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Posté 20 août 2009 - 01:42

COMMUNIQUE DE PRESSE


Hier dimanche 16 août 2009, vers quinze heures, au quartier populaire n°7 bis de Djibouti-ville (capitale de la République de Djibouti), la police a tué devant chez son domicile, par balles réelles tirées à bout portant, un Djiboutien d’une quarantaine d’années nommé Ali Mohamed Farid, salarié du port de Djibouti et père de cinq enfants dont un à naître. Le meurtre a été perpétré lors d’une pseudo-opération de fouille du quartier où venaient de se dérouler de violents incidents entre jeunes sans emploi ni perspectives d‘avenir.

Moins de deux semaines plus tôt, le 4 août 2009, quatre hommes et une femme ont été arrêtés et torturés à Djibouti-ville par la sécurité politique agissant sur ordre du chef de l’Etat. Il s’agit de Mme Loula Hassan Aden et de MM. Elabé Barreh Aden, Ismaël Aden Barreh, Mohamed Abdi Gadid et Omar Bouh Abdi. La femme a été relâchée et les quatre hommes placés sous mandat de dépôt à la sinistre prison de Gabode le 9 août 2009. A tort, il leur est reproché d’avoir introduit des armes dans la capitale djiboutienne. En réalité, ils ont refusé de collaborer avec le président Ismaël Omar Guelleh dans sa tentative d’imposer un chef traditionnel (ougas) à l’une des grandes communautés djiboutiennes dont l’Ougas Hassan Hersi est décédé en août 1994. Appartenant au sous-clan au sein duquel le chef communautaire est choisi, ces cinq personnes ont, comme l’écrasante majorité des autres membres de la grande communauté en question, rejeté les sollicitations du pouvoir djiboutien et mis en avant la nécessité de respecter les règles de désignation traditionnelles de l’ougas. Ancestrales et bien rôdées, ces règles laissent peu de place aux manipulations extérieures. Leur application inquiète d’autant le président Ismaël Omar Guelleh qui redoute l’avènement d’un ougas indépendant à la tête de cette grande communauté d’où il est issu. C’est pourquoi les tentatives d’ingérence de l’homme fort de Djibouti dans la désignation du successeur d’Ougas Hassan Hersi ont débuté dès 1994 et se sont poursuivies depuis lors à grand renfort d’argent mal acquis et d’agents de la sécurité politique djiboutienne. Bien que vains, ces agissements ne plaisent, on l’imagine, ni à la communauté concernée, ni même aux autorités de l’Ethiopie voisine, pays où vit une bonne partie de la communauté et où se trouve le siège de l’Ougas.

C’est dire combien la dangerosité du président Guelleh est multiforme et transfrontalière.

Nous condamnons avec la plus grande vigueur le meurtre de Monsieur Ali Mohamed Farid et exigeons que le ou les coupables soient punis dans toute la rigueur de la loi. Nous condamnons avec la même force les exactions perpétrées contre les cinq autres personnes et les lubies auxquelles ces abus obéissent. Nous exigeons la libération immédiate des quatre d’entre elles encore détenues ainsi que celle de toutes les autres personnes injustement détenues.



De même, nous appelons les Djiboutiennes et Djiboutiens à redoubler de vigilance et à ne pas céder aux manipulations du pouvoir. Tout comme nous invitons, de nouveau, les forces armées et de police à se garder d’obéir aux ordres de répression et d’exactions dirigées contre leurs concitoyens.



La Communauté internationale doit accorder à la situation chaque jour plus préoccupante de Djibouti l’attention qu’elle mérite. Avant qu’il ne soit trop tard.







Le président du MRD
Daher Ahmed Farah
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