djibnet.com: Abdourahman Waberi - djibnet.com

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Abdourahman Waberi ce mec n'est-il finalement qu'un blanc au masque noir? Noter : -----

#16 L'utilisateur est hors-ligne   Eros Icône

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Posté 17 octobre 2009 - 04:22

Voir le messageMeuh, le 27 September 2009 - 05:48 AM, dit :

J’ai lu les Etats-Unis d’Afrique, et, même si l’idée m’a plue, je n’ai pas été transporté par le talent littéraire de notre ami. Cela dit, ce n’est que mon opinion. Mais à l’écouter, c’est un peu comme voir un petit chat de gouttière se prendre pour ce qu’il n’est pas : un lion. Son attitude sur le Coran, que j’ai comme envie de décrire comme partant d’un bon principe, n’est pas loin de celle de nombreux ‘intellectuels’ d’origine musulmane qui ont vu trop tôt le soleil de leur gloire. Ca s’apparente un peu a tous ceux qui se disent ramener de la fraicheur et du débat autour de la question, tout -et surtout- en essayant de plaire aux medias occidentaux : je veux remettre le Coran la ou il doit être, si j’ai bien compris, la ou tout le monde serait capable de l’interroger. J'aime bien.. Ce qui m’aurait plu davantage, ce serait qu’il essaie dans le même geste de remettre toute cette philosophie anti-Islam a sa place, parce qu’a l’écouter il a déjà les yeux (et seulement les yeux) pour voir ce que ces messieurs enseignent le monde entier à voir. C’est triste pour un mec qui se dit ‘libre’, qui a le grand sourire et la modestie (tres) fausse quand il nous rappelle que certains le qualifie du ‘Voltaire noir’ Ce qui semble être un compliment irrésistible pour lui, a mon humble avis, serait une insulte pour d’autres. Je me demande ce que Frantz Fanon pourrait en penser.Bien dit Sanka.

Woah lollll superbement dit....mais cette argument est assez facile...Taxé un intellectuel noir de vouloir, inconsciement ou consciemment, projeter l'image d'un être désincarné et incompris de sa famille raciale.
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#17 L'utilisateur est hors-ligne   Mabrouka Icône

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Posté 18 octobre 2009 - 03:24

Voir le messageEros, le 17 octobre 2009 - 02:05 , dit :

Je n'avais pas eu l'occasion de l'entendre et c'est un réel plaisir.... Par contre j'ai lu une bonne partie de ses écrits (balbala; pays sans ombre; cahier nomade et aux états unies d'afrique (ce n'est pas par ordre de parution mais l'ordre de mes lectures)) d'une part par patriotisme, et d'autre part par amour du roman francophone. Il est belle et bien un écrivain inspiré qui demeure un ambassadeur du génie du peuple de Djibouti. J'aime bien sa position de dire que aujourd'hui nous pouvons interroger le monde à partir de n'importe quel point du globe (même à partir du trou du cul du monde) et non uniquement de l'eur-amérique. Cette exp​ression de trou du cul du monde n'est pas à prendre comme un jugement négatif, dans son acception pérjorative, mais comme l'endroit qui n'est pas ou n'était pas vue comme le lieu de la science universelle (l'europe et l'amérique). Pour lui on peut penser le monde et l'humanité à partir de ces nouveaux endroits, de ces nouveaux espaces. C'est comme ça que j'ai compris ses dires.
Sinon il demeure un romancier francophone qui enrichit le français et la pratique du français par ses écrits métaphoriques qui s'inspirent pour beaucoup des images du somali. Je regrette parfois mes difficultés à suivre la trame de ses romans, tant est élaborée sa phraséologie (surtout dans Aux Etats unies d'Afrique). Il a toute sa place je crois dans une anthologie de la littérature francophone contemporaine au même titre que Alain Mabanckou (Black bazar ou verre cassé deux oeuvres innovantes dans le style de l'écriture), Kossi Efoui, Tahar Ben Jelloun,Malika Mokeddem, ou tant d'autre dont je ne me souvien plus des noms, qui innovent les modes d'exp​ression littéraire, et font entrer dans le français des mots nouveaux, des métaphores nouvelles. Nous pouvons être fier de ce bonhomme au delà de ses différentes prises de positions.


Salam, on comprend bien ton cri de coeur envers ce compatriote et on est tous devoués à reconnaitre son talent littéraire. Mais ce que je déplore personnellement c'est pas forcement ses dires sur la vidéo ci-dessus mais un ensemble des maladresses volontaires contre son pays d'origine et à l'islam. Je sais pas si t'as pu lire mon message juste au dessus dont je parlais cette anecdote qui est parmis tant d'autres dans ses differents interventions mediatique.On peut aimer ou pas aimer ses ecrits, là n'est pas le probleme, mais à force de lancer des piques repetitives ça devient suspect.
Comme nous venons d'un petit pays inconue du grand public francais, tu sais les gens qui l'ecoute prennent ça au premier degré et tu connais bien la suite, welcome les appriories.
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#18 L'utilisateur est hors-ligne   Meuh Icône

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Posté 18 octobre 2009 - 07:22

Voir le messageEros, le 17 October 2009 - 02:22 PM, dit :

Woah lollll superbement dit....mais cette argument est assez facile...Taxé un intellectuel noir de vouloir, inconsciement ou consciemment, projeter l'image d'un être désincarné et incompris de sa famille raciale.
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(...) dans son acception pérjorative, mais comme l'endroit qui n'est pas ou n'était pas vue comme le lieu de la science universelle (l'europe et l'amérique). Pour lui on peut penser le monde et l'humanité à partir de ces nouveaux endroits, de ces nouveaux espaces(...)

Eros, c’est justement la le vrai problème. Le mec nous dit qu’on peu interroger le monde depuis n’importe quel point du globe et quand tu lis certains de ces autres écrits, mis en perspective avec les écrits de ceux qu’il admire ou cite, tu comprends assez vite qu’il a d’ores et déjà fait sienne cette idée d’indépendance quand il s’agit de création artistique ou littéraire, indépendance vis-a-vis du centre euro-american, bien sur. A partir du moment il nous dit ca, il n y a pas (ou plus) d’endroit que l’on peut voir comme le lieu de la science universelle. Si on peut interroger le monde depuis n’importe ou, peu importe le statut ou l’âge des institutions européennes ou américaines, la voix d’un écrivain Afghan ou Malien a la même portée que celle de N Chomsky. Et je refuse de croire que cette notion de trou du cul du monde est usée en rapport avec la science ou le manque de « science universelle » (sic) a Djibouti.
Il a le beau mot a la bouche quand il parle de cette indépendance mais il semble incapable de s’élever au dessus de ce paradigme héritée de l’Historiographie hégélienne qui eut pour rejetons tous ces concepts de tiers-monde et de littérature de troisième zone quand il s’agit de l’Afrique. Il semble incapable de voir Djibouti autrement que comme le résultat du colon français, et du coup tue toute aspiration a une production philosophique ou littéraire indépendante. Et sa phrase, je vis dans le nord…etc ne fait rien pour remettre à égalité le sud (ce trou de cul du monde) et ce qu’il appelle le « Nord » avec un trop plain de respect. Au contraire.. Et ca m’agace, parce que je pense que l’on ne doit rien au colon et qu’on devrait arrêter de lui lécher le derrière.
Le babouin.
God damn I ate my signature.
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#19 L'utilisateur est hors-ligne   Eros Icône

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Posté 18 octobre 2009 - 01:02

Voir le messageMeuh, le 18 October 2009 - 07:22 AM, dit :

Il semble incapable de voir Djibouti autrement que comme le résultat du colon français, et du coup tue toute aspiration a une production philosophique ou littéraire indépendante. Et sa phrase, je vis dans le nord…etc ne fait rien pour remettre à égalité le sud (ce trou de cul du monde) et ce qu’il appelle le « Nord » avec un trop plain de respect. Au contraire.. Et ca m’agace, parce que je pense que l’on ne doit rien au colon et qu’on devrait arrêter de lui lécher le derrière.
Le babouin.

Je comprend vraiment ton agacement pour les avoir ressenti. Je sais que ses propos, dans Le Pays sans Ombre, dans Cahier nomade et dans Balbala, mais également dans ses différents discours peuvent nous amener à nous poser la question de la réalité de son dévouement pour son pays. Mais ce que je retiens c'est qu'il essai par là de lancer une invitation à tous, pour nous interroger sur la façon ou les voies d'engager une démarche citoyen pour participer à (ou influencer à )la construction d'un Etat, ou d'institution au service des libertes et de la justice, dans le contexte d'une organisation institutionnelle héritée et qui montre ses limites depuis la décolonisation. Il est d'abord un écrivain (un romancier), pas un politologue ni un politicien (nous aurions eu dans ces cas de figure des essais de sa part et non des recueilles de poésie ou des romans) et encore moins un publicitaire au service de Djibouti. Plus qu'un frein je le vois plutot comme un vecteur d'émulation intellectuelle...et je suis heureux de constater qu'il a réussit vue le débat que nous avons. L'idée c'est de se poser les bonnes questions avec honnèteté à partir des écris d'un auteur que je conçois comme un romancier naturaliste de notre époque et de notre pays.
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#20 L'utilisateur est hors-ligne   Eros Icône

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Posté 24 octobre 2009 - 04:30

Ayant remarqué que cet auteur a été au centre de nos débats je souhaiterai vous faire part de ce rendez culturel auquel est invité A Waberi. Il sera sur les ondes de France Inter cette après midi à 17hOO dans l'emission Librairie Francophone, d'Emmanuel Kherad sur France inter. Emission de France Inter co produite avec Radio Canada, la RTBF et la radio Suisse Romande. Vous pouvez l'entendre à partir du net en suivant le lien suivant puis cliqué sur écoutez le direct: http://sites.radiofr...einter/accueil/
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