler pendant presque 3 heures pour lui montrer d'autre alternative et alhamdulilah le jeune au debut ne s'attendait pas d'un tel discours et etait sur la defensive et a la fin il etait convaincu, et au fond de moi je me rejouissais si je suis arrive a le changer.Le fait qu'on a prie ensemble durant le trajet et qu'il etait religieux m'a aide egalement a le convaincre, avec des versets du coran, de la philosophie morale et des poemes en somali.

Warsamoow, mes positions issas ne sont que circonstancielle et surtout s'inscrivent dans une logique et c'est loin d'un tribalisme primaire. Pour moi il s'agit d'une methodologie, comment je peux changer les autres si je condamne ce qu'il croit, le facteur ethnique doit etre compris pour mieux le controler, il nous faut une sorte de franc-maconnerie de tout ethnie confondu qui change la societe avec intelligence sous l'ombre. Moi je suis pret a infiltrer mes miens pour changer les idees, infiltrer dans le bon sens du terme, c'est pourquoi je suis attache aux institutions traditionelles, elles representent un atout de changement et de mobilisation.

Le cas de la Somaliland est tres revelateur, je suis d'accord avec toi il n'ya plus de guerre car leur democratie est tres particuliere, ils ont maitrise et organise le facteur clanique. Il est tres interessant de voir les resultats des elections suivant les localites,les chiffrent refletent tres bien la couleur politique affiche par les clans, a titre d'illustration Salaxlay peuple de Cida Gale, a 99%, le vote etait pour UCUD de Faysal Ali Warabeh.

Il nous faut des mecanismes, une nouvelle dynamique et ne rien laisser au hasard, je refuse les mesures de facade et les vernis, comme disait
le Dr Omar Osman Rabeh que j'aime profondement et que je reve un jours le connaitre personnellement, car je suis un peu comme lui, apres l'extremisme je me penche vers les realites essentielles comme lui, il a entame son cheminement vers Allah avec intelligence et sagesse.

Frere je prie tous les jours pour qu'Allah m'assiste a etre l'homme que j'aspire a devenir, la piete, la sagesse, la longanimite, l'indulgence la magnanimite pour faire triompher la paix et la jsutice.
Qu'Allah nous assite dans notre cheminement (aamiin)

Ce message a été modifié par Arreh - 16 juillet 2010 - 03:03 .

Ma Maman
Mine intarissable d'amour et de tendresse pour moi
Apres Allah et Son Messager a la cime des origines de mes emois
En realite maman tu es ma principale porte d'entree vers la felicite divine
Ceci corrobore par tant de hadiths authentiques et nullement une chose vaine
Arreh
0

#3 L'utilisateur est hors-ligne   boustos Icône

  • Membre
  • Pip
Groupe :
Membres
Messages :
414
Inscrit :
06-décembre 03

Posté 16 juillet 2010 - 07:38

Voir le messageArreh, le 16 July 2010 - 12:44 AM, dit :

Frere Warsamoow

J'ai commence un cheminement depuis mon arrivee en Europe, durant les premiers mois, a cette epoque le projet europeen parvenait a ses aboutissemnts a grand pas exactement comment l'ont prepare les initiateurs les Schuman, les Adenauer(premier chancelier allemand apres la guerre) au lendemain de la seconde guerre mondiale. Cette effervescence de l'europeeanite ne me laissait pas indifferent, je voyais des peuples si different qui cherchait un seul passport, une seule identite. Un jours une affiche de publicite pour une bourse avec stage m'a profondement interpelle, une des conditions etaient que le postulant soit de race helenique, je suis reste perplexe.

Et tres vite j'ai traverse des crises de remise en cause de toutes les demi-verites que mon milieu clanique et familiale m'a imbibe jusqu'aux os. C'etait tres difficile au debut car je suis devenu un peu depressif tellement que je reflechissais a ces problemes et en meme temps que je tentais a m'affranchir des ces lectures claniques des evenements.

Mes reflexions petit a petit me metaphorsais et alimentaient un rejet de la violence et de la barbarie, c'etait difficile car souvent j'entrais en collision avec les autres amis issas qui connaissaient mes positions tres tribales de ma jeunesse. Et meme maintenant quand je regarde en retrospective je n'etais jamais confortable avec le fanatisme de mon entourage, je peux dire que je subissais comme tout le monde en raison de l'absence d'une autre grille d'analyse alternative et moins injuste.

Il ya quelque jours j'etais avec un jeune issa de l'age dans les vingtaine de la region d'Ali-Sabieh, je conduisais un long trajet depuis Glasgow et on discutait, walaahi je l'ai laisse parle et a la fin je me suis apercu qu'il etait dans les memes errement de ma jeunesse. Alors je commence a parler pendant presque 3 heures pour lui montrer d'autre alternative et alhamdulilah le jeune au debut ne s'attendait pas d'un tel discours et etait sur la defensive et a la fin il etait convaincu, et au fond de moi je me rejouissais si je suis arrive a le changer.Le fait qu'on a prie ensemble durant le trajet et qu'il etait religieux m'a aide egalement a le convaincre, avec des versets du coran, de la philosophie morale et des poemes en somali.

Warsamoow, mes positions issas ne sont que circonstancielle et surtout s'inscrivent dans une logique et c'est loin d'un tribalisme primaire. Pour moi il s'agit d'une methodologie, comment je peux changer les autres si je condamne ce qu'il croit, le facteur ethnique doit etre compris pour mieux le controler, il nous faut une sorte de franc-maconnerie de tout ethnie confondu qui change la societe avec intelligence sous l'ombre. Moi je suis pret a infiltrer mes miens pour changer les idees, infiltrer dans le bon sens du terme, c'est pourquoi je suis attache aux institutions traditionelles, elles representent un atout de changement et de mobilisation.

Le cas de la Somaliland est tres revelateur, je suis d'accord avec toi il n'ya plus de guerre car leur democratie est tres particuliere, ils ont maitrise et organise le facteur clanique. Il est tres interessant de voir les resultats des elections suivant les localites,les chiffrent refletent tres bien la couleur politique affiche par les clans, a titre d'illustration Salaxlay peuple de Cida Gale, a 99%, le vote etait pour UCUD de Faysal Ali Warabeh.

Il nous faut des mecanismes, une nouvelle dynamique et ne rien laisser au hasard, je refuse les mesures de facade et les vernis, comme disait
le Dr Omar Osman Rabeh que j'aime profondement et que je reve un jours le connaitre personnellement, car je suis un peu comme lui, apres l'extremisme je me penche vers les realites essentielles comme lui, il a entame son cheminement vers Allah avec intelligence et sagesse.

Frere je prie tous les jours pour qu'Allah m'assiste a etre l'homme que j'aspire a devenir, la piete, la sagesse, la longanimite, l'indulgence la magnanimite pour faire triompher la paix et la jsutice.
Qu'Allah nous assite dans notre cheminement (aamiin)


Ce sujet me paraît intéressant et je partage la vision de Warsameh.

Il est un temps où l'emotionnel enfoui au plus profond de chacun remonte à la surface. Il est d'une importance capitale de savoir dominer ses ressentis et être capable de le confronter à la réalité pour avoir un champ de vision juste et jusdicieux et ainsi les refouler.

Le tribalisme est de nos jours pervertis et utilisé pour dominer certains et leur imposer une vision néfaste et biaisée de leur origine pour mieux monter les uns contre les autres.

Arreh, ton anecdote avec le jeune assajog (région dont moi-même, je suis un pur produit) nous montre à tel point que la pression sociale, environnementale et autre peut influencer la capacité de discernement d'une personne. En région assajog, du moins dans ma jeunesse, le tribalisme ne nous disait pas grand chose. Et puis nous étions plus forgé par notre environement que notre apartenance éthnique et même les batailles rangées étaient plus de querelles de quartiers que des affrontements claniques. Du coup, ton anecdote m'interpelle car moi aussi,j'ai vu beaucoup des jeunes en occident devenus vraiment tribalistes et s'identifier à telle ou telle apartenance clanique ou tribale. Il faut dire que ces jeunes rencontrent des mauvaises fréquentations ici en occdient et sont victimes d'un lavage de cerveau tels les jeunes kamikazes qu'on envoie s'exploser en leur bourrant le crâne avec des inepsties que même les promoteurs eux-même n'ont pas le courage de le défendre en allant mettre leur vie en péril.

Notre pays a besoin de ses enfants sans distinction et je pense que le meilleur qu'on peut lui donner serait de pouvoir mettre de côté des réactions qui peuvent paraître épidermiques parce que des faibles d'esprit ont tenu à défendre leur appartenance clanique ou tribale. L'energie que nous donnons pour leur répondre serait mieux utilisée autrement et de façon plus extraordinaire, plus judicieuse.

La maturité politique et le modèle d'alternance démocratique et exemplaire du Somaliland doit nous permettre de nous poser les bonnes questions et surtout nous inciter à une rétrospection! Djibouti qui est un cocon de métissage à ciel ouvert et un modèle de vivre-ensemble légendaire n'arrive toujours pas à garder ses démons dans le fond de son armoire pour outre-passer cette imbécilité sans nom qu'est le tribalisme et laisser ainsi s'exprimer les talents peu importe leurs origines pour mettre ce pays dans le droit chemin où la justice sociale, l'égalité de chances et les compétences seront les seuls outils d'évaluation pour une bonne gouvernance et un avenir radieux pour ce peuple qui a toujours aspiré à vivre dans la paix et la solidarité.

Il est décevant de voir des jeunes s'attarder sur des considérations tribales et je pense que celà réjouit bien ceux qui tirent derrière le rideau, les ficielles de ce spectacle désolant car ça sert bien leur jeu.
0

#4 L'utilisateur est hors-ligne   Arreh Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
905
Inscrit :
16-novembre 04
Gender:
Male
Location:
Terrien
Interests:
speculation contemplative, extatique

Posté 16 juillet 2010 - 02:09

Voir le messageboustos, le 16 July 2010 - 04:38 AM, dit :

Ce sujet me paraît intéressant et je partage la vision de Warsameh.

Il est un temps où l'emotionnel enfoui au plus profond de chacun remonte à la surface. Il est d'une importance capitale de savoir dominer ses ressentis et être capable de le confronter à la réalité pour avoir un champ de vision juste et jusdicieux et ainsi les refouler.

Le tribalisme est de nos jours pervertis et utilisé pour dominer certains et leur imposer une vision néfaste et biaisée de leur origine pour mieux monter les uns contre les autres.

Arreh, ton anecdote avec le jeune assajog (région dont moi-même, je suis un pur produit) nous montre à tel point que la pression sociale, environnementale et autre peut influencer la capacité de discernement d'une personne. En région assajog, du moins dans ma jeunesse, le tribalisme ne nous disait pas grand chose. Et puis nous étions plus forgé par notre environement que notre apartenance éthnique et même les batailles rangées étaient plus de querelles de quartiers que des affrontements claniques. Du coup, ton anecdote m'interpelle car moi aussi,j'ai vu beaucoup des jeunes en occident devenus vraiment tribalistes et s'identifier à telle ou telle apartenance clanique ou tribale. Il faut dire que ces jeunes rencontrent des mauvaises fréquentations ici en occdient et sont victimes d'un lavage de cerveau tels les jeunes kamikazes qu'on envoie s'exploser en leur bourrant le crâne avec des inepsties que même les promoteurs eux-même n'ont pas le courage de le défendre en allant mettre leur vie en péril.

Notre pays a besoin de ses enfants sans distinction et je pense que le meilleur qu'on peut lui donner serait de pouvoir mettre de côté des réactions qui peuvent paraître épidermiques parce que des faibles d'esprit ont tenu à défendre leur appartenance clanique ou tribale. L'energie que nous donnons pour leur répondre serait mieux utilisée autrement et de façon plus extraordinaire, plus judicieuse.

La maturité politique et le modèle d'alternance démocratique et exemplaire du Somaliland doit nous permettre de nous poser les bonnes questions et surtout nous inciter à une rétrospection! Djibouti qui est un cocon de métissage à ciel ouvert et un modèle de vivre-ensemble légendaire n'arrive toujours pas à garder ses démons dans le fond de son armoire pour outre-passer cette imbécilité sans nom qu'est le tribalisme et laisser ainsi s'exprimer les talents peu importe leurs origines pour mettre ce pays dans le droit chemin où la justice sociale, l'égalité de chances et les compétences seront les seuls outils d'évaluation pour une bonne gouvernance et un avenir radieux pour ce peuple qui a toujours aspiré à vivre dans la paix et la solidarité.

Il est décevant de voir des jeunes s'attarder sur des considérations tribales et je pense que celà réjouit bien ceux qui tirent derrière le rideau, les ficielles de ce spectacle désolant car ça sert bien leur jeu.


Les freres Boustos et warsameh et tous les autres


Walaahi des fois je dis acudu bilaah quand j'entend les propos que tiennent certaines personnes, et Dieu seul sait ceux qui dissimulent des maladies encore pire.

Frere j'essaie depuis un moment d'interpeller les esprits et dans le meme temps m'insurger contre ceux qui s'attaquent a des communautes(les modes d'attaque ont evolue et suivent les donnees conjoncturelle).
L'exemple de la Republique auto-proclame du Somaliland est tres particulier, ils ont canalise le sentiment tribale et le laisser exprimer dans toute sa fureur mais avec des lois democratique,je parle en connaissance de cause, je suivais les consignes de vote parmi les issacks, ce que j'ai appecie le tribalisme est present sauf que personne ne s'aventure a parler d'affrontement.

Les resultats du vote ont confirme largement les lignes tribales, les leadeurs politiques de Selel, les maxad-case et issas ont soutenu Kulmiye, resultat a Saylac et Lughaya, Abdilqaadir et Xarirad le vote a confirme les consignes.A Burcao le vote etait divise parmi les habar Jeclo et les habar Yonis suivant les consignes de vote, a Borama plutot Udub et pourrait continuer a analyser de la sorte.

Bien que les supporteurs de Kulmiye etaient pret jusqu'a l'affrontemet en cas de fraude mais heureusement le systeme de Golaha Guurtida compose essentiellement des madax dhaqameed ou oukal ne laisserait pas passe un tel scenario.
L'exemple des manifestations durant le Rmadhan dernier a Hargaysa pour une histoire de forage d'eau est tres revelateur, ce qui a failli tourner en des affrontements ethniques( l'armee a tire dans la foule en tuant quelques jeunes). Et encore une fois l'intervention des vieillards etaient decisive pour resorber la crise et aplanir les differences tout en maintenant l'ordre et le calme dans les rues. Et Ceel bardaaleey en est une autre illustration de l'importance des institutions traditionelles.

A Djibouti, les sentiments tribales sont la, et couvent dans le silence, il suffit de l'apparition de facteurs ou d'evenements conjoncturels tel qu'une grave crise economique, ou un conflit regionale qui facilite un flux d'armes dans le pays avec un pouvoir central affaiblit.
Je ne suis pas un idealiste, je ne vois pas de mixite ou de melting pot a Djibouti, c'est un cas tres particulier, les djiboutiens de naissance depuis l'arrivee des francais ont change, ils sont peu enclin vers la violence, mais le danger pourrait venir des recement citadinise de toute ethnie confondue, avec une predominance issa.

Pour ma part apres observation de ces facteurs, je me suis resigne etre attache aux institutions traditionelles pour controler les issas et les afars car seules ces mecanismes ont un echo certains pour les oreilles, et je crois fermememt que leur renforcement, leur modernisation, loin d'etre un element destabilisateur constitueront des gardes fous contre les politiciens vereux afar ou issa anime par la cupidite. Je plaide pour ce systeme car si un tel systeme avait sa place reel IOG ne pourrait pas changer la constituion pour prolonger sa presidence et hypothequer ainsi notre avenir. A defaut du principe abstrait de la loi qui exige obeissance inconditionnelle, ce qui est difficile de realiser en ce moment a Djibouti vu les contradictions internes du bricolage politique, je plaide pour une renforcement des institutions traditionnelles.

Je peux me tromper dans mes analyses mais je continuerais a penser ainsi jusqu'au moment ou que je ssois convaincu d'autre chose, je suis de nature tetu dans mes convictions mais je change avec le coeur et la raison et surtout avec la lumiere des versets du Coran.

salaamoulaahi alaykoum

Ma Maman
Mine intarissable d'amour et de tendresse pour moi
Apres Allah et Son Messager a la cime des origines de mes emois
En realite maman tu es ma principale porte d'entree vers la felicite divine
Ceci corrobore par tant de hadiths authentiques et nullement une chose vaine
Arreh
0

#5 L'utilisateur est hors-ligne   Dona del fuego Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
938
Inscrit :
03-juillet 03

Posté 16 juillet 2010 - 03:34

Voir le messageArreh, le 16 July 2010 - 11:09 AM, dit :

Les freres Boustos et warsameh et tous les autres


Walaahi des fois je dis acudu bilaah quand j'entend les propos que tiennent certaines personnes, et Dieu seul sait ceux qui dissimulent des maladies encore pire.

Frere j'essaie depuis un moment d'interpeller les esprits et dans le meme temps m'insurger contre ceux qui s'attaquent a des communautes(les modes d'attaque ont evolue et suivent les donnees conjoncturelle).
L'exemple de la Republique auto-proclame du Somaliland est tres particulier, ils ont canalise le sentiment tribale et le laisser exprimer dans toute sa fureur mais avec des lois democratique,je parle en connaissance de cause, je suivais les consignes de vote parmi les issacks, ce que j'ai appecie le tribalisme est present sauf que personne ne s'aventure a parler d'affrontement.

Les resultats du vote ont confirme largement les lignes tribales, les leadeurs politiques de Selel, les maxad-case et issas ont soutenu Kulmiye, resultat a Saylac et Lughaya, Abdilqaadir et Xarirad le vote a confirme les consignes.A Burcao le vote etait divise parmi les habar Jeclo et les habar Yonis suivant les consignes de vote, a Borama plutot Udub et pourrait continuer a analyser de la sorte.

Bien que les supporteurs de Kulmiye etaient pret jusqu'a l'affrontemet en cas de fraude mais heureusement le systeme de Golaha Guurtida compose essentiellement des madax dhaqameed ou oukal ne laisserait pas passe un tel scenario.
L'exemple des manifestations durant le Rmadhan dernier a Hargaysa pour une histoire de forage d'eau est tres revelateur, ce qui a failli tourner en des affrontements ethniques( l'armee a tire dans la foule en tuant quelques jeunes). Et encore une fois l'intervention des vieillards etaient decisive pour resorber la crise et aplanir les differences tout en maintenant l'ordre et le calme dans les rues. Et Ceel bardaaleey en est une autre illustration de l'importance des institutions traditionelles.

A Djibouti, les sentiments tribales sont la, et couvent dans le silence, il suffit de l'apparition de facteurs ou d'evenements conjoncturels tel qu'une grave crise economique, ou un conflit regionale qui facilite un flux d'armes dans le pays avec un pouvoir central affaiblit.
Je ne suis pas un idealiste, je ne vois pas de mixite ou de melting pot a Djibouti, c'est un cas tres particulier, les djiboutiens de naissance depuis l'arrivee des francais ont change, ils sont peu enclin vers la violence, mais le danger pourrait venir des recement citadinise de toute ethnie confondue, avec une predominance issa.

Pour ma part apres observation de ces facteurs, je me suis resigne etre attache aux institutions traditionelles pour controler les issas et les afars car seules ces mecanismes ont un echo certains pour les oreilles, et je crois fermememt que leur renforcement, leur modernisation, loin d'etre un element destabilisateur constitueront des gardes fous contre les politiciens vereux afar ou issa anime par la cupidite. Je plaide pour ce systeme car si un tel systeme avait sa place reel IOG ne pourrait pas changer la constituion pour prolonger sa presidence et hypothequer ainsi notre avenir. A defaut du principe abstrait de la loi qui exige obeissance inconditionnelle, ce qui est difficile de realiser en ce moment a Djibouti vu les contradictions internes du bricolage politique, je plaide pour une renforcement des institutions traditionnelles.

Je peux me tromper dans mes analyses mais je continuerais a penser ainsi jusqu'au moment ou que je ssois convaincu d'autre chose, je suis de nature tetu dans mes convictions mais je change avec le coeur et la raison et surtout avec la lumiere des versets du Coran.

salaamoulaahi alaykoum



Macha Allah cela fait plaisir de vous lire les garçons.
Il faut aussi dire que la question ne se résume pas à une maladie du coeur, il y a en dessous bien souvent la question du partage des richesses ( réelles ou projetées), la question du pouvoir.
Si vous étudiez le phénomène dans le temps nous voyons que la violence entre clan somalis par example a été exacerbées depuis l'introduction de l'institution du aqil par les puissances coloniales, cad un chef au sens occidental du terme dans une socièté basée sur le droit d'ainesse, la symbolique et surtt qui était foncièrement égalitaire.
Après le colon, ce fut l'état lui mm qui devint l'objet de la course au pouvoir la grande somalie l'a apprit à ses dépends faute d'équilibre.
Et Djibouti n'apprend pas de ces voisins, on fonce droit vers le même problème.

L'alternative des institutions traditionnelles est bonne à explorer comme garde fou. La foi en est une autre, regarder tout simplement les évènements en termes de justice, qu'est ce qui est juste, le baromètre étant le 'moi' et ce qu'il accepterait pour lui même.
Le garde fou étant aussi la menace divine contre les injustes. Et pour tout vous dire, j'ai pensé à un état suivant le model des Khilafa rashidiin. ( pas d'amalgame avec les pseudo rep islamiques qui en douce fond tous ce qui est blamâble). Et certes, IL est mieux informé demandons donc sa lumière.

Salam Aleikoum
L'avenir de l'homme, c'est la femme.

Louis Aragon.

Ce qui est le plus beau chez une Femme c'est sa dignité, et non seulement son corps. Mais il faut être digne pour pouvoir s'en rendre compte!

Unknown

Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta
peau.

Senghor
0

#6 L'utilisateur est hors-ligne   waakan Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
899
Inscrit :
28-avril 09

Posté 17 juillet 2010 - 02:06

Kii waanada qaata allaha ka dhigo.
Amiin Amiin Amiin
0

#7 L'utilisateur est hors-ligne   Un Djib-libre Icône

  • Membre
  • Pip
Groupe :
Membres
Messages :
51
Inscrit :
06-avril 09

Posté 18 juillet 2010 - 02:49

Salut tout le monde,
Sujet interessant qui me permet de sortir de ma grotte afin de mettre mon grin de sel.
Souvent, les carences en démocratie et le sentiment ethnique sont considérés comme les causes des conflits. Je préfére pour ma part me concentrer sur l’influence des chocs historiques sur les institutions politiques et la redevabilité du pouvoir.

Dans la plupart des analyses actuelles sur notre pays, la période avant la colonisation ou même avant l’indépendance n’est pas prise en compte et si elle l’est, c’est simplement pour expliquer l’articulation ethnique des conflits comme par exemple la rivalité historique entre tel tribu et un autre, alors qu’en fait ces identités sont beaucoup plus fluctuantes qu’on ne le pense.
Il est saint de reconnaitre quand meme que certains clans sont plus meritant que d'autres pour l'accession à l'independance.
Et dire qu'on est tous égaux dans un pays en terme de droit oui mais je pense pas que c'est valable en terme d'effort ce qui explique que certains de nos concitoyens ne se sentent pas concernés au fond d'eux de l'avenir de Djibouti par exemple.
Il serait hytopique quand meme d'imaginer une democratie à l'occidentale ou y aurais pas d'appartenance à un clan.
J'aime l'idée qu'on est en avant garde les lois coutumiers pour combler les errements du système juridique post independance imposé. Dont celle que je connais mieux de la confédération des tribus Issas est donc régie par un droit coutumier (Xeer) qui comprend un code pénal, une constitution politique et un ensemble de règles d’éthique sociale. Sa première vocation est de sauvegarder la cohésion sociale et de restaurer la paix à travers des mécanismes complexes de régulation des conflits et de l’exercice du pouvoir. Et meme si ces mécanismes ont été manipulés et coupés de leur philosophie politique, auquel se rajoutent les défis de la mondialisation et de la loi du plus fort, ils en demeurent enocre les plus efficaces à mes yeux.
Pour vous donnez un exemple parfait, celui de la Somalie nous montre comment le discrédit d’anciennes coutumes peut mener au conflit et au dépit de la démocratie. En Somalie, la constitution ou loi coutumière (Xeer) fut abandonnée par le dictateur Siyad Barré, qui a pris le pouvoir en 1969 avec un coup d’Etat, dans une volonté d’inscrire la modernisation de la Somalie dans l’esprit du modèle socialiste. Mais si Barré a également tenté par tous les moyens de réduire l’organisation clanique et les autorités locales, c’était dans le but de renforcer son gouvernement central.Par le moyen législatif, l’Etat a pris le contrôle des aspects les plus sensibles de la vie sociale, politique et économique, précédemment pris en charge par les clans ou les chefs de villages, suivant ainsi la tradition de la Xeer. Barré mit également en place une organisation pan-somalienne, devant regrouper l’ensemble du peuple somalien, dans le but de remplacer les allégeances claniques. C’est ainsi qu’a émergé une nouvelle élite politique urbaine dont les revenus dépendaient exclusivement des ressources de l’Etat. Cette élite urbaine a alors lutté pour son enrichissement en s’assurant l’accès à l’appareil d’Etat. Ce mouvement prit alors le nom de tribalisme ou clanisme, bien qu’il n’y a rien à voir entre ce phénomène et celui de la traditionnelle médiation inter-tribale ou inter-clanique. Alors que l’Etat devenait la première source de revenus, la compétition au sein de l’élite urbaine se jouait de plus en plus suivant des préférences généalogiques, mais sans restriction par la loi coutumière (Xeer). Et vous êtes d'accord que cette forme des néo elites urbaine et bien presente de nos jours à Djibouti en privilegiant avant tout leur épanouissement personnel certe ephémère.
En retirant le pouvoir au niveau local et en sapant la loi coutumière, Barré a également sapé les fondements du système traditionnel de règlement des conflits et d’équilibre des pouvoirs qui avait été institués depuis des années.

Bien que je partage pas votre admiration du sytème Somaliland je reconnais qu'il y est un flechissement par rapport à leur revendications prémieres.

Bien à vous.
0

#8 L'utilisateur est hors-ligne   Arreh Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
905
Inscrit :
16-novembre 04
Gender:
Male
Location:
Terrien
Interests:
speculation contemplative, extatique

Posté 19 juillet 2010 - 02:25

Voir le messageUn Djib-libre, le 18 July 2010 - 11:49 AM, dit :

Salut tout le monde,
Sujet interessant qui me permet de sortir de ma grotte afin de mettre mon grin de sel.
Souvent, les carences en démocratie et le sentiment ethnique sont considérés comme les causes des conflits. Je préfére pour ma part me concentrer sur l’influence des chocs historiques sur les institutions politiques et la redevabilité du pouvoir.

Dans la plupart des analyses actuelles sur notre pays, la période avant la colonisation ou même avant l’indépendance n’est pas prise en compte et si elle l’est, c’est simplement pour expliquer l’articulation ethnique des conflits comme par exemple la rivalité historique entre tel tribu et un autre, alors qu’en fait ces identités sont beaucoup plus fluctuantes qu’on ne le pense.
Il est saint de reconnaitre quand meme que certains clans sont plus meritant que d'autres pour l'accession à l'independance.
Et dire qu'on est tous égaux dans un pays en terme de droit oui mais je pense pas que c'est valable en terme d'effort ce qui explique que certains de nos concitoyens ne se sentent pas concernés au fond d'eux de l'avenir de Djibouti par exemple.
Il serait hytopique quand meme d'imaginer une democratie à l'occidentale ou y aurais pas d'appartenance à un clan.
J'aime l'idée qu'on est en avant garde les lois coutumiers pour combler les errements du système juridique post independance imposé. Dont celle que je connais mieux de la confédération des tribus Issas est donc régie par un droit coutumier (Xeer) qui comprend un code pénal, une constitution politique et un ensemble de règles d’éthique sociale. Sa première vocation est de sauvegarder la cohésion sociale et de restaurer la paix à travers des mécanismes complexes de régulation des conflits et de l’exercice du pouvoir. Et meme si ces mécanismes ont été manipulés et coupés de leur philosophie politique, auquel se rajoutent les défis de la mondialisation et de la loi du plus fort, ils en demeurent enocre les plus efficaces à mes yeux.
Pour vous donnez un exemple parfait, celui de la Somalie nous montre comment le discrédit d’anciennes coutumes peut mener au conflit et au dépit de la démocratie. En Somalie, la constitution ou loi coutumière (Xeer) fut abandonnée par le dictateur Siyad Barré, qui a pris le pouvoir en 1969 avec un coup d’Etat, dans une volonté d’inscrire la modernisation de la Somalie dans l’esprit du modèle socialiste. Mais si Barré a également tenté par tous les moyens de réduire l’organisation clanique et les autorités locales, c’était dans le but de renforcer son gouvernement central.Par le moyen législatif, l’Etat a pris le contrôle des aspects les plus sensibles de la vie sociale, politique et économique, précédemment pris en charge par les clans ou les chefs de villages, suivant ainsi la tradition de la Xeer. Barré mit également en place une organisation pan-somalienne, devant regrouper l’ensemble du peuple somalien, dans le but de remplacer les allégeances claniques. C’est ainsi qu’a émergé une nouvelle élite politique urbaine dont les revenus dépendaient exclusivement des ressources de l’Etat. Cette élite urbaine a alors lutté pour son enrichissement en s’assurant l’accès à l’appareil d’Etat. Ce mouvement prit alors le nom de tribalisme ou clanisme, bien qu’il n’y a rien à voir entre ce phénomène et celui de la traditionnelle médiation inter-tribale ou inter-clanique. Alors que l’Etat devenait la première source de revenus, la compétition au sein de l’élite urbaine se jouait de plus en plus suivant des préférences généalogiques, mais sans restriction par la loi coutumière (Xeer). Et vous êtes d'accord que cette forme des néo elites urbaine et bien presente de nos jours à Djibouti en privilegiant avant tout leur épanouissement personnel certe ephémère.
En retirant le pouvoir au niveau local et en sapant la loi coutumière, Barré a également sapé les fondements du système traditionnel de règlement des conflits et d’équilibre des pouvoirs qui avait été institués depuis des années.

Bien que je partage pas votre admiration du sytème Somaliland je reconnais qu'il y est un flechissement par rapport à leur revendications prémieres.

Bien à vous.




Bismilaahi Rahmaani Rahiim

Frere Djib-Libre
Djib-libre, c'est curieux mais sincerement ton style me rappelle la plume soyeuse d'un ancien ami, historien de formation, fin analyste de la geopolitique regionale et un grand connaisseur de la politique de la somalie de l'ere de Syad Barreh dont il a redige une memoire de maitrise. En tout je ne vais rien ajouter la dessus mais au cas ou tu serais cet ancien ami, inshaAllah je vais te demander le jours qu'on se verra en chair et en os.

J'ai apprecie enormement ta sagacite intellectuelle et ton analyse pertinente. Pour ma part il serait grand temps de redynamiser les institutions traditionelles afin de restaurer leur assise philosophique,leur independance vis a vis des belettes engraisses, cet elite urbaine dont tu presente de maniere si pertinente. Il s'agit de sillonner le pays afin de relancer une nouvelle dynamique qui emboite le pas ce regain de vitalite qui a ete rendu possible par l'intronisation de l'Ougass.

La specifite des issas est plus que jamais affirme par l'intronisation de l'Ougass, un peu comme l'independance les issas ont transcende les chamaillades politiques des belettes, les emotions que j'ai vu sur les visages des issas durant les moments de l'intronisation m'ont persuade que la communaute est de nouveau vivante. A Londres dont j'etais present en tant que membre des organisateurs de la soiree dedie a l'Ougass j'etais temoin de ces emotions, de ces larmes lors du Gabay prononce par Faduma Ahmed.C'est pourquoi je pense sincerement qu'il faut atteler l'organisation politique des issas qui doit transcender les politiques politiciennes qui ont failli nous conduire dans une guerre civile durant l'amnesie collective qui a saisi les issas depuis la mort de notre pere Ougass Hassan Hirsi(qu'Allah l'abreuve des sources de tasnim de Jannatul furdawsa)

Du moins du cote issa les institutions bien que malmene par les grippes des chamaillades politique interne des belettes(ces elites urbaine dont tu parles), ont demontre largement leur autorite sur les issas en intronisant un Ougass, qui il faut reconnaitre constitue aujourdhui une chance historique pour la stabilite de toute la sous region. J'ai l'intime conviction qu'il est grand temps que nos intellectuels se penchent sur ces institutions afin de les interpreter pour mieux leur donner une assise dans le milieu urbain et surtout faire comprendre aux jeunes generations l'importance de ces institutions.

Il est a noter que ces systemes ont toujours ete une anse sure contre la barbarie que pourrait engendrer les porteurs de cravates qui vivent en deni de leur marqueur identitaire et qui voient que toute civilisation ne s'origine que de Rome ou d'Athenes.Je me suis attache a ces questions depuis que j'ai trouve dans la jurisprudence islamique des dispositions qui me donne la permission de reflechir afin de solutionner les problemes societales qui ont emerge a la suite des chocs de la colonisation.

Nos ancetres disaient " Eebahay xugun bu iga abuuray, aabahayna Xeerbu ii dhigay", ou " Xeerka ciise waa gab lagu soco", "Mon Seigneur m'a cree a partir d'une graine et mon pere m'a fait un Droit", "le Xeer ciise est comme une chaussure sur laquelle il faut se chausser".

J'encourage tout jeune issa ou afar qui se penche sur ces questions car notre salut passe par la reconnaissance de nos racines, de nos cultures, comme disait le proverbe, un homme sans culture est un arbre sans racine"

salaamoulaahi alaykoum


Ce message a été modifié par Arreh - 19 juillet 2010 - 02:43 .

Ma Maman
Mine intarissable d'amour et de tendresse pour moi
Apres Allah et Son Messager a la cime des origines de mes emois
En realite maman tu es ma principale porte d'entree vers la felicite divine
Ceci corrobore par tant de hadiths authentiques et nullement une chose vaine
Arreh
0

#9 L'utilisateur est hors-ligne   boustos Icône

  • Membre
  • Pip
Groupe :
Membres
Messages :
414
Inscrit :
06-décembre 03

Posté 19 juillet 2010 - 08:52

Le retour aux fondamentaux de xeer Issa ou celui qui régit la vie des nomades afars(dont le nom m'échappe) n'est pas mauvais en soit. Sauf que dans l'ére de temps ces deux communautés ne vivaient pas ensemble mais en parfait voisinage. Avec l'évolution et le tracé des frontières, ces communautés ont été obligés d'évoluer dans un même espace régit par des régles et des institutions imposées et venues d'ailleurs. Il a fallu adopter ces institutions et ce mode de gouvernance car ces deux communautés avec des autres sont cette fois-ci réunies dans un espace géographique commun et chacun ne pouvait pas continuer à se soumettre à son mode de gouvernance communautaire qui lui était propre, du moins on ne pouvait pas fonctionner avec des droits coutumiers et des institutions dans un espace unique et surtout publique.

À mon sens, l'abandon de ces références coutumières tant sur le plan de la gouverance que sur le plan judiciaire(bien que chaque commaunauté à garder ses propres référence de la justice coutumière pour règler ses differents inter-claniques, je pense au maaq chez les issa) est évolutif et répond à la conjecture et aux transformations sociétales.

Siad Barré en Somalie, a justement voulu effacé tout référence aux xeers pour trouver un équilibre qui permettrait à toute tribu de s'identifier à un modèle commun de gouvernance et de pas se trouver imposée à tel ou tel xeer qui doit différer selon les composantes tribales et claniques de la Somalie. À mon avis, il a voulu aller trop vite en besogne et éliminer rapidement des attachements bien enracinés au xeer chez les différents clans somaliens. Il faut peut-ête dire qu'il croyait que c'est le seul moyen de museler les hommes respectés - les oqaals- qui avaient une certaine aura et inspiraient un profond respect et une considération auprès de leurs tribus respectives. Ils étaient les dépositaires et les références pour régler les conflits inter-claniques et ainsi gerer le quotidien de la cité dans une cellule. Le système de xeer est très cloisonné même s'il existe des réferences et des conventions pour régler les conflits inter-communautaires ou inter-tribales. La solution du choix du socialisme et la stratégie de pouvoir mettre tout le monde à un même niveau a été désastreuse pour Siad Barré. Puisque comme la si bien dit Djib-libre dans son intervention, un groupe de gens '' l'élite urbaine'' a acquis un certain statut et par la suite, a pu avoir un certain standing de vie. Ils(cette élite) n'étaient pas prêts de partager le gâteau et je pense que cette ''elite urbain''a torpillé le projet fédérateur de Siad. C'est cette même apparatchik qui a pu profiter des largesse du système Siad a ses début et à donc pu zémer la zizanie et le trouble par la suite.

Il faut dire qu'il y a aussi la paranoïa du pouvoir qui a poussé Ziad Barré à se méfier de tout le monde - comme les oulémas-. Je pense que Ziad avait plutôt une vision très personnelle de la gouvernance et tout individu ou toute institution qui pouvait lui faire de l'ombre devait disparaître de son chemin car la gloire ne se partage pas!

Pour revenir au sujet, je crois que le retour aux fondamentaux coutumiers est bien et dangereux à la fois. Bien, si nous sommes intelligents et arrivons à pouvoir mixer tous ses xeers et bien prendre en considération le vivre-ensemble en essayant de ne pas imposer son xeer aux autres. Il faut avoir la lumière pour prendre ce qui est bon de tous ces xeers (Afar, Issa, Gada, Issack, Arabe(s'il en existe)) et pouvoir intégrer l'ensemble de ces composantes à ce mode de gouvernance pour dôter les institutions d'une notion de justice et d'égalité. Et je pense que la meilleure référence pour ça est le Coran et la sunna du prophète (CSW). Dangeureux car il peut améner à un repli identitaire, et chacun voudra imposer son xeer pour dominer l'autre, ce qui pourrait engendrer une frustration et amener à une incompréhension aux conséquences tragiques.

L'intelligence réside dans la collaboration et l'entraide et non pas à une référence automatique à un code et une gouvernance qui s'applique qu'à une communauté. L'exemple de la Charia du prohète Mohammad (CSW) doit être la source de tout nouvelle conception de la gouverance en essayant de l'agrémenter des points positifs des xeers. Ces xeers sont aussi comme tout le monde l'a dit, des barrières et des gardes-fous face à cette démocratie rampante imposée insidieusement par le style de vie, par ce que nous mangeons et par les médias pour nous convaincre que nos références coutumières ne sont pas les bonnes!!!

Wa'alla uu calam
1

#10 L'utilisateur est hors-ligne   Arreh Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
905
Inscrit :
16-novembre 04
Gender:
Male
Location:
Terrien
Interests:
speculation contemplative, extatique

Posté 19 juillet 2010 - 02:55

Frere Boustos

Je suis tres heureux de provoquer la reaction d'esprit comme le votre et celui de Djib-Libre dans ces discussions, so far dans ce forum la lucidite et l'intelligence etait rarement au rendez-vous. Et encore cela me rappelle un verset un verset " les savants et les non-savants ne sont pas egaux", autrement celui qui sait de quoi il parle et celui qui ne sait rien sur le sujet et la portee de la discussion.

Pour moi tout systeme de gouvernance doit refleter les cultures qu'il se donne l'ambition de gerer, les echecs qui resultent quand une societe agit autrement sont nombreux et les consequences sont variees. La Turquie des kemalistes qui arrimait une democratie force sur les marqueurs identitaires a coup de corruption ne s'est maintenu au pouvoir qu'avec l'action du complexe militaro-industriel corrompu, et encore le retour des tenants des traditions s'est deroule dans la douceur mais surement car ce mariage contre-nature entre laicisation frenetique et democratie de mensonge ne pouvait durer.

Dans notre discussion, il nous faut pas percevoir de ma part juste un romantisme pour le Xeer Issa et une recherche de domination des autres sous l'aile de ce Xeer ensemble avec le systeme sultana, rien n'est plus eloigne de la verite quand certains esprit anime par la phobie interprete mes propos ainsi.

Ma pensee n'est pas l'aboutissement mais plutot le debut d'un cheminement pour trouver des solutions a nos problemes politiques latents qui peuvent resurgir a tout moment une fois que les ogres porteurs de cravates forme dans les universites francaises sentent que les parametres sont reunis pour partir a l'assaut de la patrie en melangeant malhonnetement les differents mecontentements eloignes les uns des autres juste pour parvenir a leur odieuse finalite.Ici dans ce forum certains dameeri dhaan raacday(l'anesse qui ne fait que suivre) n'ont pas dissimule leur strategie d'arrimer tous les mecontentements en repetant exactement les dires de certains politicien malefiques que j'appelle sans reserve possede par Ibliss en personne.

Je partage tes craintes de voir la societe fragmente des qu'on mentionne le systeme traditionel, mais pour ma part cette crainte ne peut etre accorde une importance trop grande, elle peut etre adresse facilement par des mecanismes. Je suis parti d'un constat simple, les issas et les afars sont les majorites, tout probleme politique ne peut que venir que d'eux, donc il est naturel de s'adresser d'abord a eux et de mettre en place comment aplanir leur difference de maniere sincere et professionelle.
Dans les instittutions que j'envisage theoriquement pour l'instant les autres composantes a savoir issack, gadaboursi et arabes auront leur place et leur importance car avant tout ce sont des citoyens a part entiere et par consequent en terme de droit il faut une egalite a tout d'instant.

Ma philosophie c'est le pragmatisme mon ami, depuis la reflexion, durant l'elaboration et jusqu'a la livraison. Je pense a l'anedocte que m'a raconte un vieux kenyan d'ethnie Kikuyu qui est mon voisin, quand un lion attaque l'enclos faut-il chasser le lion d'abord ou faire l'inventaire de nombres de vache tue alors que le fauve se trouve toujours dans l'enclos.

salamoulaahi alaykoum

Ma Maman
Mine intarissable d'amour et de tendresse pour moi
Apres Allah et Son Messager a la cime des origines de mes emois
En realite maman tu es ma principale porte d'entree vers la felicite divine
Ceci corrobore par tant de hadiths authentiques et nullement une chose vaine
Arreh
0

#11 L'utilisateur est hors-ligne   djibmouslim Icône

  • Membre
  • Pip
Groupe :
Membres
Messages :
126
Inscrit :
21-mars 09
Gender:
Male

Posté 19 juillet 2010 - 09:48

Voir le messageboustos, le 19 July 2010 - 05:52 AM, dit :

Le retour aux fondamentaux de xeer Issa ou celui qui régit la vie des nomades afars(dont le nom m'échappe) n'est pas mauvais en soit. Sauf que dans l'ére de temps ces deux communautés ne vivaient pas ensemble mais en parfait voisinage. Avec l'évolution et le tracé des frontières, ces communautés ont été obligés d'évoluer dans un même espace régit par des régles et des institutions imposées et venues d'ailleurs. Il a fallu adopter ces institutions et ce mode de gouvernance car ces deux communautés avec des autres sont cette fois-ci réunies dans un espace géographique commun et chacun ne pouvait pas continuer à se soumettre à son mode de gouvernance communautaire qui lui était propre, du moins on ne pouvait pas fonctionner avec des droits coutumiers et des institutions dans un espace unique et surtout publique.
Pour revenir au sujet, je crois que le retour aux fondamentaux coutumiers est bien et dangereux à la fois. Bien, si nous sommes intelligents et arrivons à pouvoir mixer tous ses xeers et bien prendre en considération le vivre-ensemble en essayant de ne pas imposer son xeer aux autres. Il faut avoir la lumière pour prendre ce qui est bon de tous ces xeers (Afar, Issa, Gada, Issack, Arabe(s'il en existe)) et pouvoir intégrer l'ensemble de ces composantes à ce mode de gouvernance pour dôter les institutions d'une notion de justice et d'égalité. Et je pense que la meilleure référence pour ça est le Coran et la sunna du prophète (CSW). Dangeureux car il peut améner à un repli identitaire, et chacun voudra imposer son xeer pour dominer l'autre, ce qui pourrait engendrer une frustration et amener à une incompréhension aux conséquences tragiques.

L'intelligence réside dans la collaboration et l'entraide et non pas à une référence automatique à un code et une gouvernance qui s'applique qu'à une communauté. L'exemple de la Charia du prohète Mohammad (CSW) doit être la source de tout nouvelle conception de la gouverance en essayant de l'agrémenter des points positifs des xeers. Ces xeers sont aussi comme tout le monde l'a dit, des barrières et des gardes-fous face à cette démocratie rampante imposée insidieusement par le style de vie, par ce que nous mangeons et par les médias pour nous convaincre que nos références coutumières ne sont pas les bonnes!!!


Wa'alla uu calam


=D> Baraka Allahou fiik,qu'Allah t'illumines et augmente ta lucidité.
ps:la juridiction qui régie la vie des nomades afars est le madca
قال صلى الله عليه وسلم" يا ابا ذر جدد السفينة فان البحر عميق واكثر الزاد فان السفر طويل واخلص العمل فإن الناقدبصير
"le prophète psl:[i] ô Abu Zharr,renouvelle l'embarcation car la mer est profonde,augmente ta provision le voyage est long,agit avec sincérité car rien n'échappe au Clairvoyant[/i]

قيل : من كان الموت طالبه والقبر بيته والتراب فراشه والدود انيسه فكيف يهيأ بالحياة
[i]Celui que la mort appelle, dont la tombe est sa demeure et la poussière son matelas,comment peut s'oublié dans cette vie?[/i]

الموت باب و كل الناس داخله,يا ليت شعري بعد الباب لا الدار,الدار جنة خلد إن عملت بما يرضي الإله,وإن قصرت فالنار
[i]Certes la mort est une porte que tous le monde doit un jour franchir,Si seulement après cette mort n'y avais aucune demeure,,cette demeure est un paradis éternel pour celui qui a œuvré dans ce qui agrée le seigneur,pour celui qui aura désobéit l'enfer sera sa demeure [/i]
0

#12 L'utilisateur est hors-ligne   waakan Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
899
Inscrit :
28-avril 09

Posté 20 juillet 2010 - 12:33

Le droit coutumiere a deja sa place dans le systeme judiciaire actuel, je rappelle le systeme judiciaire est compose de 3:
Droit islamique
Droit coutumiere
Droit moderne.

Sinon a part les differents appelation, je pense que droit coutumier et democratie sont tout simplement identiques.
Si le ugaas ou le sultant est nomme par le peuple et que le president de la republique est aussi nomme par le peuple alors ou est la difference??
Encore une fois ns devrons pas perdre du tps sur ce qui est inutile mais acceptons justement une democratie et que le peuple choisissent avec clarte leur president.
Qu'on parle de droit coutumier ou de democratie la vrai question qui nous attend est Qui doit etre elu? et comment? Combien de mandats?

Ce message a été modifié par waakan - 20 juillet 2010 - 12:47 .

0

#13 L'utilisateur est hors-ligne   Un Djib-libre Icône

  • Membre
  • Pip
Groupe :
Membres
Messages :
51
Inscrit :
06-avril 09

Posté 20 juillet 2010 - 02:53

Voir le messageArreh, le 19 July 2010 - 12:25 AM, dit :



Bismilaahi Rahmaani Rahiim

Frere Djib-Libre
Djib-libre, c'est curieux mais sincerement ton style me rappelle la plume soyeuse d'un ancien ami, historien de formation, fin analyste de la geopolitique regionale et un grand connaisseur de la politique de la somalie de l'ere de Syad Barreh dont il a redige une memoire de maitrise. En tout je ne vais rien ajouter la dessus mais au cas ou tu serais cet ancien ami, inshaAllah je vais te demander le jours qu'on se verra en chair et en os.

J'ai apprecie enormement ta sagacite intellectuelle et ton analyse pertinente. Pour ma part il serait grand temps de redynamiser les institutions traditionelles afin de restaurer leur assise philosophique,leur independance vis a vis des belettes engraisses, cet elite urbaine dont tu presente de maniere si pertinente. Il s'agit de sillonner le pays afin de relancer une nouvelle dynamique qui emboite le pas ce regain de vitalite qui a ete rendu possible par l'intronisation de l'Ougass.

La specifite des issas est plus que jamais affirme par l'intronisation de l'Ougass, un peu comme l'independance les issas ont transcende les chamaillades politiques des belettes, les emotions que j'ai vu sur les visages des issas durant les moments de l'intronisation m'ont persuade que la communaute est de nouveau vivante. A Londres dont j'etais present en tant que membre des organisateurs de la soiree dedie a l'Ougass j'etais temoin de ces emotions, de ces larmes lors du Gabay prononce par Faduma Ahmed.C'est pourquoi je pense sincerement qu'il faut atteler l'organisation politique des issas qui doit transcender les politiques politiciennes qui ont failli nous conduire dans une guerre civile durant l'amnesie collective qui a saisi les issas depuis la mort de notre pere Ougass Hassan Hirsi(qu'Allah l'abreuve des sources de tasnim de Jannatul furdawsa)

Du moins du cote issa les institutions bien que malmene par les grippes des chamaillades politique interne des belettes(ces elites urbaine dont tu parles), ont demontre largement leur autorite sur les issas en intronisant un Ougass, qui il faut reconnaitre constitue aujourdhui une chance historique pour la stabilite de toute la sous region. J'ai l'intime conviction qu'il est grand temps que nos intellectuels se penchent sur ces institutions afin de les interpreter pour mieux leur donner une assise dans le milieu urbain et surtout faire comprendre aux jeunes generations l'importance de ces institutions.

Il est a noter que ces systemes ont toujours ete une anse sure contre la barbarie que pourrait engendrer les porteurs de cravates qui vivent en deni de leur marqueur identitaire et qui voient que toute civilisation ne s'origine que de Rome ou d'Athenes.Je me suis attache a ces questions depuis que j'ai trouve dans la jurisprudence islamique des dispositions qui me donne la permission de reflechir afin de solutionner les problemes societales qui ont emerge a la suite des chocs de la colonisation.

Nos ancetres disaient " Eebahay xugun bu iga abuuray, aabahayna Xeerbu ii dhigay", ou " Xeerka ciise waa gab lagu soco", "Mon Seigneur m'a cree a partir d'une graine et mon pere m'a fait un Droit", "le Xeer ciise est comme une chaussure sur laquelle il faut se chausser".

J'encourage tout jeune issa ou afar qui se penche sur ces questions car notre salut passe par la reconnaissance de nos racines, de nos cultures, comme disait le proverbe, un homme sans culture est un arbre sans racine"

salaamoulaahi alaykoum






Cher Arreh,

D'abord pour donner suite à ta question de préambule, je crains ne pas correspondre à l'ami que tu recherche car n'etant point historien de formation, et par souvenir ma mémoire parlait plutot de "l'érosion de la classe moyenne dans le tiers-monde", un sujet plutot sociétale qu'historique lool.
J'aime l'idée d'explorer les choses et la soif d'apprendre et de par mon boulot la documentation m'aide bien sur cet égard.

J'admire également la vivacité de ton écriture et la sincerité qui se dégage de tes convictions. Ceci dit revenons à notre échange que je trouve enrichissant et courtois et je te parlerais d'un point de vue assez simple et plutot logique, sur l'intitutionnalisation du pouvoir des leaders traditionnels pour mieux faire fonctionner et encadrer les choses.
En premier lieu, un bilan de l’introduction de la démocratie en Afrique en générale sur le modèle occidental est loin d’être positif. Plutôt que de susciter une plus grande responsabilité des dirigeants vis-à-vis des populations, les élections démocratiques en Afrique représentent trop souvent une opportunité d’enrichissement personnel pour les élus et pour leurs réseaux. En second lieu, lorsqu’une une guerre civile survient, la communauté internationale intervient pour accompagner la transition vers la démocratie. Celle-ci suit le modèle d’une brève période de libéralisation, de la tenue d’élections et dans certains cas d’une longue période de consolidation démocratique par le renforcement des institutions gouvernementales et de la société civile. Or, ce modèle n’est sans doute pas le mieux adapté pour assurer la paix. La rupture avec les systèmes traditionnels de gouvernance et de résolution des conflits pendant la période coloniale et postcoloniale a créée un vide au niveau de la gestion d’un grand nombre de conflits sur le continent.

Donc ceci nous montre l'échec de la démocratie à l'occidentale et meme les penseurs occidentaux attribuent ces échecs au fait que le modèle démocratique appliqué ait été importé de l’Occident et ne correspond pas aux réalités africaines. Cela ne veut pas dire que la démocratie en soi - comme forme de gouvernement dans lequel la souveraineté appartient au peuple - est incompatible avec les cultures africaines, cette critique ne s’applique qu’à la tentative de calquer un certain modèle.

Chez nous ces réalités à travers le "Xeer" sont l'importance du concensus, respect des anciens et surtout une bonne dose de foi. Les systèmes traditionnels sont basés sur le principe du consensus, alors que la démocratie occidentale est fondée sur la loi de la majorité : la population accepte de céder l’ensemble de la prise de décision aux vainqueurs au détriment des vaincus. La procédure électorale n’est pas (nécessairement) perçue comme un progrès par l’ancienne génération, si tant est que les jeunes générations l’acceptent comme telle.

Un célébre anthropologue sud-americain disait "un être humain n’est un être humain qu’à travers les êtres humains" Ainsi, tout être humain ne devient véritablement être humain que grâce à sa relation avec d’autres êtres humains. Sous ce regard, les querelles et les conflits entre humains sont dommageables pour l’ensemble du réseau relationnel et doivent donc être traités d’une manière constructive. Une démocratie ne peut fonctionner que si tous ses participants osent exprimer leurs désaccords et que ce débat est respecté par le pouvoir.
La tradition somalienne du respect pour les Anciens peut heurter un système démocratique quand le président - du fait de sa position et de son âge - s’attend à être obéi quoi qu’il arrive. Une démocratie où le président n’accepte pas d’être contredit et où personne n’ose le contredire ne permettrait pas d’équilibrer le pouvoir en place.
Bref, une bonne dose des aspects compatible de la démocratie importé avec un sytème traditionnel institutionnaliser et surtout reconnus par l'ensemble des composants de la socièté Djiboutienne serait l'idéal.

Bien à vous
0

#14 L'utilisateur est hors-ligne   boustos Icône

  • Membre
  • Pip
Groupe :
Membres
Messages :
414
Inscrit :
06-décembre 03

Posté 20 juillet 2010 - 02:58

Voir le messagedjibmouslim, le 19 July 2010 - 07:48 PM, dit :

=D> Baraka Allahou fiik,qu'Allah t'illumines et augmente ta lucidité.
ps:la juridiction qui régie la vie des nomades afars est le madca

Merci frère,que Dieu nous guide toujours dans la bonne voie! Amiin

Ps: Merci pour le mdca ;)
0

#15 L'utilisateur est hors-ligne   Arreh Icône

  • Membre Avancé
  • PipPip
Groupe :
Membres
Messages :
905
Inscrit :
16-novembre 04
Gender:
Male
Location:
Terrien
Interests:
speculation contemplative, extatique

Posté 20 juillet 2010 - 02:13

Voir le messageUn Djib-libre, le 19 July 2010 - 11:53 PM, dit :

Cher Arreh,

D'abord pour donner suite à ta question de préambule, je crains ne pas correspondre à l'ami que tu recherche car n'etant point historien de formation, et par souvenir ma mémoire parlait plutot de "l'érosion de la classe moyenne dans le tiers-monde", un sujet plutot sociétale qu'historique lool.
J'aime l'idée d'explorer les choses et la soif d'apprendre et de par mon boulot la documentation m'aide bien sur cet égard.

J'admire également la vivacité de ton écriture et la sincerité qui se dégage de tes convictions. Ceci dit revenons à notre échange que je trouve enrichissant et courtois et je te parlerais d'un point de vue assez simple et plutot logique, sur l'intitutionnalisation du pouvoir des leaders traditionnels pour mieux faire fonctionner et encadrer les choses.
En premier lieu, un bilan de l’introduction de la démocratie en Afrique en générale sur le modèle occidental est loin d’être positif. Plutôt que de susciter une plus grande responsabilité des dirigeants vis-à-vis des populations, les élections démocratiques en Afrique représentent trop souvent une opportunité d’enrichissement personnel pour les élus et pour leurs réseaux. En second lieu, lorsqu’une une guerre civile survient, la communauté internationale intervient pour accompagner la transition vers la démocratie. Celle-ci suit le modèle d’une brève période de libéralisation, de la tenue d’élections et dans certains cas d’une longue période de consolidation démocratique par le renforcement des institutions gouvernementales et de la société civile. Or, ce modèle n’est sans doute pas le mieux adapté pour assurer la paix. La rupture avec les systèmes traditionnels de gouvernance et de résolution des conflits pendant la période coloniale et postcoloniale a créée un vide au niveau de la gestion d’un grand nombre de conflits sur le continent.

Donc ceci nous montre l'échec de la démocratie à l'occidentale et meme les penseurs occidentaux attribuent ces échecs au fait que le modèle démocratique appliqué ait été importé de l’Occident et ne correspond pas aux réalités africaines. Cela ne veut pas dire que la démocratie en soi - comme forme de gouvernement dans lequel la souveraineté appartient au peuple - est incompatible avec les cultures africaines, cette critique ne s’applique qu’à la tentative de calquer un certain modèle.

Chez nous ces réalités à travers le "Xeer" sont l'importance du concensus, respect des anciens et surtout une bonne dose de foi. Les systèmes traditionnels sont basés sur le principe du consensus, alors que la démocratie occidentale est fondée sur la loi de la majorité : la population accepte de céder l’ensemble de la prise de décision aux vainqueurs au détriment des vaincus. La procédure électorale n’est pas (nécessairement) perçue comme un progrès par l’ancienne génération, si tant est que les jeunes générations l’acceptent comme telle.

Un célébre anthropologue sud-americain disait "un être humain n’est un être humain qu’à travers les êtres humains" Ainsi, tout être humain ne devient véritablement être humain que grâce à sa relation avec d’autres êtres humains. Sous ce regard, les querelles et les conflits entre humains sont dommageables pour l’ensemble du réseau relationnel et doivent donc être traités d’une manière constructive. Une démocratie ne peut fonctionner que si tous ses participants osent exprimer leurs désaccords et que ce débat est respecté par le pouvoir.
La tradition somalienne du respect pour les Anciens peut heurter un système démocratique quand le président - du fait de sa position et de son âge - s’attend à être obéi quoi qu’il arrive. Une démocratie où le président n’accepte pas d’être contredit et où personne n’ose le contredire ne permettrait pas d’équilibrer le pouvoir en place.
Bref, une bonne dose des aspects compatible de la démocratie importé avec un sytème traditionnel institutionnaliser et surtout reconnus par l'ensemble des composants de la socièté Djiboutienne serait l'idéal.

Bien à vous



Frere Djib-libre

On s'accorde qu'a Djibouti en ce moment il n'ya pas de systeme politique dans aucun sens donne, ni dans les methodes traditionelles ni selon cette democratie que je trouve parfois irritante quand certains se dissimulent derriere. Certains avancent que les systemes de pouvoir sont present et enumere les phrases apprise, mais dans la realite il ya une absence totale du principe abstrait de la Loi ce qui nous laisse dans une zone grise que je qualifie tout le temps de bricolage politique.

Depuis le debut de mes interventions ma recherche s'inscrivait dans une optique de consensus et de la creation d'un systeme constitutionel qui reflete bien nos realites sans laisser rien au hasard. Mon insistence sur les issas et les afars est juste une question de priorite car tout systeme politique qui sera mis en place qui nie ces realites serait un grand prejudice qui nous menerait droit dans des crises insurmontables. Quand ta maison brule, il faut d'abord penser a eteindre le feu plutot que compter les degats causes par le feu.

Il nous faudrait un systeme que dans lequel tout le monde se retrouve, avec une ossature qui incorpore l'ensemble de nos valeurs, il faut entendre nos valeurs en premier la Religion dans un sens de foi et moralite car les sages du Xeer et du Sultana etaient avant tout des hommes pieux et integres, a la difference de nos elites dirigeantes qui passent leurs soirees au Club Nautique et au Club Cheminot qui se saoulent jusqu'aux premieres heures de la journee.

L'exemple du systeme traditionel somalien que le president du fait de son age tranche sur les decisons est encore une fois une perversion du syteme des institutions traditionelles par les belettes engraisses.Ceci est inexistante par exemple dans le systeme du Xeer, Ugaas wu guudoomiyaa ee ma gooyo, l'Ougass preside mais ne tranche pas l'affaire, il est donc claire que meme l'Ougass qui represente la magistrature supreme du systeme n'a aucun pouvoir dans les decisions prise par le conseil du Gande, alors qu'en dirais-tu d'un president qui dirige une petite entite ayant vu le jours a la suite d'un pure accident de l'histoire.

Il est malheureux que nos elites intellectuelles aient atteint de paresse intellectuelle depuis longtemps, et n'ont songe a aucun moment de faire le menage dans nos sytsemes politiques et creer un systeme propre a nous avec l'exercice d'une autorite et d'un pouvoir reel. Il serait ideal par exemple de creer une chambre haute genre Senat qui prend ses assise sous les arbres dans les oueds du Nord et Sud, dans les quartiers des villes, proche de leur base, independante financierement , qui dispose d'un echo important sur la population, cela pourrait a bien d'egards controler la masse et en meme temps nous premunir que des dictateurs hypothequent notre existence et cela serait valable pour toute l'afrique.

Ce verset du Coran " il n'ya rien de bon dans la pluspart des reunions qui se tiennent en secret, hormis celles qui ordonnent la charite, ou exhortent le bien ou cherchent a aplanir le different entre les hommes,"

Pour moi il est primordial de chercher des solutions qui nous servent sur le long terme sans oublier aucune composante et etablir avec sagesse un systeme qui doit refleter tout le monde. J'ai horreur de m'embarquer dans un bateau sans mat et me lancer dans l'ocean, je crois plutot a l'ordre des choses et reconnaitre les priorites.

Salamoulaahi layakoum

Ce message a été modifié par Arreh - 20 juillet 2010 - 02:29 .

Ma Maman
Mine intarissable d'amour et de tendresse pour moi
Apres Allah et Son Messager a la cime des origines de mes emois
En realite maman tu es ma principale porte d'entree vers la felicite divine
Ceci corrobore par tant de hadiths authentiques et nullement une chose vaine
Arreh
0

Partager ce sujet :


  • (2 Pages)
  • +
  • 1
  • 2
  • Vous ne pouvez pas commencer un sujet
  • Vous ne pouvez pas répondre à ce sujet