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Il Et Elle Nouvelle à suivre Noter : -----

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Garaad Icône

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Posté 17 janvier 2007 - 01:54

C'est une nouvelle de DAF.
Le talent, la plume et la richesse du style est sans conteste. Mais ce qu'il l'est encore plus, c'est le message qu'il porte. Et ça m'interpelle.

ILS ET ELLES

Il paraît sur le seuil d’un restaurant chic où il vient de s’offrir un repas copieux, payé comptant. Il a laissé deux billets de cinquante euros à la caisse. Il a réglé la note avec le sourire de celui qui ne manque de rien. Un bref coup d’œil sur son beau costume, un regard furtif pour une jeune fille qui passe, et il se dirige vers le feu rouge pour emprunter le passage piéton. Il attend en sifflotant que le feu vire au vert.

D’un pas peu pressé, mains dans les poches du pantalon, il se rengorge jusqu’à son automobile, un joli coupé d’un gris métallisé. Il commande l’ouverture des portières à distance, s’y engouffre et démarre en trombe. Musique à fond. Il gagne une route périphérique où il savoure son plaisir de rouler. Il aime le cocktail musique-volant.

Un sourire illumine soudain son visage poupin. Sans qu’il sache trop pourquoi, il pense à certains de ses concitoyens étudiants. Il les devine dans une posture peu grisante et l’image le fait sourire. Elle lui arrache même un rire. Quelques instants durant, son esprit va de lui à eux, d’eux à lui. Le contraste est clair.

Il change de disque pour écouter un de ces morceaux endiablés dont raffole la jeunesse dans le vent. Moult souvenirs. Jeux de lumières, décibels à volonté, corps qui se trémoussent ou entrelacés, verres peu avares de bulles…le morceau jette un flot ininterrompu d’images dans sa tête d’habitué des soirées chaudes. Waaoouu ! s’entend-il crier. Il manque de perdre le contrôle du véhicule. Accès d’adrénaline assuré.

Il lève le pied, se passe les doigts dans les cheveux, yeux rivés sur la chaussée. L’aiguille de l‘indicateur de vitesse revient vers la zone qu’elle n’aurait pas dû quitter. Instinctivement, il s’applique une main sur le muscle vital qui bat la chamade. Il baisse le volume de la stéréo et opte pour une moindre allure, comme pour compenser l’emballement de son rythme cardiaque.

C’est la seconde fois en une semaine. La énième depuis qu’il est arrivé en étudiant au pays de Victor Hugo, que l’on appelle la patrie de Jacques Chirac dans sa famille. La fois dernière, c’était sur l’autoroute. Il n’était pas seul et la musique était à fond. L’excitation du weekend, la stéréo, le feu de la conversation, et l’aiguille est vite montée. Il a évité de justesse un poids lourd.

A nouveau, un sourire. Il repense à ces concitoyens étudiants avec lesquels il partage les bancs de la faculté. Il les revoit où il sait. De ne pas y être, l’emplit de fierté. Lui vit pleinement son temps libre, empiète même sur celui des études. Il peut difficilement concevoir qu’il en soit autrement. Le contraste est clair.

Trois ans plus tôt. Roissy Charles de Gaulle. Il débarque par un matin frisquet d’octobre. C’est son premier voyage en Europe. Il est accueilli par un chauffeur de l’ambassade de Bouta à Paris. Il est hébergé dans une chambre d’hôte, inscrit sur une liste spéciale et vite pourvu de ressources. Il reçoit les clefs d’un studio équipé et d’un véhicule, empoche plusieurs milliers d’euros pour l’acclimatation. Le taux de sa bourse mensuelle est à l’avenant. Il n’est pas à trois chiffres dérisoires, il n’est pas de trois cent euros comme pour l’étudiant lambda, qui au reste en bénéficie rarement. C’est une coquette somme à quatre chiffres. Trois mille euros par mois, loyer non inclus, si vous ne l’avez deviné. Un taux intéressant, même s’il ne figure nulle part. Pourquoi s’encombrer de règles quand on peut mieux sans ?

A étudiant spécial, bourse spéciale. Il relève des fonds spéciaux. Privilégié parce que surdoué ? Il a mieux que des aptitudes intellectuelles exceptionnelles. Il est fort d’un argument imparable, d’un sésame puissant, qui lui ouvre grandes les portes réservées. Son père a des appuis en haut lieu. Ils lui profitent. Le père, le fils. Les entrées du premier font les passerelles du second. En bonne logique. Substituez la lettre m au p, changez le genre, et vous obtenez le même résultat. Père ou mère, mère ou père, peu importe le chat qui attrape la souris, l’important est qu’il l’attrape. En bonne logique.

L’idée que certains en soient à se soucier de choses aussi prosaïques que le quotidien ou le lendemain, lui semble saugrenue. Dans la famille, l’on a toujours souri des préoccupations des mal lotis. Il en sourit.

Abdallah, Aïcha, Hamadou Osman ou Zahra, ils sont tous quelque part, là-bas, à l’autre bout de la métropole. Il les voit debout, harnachés d’un tablier, gants aux mains. Il les voit penchés sur une montagne de vaisselle, avec pour toute musique son entrechoquement. Il les sent envahis par la fatigue. Les jambes leur font mal, les mains font de même, le dos accuse l’effort. Il les voit serrer les dents et continuer. Avec au bout les quelques euros nécessaires pour améliorer l’ordinaire, ou, tout simplement, survivre.

Et pourtant, pense-t-il, ils ne sont pas si mauvais aux études. Ils ont de bons résultats, sont admis en année supérieure dès la session de juin, décrochent diplôme après diplôme. Ils sont, pour tout dire, meilleurs que lui, qui a peiné pour avoir son baccalauréat et a mal engagé ses études supérieures. Curieux que tout cela ! Il en sourit. A suivre. =D>

A méditer dessus.

Ce message a été modifié par Garaad - 17 janvier 2007 - 02:10 .

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#2 L'utilisateur est hors-ligne   une sista Icône

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Posté 17 janvier 2007 - 02:26

Voir le messageGaraad, le Tuesday 16 January 2007, 22:54, dit :

C'est une nouvelle de DAF.
Le talent, la plume et la richesse du style est sans conteste. Mais ce qu'il l'est encore plus, c'est le message qu'il porte. Et ça m'interpelle.

ILS ET ELLES

Il paraît sur le seuil d’un restaurant chic où il vient de s’offrir un repas copieux, payé comptant. Il a laissé deux billets de cinquante euros à la caisse. Il a réglé la note avec le sourire de celui qui ne manque de rien. Un bref coup d’œil sur son beau costume, un regard furtif pour une jeune fille qui passe, et il se dirige vers le feu rouge pour emprunter le passage piéton. Il attend en sifflotant que le feu vire au vert.

D’un pas peu pressé, mains dans les poches du pantalon, il se rengorge jusqu’à son automobile, un joli coupé d’un gris métallisé. Il commande l’ouverture des portières à distance, s’y engouffre et démarre en trombe. Musique à fond. Il gagne une route périphérique où il savoure son plaisir de rouler. Il aime le cocktail musique-volant.

Un sourire illumine soudain son visage poupin. Sans qu’il sache trop pourquoi, il pense à certains de ses concitoyens étudiants. Il les devine dans une posture peu grisante et l’image le fait sourire. Elle lui arrache même un rire. Quelques instants durant, son esprit va de lui à eux, d’eux à lui. Le contraste est clair.

Il change de disque pour écouter un de ces morceaux endiablés dont raffole la jeunesse dans le vent. Moult souvenirs. Jeux de lumières, décibels à volonté, corps qui se trémoussent ou entrelacés, verres peu avares de bulles…le morceau jette un flot ininterrompu d’images dans sa tête d’habitué des soirées chaudes. Waaoouu ! s’entend-il crier. Il manque de perdre le contrôle du véhicule. Accès d’adrénaline assuré.

Il lève le pied, se passe les doigts dans les cheveux, yeux rivés sur la chaussée. L’aiguille de l‘indicateur de vitesse revient vers la zone qu’elle n’aurait pas dû quitter. Instinctivement, il s’applique une main sur le muscle vital qui bat la chamade. Il baisse le volume de la stéréo et opte pour une moindre allure, comme pour compenser l’emballement de son rythme cardiaque.

C’est la seconde fois en une semaine. La énième depuis qu’il est arrivé en étudiant au pays de Victor Hugo, que l’on appelle la patrie de Jacques Chirac dans sa famille. La fois dernière, c’était sur l’autoroute. Il n’était pas seul et la musique était à fond. L’excitation du weekend, la stéréo, le feu de la conversation, et l’aiguille est vite montée. Il a évité de justesse un poids lourd.

A nouveau, un sourire. Il repense à ces concitoyens étudiants avec lesquels il partage les bancs de la faculté. Il les revoit où il sait. De ne pas y être, l’emplit de fierté. Lui vit pleinement son temps libre, empiète même sur celui des études. Il peut difficilement concevoir qu’il en soit autrement. Le contraste est clair.

Trois ans plus tôt. Roissy Charles de Gaulle. Il débarque par un matin frisquet d’octobre. C’est son premier voyage en Europe. Il est accueilli par un chauffeur de l’ambassade de Bouta à Paris. Il est hébergé dans une chambre d’hôte, inscrit sur une liste spéciale et vite pourvu de ressources. Il reçoit les clefs d’un studio équipé et d’un véhicule, empoche plusieurs milliers d’euros pour l’acclimatation. Le taux de sa bourse mensuelle est à l’avenant. Il n’est pas à trois chiffres dérisoires, il n’est pas de trois cent euros comme pour l’étudiant lambda, qui au reste en bénéficie rarement. C’est une coquette somme à quatre chiffres. Trois mille euros par mois, loyer non inclus, si vous ne l’avez deviné. Un taux intéressant, même s’il ne figure nulle part. Pourquoi s’encombrer de règles quand on peut mieux sans ?

A étudiant spécial, bourse spéciale. Il relève des fonds spéciaux. Privilégié parce que surdoué ? Il a mieux que des aptitudes intellectuelles exceptionnelles. Il est fort d’un argument imparable, d’un sésame puissant, qui lui ouvre grandes les portes réservées. Son père a des appuis en haut lieu. Ils lui profitent. Le père, le fils. Les entrées du premier font les passerelles du second. En bonne logique. Substituez la lettre m au p, changez le genre, et vous obtenez le même résultat. Père ou mère, mère ou père, peu importe le chat qui attrape la souris, l’important est qu’il l’attrape. En bonne logique.

L’idée que certains en soient à se soucier de choses aussi prosaïques que le quotidien ou le lendemain, lui semble saugrenue. Dans la famille, l’on a toujours souri des préoccupations des mal lotis. Il en sourit.

Abdallah, Aïcha, Hamadou Osman ou Zahra, ils sont tous quelque part, là-bas, à l’autre bout de la métropole. Il les voit debout, harnachés d’un tablier, gants aux mains. Il les voit penchés sur une montagne de vaisselle, avec pour toute musique son entrechoquement. Il les sent envahis par la fatigue. Les jambes leur font mal, les mains font de même, le dos accuse l’effort. Il les voit serrer les dents et continuer. Avec au bout les quelques euros nécessaires pour améliorer l’ordinaire, ou, tout simplement, survivre.

Et pourtant, pense-t-il, ils ne sont pas si mauvais aux études. Ils ont de bons résultats, sont admis en année supérieure dès la session de juin, décrochent diplôme après diplôme. Ils sont, pour tout dire, meilleurs que lui, qui a peiné pour avoir son baccalauréat et a mal engagé ses études supérieures. Curieux que tout cela ! Il en sourit. A suivre. =D>

A méditer dessus.


loooooool Garaad le contraste est clair !
Non plus serieusement, c est de DAF cette nouvelle??? Je la trouve tres cynique mais neanmoins avec une petite pointe de verite ....
Mais franchement je trouve le message de fond un peu negatif mm si il dit un peu vrai..... j adore la plume de DAF mais un peu moins de negativisme serait le bienvenu ds ces messages des fois.
*Best Definition of Life (by the Creator of the Game Himself SWT )
"Sachez que la vie présente n’est que J.E.U, amusement, vaine parure, une course à l’orgueil entre vous et une rivalité dans l’acquisition des richesses et des enfants. Elle est en cela pareille à une pluie: la végétation qui en vient émerveille les cultivateurs, puis elle se fane et tu la vois donc jaunie; ensuite elle devient des débris. Et dans l’au-delà, il y a un dur châtiment, et aussi pardon et agrément d’Allah. Et la vie présente n’est que jouissance trompeuse. " Coran sourate 57, verset 20


*"Allah élèvera en degrés ceux d’entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu LE SAVOIR." Coran sourate 58, verset 11


*"No problem can be solved from the same level of CONSCIOUSNESS that created it." Albert Einstein
*" There are only 2 ways to live your life: one is as if nothing is a miracle and the other is as if EVERYTHING IS A MIRACLE " Albert Einstein
*" Dieu ne joue pas aux dés" Albert Einstein
*" Ce que nous appelons realite n est qu'illusion.. mais une tres forte illusion qui persiste quand meme" Albert Einstein
*"I want to know God's thoughts; the rest are details." Albert Einstein


* "Shift your consciousness to God Consciousness and everything else will follow" by me :)


* GLORIA IN EXCELSIS DEO
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#3 L'utilisateur est hors-ligne   Black-Mamba Icône

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Posté 17 janvier 2007 - 04:11

Voir le messageGaraad, le Tuesday 16 January 2007, 18:54, dit :

C'est une nouvelle de DAF.
Le talent, la plume et la richesse du style est sans conteste. Mais ce qu'il l'est encore plus, c'est le message qu'il porte. Et ça m'interpelle.

ILS ET ELLES

Il paraît sur le seuil d’un restaurant chic où il vient de s’offrir un repas copieux, payé comptant. Il a laissé deux billets de cinquante euros à la caisse. Il a réglé la note avec le sourire de celui qui ne manque de rien. Un bref coup d’œil sur son beau costume, un regard furtif pour une jeune fille qui passe, et il se dirige vers le feu rouge pour emprunter le passage piéton. Il attend en sifflotant que le feu vire au vert.

D’un pas peu pressé, mains dans les poches du pantalon, il se rengorge jusqu’à son automobile, un joli coupé d’un gris métallisé. Il commande l’ouverture des portières à distance, s’y engouffre et démarre en trombe. Musique à fond. Il gagne une route périphérique où il savoure son plaisir de rouler. Il aime le cocktail musique-volant.

Un sourire illumine soudain son visage poupin. Sans qu’il sache trop pourquoi, il pense à certains de ses concitoyens étudiants. Il les devine dans une posture peu grisante et l’image le fait sourire. Elle lui arrache même un rire. Quelques instants durant, son esprit va de lui à eux, d’eux à lui. Le contraste est clair.

Il change de disque pour écouter un de ces morceaux endiablés dont raffole la jeunesse dans le vent. Moult souvenirs. Jeux de lumières, décibels à volonté, corps qui se trémoussent ou entrelacés, verres peu avares de bulles…le morceau jette un flot ininterrompu d’images dans sa tête d’habitué des soirées chaudes. Waaoouu ! s’entend-il crier. Il manque de perdre le contrôle du véhicule. Accès d’adrénaline assuré.

Il lève le pied, se passe les doigts dans les cheveux, yeux rivés sur la chaussée. L’aiguille de l‘indicateur de vitesse revient vers la zone qu’elle n’aurait pas dû quitter. Instinctivement, il s’applique une main sur le muscle vital qui bat la chamade. Il baisse le volume de la stéréo et opte pour une moindre allure, comme pour compenser l’emballement de son rythme cardiaque.

C’est la seconde fois en une semaine. La énième depuis qu’il est arrivé en étudiant au pays de Victor Hugo, que l’on appelle la patrie de Jacques Chirac dans sa famille. La fois dernière, c’était sur l’autoroute. Il n’était pas seul et la musique était à fond. L’excitation du weekend, la stéréo, le feu de la conversation, et l’aiguille est vite montée. Il a évité de justesse un poids lourd.

A nouveau, un sourire. Il repense à ces concitoyens étudiants avec lesquels il partage les bancs de la faculté. Il les revoit où il sait. De ne pas y être, l’emplit de fierté. Lui vit pleinement son temps libre, empiète même sur celui des études. Il peut difficilement concevoir qu’il en soit autrement. Le contraste est clair.

Trois ans plus tôt. Roissy Charles de Gaulle. Il débarque par un matin frisquet d’octobre. C’est son premier voyage en Europe. Il est accueilli par un chauffeur de l’ambassade de Bouta à Paris. Il est hébergé dans une chambre d’hôte, inscrit sur une liste spéciale et vite pourvu de ressources. Il reçoit les clefs d’un studio équipé et d’un véhicule, empoche plusieurs milliers d’euros pour l’acclimatation. Le taux de sa bourse mensuelle est à l’avenant. Il n’est pas à trois chiffres dérisoires, il n’est pas de trois cent euros comme pour l’étudiant lambda, qui au reste en bénéficie rarement. C’est une coquette somme à quatre chiffres. Trois mille euros par mois, loyer non inclus, si vous ne l’avez deviné. Un taux intéressant, même s’il ne figure nulle part. Pourquoi s’encombrer de règles quand on peut mieux sans ?

A étudiant spécial, bourse spéciale. Il relève des fonds spéciaux. Privilégié parce que surdoué ? Il a mieux que des aptitudes intellectuelles exceptionnelles. Il est fort d’un argument imparable, d’un sésame puissant, qui lui ouvre grandes les portes réservées. Son père a des appuis en haut lieu. Ils lui profitent. Le père, le fils. Les entrées du premier font les passerelles du second. En bonne logique. Substituez la lettre m au p, changez le genre, et vous obtenez le même résultat. Père ou mère, mère ou père, peu importe le chat qui attrape la souris, l’important est qu’il l’attrape. En bonne logique.

L’idée que certains en soient à se soucier de choses aussi prosaïques que le quotidien ou le lendemain, lui semble saugrenue. Dans la famille, l’on a toujours souri des préoccupations des mal lotis. Il en sourit.

Abdallah, Aïcha, Hamadou Osman ou Zahra, ils sont tous quelque part, là-bas, à l’autre bout de la métropole. Il les voit debout, harnachés d’un tablier, gants aux mains. Il les voit penchés sur une montagne de vaisselle, avec pour toute musique son entrechoquement. Il les sent envahis par la fatigue. Les jambes leur font mal, les mains font de même, le dos accuse l’effort. Il les voit serrer les dents et continuer. Avec au bout les quelques euros nécessaires pour améliorer l’ordinaire, ou, tout simplement, survivre.

Et pourtant, pense-t-il, ils ne sont pas si mauvais aux études. Ils ont de bons résultats, sont admis en année supérieure dès la session de juin, décrochent diplôme après diplôme. Ils sont, pour tout dire, meilleurs que lui, qui a peiné pour avoir son baccalauréat et a mal engagé ses études supérieures. Curieux que tout cela ! Il en sourit. A suivre. =D>

A méditer dessus.



=D> He speaks tha truth !! :lol: :lol:
1- If love is blind, why is lingerie so popular?

2- People who think they know everything are particularly entertaining to those of us who really do.
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