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“le Bataillon De Tirailleurs Somalis” Le 11 novembre, jour du Souvenir Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Lazboy Icône

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Posté 11 novembre 2008 - 05:19

LA MÉMOIRE AU CŒUR

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Houssein Meraneh Mahamoud


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Houssein Meraneh Mahamoud est né vers 1917 et quitte son campement nomade à l’âge de 8ans pour rejoindre la ville de Djibouti. Il s’embarque comme manœuvre sur les paquebots français et sillonne les mers. Il s’installe à Marseille au début desanneés1950 et y fonde une famille de 8 enfants avec sa femme Kalia Rayaleh Bouth.


“LE BATAILLON DE TIRAILLEURS SOMALIS”



Formé à Majunga (Madagascar), le 11 mai 1916 à partir de recrues de la Côte française des Somalis, le bataillon est rassemblé à Fréjus, le 10 juin 1916. Les Somalis constituent en octobre 1916 une unité de marche rattachée au RICM. Formant le troisième bataillon de ce régiment, les Somalis font une entrée en guerre remarquée en participant à l’assaut sur le fort de Douaumont, le 24 octobre 1916. La reprise du fort a un retentissement considérable. Le drapeau du RICM est décoré de la croix de la Légion d’honneur et obtient sa troisième citation, à l’ordre de l’armée. Les 2ème et 4ème compagnies de Somalis, associées au RICM dans le texte de cette citation, reçoivent également la croix de guerre avec palme.


En mai 1917, ils prennent part à l’attaque du Chemin des Dames ; le bataillon obtient sa première citation, à l’ordre de la division. Le bataillon participe ensuite à la bataille de l’Aisne, remporte au sein du RICM la victoire de la Malmaison, le 23 octobre 1917, et obtient sa première citation à l’ordre de l’armée. En mai et juin 1918, les Somalis participent à la troisième bataille de l’Aisne, au Mont-de-Choisy, et en juillet, à l’attaque de la 10ème Armée du général Mangin lors de la deuxième bataille de la Marne. En août et septembre 1918, le bataillon somali combat sur le front de l’Oise. En octobre, pour la deuxième fois, il est cité à l’ordre de l’armée et obtient le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre. Sur 2 434 tirailleurs recrutés en Côte des Somalis, 2 088 sont venus combattre en Europe ; 517 d’entre eux sont morts pour la France. Quant au nombre des blessés, les chiffres connus varient entre 1 000 et 1 200 blessés.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le bataillon de marche somali est réorganisé et équipé en Tunisie puis rejoint Antibes début 1945. Il est regroupé avec les bataillons de marche n° 14 et n° 15 pour former le régiment de marche d’Afrique équatoriale française et somalie, qui, au sein du Détachement d’armée de l’Atlantique commandé par le général de Larminat, réduit la “poche de Royan”. Au cœur d’un secteur puissamment fortifié par les Allemands, le bataillon toujours en pointe dans le dispositif remplit toutes les missions qui lui sont confiées et atteint tous ses objectifs au prix de 41 tués (5 Européens et 36 tirailleurs) et 106 blessés (10 Européens et 96 tirailleurs) ; pertes totales : 147 hommes sur un effectif de 860. Le général de Gaulle décerne une citation à l’ordre de l’armée au bataillon somali et, le 22 avril 1945, au cours d’une prise d’armes sur le terrain d’aviation de Soulac, il décore le fanion du bataillon. Le bataillon somali est dissous le 25 juin 1946. Le patrimoine de tradition du bataillon somali est confié à la garde du 5ème RIAOM. Cinq inscriptions de batailles, deux décorations et la ceinture rouge des troupes indigènes illustrent aujourd’hui la mémoire des tirailleurs somalis qui se sont engagés au service des armes de la France.


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Youssouf Aptidon Darar est né en 1921, à Djibouti. Fils de pêcheur , il se lance très jeune dans le commerce de détail. Il fuit son pays au début de la guerre et rejoint l’Ethiopie pour s’engager en 1941 au sein des FFL et participe à la libération de Djibouti fin 1942. Le bataillon somali est alors recréé à partir des élément des FFL, aux ordre du chef de bataillon Bentzmann. Youssouf y est nommé caporal le 1er avril 1943. Déterminé, remarqué par ses chefs, il se prépare avec son unité à rejoindre en 1944 le corps expéditionnaire qui va partir en France. Il est nommé sergent en février 1944. Il touche le sol métropolitain à Antibes où il ronge son frein pendant plusieurs semaines. Enfin, le 26 mars 1945, il est engagé dans les combats de la Pointe de Graves, en Gironde, où il se couvre de gloire avant de passer en force le Gua et de liberer Soulac. “Sous-officier courageux et discipliné, s’est particulièrement distingué à la tête de son groupe de combat lors de la réduction de la Pointe des Graves, faisant preuve d’une bravoure exemplaire au cours de l’offensive finale des 14 et 20 avril 1945”.

Démobilisé en 1946, M . Aptidon est demeuré aux service de la France comme député à l’ assemblée territoriale et ministre des affaires intérieures e la CFS. Aujourd’hui, à 86 ans, animé d’une grande simplicité et un large sourire fendant son visage, il garde fidèlement et avec fierté la mémoire de ce qu’il a côtoyé il y a soixante ans. Et un amour indéfectible pour la France.

Fait chevalier de la Légion d’honneur par le président de la République française le 25 août 2004, il est président des anciens combattants.




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M. Yousouf Aptidon Darar et Miguil Dirir Bouh, anciens membres du 2éme bataillon de Marche Somalis, ont été élevé au cours de cette cérémonie, tout comme leurs camarades africains d'ailleurs, au rang de Chevalier de la Légion d'Honneur par le président Français Jacques Chirac. Cela en présence des Chefs d'Etats des pays dont sont originaires les anciens spahis, goumiers, marcheurs et tirailleurs…
Le président français, à leur adresse, affirmé dans son intervention : " vous avez mêlé votre sang au nôtre. "
La reconnaissance des " oubliés du débarquement " comme les a surnommé la presse africaine, intervient à un moment où la France procède au réajustement et à la revalorisation des pensions accordées aux anciens combattants. Ces pensions ont été augmentées de 20 à 100 % depuis avril dernier comme l'a indiqué un communiqué du ministère délégué aux anciens combattants, publié à la veille des commémorations du 15 août dernier.
Le même ministère a également indiqué que 120 millions d'euro avaient été inscrits au budget français de l'année 2004, destinés aux financements de revalorisation des 80000 pensions d'anciens combattants, sans pour autant donner des précisions sur le montant des crédits prévus au titre de ces augmentations dans le budget de 2005.
Le regretté Amadou Diop, soldat de l'Armée française de 1937 à 1959 est certainement à l'origine de la revalorisation des pensions et de la reconnaissance par l'état français qui s'en est suivie.
En 1996, l'ancien tirailleur sénégalais, offensé par l'injustice, avait déclenché un combat juridique acharné à l'issue duquel il devait obtenir satisfaction. Injustice parce que les soldats africains pourtant en première ligne durant la guerre, étaient néanmoins rémunérés 10 à 15 fois moins que leur camarades français.
L'Etat qui s'est aperçu de sa grave méprise à l'égard de ses anciens combattants africains, est revenu sur ses pas pour corriger son erreur.
D'où cette reconnaissance courageuse de la France envers ceux qui l'ont servie et lui ont versé leur sang durant les deux guerres mondiales.


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Vétérans africains

Les oubliés de l'Histoire sur le devant de la scène à Toulon


Les cérémonies de commémoration de Toulon témoignent non seulement de la gratitude de la France envers les vétérans africains de la seconde Guerre Mondiale mais viennent aussi rappeler aux jeunes générations les sacrifices consentis et les exploits militaires réalisés par les soldats noirs ou arabes dans la libération de la France.
Ce n'est qu'une juste réparation pour la mémoire de tous leurs frères d'armes morts au champ d'honneur.
Rien ne vaut le récit d'un survivant pour connaître les hauts faits d'armes à l'actif des anciens combattants du bataillon Somali.
Voici donc le témoignage de l'un de ces vétérans, en l'occurrence M. Miguil Dirir Bouh, qui ont connu les rigueurs de la guerre.
Dès son engagement, il partit avec une compagnie de 270 hommes qui formait le 3ème Bataillon d'Ali-Sabieh. Le Premier Bataillon déjà englobé dans le Régiment Marocain fut directement envoyé en Algérie.
Avant de partir au front, ils subirent une rude formation militaire pendant 6 mois. Le souvenir de la bataille de la Pointe de Grave reste particulièrement précis dans sa mémoire. Le 20 avril 1945 les Tirailleurs Somalis en tête de troupe s'approchaient dans les marécages en face des Allemands. A l'aube, ils étaient dans leurs bateaux pneumatiques quand les Allemands leur tirèrent dessus. Ils plongèrent donc dans l'eau tout en lançant des grenades.
Leur colonel demanda à ses troupes de nager, " exercice difficile pour un somali " a-t-il dit en souriant.
Après cela, ils rampèrent 600 mètres près des positions allemandes mais se retrouvèrent bien vite coincés par l'ennemi. Ils y perdirent 20 hommes sur 44.
Vers 15 H 30, le colonel repéra les positions allemandes et ordonna l'offensive. Personne ne fit demi tour. Ils firent 300 prisonniers, et la troupe put enfin passer. Durant la période du 14 au 20 avril 1944, après 4 jours de combat et l'arrivée des renforts, l'armée française passe grâce à l'aide du capitaine allemand qui avait été capturé et qui avait servi d'indicateur. De ce fait, ils parvinrent à capturer un général allemand.
Le 21 avril, le général de Gaulle déclarait la fin de la guerre.
La description vivante de ces faits d'armes, présente un caractère beaucoup plus émouvant, car on y entrevoit l'effort, le courage, mais aussi le désir de suivre le chef qui sait galvaniser. Que de sang, que de sueur, que de douleurs pour préserver les valeurs de la République ! Les Tirailleurs Somalis, en effet, se considéraient " plus Français que les Français eux-mêmes " !
Comme cela a précédemment été dit : " nous ne savons si ces valeurs peuvent avoir un écho auprès des jeunes de nos jours. Le récit de ces actes de bravoure peut susciter la réflexion suivante : y a-t-il des valeurs qui vaillent le sacrifice de notre vie, des efforts très importants et d'immenses souffrances pour des motifs qui dépassent l'égoïsme et donnent un sens à la société et au vivre ensemble ?

"
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#2 L'utilisateur est hors-ligne   Larson Icône

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Posté 11 novembre 2008 - 06:22

Ah elle est bonne cela. Certains seront pas contents d'apprendre qu'on les libérez.
[i]Malamaleyana wa Ilah Mala rag ba lagu mel mara[/i]

Garde-toi de donner par force aux enfants l'aliment des études, mais que se soit en le mêlant à leur jeux, afin d'être encore plus capable d'apercevoir quelles sont les inclinations naturelles de chacun (Platon)

Le premier bien est la santé, le deuxième la beauté, le troisième la richesse (Platon)

La vraie passion des pasteurs des hommes n'est pas d'agrandir leurs Etats ou de les rendre plus puissants mais de rendre leurs citoyens meilleurs et plus heureux.... (Platon)

[i]Ragna wa ragi hore, hadalna wa into yidhi[/i]
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#3 L'utilisateur est hors-ligne   Fluid Icône

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Posté 11 novembre 2008 - 06:56

This is a thank for the all the men and women that contributed for the makings of our little home we called "Djibouti: Pays des braves". For those perished and forever gone, May Allah forgive you and Welcomes you into his kingdom. Amin.
We are forever in debt to you and hope that we try our best to develop our country as long we shall live. Incha Allah.
Thanks Lazboy for the reminder about those gentleman.
"Remember others in their quests to fulfill their own ambitions" Mona Minkara
"Until the power of love can overcome the love of power the world will not know peace" Unknown From a washroom wall lol
"Leaders must invoke an alchemy of great vision.” Henry Kissinger
"Be careful, Anais, abnormal pleasures kill the taste for normal ones." Eduardo
"From a sensitive woman's heart springs the hapiness of mankind." Khalil Gibran
"Tout est stereospecifique dans la vie." Dr Mezl
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   Larson Icône

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Posté 15 novembre 2008 - 11:36

Voir le messageFluid, le Tuesday 11 November 2008, 18:48, dit :

This is a thank for the all the men and women that contributed for the makings of our little home we called "Djibouti: Pays des braves". For those perished and forever gone, May Allah forgive you and Welcomes you into his kingdom. Amin.
We are forever in debt to you and hope that we try our best to develop our country as long we shall live. Incha Allah.
Thanks Lazboy for the reminder about those gentleman.



=D> =D> Fully agree with you.
[i]Malamaleyana wa Ilah Mala rag ba lagu mel mara[/i]

Garde-toi de donner par force aux enfants l'aliment des études, mais que se soit en le mêlant à leur jeux, afin d'être encore plus capable d'apercevoir quelles sont les inclinations naturelles de chacun (Platon)

Le premier bien est la santé, le deuxième la beauté, le troisième la richesse (Platon)

La vraie passion des pasteurs des hommes n'est pas d'agrandir leurs Etats ou de les rendre plus puissants mais de rendre leurs citoyens meilleurs et plus heureux.... (Platon)

[i]Ragna wa ragi hore, hadalna wa into yidhi[/i]
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#5 L'utilisateur est hors-ligne   pilot Icône

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Posté 15 novembre 2008 - 09:37

Ces gentlemen ki faisaient la cuisine pour les tirailleurs sénégalais et les français ! :D
La terre n'est qu'une grande boule, les frontières, les barrières, les divisions résultent de l'imagination fallacieuse des hommes. - Abu- Jamal.
When in Rome, do as the romans do.
Je pense que le moment est venu de vous dire ce que j'ai appris, d'en tirer une conclusion non? Et bien ma conclusion, c'est que la vie est trop courte pour passer son temps à avoir la haine. Ca n'en vaut pas la peine. -Dany Vinyard.
Réponse donnée, je clos.


Mon cher, il ne puit vous etre ami, ce rat d'eau !
Un jour, l'ai-je surpris, devenu musaraigne,
Sombre et nocif, vetu de poison et de maux,
Livrant toxine aux gens qui tapaient sur son dos !
Il ne lui sied que pieds au train, d'apres credo,
Non loge avec toi ou moi a la meme enseigne !
-Iledelatortue
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#6 L'utilisateur est hors-ligne   thorgal Icône

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Posté 15 juin 2012 - 09:38

Voir le messagepilot, le 15 novembre 2008 - 07:37 , dit :

Ces gentlemen ki faisaient la cuisine pour les tirailleurs sénégalais et les français ! :D

B)
"Le boeuf est lent..
Mais la terre est patiente"
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#7 _Mephisto (guest)

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Posté 16 juin 2012 - 10:20

Ah! Mais quel salaud, il fut ce de gaule! Si au moins il avait eu la decence d'aligner ses emoluments sur ceux des soldats noirs, j'aurais ete le premier a l'applaudire. Mais, helas, il fut salaud jusqu'a la moelle!
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#8 L'utilisateur est hors-ligne   ELMI_ Icône

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Posté 17 juin 2012 - 09:26

combattu et Mort pour la France !!
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Cocorico
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#9 L'utilisateur est hors-ligne   ELMI_ Icône

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Posté 10 août 2016 - 01:44

Voir le messageLazboy, le 11 novembre 2008 - 09:19 , dit :

LA M�MOIRE AU C�UR

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Houssein Meraneh Mahamoud


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Houssein Meraneh Mahamoud est n� vers 1917 et quitte son campement nomade � l��ge de 8ans pour rejoindre la ville de Djibouti. Il s�embarque comme man�uvre sur les paquebots fran�ais et sillonne les mers. Il s�installe � Marseille au d�but desanne�s1950 et y fonde une famille de 8 enfants avec sa femme Kalia Rayaleh Bouth.


�LE BATAILLON DE TIRAILLEURS SOMALIS�



Form� � Majunga (Madagascar), le 11 mai 1916 � partir de recrues de la C�te fran�aise des Somalis, le bataillon est rassembl� � Fr�jus, le 10 juin 1916. Les Somalis constituent en octobre 1916 une unit� de marche rattach�e au RICM. Formant le troisi�me bataillon de ce r�giment, les Somalis font une entr�e en guerre remarqu�e en participant � l�assaut sur le fort de Douaumont, le 24 octobre 1916. La reprise du fort a un retentissement consid�rable. Le drapeau du RICM est d�cor� de la croix de la L�gion d�honneur et obtient sa troisi�me citation, � l�ordre de l�arm�e. Les 2�me et 4�me compagnies de Somalis, associ�es au RICM dans le texte de cette citation, re�oivent �galement la croix de guerre avec palme.


En mai 1917, ils prennent part � l�attaque du Chemin des Dames ; le bataillon obtient sa premi�re citation, � l�ordre de la division. Le bataillon participe ensuite � la bataille de l�Aisne, remporte au sein du RICM la victoire de la Malmaison, le 23 octobre 1917, et obtient sa premi�re citation � l�ordre de l�arm�e. En mai et juin 1918, les Somalis participent � la troisi�me bataille de l�Aisne, au Mont-de-Choisy, et en juillet, � l�attaque de la 10�me Arm�e du g�n�ral Mangin lors de la deuxi�me bataille de la Marne. En ao�t et septembre 1918, le bataillon somali combat sur le front de l�Oise. En octobre, pour la deuxi�me fois, il est cit� � l�ordre de l�arm�e et obtient le droit au port de la fourrag�re aux couleurs du ruban de la croix de guerre. Sur 2 434 tirailleurs recrut�s en C�te des Somalis, 2 088 sont venus combattre en Europe ; 517 d�entre eux sont morts pour la France. Quant au nombre des bless�s, les chiffres connus varient entre 1 000 et 1 200 bless�s.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le bataillon de marche somali est r�organis� et �quip� en Tunisie puis rejoint Antibes d�but 1945. Il est regroup� avec les bataillons de marche n� 14 et n� 15 pour former le r�giment de marche d�Afrique �quatoriale fran�aise et somalie, qui, au sein du D�tachement d�arm�e de l�Atlantique command� par le g�n�ral de Larminat, r�duit la �poche de Royan�. Au c�ur d�un secteur puissamment fortifi� par les Allemands, le bataillon toujours en pointe dans le dispositif remplit toutes les missions qui lui sont confi�es et atteint tous ses objectifs au prix de 41 tu�s (5 Europ�ens et 36 tirailleurs) et 106 bless�s (10 Europ�ens et 96 tirailleurs) ; pertes totales : 147 hommes sur un effectif de 860. Le g�n�ral de Gaulle d�cerne une citation � l�ordre de l�arm�e au bataillon somali et, le 22 avril 1945, au cours d�une prise d�armes sur le terrain d�aviation de Soulac, il d�core le fanion du bataillon. Le bataillon somali est dissous le 25 juin 1946. Le patrimoine de tradition du bataillon somali est confi� � la garde du 5�me RIAOM. Cinq inscriptions de batailles, deux d�corations et la ceinture rouge des troupes indig�nes illustrent aujourd�hui la m�moire des tirailleurs somalis qui se sont engag�s au service des armes de la France.


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Youssouf Aptidon Darar est n� en 1921, � Djibouti. Fils de p�cheur , il se lance tr�s jeune dans le commerce de d�tail. Il fuit son pays au d�but de la guerre et rejoint l�Ethiopie pour s�engager en 1941 au sein des FFL et participe � la lib�ration de Djibouti fin 1942. Le bataillon somali est alors recr�� � partir des �l�ment des FFL, aux ordre du chef de bataillon Bentzmann. Youssouf y est nomm� caporal le 1er avril 1943. D�termin�, remarqu� par ses chefs, il se pr�pare avec son unit� � rejoindre en 1944 le corps exp�ditionnaire qui va partir en France. Il est nomm� sergent en f�vrier 1944. Il touche le sol m�tropolitain � Antibes o� il ronge son frein pendant plusieurs semaines. Enfin, le 26 mars 1945, il est engag� dans les combats de la Pointe de Graves, en Gironde, o� il se couvre de gloire avant de passer en force le Gua et de liberer Soulac. �Sous-officier courageux et disciplin�, s�est particuli�rement distingu� � la t�te de son groupe de combat lors de la r�duction de la Pointe des Graves, faisant preuve d�une bravoure exemplaire au cours de l�offensive finale des 14 et 20 avril 1945�.

D�mobilis� en 1946, M . Aptidon est demeur� aux service de la France comme d�put� � l� assembl�e territoriale et ministre des affaires int�rieures e la CFS. Aujourd�hui, � 86 ans, anim� d�une grande simplicit� et un large sourire fendant son visage, il garde fid�lement et avec fiert� la m�moire de ce qu�il a c�toy� il y a soixante ans. Et un amour ind�fectible pour la France.

Fait chevalier de la L�gion d�honneur par le pr�sident de la R�publique fran�aise le 25 ao�t 2004, il est pr�sident des anciens combattants.




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M. Yousouf Aptidon Darar et Miguil Dirir Bouh, anciens membres du 2�me bataillon de Marche Somalis, ont �t� �lev� au cours de cette c�r�monie, tout comme leurs camarades africains d'ailleurs, au rang de Chevalier de la L�gion d'Honneur par le pr�sident Fran�ais Jacques Chirac. Cela en pr�sence des Chefs d'Etats des pays dont sont originaires les anciens spahis, goumiers, marcheurs et tirailleurs�
Le pr�sident fran�ais, � leur adresse, affirm� dans son intervention : " vous avez m�l� votre sang au n�tre. "
La reconnaissance des " oubli�s du d�barquement " comme les a surnomm� la presse africaine, intervient � un moment o� la France proc�de au r�ajustement et � la revalorisation des pensions accord�es aux anciens combattants. Ces pensions ont �t� augment�es de 20 � 100 % depuis avril dernier comme l'a indiqu� un communiqu� du minist�re d�l�gu� aux anciens combattants, publi� � la veille des comm�morations du 15 ao�t dernier.
Le m�me minist�re a �galement indiqu� que 120 millions d'euro avaient �t� inscrits au budget fran�ais de l'ann�e 2004, destin�s aux financements de revalorisation des 80000 pensions d'anciens combattants, sans pour autant donner des pr�cisions sur le montant des cr�dits pr�vus au titre de ces augmentations dans le budget de 2005.
Le regrett� Amadou Diop, soldat de l'Arm�e fran�aise de 1937 � 1959 est certainement � l'origine de la revalorisation des pensions et de la reconnaissance par l'�tat fran�ais qui s'en est suivie.
En 1996, l'ancien tirailleur s�n�galais, offens� par l'injustice, avait d�clench� un combat juridique acharn� � l'issue duquel il devait obtenir satisfaction. Injustice parce que les soldats africains pourtant en premi�re ligne durant la guerre, �taient n�anmoins r�mun�r�s 10 � 15 fois moins que leur camarades fran�ais.
L'Etat qui s'est aper�u de sa grave m�prise � l'�gard de ses anciens combattants africains, est revenu sur ses pas pour corriger son erreur.
D'o� cette reconnaissance courageuse de la France envers ceux qui l'ont servie et lui ont vers� leur sang durant les deux guerres mondiales.


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V�t�rans africains

Les oubli�s de l'Histoire sur le devant de la sc�ne � Toulon


Les c�r�monies de comm�moration de Toulon t�moignent non seulement de la gratitude de la France envers les v�t�rans africains de la seconde Guerre Mondiale mais viennent aussi rappeler aux jeunes g�n�rations les sacrifices consentis et les exploits militaires r�alis�s par les soldats noirs ou arabes dans la lib�ration de la France.
Ce n'est qu'une juste r�paration pour la m�moire de tous leurs fr�res d'armes morts au champ d'honneur.
Rien ne vaut le r�cit d'un survivant pour conna�tre les hauts faits d'armes � l'actif des anciens combattants du bataillon Somali.
Voici donc le t�moignage de l'un de ces v�t�rans, en l'occurrence M. Miguil Dirir Bouh, qui ont connu les rigueurs de la guerre.
D�s son engagement, il partit avec une compagnie de 270 hommes qui formait le 3�me Bataillon d'Ali-Sabieh. Le Premier Bataillon d�j� englob� dans le R�giment Marocain fut directement envoy� en Alg�rie.
Avant de partir au front, ils subirent une rude formation militaire pendant 6 mois. Le souvenir de la bataille de la Pointe de Grave reste particuli�rement pr�cis dans sa m�moire. Le 20 avril 1945 les Tirailleurs Somalis en t�te de troupe s'approchaient dans les mar�cages en face des Allemands. A l'aube, ils �taient dans leurs bateaux pneumatiques quand les Allemands leur tir�rent dessus. Ils plong�rent donc dans l'eau tout en lan�ant des grenades.
Leur colonel demanda � ses troupes de nager, " exercice difficile pour un somali " a-t-il dit en souriant.
Apr�s cela, ils ramp�rent 600 m�tres pr�s des positions allemandes mais se retrouv�rent bien vite coinc�s par l'ennemi. Ils y perdirent 20 hommes sur 44.
Vers 15 H 30, le colonel rep�ra les positions allemandes et ordonna l'offensive. Personne ne fit demi tour. Ils firent 300 prisonniers, et la troupe put enfin passer. Durant la p�riode du 14 au 20 avril 1944, apr�s 4 jours de combat et l'arriv�e des renforts, l'arm�e fran�aise passe gr�ce � l'aide du capitaine allemand qui avait �t� captur� et qui avait servi d'indicateur. De ce fait, ils parvinrent � capturer un g�n�ral allemand.
Le 21 avril, le g�n�ral de Gaulle d�clarait la fin de la guerre.
La description vivante de ces faits d'armes, pr�sente un caract�re beaucoup plus �mouvant, car on y entrevoit l'effort, le courage, mais aussi le d�sir de suivre le chef qui sait galvaniser. Que de sang, que de sueur, que de douleurs pour pr�server les valeurs de la R�publique ! Les Tirailleurs Somalis, en effet, se consid�raient " plus Fran�ais que les Fran�ais eux-m�mes " !
Comme cela a pr�c�demment �t� dit : " nous ne savons si ces valeurs peuvent avoir un �cho aupr�s des jeunes de nos jours. Le r�cit de ces actes de bravoure peut susciter la r�flexion suivante : y a-t-il des valeurs qui vaillent le sacrifice de notre vie, des efforts tr�s importants et d'immenses souffrances pour des motifs qui d�passent l'�go�sme et donnent un sens � la soci�t� et au vivre ensemble ?

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Une croix de guerre n'en déplaise à thorgaal
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